Attention! On a erré tellement dans 北海道Hokkaido (1700 bornes) que ça à du mal à tenir sur une page. Si tu n'as pas suivi le début des péripéties, tu peux les retrouver dans la première partie des contes de 北海道Hokkaido

ウトロ−釧路Utoro-KushiroUtoro-Kushiro: retour vers la civilisation?: back to the city?
203Km - 5 jours days

OOPS!

Sorry, it appears we have still a lot of work to do on this website and we have not yet written those parts in english.
That is a shame and rest assured we are not proud of that.

Nevertheless, if you want to know more about us, there are two ways: either you wait some time because we are bound to write this page in english OR (and I think it is the best solution) you learn french and start reading superwanchan.org in its original form!

Demi-tour!

(samedi 30 juillet 2011)

Ce samedi, on rebrousse chemin sur 40km. C'est ça ou affronter un nouveau col de plus de 1000m... Les conditions sont meilleires qu'à l'aller, il y a moins de vent et moins de circulation. Mais les montées et les descentes sont toujours là et la route prend donc un peu de temps.
Arrivés à 斜里Shari, on bifurque pour rentrer de nouveau dans les terres, non sans avoir auparavant profiter de la boulangerie que nous avions repérée il y a quelques jours! On achètera également quelques nouvelles protections contre les moustiques et une petite chaise pliante pour Sandrine qui est vite devenue jalouse de la mienne. On avait également repéré un free spot internet dont nous avons profité pour réserver une chambre d'hôtel pour la semaine prochaine.

Après cette longue halte, nous repartons vers notre camping du soir à une quinzaine de kilomètres de là. Nous les parcourons tranquillement sur des routes quasi-désertes avec un soleil de fin de journée assez agréable et pas trop chaud.
Le camping du jour est situé dans un coin perdu où il n'y a rien à proximité et il est interdit aux chiens. Donc quelques centaines de mètres avant d'arriver, on forme deux équipes: Sandrine et Carlo ET la tente et moi. Je me charge de payer le camping et monter la tente, Sandrine se charge de fatiguer Carlo. Ma tâche est probablement la plus simple. Néanmoins aujourd'hui, ça s'avèrera être un calvaire. En effet les emplacements sont infestés d'insectes volants anthropophages et voraces. Pendant les 10mn nécessaires à monter la tente en solo, mes mollets auront presque doublé de volume (et ça grattera une bonne semaine) et je finirai même par avoir des plaies ouvertes (je foutrai d'ailleurs du sang partout)!!!
Une fois ce problème passé, Sandrine me rejoindra avec Carlo dans son petit sac et le cachera dans la tente à l'abri des bêtes et des gardiens pour la nuit. Nous profiterons des douches puis de la salle de repos pour manger et nous divertir à l'intérieur avec lumière et électricité en début de soirée.






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Ouverture des hostilités

(dimanche 31 juillet 2011)

Je suppose que c'est ce qu'on appelle le choc des cultures: il y a un truc qu'on ne comprendra jamais au Japon: le camping où nous dormons est interdit au chien (parce que certaines personnes n'aiment pas les chiens et il ne faut pas les déranger (heureusement avant certaines personnes n'aimaient pas les noirs et je n'aurais pas pu y entrer non plus, je pensais que la vie en société c'était accepter l'autre et ses différences)) mais à 5h du matin une armée de gamins est debout et ça piaille dans tout le camping... C'est rageant en plus d'être dérangeant. On se rendormira une heure plus tard car ils sont partis faire une activité quelconque.
À notre second réveil, on remballe toutes nos affaires avec Carlo enfermé dans la tente. Et juste avant la fin, notre voisine de site vient nous voir et nous propose un petit-déjeuner. Elle est avec sa famille, ils ont fait un barbecue, ont fini de manger et comme il reste plein de choses, ils nous invitent! On y va en laissant Lulu s'impatienter dans sa tente presque vide. Le menu est assez typique. Boulettes de riz grillées, aubergines, coquillages et calamar entier (25cm) dans son jus de viscères. Le genre de trucs qu'on apprécierait plus vers 20h plutôt que 9h... Mais on mange tout de même pendant qu'on discute avec nos hôtes qui picolent déjà leurs bières!

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Après ce petit-déjeuner surprise, on finit de remballer nos affaires. Le pauvre Carlo finit dans son sac pendant qu'on plie la tente puis enfin! on le libère à la sortie du camping.
On prend la route et une fois n'est pas coutume, on se trompe de chemin. Le camping est dans une zone de campagne perdue et on y accède par des chemins sans nom et non représentés sur la carte, on a confondu un virage avec un carrefour et hop... On fait un joli détour de 6km en prenant au passage des côtes de 6% pour bien nous réveiller. Au bout de trois quart d'heure d'errance, on se ressaisit et nous voilà dans le bon sens.
On croise un renard sur le trottoir et une nouvelle côte bien corsée pour nous échauffer. En haut, au moins, la vue est sympathique.

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Aujourd'hui on se dirige vers le grand lac volcanique de 屈斜路Kussharo. Il est situé à environ 130m d'altitude mais comme tout lac volcanique, il faut d'abord franchir un cratère avant de l'atteindre. Ainsi il nous faudra monter 317m. Mais les pentes sont douces et la tâche ne nous semblait pas hardue. Et bien c'était sans compter sur ces putains d'insectes volants. Aujourd'hui, les taons. En gros le long des 12km de montée, on avait en permanence une cinquantaine de taons qui nous tournaient autour des mollets! Du coup, ça pique! et ça nous fait faire des écarts monstrueux et dangereux parce qu'on ne peut s'empêcher d'essayer de les chasser de la main (j'ai bien dit "essayer").
On a cru devenir fous. On a dû s'arrêter pour mettre un pantalon (Sandrine m'en a prêté un: à vous de décider si j'ai beaucoup maigri ou si elle a beaucoup grossi). Une fois en pantalon, la partie n'est pas gagnée, ces saloperies arrivent à mordre à travers le tissu! Mais ils sont moins aggressifs à travers les vêtements.
En haut du cratère, on est tellement contents de pouvoir prendre de la vitesse et semé tous les taons accumulés qu'on ne prendra pas le temps de s'arrêter prendre une photo du lac 屈斜路Kussharo vu d'en haut. C'était pourtant magnifique. Heureusement grâce à internet on peut tricher et ça ressemblait à peu près à ça.

En bas, il y a une petite ville qui profite de l'activité volcanique et principalement des sources d'eau chaude. Il y a donc plein de 温泉onsen et notamment un petit bain de pieds gratuit à la disposition du badaud. Les minéraux dégagés par le volcan colorent généralement les eaux et ici on peut voir des dépôts verts. Carlo finira d'ailleurs avec le ventre vert émeraude!

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On fera également le plein de bouffe car on s'en va ensuite dans un coin paumé sans magasin à 20km à la ronde. Assez vite on rejoins le lac 屈斜路Kussharo et on le longe du nord au sud. Il est entouré de végétation et tous les 10km un camping remplis de vancaciers. Sur le chemin, on fait une petite pause pour nettoyer Carlo, toujours vert, dans le lac.

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Puis en fin de journée, on arrivera à notre camping sur la péninsule de 和琴Wakoto. Petit camping national tranquille acceptant les chiens où nous passerons deux jours pour profiter du cadre et reposer les genoux.

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La péninsule de 和琴Wakoto et le bain secret

(lundi 1er août 2011)

La chaleur sous la tente nous réveille à 8h. Alors la journée commence tôt! Pourtant aujourd'hui le camping est très calme. Il n'y a que des motards et une famille avec des enfants et les départs se sont faits paisiblement.

On commence par prendre le petit déjeuner. Ensuite je fais une lessive à la main qui sèchera toute la journée sur un de nos tendeurs disposé entre nos deux vélos. Tancarville improvisé mais tout à fait efficace!

Vers 11h, nous décidons d'aller au camping d'en face dans l'espoir de louer un canoe. Finalement notre choix se porte sur une barque avec une paire de rames. Carlo pendant ce temps-là est déjà dans l'eau et fait le bonheur des enfants qui se promènent sur la plage.

Alors que nous montons dans le bateau, le gérant nous demande de prendre Carlo avec nous parce qu'il a peur qu'on renverse le bateau si on le fait monter ou descendre pendant qu'on est au milieu du lac. Ça nous embête un peu parce nous, ça nous fait bien marrer de voir Carlo qui suit le bateau et de le récupérer quand il est fatigué! Alors je ne me laisse pas démonter et avec mon pauvre vocabulaire japonais je lui explique qu'on l'a déjà fait et qu'il n'y a pas de problème. François s'y met aussi. On l'a convaincu! Il nous laisse faire comme on l'entend, chouette! Il est vraiment sympa ce gérant. Pour une fois qu'on ne tombe pas sur quelqu'un qui applique bêtement une règle idiote... On est très heureux de voir que certains sont capables de prendre des décisions raisonnées!

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Bref, nous partons en bateau et Carlo nous suit à la nage... pour le plus grand bonheur de... tous! À plusieurs reprises, nous avons repêché notre Lulu pour qu'il se repose. Mais lui ne faisait que pleurer quand il était sur le bateau et attendait avec impatience qu'on le jette à nouveau dans le lac pour aller jouer avec les balises qu'il prend pour de belles grosses balles...

Désolée de vous dire que pas une seule fois nous ne sommes tombés à l'eau!

Après de gros efforts, qui auront au moins permis de ne pas dériver à l'extérieur des balises, je laisse les rames à François afin qu'il nous ramène au bord du lac avant la nuit...

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À côté du camping commence le chemin qui fait le tour de la péninsule. C'est à cet endroit que se trouve un 温泉onsen 'sauvage'. En fait, au bord du lac, jaillit une source chaude. On a donc créé un bassin avec de grosses pierres qui se trouve entre le lac et la plage. Une cabane sur la plage permet de se changer pour enfiler un maillot. Eh oui ce 露天風呂rotemburo (bain extérieur) est en plein air. Il n'y a ni mur, ni palissade pour cacher la vue des promeneurs sur la plage ou en bateau. Ici c'est donc mixte mais on y va en maillot. C'est la première fois qu'on voit ce type de 温泉onsen et c'est super sympa: un bain chaud, gratuit, en plein air, au bord du lac et mixte. Un peu comme une piscine chauffée, c'est chouette!

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Nous rentrons au camping pour faire une petite pause et s'occuper de notre problème de la journée (enfin c'est un problème qui s'est surtout déclaré cette nuit): il y a une fuite dans notre matelas gonflable! Et c'est très désagréable! On s'est réveillé dans la nuit... à plat ou presque!

En bon cycliste, François propose de chercher la fuite en utilisant un bassin d'eau. Il suffit effectivement de placer la chambre à air dans l'eau pour vérifier s'il y a une fuite. Mais avec un matelas qui mesure 185cm de long, 140cm de large et 17cm de hauteur... La manip s'avère un peu plus compliquée!

Dans un premier temps, nous avons pensé que le trou serait situé au niveau des piquages. On a alors aspergé le matelas avec le jet d'eau, d'un côté puis de l'autre, sans résultat.
La deuxième hypothèse nous faisait penser que la fuite viendrait d'une couture. Il fallait donc placer les côtés du matelas dans l'eau. Ça se complique. Je vide la cage qui est à l'arrière de mon vélo et on la remplit d'eau. Ensuite on porte le matelas (comme on peut) pour mettre les tranches dans l'eau (tout en maintenant le vélo un peu penché)! ... Sans succès!
Les gens du camping devaient nous prendre pour des fous à ce moment-là. Au moins une personne a compris ce qu'on faisait puisqu'il nous a demandé si on avait une fuite. Oui oui, c'est bien ça, on n'est pas complètement taré...

Tous nos efforts jusque là étaient vains mais nous n'étions pas encore totalement découragés et puis il nous restait une ultime chance: plonger le matelas dans le lac. La décision était prise: direction le lac.
On dégongle le matelas. On part au lac avec le matelas et la pompe sous le bras. Sur la plage, on regonfle le matelas et hop! À l'eau! Les pieds dans l'eau on essaie tant bien que mal de maintenir les parties du matelas qu'on observe sous l'eau. Pas évident, je vous assure! Et là, miracle, mon ouïe fantastique détecte un léger sifflement! Tout d'abord, on croit que j'ai rêvé mais ça y est, des bulles apparaissent: on a trouvé la fuite! Ni sur une couture, ni sur les piquages, mais c'est sur un flanc que se trouve une toute petite écorchure. Tant mieux car on devrait pouvoir y mettre une rustine.

Manque de chance: la colle Bridgestone à rustine ne colle pas sur notre matelas! Alors on répare avec ce qu'on a, c'est-à-dire du bon vieux scotch marron! Et ça marche! Nous pourrons passer la nuit sans se retrouver avec les fesses par terre! Chouette. Bon, il faudra peut-être trouver une solution durable quand on sera de retour dans la civilisation... (Mais ça fait déjà plusieurs jours que ça tient au moment où je relis ces lignes!)

Vers 16h30, nous partons faire le tour de la péninsule. Il ne fait que 2,4km. C'est en forêt. Nous faisons le tour dans le sens des aiguilles d'une montre, tel que nous l'a indiqué le propriétaire du bain où nous sommes allés hier soir. On a par moment une vue sur le lac et son île centrale. À mi-chemin environ, alors qu'on sentait le soufre déjà depuis quelques minutes, il y a un joli point de vue sur le flanc de la péninsule en contre-bas... qui fume! Dans la roche, il y a des failles plus ou moins grosses d'où s'échappent des volutes de fumée. C'est de là que vient l'odeur de soufre.

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À l'origine de ce lac, il y a en fait deux volcans. Ils se sont affaissés au fur et à mesure et un lac s'est constitué autour de leurs cratères. Aujourd'hui, l'un des deux cratères constitue l'île au centre du lac: c'est 中島Nakajima. L'autre cratère constitue la péninsule sur laquelle nous nous promenons. L'activité volcanique toujours importante réchauffe le sable et permet l'apparition de sources chaudes.

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Nous continuons notre promenade jusqu'à ce qu'on aperçoive en contre-bas un bassin de pierres dans le lac. Ça doit être le bain secret dont tout le monde parle! En effet, nous avions été avertis par une famille de voyageurs aguerris qu'il existait un bain chaud caché dans la péninsule de 和琴Wakoto. Nous étions partis en quête de ce bain avec tous leurs précieux indices en poche! Et nous l'avons trouvé! Merci à tous les 5!

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Un petit chemin (pas du tout balisé) permet d'accèder à l'entrée du bain. Ensuite il faut descendre en escaladant les racines des arbres et les rochers pour enfin atteindre le fameux sésame. Un bain chaud séparé du lac par quelques gros rochers, plus ou moins à l'abri des regards (il faut dire qu'il y a peu de passage par ici!). Nous sommes seuls et bien contents d'avoir trouvé, alors on en profite: on pose (toutes!) nos affaires dans un petit coin à l'abri des vagues du lac et on plonge dans la source chaude, nus comme un petit Lulu, qui lui reste sur les rochers...

Ah que c'est chouette de prendre un bain chaud pour se délasser après une bonne journée... de repos! L'eau est chaude, les pierres sont rougies par la présence de fer probablement. D'ailleurs l'eau a un peu une odeur de rouille. On est parfois éclaboussé par quelques gouttes d'eau froide du lac, juste derrière nous. Le bonheur!

Nous quittons ensuite notre coin secret et finissons la balade qui passe par un autre 温泉onsen gratuit. Cette fois-ci le bain est à l'intérieur d'une cabane en bois. De grandes vitres permettent d'admirer le lac depuis le bain. On s'imagine qu'en hiver, ce doit être sympa. Nous continuons notre chemin sans nous arrêter et retournons au camping.

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Vers les marais

(mardi 2 août 2011)

On est bien ici, et on aurait supporté de rester un jour de plus. En fait, tout le monde le souhaitait mais malheureusement on a déjà réservé notre hôtel pour dans deux jours alors il faut se mettre en route.
On retourne tout de même aux bords du lac 屈斜路Kussharo pour prendre le petit-déjeuner pour certains et pour se baigner pour les autres. Puis on remonte sur les vélos parce que la route est longue aujourd'hui.

La bonne nouvelle c'est que globalement ça descend sur la journée mais la route est très chargée en camions pressés et pas motivés pour faire des écarts en doublant.
Il faut faire 20km avant de trouver un quelconque commerce mais la première zone civilisée comporte un marchand de glaces! Donc une petite pause glacée et nous reprenons la route pour descendre traquillement de notre montagne à traver la verdure. On s'arrêtera dans une ferme pour acheter des fraises mais le stock est épuisé.
À 40km environ, il y a une petite ville où on trouve une boulangerie qui nous fournira notre petit-déjeuner du lendemain et plusieurs (incroyable!) supermarchés. On décide donc d'y acheter de la viande pour finir le charbon qu'on se trimbale depuis quelques jours. On prendra quelques tomates et du sucre à la cannelle pour faire un dessert avec les pommes qu'on a achetées un peu plus tôt.

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Mais avant il faut encore parcourir une quinzaine de kilomètres. Le temps est agréable mais la route se met à monter et à descendre un peu trop à notre goût et la fin du voyage traîne un peu en longueur. On a le choix entre deux campings à 7km de distance l'un de l'autre et avec tous ces dénivellés, on finit par choisir le premier. Il est situé à l'entrée du 釧路湿原marais de Kushiro la plus grande zone marécageuse naturelle du Japon. De plus, il y a un 温泉onsen, et on commence à avoir du mal à se passer d'une douche chaude!
Le camping est vide, comme on les aime, et il y a un stand de barbecue juste à côté. Comme il n'y a personne, il est fermé mais on emprunte un barbecue pour faire notre repas du soir. Pour une fois, on aura presque tout le matériel nécessaire. Ayant pris la précaution de casser nos morceaux de charbon en petits morceaux, le barbecue est une réussite mais notre dessert (les pommes fourrées au sucre cannellisé, emballées dans de l'alu et cuite dans la braise) est un échec. Soit ça a cuit trop longtemps, soit ils foutent des saloperies dans le sucre à la cannelle. Enfin c'était dégueulasse, mais la viande était super bonne.
On finira la soirée à l'温泉onsen à se délasser dans des bains chauds en extérieur puis on profitera de la salle de repos pour recharger nos appareils électriques et lire un peu avant d'aller retrouver Lulu sous la tente.

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La traversée des marais ou la mauvaise idée

(mercredi 3 août 2011)

Chaque fois qu'on est bien installés dans un camping, qu'on peut se laver et que Carlo est le bienvenu, on a tendance à vouloir rester pour un jour de repos. Mais on aimerait aussi bien revenir à 東京Tokyo et on a une chambre d'hôtel qui nous attend ce soir de l'autre côté des marais. Donc on repart assez tôt pour profiter du confort et d'internet. Le camping est à 35km de l'hôtel de telle sorte qu'on est censés arriver tôt.

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Les dix premiers kilomètres se passent bien on finit de descendre la montagne d'il y a quelques jours, et on passe à travers les lacs qui jonchent le 釧路湿原marais de Kushiro.Ensuite ça se gâte!
La route se remet à faire des vagues et les pentes sont de plus en plus coriaces à gravir. Puis assez vite, comme si ça ne suffisait pas, les armées de taons reviennent à la charge. On se retrouve à faire de dangereux zigzags en essayant en vain de chasser ces putains de mouches anthropophages qui peuvent voler jusqu'à 20km/h en moyenne (un peu comme nous sur du plat). Autant dire que dans les montées à 6%, on n'a aucune chance de les semer. Et on devient littéralement fous à chaque nouvelle montée. La route jouant à SpaceMountain une bonne demi-douzaine de fois, l'affaire devient très vite éprouvante pour nos nerfs. Les longs kilomètres de traversée de marécages et de forêts deviennent réellement une torture. Aujourd'hui, on en vient à attendre avec impatience les camions qui nous doublent en nous frôlant à pleine vitesse, déboussolant au moins passagèrement les insectes femelles assoiffées de notre sang. Miraculeusement, elles (les femelles taons) ne s'intéressent pas vraiment à Carlo et il continue de se reposer allongé dans son panier en ouvrant les yeux seulement pour me reprocher de faire tant de charivari chaque fois que je perds l'équilibre à tenter d'assomer une bête volante.
Tous les 5-6mn, on doit s'arrêter pour lancer une extermination. Il s'agit de rester immobile attendre qu'une se pose sur nous et se flageller rapidement pour l'abasourdir (c'est rapide ces mouches!) puis sans pitié (et même au fur et à mesure, avec jouissance) l'écraser du pied. Carlo toujours depuis sa position de pacha regarde cette danse avec des yeux interrogateurs.
On traverse ainsi les marais pendant près de 15km, la moitié dans les conditions précitées et l'autre moitié en descente donc en toute tranquilité: pas de pédalage pas de bête.

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Ensuite c'est la ville de 釧路Kushiro. Le vent s'est levé maintenant qu'on s'est rapproché de la mer et on l'a de face (journée pourrie jusqu'au bout?). Ainsi les 40km qui nous paraissaient un jeu d'enfant ce matin, s'avèreront une assez rude épreuve pour les nerfs et la motivation.
On arrivera enfin à l'hôtel vers 15h30 en plein coeur de 釧路Kushiro, une "ville" qui n'a pas grand chose d'une ville à part la rue des bars et une grande gare. L'hôtel a tout ce qu'on aime, le petit-déjeuner inclus, internet sans fil, des toilettes, une douche et un check-out tardif (ici 13h!). Seul petit hic, la clim' ne fonctionne pas et il fait 32°C dans la chambre (on a un petit thermomètre). Difficile de se plaindre en japonais avec un chien caché dans la chambre alors on fera avec. Heureusement il y a une bonne moustiquaire à la fenêtre et un ventilateur.

En fin d'après-midi, on passe à l'office de tourisme pour planifier nos activités du lendemain et on ira chez un vétérinaire pour faire un rappel de vaccin pour la rage. Le vétérinaire et sa femme sont très aimables et on discutera avec eux de nos voyages et des formalités pour entrer et sortir du Japon avec un chien et il finiront par nous offrir un kilo de croquettes!
On ira ensuite manger une pizza dans un bar (impossible de trouver un resto près de l'hôtel et il a commencé à pleuvoir) avant de profiter de la literie de la chambre.

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Le petit train touristique ノロっコNorocco

(jeudi 4 août 2011)

Nous sommes super contents d'être à l'hôtel et je me couche tôt. Heureusement car ce matin, la chaleur nous réveille avant 8h. La chambre d'hôtel a l'air très mal climatisée (ou la clim est en panne): en tous cas même avec la clim à fond, un ventilateur et les fenêtres ouvertes, on n'arrive plus à dormir. Alors on descend en avance au petit déjeuner!

On étudie rapidement les différentes possibilités de visites de la région et on se décide pour aller voir les 釧路湿原marais de Kushiro en train. Il y a un observatoire qui se situe à environ 30 minutes de train de la gare centrale de 釧路Kushiro. Il s'agit d'un joli train touristique qui ne passe que 2 fois par jour (et qui coûte 880¥ l'aller-retour).

Carlo nous accompagne. Au début, on n'est pas sûr qu'il soit accepté dans le train alors on le met dans son sac et on essaie de passer discrètement avec sa petite tête qui dépasse. Une fois dans le train, tellement bondé qu'on s'installe debout devant la porte d'un wagon (s'il vous plaît, laissez-nous un petit commentaire ci-contre pour nous dire si vous prononcez "ouagon" ou "vagon", c'est pour une petite étude perso avec François sur la prononciation de certains mots de la langue française...). On est rejoint par une famille qui voyage avec un petit chien en cage. Cette fois on est sûr que les chiens sont acceptés (sous certaines conditions bien sûr) et le passage du contrôleur qui nous donne des petites cartes souvenirs nous confirme cette hypothèse.

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Le petit train touristique nommé ノロっコNorocco est très mignon. Il commence par enjamber la rivière de la ville. Il ralentit pour nous permettre de bien voir certains sites remarquables. Mais il ne passe que 2 fois par jour et on n'aura donc qu'une heure pour profiter du point de vue avant de repartir (sinon le suivant ne sera que 4h plus tard...). Enfin ça c'est ce qu'on croyait.
En fait sur cette ligne circulent également des trains réguliers. Ils ne sont pas très fréquents mais quand même plus fréquents que le fameux ノロっコNorocco! Et le tarif est différent (c'est moins cher évidemment). On regrette donc amèrement d'avoir acheté des billets aller-retour si chers pour voyager dans un train soit touristique et mignon mais surtout bondé: donc debouts devant la porte et sans clim (car les fenêtres ne sont ouvrables que dans les wagons et pas entre les wagons)! Non en fait, ce qu'on regrette surtout c'est que l'office de tourisme ne nous ait donné que cette possibilité pour nous rendre à l'observatoire...

Pour aller à l'observatoire de 細岡Hosooka, ne descendez pas à l'arrêt 細岡Hosooka! En effet, l'arrêt précédent s'appelle 釧路湿原marais de Kushiro et la moitié du train au moins y est descendue. La gare est très jolie mais nous, nous pensions qu'il fallait descendre à la station suivante qui porte le nom du point de vue. Grossière erreur: on s'en est douté lorsqu'on a remarqué qu'on était les seuls à descendre du train à cet arrêt! Ensuite quand on est arrivé sur le parking vide et qu'on a jeté un oeil sur la carte du coin... nos craintes se sont confirmées.
Il fallait descendre à l'arrêt précédent, situé (heureusement) à seulement 2,5km de là. Nous pouvons donc nous y rendre à pied. De plus, nous avions pris avec nous des pantalons et des chaussettes au cas où on aurait à faire à une nouvelle attaque de taons. Nous pouvions donc traverser les marais en toute tranquilité. Sauf qu'on avait aussi prévu de rentrer avec le prochain train dans moins d'une heure. Il faudrait donc marcher 2,5km jusqu'à la gare, ensuite marcher jusqu'au point de vue et redescendre en moins d'une heure. Pas forcément faisable.
Je tente sans succès de faire du stop sur ce chemin non goudronné et pourtant pas mal usité. La voiture que j'arrête ne sait même pas où se trouve la gare vers laquelle nous allons (et qui se trouve être simplement 2km devant, il n'y a qu'une route!). Bref, après plus de 5 minutes de recherche (infructeuse!) sur leur carte routière, je prends congé (comme je peux) de cette paire de touristes paumés et nous continuons à marcher!

Finalement on arrive quand même très vite au point de vue. Depuis cet observatoire, on peut admirer une grande étendue plate et verte où se dessinent les sillons de rivières. C'est très joli (mais ce n'est pas extraordinaire non plus!). On prend quelques photos, on demande même à des petits jeunes de nous prendre en photo devant ce beau paysage. Ils sont un peu désapointés lorsqu'ils comprennent que notre écran est HS et qu'ils doivent prendre plusieurs photos "au pifomètre"! On leur explique rapidement notre mésaventure et ne s'offusquent pas du tout de ce petit problème technique! En plus, ils sont fans de Carlo!

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Après cette marche au pas de course, on a même le temps de manger une glace avant de prendre le train retour! Tant mieux. Heureusement le train retour est bien moins rempli et on peut se trouver une petite place assise sur un banc. On est en face de la famille qui voyage avec le chien en cage. C'est l'occasion de faire connaissance. Je me rapproche et entame la conversation (à propos des voyages avec un chien évidemment!). C'est effectivement parfois un peu compliqué de voyager avec un chien alors souvent ils se déplacent en voiture. Quand on leur explique qu'on voyage à vélo, ils sont épatés. Alors on fait quelques photos et on se quitte!

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On passe le reste de l'après-midi à se promener en ville. On va voir le célèbre pont de la ville et les statues des 4 saisons (rien d'extra là non plus!). Ensuite on va jusqu'à un parc et un petit lac. Et Carlo ne tarde pas à nager derrière les canards, sauter au milieu des gros poissons japonais et se faire entourer de plus d'une dizaine d'enfants! Le pauvre est devenu l'idôle d'un groupe de 15 enfants environ qui n'ont qu'une idée en tête: l'attraper!
Ils le poursuivent dans l'herbe mais il court à toute vitesse puis il saute dans le lac car il a bien compris que c'est le seul endroit où il peut être tranquille. Mais quand il souhaite remonter, la troupe d'enfants l'attend sur la rive! À plusieurs reprises, il se glisse sous la cabane de bois pour leur échapper alors les enfants se disposent tout autour de la maisonette! La plus jeune d'entre eux qui marche à peine est totalement larguée par la course effreinée des grands et n'arrête pas de crier "Attends!"... Héhé, ça nous fait bien rire. Mais au bout d'un moment quand même, nous avons eu pitié de Carlo et nous avons dit au revoir aux enfants. Sur le chemin qui nous ramenait à nos vélos, quelques enfants nous ont suivi (enfin ils ont suivi Carlo!) et quand on est sorti du parc, Carlo a retrouvé sa tranquilité.
D'une pierre deux coups, ce soir ce sont tous ces enfants et Carlo qui vont bien dormir!

velo5_shitsugen4

Pendant ce temps, François s'est lié d'amitié avec une toute petite fille qui l'appelait grand-père! Héhé! Elle lui a même offert une boule bizarre toute molle (qui ressemble à une énorme crotte de nez bien roulée) et qui sent bon. Sans rire, cela fait deux fois qu'un enfant appelle François grand-père... Pour la défense de François, on a quand même un doute entre おじいさんgrand-père et おじさんoncle. La différence est très difficile à percevoir à l'oral...

En fin d'après-midi nous laissons Carlo à l'hôtel et allons nous promener près de フィシャーマンズワーフFisherman's Wharf. On entre d'abord dans une grande serre qui s'appelle EGG: Ever Green Garden. C'est ouvert jusqu'à 22h, l'entrée est libre. Il y a même un joueur de flûte qui s'entraîne. C'est un endroit petit mais très sympa.
Ensuite on souhaite faite un peu de shopping et trouver un restaurant à フィシャーマンズワーフFisherman's Wharf mais nous sommes bien décus! Il n'y a qu'un étage sur quatre qui est occupé par quelques magasins de produits locaux (ça c'est plutôt chouette) et un ou deux restaurants. Et le tout ferme à ... 19h! Heureusement qu'on en fait vite le tour, ainsi on a pu s'installer à la table d'un restaurant avant d'être mis à la porte!

CommentairesComments

la puce
Le 11/09/2011 à 14h02min51s

salut c'est Cathie je peux vous certifier (je suis instit de cp !!! ) que l'on prononce "vagon " le "w " étant un phonème très spécial qui se prononce souvent "v" c'est ds le nord qu'on a pris la mauvaise habitude de le prononcer "oua" !!!

Sandy
Le 29/08/2011 à 03h13min50s

Ah merci! On pense qu'on prononce 'v' en France et peut-être 'oua' dans les autres pays francophones (comme en Belgique notamment). Mais nous sommes toujours à la recherche de noms contenant la lettre w (hors noms propres comme Wilbert ou Wallonie) pour etayer notre hypothese!

stefff
Le 24/08/2011 à 11h53min56s

pour moi c'est 'vagon' contrairement à 'ouapiti' :)

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La fête du port de 釧路Kushiro

(vendredi 5 août 2011)

Quand on a su que la fête du port de 釧路Kushiro commençait ce jour et qu'il y a avait un défilé avec des bateaux, cela nous a convaincu de rester une nuit de plus en ville. Nous avons donc pris une nuit supplémentaire à l'hôtel. Ce matin, nous ne faisons donc pas les sacs et on profite de notre temps libre pour préparer la route des prochains jours.
Nous nous apprêtons à quitter la civilisation et à traverser des régions isolées. Il faut alors bien repérer à l'avance les endroits où nous pourrons acheter à manger! Pour boire, il n'y a jamais vraiment de problème: nous faisons des réserves de plusieurs litres d'eau bien sûr mais au Japon, nous trouvons toujours des distributeurs de boissons, même au milieu de nulle part! Alors on ne se fait pas vraiment de souci. Par contre, en ce qui concerne les repas, je m'inquiète beaucoup plus! Alors voilà, nous avons préparé une carte des コンビニcombini!

Le temps s'est couvert et en début d'après-midi, la bruine est de retour. Si bien qu'on doit emprunter des parapluies à la réception de l'hôtel pour aller nous promener. L'objectif de la balade aujourd'hui: aller dans la zone d'activités commerciales située à la périphérie de la ville, manger un McDo et, à notre plus grand étonnement et bonheur, manger une glace au BaskinRobbin (Au Japon, on les appelle tout simplement サーティワン31).

Aujourd'hui, c'est le premier jour de la fête du port de 釧路Kushiro. La cérémonie d'ouverture commence à 18h45 et enchaîne sur le défilé dans la rue principale de la ville qui va du fameux pont jusqu'à la gare. Nous descendons en ville vers 18h30, sous une fine pluie intermittente. Les chars sont tous prêts. Un discours est diffusé via les hauts parleurs accrochés dans toute l'avenue. Après plusieurs encouragements aux participants et à la population, le défilé commence enfin.

Les premiers chars se mettent en branle. Enfin, seulement les premiers... En effet, les autres s'arrêtent presque aussitôt... au feu rouge! Eh oui, l'avenue principale coupe une autre artère importante et il n'était à priori pas question de couper la route à cet endroit-là! Alors des policiers posent des barrières devant les chars quand le feu passe au rouge et laissent passer les voitures. Puis ils enlèvent les barrières quand le feu passe au vert pour que le défilé continue!

velo5_kushiro1

Malgré tout, le défilé, quelques mètres plus loin, n'est pas trop saccadé car les chars vont très lentement. Ça commence avec des chars remplis de musiciens: tambours, 三味線shamisen, flûtes... Puis il y a des bateaux tirés par des dizaines de gens qui courent sous la direction du capitaine du bateau qui crie de toutes ses forces des encouragements aux matelos. Notons qu'un des bateaux était précédé par un coureur en string... Viennent ensuite des danseurs. Les tenues sont colorées et ont presque à chaque fois un rapport avec le mer ou la pêche.

velo5_kushiro2

Les gens s'amassent sur les bords de la route. On ne se doutait pas qu'il y a avait autant de monde à 釧路Kushiro! Certains montent sur les bordures. Nous décidons de nous assoir sur des bordures. Mais c'était une erreur! Un policier arrive aussitôt et nous explique que c'est trop dangereux! Assis sur la bordure des fleurs, nos pieds sont posés sur le trottoir de la route sur laquelle circulent les chars. C'est beaucoup trop près pour être sécuritaire. On nous demande donc de partir! Alors on regarde un peu autour de nous et on constate effarés que ceux qui sont debouts sur ces mêmes bordures (de 70cm de haut) ne sont pas dérangés. Nous n'avons apparemment pas la même notion de la sécurité que les Japonais...
Mais quelques minutes plus tard, trop c'est trop, tout le monde doit partir. Il est bien trop dangereux d'être si près des chars qui défilent à la vitesse des tireurs de bateaux... Ah le Japon, les policiers et la sécurité: toute une histoire!

velo5_kushiro3

Le défilé dure à peine 2h. C'est très chouette à voir. L'ambiance est sympa. Il y a peu d'animations autour malgré tout. Il y a quand même quelques stands de restauration. Mais rien de plus. Alors nous rentrons tôt à l'hôtel pour refaire nos sacs et se reposer avant de reprendre la route.

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釧路−ナウマンKushiro-NaumanKushiro-Nauman: Man vs Wild
128Km - 5 jours days

Le Monde Perdu

(samedi 6 août 2011)

Cette petite fête du port nous a bien séduit et, encore une fois, on serait tentés de rester un jour de plus pour profiter des animations. Mais trois nuits d'hôtel, ça coûte déjà pas mal et on est quand même pressés de retrouver la tranquillité des grandes mégalopoles.
On a un check-out à 13h mais notre prochaine étape est à plus de soixante kilomètres donc on décolle plutôt vers 11h. On voit encore passer quelques chariots (que ceux qui trouvent que le mot approprié est char au lieu de chariot ne se gênent pas pour l'écrire dans les commentaires ci-contre, signé Sandrine!) pour les festivités, des échoppes vendant de la bière et des brochettes et plein de monde sorti pour le 64ème anniversaire de cette fête du port. Aujourd'hui, on ne fait que traverser et assez vite on sort de la ville. Il fait assez beau, c'est agréable.
On s'arrête dans une zone commerciale à l'aurée de la municipalité pour refaire le plein de croquettes. Habituellement, on achète par deux kilos pour ne pas faire trop lourd sur le vélo mais ici le sachet de 4kg est un poil plus cher que le 2kg (il y a souvent des promos sur un type de paquet)! Donc on embarque 4kg de croquettes. On profite également d'une pompe à vélo en libre service pour regonfler nos pneus et on continue le périple.
La sortie de la zone habitée s'effectue par un grand pont au-dessus d'une belle rivière et quelques centaines de mètres plus loin, on entre dans un brouillard assez épais en même temps qu'on rejoint la mer. On la longera sur presque 300km à partir de maintenant et le brouillard va nous suivre encore quelques jours.

Par moment, on voit la mer qui est très agitée, il y a plein de vagues entre 1 et 2 mètres de haut tout le long de la côte. On s'arrête au bout d'une trentaine de kilomètres pour acheter des salades pour ce soir et on continue notre chemin. Depuis la fin de la grosse ville, la taille de la route s'est considérablement réduite et on se retrouve sur une seule voie sans trottoir avec beaucoup de circulation, et bien sûr dans le brouillard. On ne voit pas grand chose autour de nous et la route paraît longue.

velo5_mondeperdu

Vers 17h, il nous reste une quinzaine de kilomètres à parcourir avant notre camping. La route s'est remise à faire des hauts et des bas et ça nous a considérablement ralenti. Il y a un dernier petit village avec une épicerie et nous en profitons pour acheter un petit-déjeuner pour le lendemain. Il y a juste à côté une petite dame qui vend des glaces faites maison, alors nous nous y régalons aussi. Sur la fin de la glace, nous sentons quelques gouttes de pluie. Nos vélos sont toujours garés devant l'épicerie sous une petite avancée du toit qui nous protège pour le moment. Dès qu'on a fini les glaces, on commence à mettre les protections de pluie sur les vélos. Des éclairs et des coups de tonnerre commencent à se rapprocher. La pression monte. En fait, la pression monte tellement que mon pneu avant explose littéralement. Ce n'est jamais le moment mais dans un trou perdu, un samedi soir pendant un orage, ça tombe quand même assez mal.
La pluie est de plus en plus intense et bientôt le toit ne nous protège plus vraiment. On a toujours une chambre à air de rechange, et j'entreprends de réparer le vélo sous la pluie, pour m'apercevoir que la chambre est explosée en partie parce que mon pneu est usé littéralement jusqu'à la corde! Difficile de repartir sans un nouveau. Mais le dernier magasin de vélo qu'on a croisé est à 40km et dans le mauvais sens!!! Pendant que j'essaie de bricoler un truc, Sandrine va demander à tout hasard dans l'épicerie. Et là, le coup de bol, la caissière connait un gars qui tient un magasin de vélo. Le magasin est fermé mais elle connait bien le gérant, l'appelle sur son portable et 5 min après, il arrive en voiture sur le parking de l'épicerie! Il m'embarque dans sa voiture pour aller au magasin. Tout est fermé, éteint et rangé. Mais il a les clés de la grille, bien sûr, et nous entrons dans l'échoppe. Il part dans la réserve en resort avec un pneu neuf et en deux minutes le changement est effectué. Et nous voilà de nouveau dans la voiture puis à l'épicerie où je dois faire de la monnaie parce que la caisse du magasin de vélo était vide (c'est le week-end, tout est à la banque). Il ne me reste qu'à remonter la roue. Comme c'est la roue avant, c'est rapide. On attendra encore quelques minutes puis l'orage passera et nous repartirons presque au sec et avec toutes les employées du magasin qui nous salueront sur le péron, ayant sympathisées avec nous et Carlo sous la pluie.

L'aventure n'est pas finie pour autant, et il reste toujours 15km à parcourir et le jour se termine. Le camping se trouve dans des lieux perdus avec des rues sans nom et on finit par se perdre et rouler quelques kilomètres en extra avant de retrouver la route qui longe la mer et qui mène au camping. Nous sommes un peu inquiets parce qu'aucun panneau ne nous indique le camping alors qu'il devrait se situer à 2 ou 3km. On met ça sur le compte du brouillard mais à l'endroit où on attendait le camping, on trouve un terrain vague avec deux vieilles baraques inaccessibles tellement elles sont entourées par des herbes folles. Et de loin, on voit sur l'une les inscriptions "WC" et sur l'autre un réglement du camping. C'est bien se qu'on craignait, le camping n'est plus depuis longtemps. Et il n'y a rien à des kilomètres à la ronde. On a déjà croisé un daim sur la route et dans les herbes derrière, on entend les renards et toujours la mer déchaînée.
Tant pis, on décide de planter la tente sur le parking de l'ancien camping. Heureusement il est en gravier, sable, terre meuble, et on arrive à planter les sardines. Quand la tente est plantée, le soleil est couché depuis un peu de temps et on ne voit plus grand chose. Alors on rentre dans la tente manger nos salades et lire un peu avant de se coucher.

CommentairesComments

Sandy
Le 29/08/2011 à 03h21min15s

Ok je m'incline... pour cette fois!
;-)

Superwanchan
Le 25/08/2011 à 00h55min36s

Si on regarde un dictionnaire, on remarque qu'un "char" est un type de "chariot".
Ainsi l'emploi du mot "chariot" aurait évité des répétitions et, en conséquent, pourrait être plus approprié.

stefff
Le 24/08/2011 à 13h51min10s

je confirme pour 'char' signé : feu maître capello

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Même plus de route

(dimanche 7 août 2011)

Autant l'annoncer de suite, on ne garde pas un bon souvenir de ce dimanche matin. On est réveillés tôt par la chaleur car il n'y a pas d'ombre sur notre parking d'ancien camping. Accessoirement, il n'y a pas de toilette, ni d'eau non salée. On a connu pire même s'il ne nous reste plus beaucoup d'eau en bouteille et qu'il n'y a pas de commerce dans les parages. À la sortie de la tente, on est un peu surpris de voir un vieux monsieur de l'autre côté du parking avec un seau qui farfouille les caillous et les mauvais herbes... Il repartira avec son seau en voiture quelques minutes plus tard...
Il faut préciser que même si on est réveillés par le soleil qui chauffe la tente, le soleil passe à travers le brouillard, et on n'a toujours pas de visibilité depuis hier. Il faut bien avoué que ces grandes routes désertes dans des petites montagnes avec la mer agitée et cette visibilité réduite fait pensé à un mauvais film d'horreur de temps en temps. Mais on reprend vite la route sans trop s'inquiéter pour autant.

On longe la mer, et les vagues sont toujours aussi impressionantes. On passe deux tunnels puis on est censés tourner à gauche. Pour une fois, je suis derrière car j'ai dû redonner un coup de pompe à ma roue arrière trop molle. Et Sandrine rate le tournant. Le temps que je la rattrape (parce que, bien sûr, dans ces contrées le réseau téléphonique n'a pas encore été inventé), nous sommes dans une forêt de nouveau la proie des armées de taons. On regarde brièvement la carte avant de décider de faire demi-tour et reprendre le chemin prévu initialement.
Mais ce chemin (je devrais dire ce sentier) est une route qui n'a jamais été goudronnée donc c'est un mélange terre et caillou qui monte à plus de 10%. Le challenge est trop hard et nous montons à pied déjà bien saoûlés par le tour que prend cette journée. Ce ne sont que de mauvais souvenirs et on vous passe les détails mais en haut, il y a un point de vue duquel on ne voit que du brouillard et quand même on verra un peu plus loin une cascade d'eau chaude.

velo5_pasderoute

Passé la colline, on rejoint une vraie route qui se termine par un chantier et le reste de la route est en construction. On voit même quelques engins de chantiers au repos. Ce qui est étonnant c'est que notre carte routière qui a déjà deux ans, annonçait déjà cette route en construction sur une portion de 2km. Autant dire que le chantier n'avance pas très vite!
Ensuite la route est un peu plus conventionnelle, on trouve même un distributeur de boisson auquel on se réapprovisionnera en eau. Puis on affrontera de nouveau une route qui monte et qui descend (la spécialité du pays). Avant de rejoindre le lac de 長節Chohushi en bord de mer. On part d'une plage et un long bras de terre de 30m de large sépare ce long lac de la mer. On le parcourt sur un km avant d'arriver à un petit camping avec une petite échoppe qui vend quelques babioles et qui rpopose des plats chauds et des glaces.
Alors que les routes sont vides, et qu'il n'y a presque pas d'habitations si ce n'est quelques fermes sur la route, le camping est rempli de monde. Il y a plein de monde qui s'amuse dans les énormes vagues de la mer d'un côté et plein de gens dans les pédalos sur le lac calme de l'autre côté.
On profite du commerce pour se faire un repas chaud et une glace bien sûr et Carlo profitera pleinement de l'eau qui nous entoure, faisant des frayeur au plaisancier quand il s'élancera dans les vagues de 2m mètres pour aller rechercher son bout de bois.

Ce n'est que en fin d'après-midi que le brouillard se lèvera un petit peu et qu'on verra la verdure de l'autre côté du lac. Finalement nous ne serons que deux tentes à dormir sur place, les campings étant utilisés surtout pour faire un barbecue le midi au Japon.

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Marre de rouler

(lundi 8 août 2011)

"Marre de rouler" c'est pour contenter tous ceux qui veulent qu'on n'en peuve plus de pédaler. En fait c'est avant tout marre des putains de taons (pour les gens inattentifs et les lecteurs occasionnels, relire ce passage).
On se lève au bord de notre petit lac de 長節Chohushi, et on prend notre petit-déjeuner devant la mer toujours déchaînée. Carlo se baigne, jusque là tout va bien. On croise même un petit monsieur qui nettoie le camping et nous propose de s'occuper de nos déchets. Dans ce pays où la gestion des déchets est un problème personnel et où quasiment aucune poubelle publique n'existe, pour des cyclotouristes comme nous, c'est le geste de sympathie extrême! On laisse Lulu s'amuser entre les deux eaux quelques temps avant de repartir. On n'a que 35km à faire aujourd'hui donc on n'est pas pressés.

velo5_chohushi1 velo5_chohushi2

Le premier tiers se passe tranquillement, il fait bon, la route n'est toujours pas très chargée, c'est agréable. Puis arrivent quelques petites montées qu'on franchit aisément désormais. Sauf que, assez vite, on est rattrapés par des nuées de taons affamées. Je ne vous refais pas le topo, tout est expliqué plus haut.
Ensuite, on prend une route à droite pour retrouver une petite agglomération à une centaine de mètres d'altitude, la seule dans les parages. Il faut monter une légère pente de 2% à peu près constante: ça ne nous ébranle même plus. Aujourd'hui le brouillard est un peu moins dense que d'habitude et on voit de beuax morceaux de paysage par-ci, par-là. Les bêtes ont disparues et ça se passe agréablement jusqu'aux trois derniers kilomètres où les attaques des mouches se font de plus en plus pressantes, voire oppressantes. On finit d'ailleurs à pied complètement exténués non pas par la montée mais par le combat qu'on doit mené contre ces saloperies. Sandrine s'est aspergée de spray anti-insecte volant, sans aucun effet. On en est à se demander se qu'on fout là, et on est sacrément démoralisés. C'est en fait la première fois depuis le départ qu'on a un coup de blues.
Mais dès qu'on peut descendre et avancer un peu plus vite, ça va mieux et on arrive assez vite dans notre petite ville de ナウマンNauman. On retrouve enfin un magasin où on peut acheter à manger, un restaurant et un 温泉onsen. Il y a également un camping gratuit donc toutes nos conditions sont remplies pour passer une bonne nuit.
Bien sûr notre premier action est d'acheter deux bombes aérosol anti-bestiole. Si c'est une guerre, autant venir avec le plus de matériel possible. Puis on repérera les bains, le restaurant, le supermarché et les horaires de fermeture, et enfin on plantera notre tente. Il n'y a pas d'arbre dans le camping donc pas d'emplacement à l'ombre le matin (avec le soleil qui se lève vers 4h30, c'est assez critique) mais on compte sur le brouillard.
On profitera ensuite du petit office de tourisme qui vend des glaces et du parc pour promener Lulu. Puis le soir, le restaurant: un établissement sympa où le proprio confectionne de la charcuterie lui-même mais à la mode de chez nous et elle est super bonne. Les gens qui nous envoient des colis (c'est possible et tout le monde peut le faire, demander notre adresse postale à cyclotouristes@superwanchan.org) savent que les deux choses qui nous manquent sont les journaux ("Canard Enchainé" et "Monde Diplomatique") et la charcuterie (saucisson et jambon crû notamment).
Un petit tour à l'温泉onsen pour se laver car les températures sont en hausse et on transpire dans les côtes. Les 温泉onsen sont généralement dotés de salles de repos et on y passe la fin de la soirée car on peut bénéficier ainsi de lumière, d'électricité et d'un abri des bêtes de nuit. On découvrira même qu'il y a, ici, un accès internet wi-fi en libre service. C'est grâce à lui que tu lis le récit de ces derniers jours!

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Vacances au camping

(mardi 9 et mercredi 10 août 2011)

Nous sommes partagés entre l'envie de rentrer à 東京Tokyo dès que possible pour échapper aux taons assoiffés de sang et celle de prendre notre temps pour ne prendre le ferry à 苫小牧湖Tomakomai qu'après le 21 août afin de profiter de tarifs plus intéressants (la haute saison dure du 8 au 21 août). Comme nous sommes installés dans un camping qui propose à peu près tout ce dont on peu rêvé (sauf de l'ombre), nous décidons de passer quelques nuits ici.

Pendant ces mini-vacances au camping de ナウマンNauman, nous prenons le temps de faire des lessives qui sèchent plus ou moins rapidement (mardi: séchage express, mercredi séchage interrompu par une grosse averse vers 14h!).

velo5_nauman1

Carlo s'est fait presque uniquement des amis. En fait, à part un motard (complètement con) qui est venu nous dire, alors qu'on discutait près de la tente de deux étudiantes qui traversaient 北海道Hokkaido à vélo, que cette partie de l apelouse était interdite aux chiens, personne n'a semblé être dérangé par la présence de Lulu. Ce motard nous a particulièrement paru antipathique puisque nous avons la forte impression qu'il a carrément inventé cette règle! D'une part, nous avons lu le règlement du camping (comme on le fait toujours pour éviter les mauvaises surprises et cacher Carlo au cas où). Il n'est pas interdit de venir avec son chien, il n'est même pas demandé de le garder en laisse (dans les campings payants on demande presque toujours d'avoir une laisse mais pas forcément dans les campings gratuits). Et puis surtout, on ne voit pas pourquoi uniquement cette partie de la pelouse (où ce fameux motard-connard a posé la tente) serait interdite aux chiens et pas le reste. Bref, nous avons tout simplement répondu "oui" et ignoré complètement sa remarque après ça, tout en continuant de discuter entre cyclistes et en échangeant avec nos interlocutrices un haussement d'épaules entendu.

Heureusement les autres rencontres dans ce camping sont toutes plus agréables! Par exemple, nous avons reçu la visite de nos voisins pendant le petit déjeuner mardi. Le premier à oser s'approcher (de Carlo) est le plus jeune: il doit avoir 2 ans. Il est très doux avec Lulu. Il s'accroupit à côté de lui et le regarde. Carlo est méfiant (je suppose qu'il se souvient de sa dernière rencontre avec une horde d'enfants sauvage dans un parc de 釧路Kushiro!) mais il reste malgré tout couché à côté de lui tout en écartant un peu la tête. Le bébé coupe des petits morceaux d'herbe et les donne à Carlo (nous, on sait bien que Lulu n'est pas une vache mais bon!): Carlo ne s'offusque pas, au contraire (je pense qu'il apprécie la douceur du bébé finalement, ce matin, à peine réveillé!), il machouille chaque brin tendu par l'enfant... puis les recrache (discrètement, à mon avis, il ne veut pas le vexer!).
Après avoir terminé mon petit déj', trouvant ce petit jeu mignon, je décide de sortir mon appareil photo. Je demande à la maman qui est dans sa tente si je peux prendre des photos. Elle accepte et quand je me retourne, le frère de 4 ans et la soeur de 5 ans sont déjà prêts à poser avec Carlo et le petit frère! Et pourquoi pas?!

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Les vacances, c'est aussi le moment de glandouiller. Alors on en profite pour se mettre à l'ombre sous des arbres ou dans un gazebo pour lire quelques nouvelles de Sherlock Holmes (ou réviser ses 漢字kanji).

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Le camping est entouré de 4 parcours de mini-golf (le mini-golf japonais est une alternative au golf traditionnel: un seul type de club, des distances plus courtes) de 9 trous chacun: 2 parcours "famille" et 2 parcours "champion" dont les distances vont jusqu'à 100m. Nous avons loué l'équipement nécessaire: 1 club, 1 balle et 1 repose-balle par personne pour 300¥. Nous les avons gardé 2 jours. Ainsi nous avons pu nous exercer sur tous ces parcours. Nous sommes loin d'avoir le niveau des papis et mamis qui jouent ici mais c'est largement suffisant pour qu'on s'amuse.
De plus, comme on voit une partie du parcours depuis le camping, il n'est pas rare qu'on regarde un voisin jouer et qu'on le complimente sur son coup! De même, on nous rapporte nos balles égarées et on se moque quand le joueur rate la balle de plein fouet... Bref, l'ambiance est plutôt cool par ici.

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Dans cette toute petite ville, nous avons mangé deux soirs de suite dans le même restaurant: Stern. L'influence est incontestablement allemande: bidon de lait avec le drapeau allemand à l'entrée, le propriétaire fait lui-même son jambon et ses saucisses. Ici on peut manger des assiettes de charcuterie et de saucisses. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous sommes venus y manger à plusieurs reprises! La charcuterie est délicieuse. Le reste de la carte est à moitié japonaise, à moitié occidentale. Mais tout est bon!

Nous avons aussi profité de nos vacances au camping pour faire un barbecue. Il y a un grand gazebo avec des barbecue intégrés dans les tables de bois. Les chaises sont de hauts rondins de bois. Nous avons pris du saumon en entrée, du porc et du boeuf mariné en plat de résistance accompagné de tomates, maïs grillés et salade. Comme dessert, nous avons mangé un petit ananas. Bref, encore un bon repas. Ce jour-là (mercredi), il pleuvait de temps à autre et nous avions un très bel arc-en-ciel. De plus, nous étions juste à côté de la fontaine dans laquelle se baigne Carlo qui est éclairé avec des spots de couleur lorsque le soleil se couche. Un chouette endroit!

Et puis chaque soir, nous finissions notre journée de repos en allant se relaxer à l'温泉onsen. Une bonne douche, un bon bain brûlant puis quelques heures de lecture, écriture... avant de se coucher dans notre tente bien trop chauffée (et ce, malgré les nuages qui ne nous quittent que rarement!).

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ナウマン−静内Nauman-ShizunaiNauman-Shizunai:えりも岬: le cap de Erimo: the cape of Erimo
175Km - 5 jours days

Retour à la mer

(jeudi 11 août 2011)

De nouveau réveillés tôt par la chaleur, on a tout plié et emballé vers 9h (les bons jours, faut compter 1h-1h30 de lavage, pliage, rangement)! Il ne reste plus grand monde au camping mais on connait tous ceux qui restent, on prendra d'ailleurs le petit déjeuner avec ceux-là et un autre monsieur qui vient d'arriver avec son beagle. Nous sommes tous des voyageurs, qui en mobylette, qui en vanette, qui en vélo et on raconte nos exploits autour d'un thé.

On ne va pas vous mentir, ça fait du bien de faire une grosse pause. Les petits bleds perdus, même équipés des premières nécessités, vont bien un temps mais on est un peu impatients de rejoindre 東京Tokyo pour profiter d'une civilisation bien dense avec toutes ces facilités, son absence de bêtes et les douches et la clim' dans l'appartement. Vous l'aurez compris, comme on ne fait rien à moitié chez la bande des trois à quatre roues, quand on veut faire une pause, on préfère qu'elle dure un mois et dans un confort optimal.
Tout ça pour dire qu'on reprend la route ce matin, et malgré cet empressement à rejoindre des contrées civilisées, on ne prévoit de faire aujourd'hui que trente kilomètres. Ça s'explique facilement: il y a un camping à 30km puis un autre 45km plus loin et c'est tout. Avec la fatigue accumulée, on n'a plus envie de faire 75km sur la journée donc une petite étape et c'est aussi bien.
Surtout qu'on part de 100m d'altitude pour rejoindre la mer et que, merveilleusement, aujourd'hui, on ne sera attaqués par aucune bête! Tout le ras-le-bol accumulé ces derniers jours de vélos s'estompe rapidement. Les attaques de taons nous rendaient la vie morose et le moral en pâtissait. Dès qu'elles nous lâchent, on retrouve de beaux mollets moulés qui pédalent swiftement!

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Alors on arrive au camping en moins de deux heures. Et comme on est partis tôt, on monte la tente vers midi. Ce nouveau camping est dans une forêt, en bord de mer. On a donc de l'ombre toute la journée et comme il fait chaud, on peut aller se baigner. Enfin, surtout Carlo parce que l'eau est très froide et nous n'y mettrons que les jambes. Nous passons un peu de temps à regarder Carlo nager et à se balader sur la plage.
Plus tard, nous partons dans la petite ville juste à côté. Il y a quelques magasins, restaurants et un bain public. Dans une librairie, on nous offre un café, au supermarché, une dame nous raconte sa vie, les enfants nous font des signes. Bref, nous sommes un peu l'attraction de la ville. Après manger, nous allons aux bains avant de rentrer au camping. On profite des prises de courant à disposition (la première fois dans un camping au Japon) pour regarder un peu de catch sur l'ordinateur. Il fait déjà nuit et on croise plus de renards que de gens dans cet endroit. Mais s'ils sentent un peu partout à la recherche de nourriture, ils ne nous approchent qu'en respectant une distance de sécurité.
Vers 22h, nous rentrons dans la tente pour lire ou dormir selon les personnes.

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Au pays des taupes

(vendredi 12 août 2011)

On se réveille dans notre forêt aux renards et il fait bon sous la tente, les arbres nous protègent. On plie toutes nos affaires et on lève le camp passé 11 heures, sans avoir manger. Aujourd'hui, on n'est pas pressé et comme il y a la ville de 広尾Hiroo toute proche, on va prendre le petit déjeuner frais. Il faut également faire le plein de nourriture car après cette ville, plus aucun commerce avant très longtemps. De plus, le seul camping sur la route est interdit aux chiens donc on prévoit d'arriver tard pour que Carlo soit déjà fatigué et qu'il n'y ait plus qu'à le glisser discrètement sous la tente pour qu'il fasse sa nuit.
On fait donc nos courses à 広尾Hiroo puis on mange dans un petit parc qu'on avait repéré la veille et je finis par une glace au magasin que j'avais tant apprécié le jour d'avant. Au supermarché, on croise une troupe de cyclistes qui traverse l'île du sud vers le nord. Ils font une pause casse-croûte et prennent des photos de Carlo.

On commence à pédaler vers 13h, et dès la sortie de la ville, on est enchantés par la vue. On se dirige vers le cap de えりもErimo, et on voit se profiler toute la pointe sud de l'île de 北海道Hokkaido. Cette pointe est montagneuse et verte avec la mer bleue agitée qui la longe.
La bonne nouvelle dans tout ça, c'est que les Japonais ont trouvé bon de creuser tout le long de la route pour faire une route plate juste au dessus de la mer. Donc on jongle entre voie à 5-6m au-dessus de la mer (sans vrai parapet avec vue imprenable sur les vagues ou les rochers!), tunnels et passages creusés dans les falaises (à la différence des tunnels, depuis ces passages on peut voir la mer.
La route est plate et jolie et du coup on avance bien, c'est agréable et on prend pas mal de photos sur la route. En plus, il y a plein d'accès à la mer donc certains petits chiens en profitent pour se baigner.

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Tout près du cap, la route est un peu plus difficile. Personne n'a cru bon, ici, de creuser les falaises pour faire des routes plates. Donc on enchaîne quelques montées pour arriver à notre camping. La vue est toujours aussi belle et en haut de chaque montée, on a un point de vue intéressant. Dès la première montée, on s'arrête dans un mini parc pour faire une méga pause. On y rencontrera une bande de cyclistes qui traverse l'île, il y en a beaucoup depuis quelques jours car c'est désormais la période officielle des vacances d'été.

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À 1km du camping, on se scinde en deux équipes, Sandrine et Carlo en bord de mer, et moi au camping pour monter la tente. C'est désormais notre mode d'approche dans les campings interdits aux chiens. Une fois la tente montée, Sandrine me rejoint avec Carlo dans son sac de voyage et le place discrètement dans la tente, ni vu ni connu (sauf des cyclistes et motards qui dorment là, car on commence à être un peu connu à 北海道Hokkaido).
D'ailleurs, alors que nous traversons le camping, un homme nous fait de grands signes de bienvenue. Nous ne pouvions pas vraiment nous arrêter à ce moment précis car nous avions Carlo caché dans son sac. D'un signe de tête nous avons répondu aux appels puis nous nous sommes hâtés en direction de la tente pour déposer notre terrible secret! En ressortant de la tente, notre ami se rapprochait déjà pour nous saluer. Il s'agissait en fait d'un cycliste qu'on avait croisé près de 和琴Wakoto (la superbe péninsule avec des bains cachés). Il se souvenait très bien de nous et nous a reconnu dès notre arrivée... Heureusement il n'a fait pas mention du chien!
Ensuite on prendra une douche chaude au camping, c'est assez rare qu'il y en ait alors il faut le souligner. Puis nous mangerons nos petites salades avant d'aller nous reposer de cette journée.

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De l'autre côté

(samedi 13 août 2011)

Au réveil, on ne traîne pas. On remballe tout en gardant Carlo dans la tente, puis on le met dans son sac pour plier la tente. On est dans un coin un peu reculé du camping et il n'y a pas grand monde, alors on ne cache pas vraiment Carlo, on essaie juste de faire discrètement. On sort quand même vite du camping pour manger un peu plus loin avant de repartir à vélo.
Très vite, on atteint le fameux cap de えりもErimo. Les Japonais, prévoyants, y ont construit quelques magasins et restaurants et un grand parking. Il y a donc beaucoup de monde. Nous, ça nous permet de prendre une glace avant d'aller faire quelques photos.

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Ensuite, s'éloigner du cap s'avère plus compliqué que s'en approcher. Le côté ouest n'a pas été urbanisé comme le côté est. Ici, pas de tunnel ou d'aménagement de falaises. On monte (à pied!) et on descend (à vélo) sans cesse des côtes plutôt fortes sur une vingtaine de kilomètres. C'est plutôt fatigant et on n'avance pas très vite. Mais encore une fois, les paysages sont magnifiques.

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Vers 15h30, après près de 35km, on arrive enfin dans une zone sans dénivellé. C'est aussi le retour de la civilisation et des magasins. On en profite donc pour se reposer et surtout manger! Il y a une chaîne de supérette qui propose des plats préparés sur place pour pas cher et qui sont bons. Ça nous permet de manger rapidement, chaud et sans exploser le budget (les barbecues c'est bien, mais ça coûte une fortune ici).
Le ventre plein, ce n'est pas toujours facile de reprendre la route mais il commence à se faire tard et il reste une vingtaine de bornes à achever. La route épouse à nouveau le niveau de la mer donc on a de belles vues et on emprunte quelques tunnels. La mer est tellement agitée qu'à certains moments, on se prend des vagues dans la gueule! Ça surprend, mais une fois prévenus, c'est rigolo et rafraîchissant.

On arrive vers 18h au camping et là, surprise, c'est plein à craquer. On a jamais vu ça ici. Toutes les pelouses sont prises, les gens entremêlent les tentes, des gamins courent dans tous les sens. En fait, c'est le premier week-end des vacances officielles. On trouvera une place dans les jeux pour enfants!
Il y a des douches mais elles sont fermées. On ne trouve pas d'électricité et on a déjà mangé. Alors ce soir, après une grosse journée, on va se coucher tôt.

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Nos voisins les ヤクザyakusa

(dimanche 14 août 2011)

Nous avions choisi ce camping parce qu'il était en bord de mer alors que l'autre était en haut d'une petite montagne! Quand nous sommes arrivés hier soir, nous avons carrément halluciné en voyant à quel point il était rempli! Toutes les zones d'herbes et de sable étaient recouvertes de tentes, quasiment les unes collées aux autres. Il faut dire que c'est le week-end, en plus c'est les vacances scolaires.

Aucune chance de trouver un arbre dans ce camping! Nous élisons domicile, comme quelques autres tentes, sous les jeux pour enfants: une sorte d'arène construite en bois dans laquelle se trouvent des cordes, des toboggans, des filets, etc. D'après la forte concentration de familles dans ce camping, nous pensons que, de toutes façons, nous n'aurons pas de matinée au calme alors autant se mettre là où on risque d'avoir au moins un peu d'ombre!

Ce matin, la tente est donc un peu à l'ombre et finalement les enfants sont restés plutôt calmes. Notre réveil s'est donc effectué en douceur (pour une fois!). Forts de ces avantages inattendus (et du fait qu'on n'a rien payé pour la nuit dernière), nous décidons de passer la journée ici et de repartir seulement le lendemain.

Dans ce camping, les chiens sont autorisés et ils sont très nombreux. Nos voisins de gauche ont 2 chiens et 1 chat, ceux de droite ont 3 chiens! Carlo est donc très bien accepté. Bien sûr les autres chiens sont pour la plupart attachés au pied de la tente et aboient un peu trop souvent à notre goût mais bon!

Nous sympathisons presque aussitôt avec nos voisins de gauche. Ils ont installés plusieurs tentes, sont venus avec 2 remorques. Par moment ils sont plus d'une dizaine à vivre dans ce campement (avec leus différents animaux).
L'un d'entre eux est venu dès notre réveil discuter avec nous à propos de Carlo. il a les bras recouverts de tatouages. D'où le surnom que nous leur avons donné depuis: les ヤクザyakusa! Nos suspicions ont été confirmées lorsqu'ils ont bravé les interdictions du maître nageur un peu plus tard dans la journée. Des signes sans équivoques et les rires qui ont suivis nous ont mis sur la piste...

Nous passons la majeure partie de la journée à la plage. Nous allons même nous baigner! En début de journée, les bouées délimitant la zone de baignade autorisée sont ridiculement proches du bord et permettent à peine de tremper ses jambes! Heureusement, avec la marée montante, on commence à s'amuser un peu plus dans les grosses vagues.
Pendant que nous bravons les rouleaux, Carlo se fait des amis sur la plage. Il joue avec tous nos voisins. Il n'arrête pas de courir et de nager!
Alors que je vais prendre ma douche (froide, il n'y a pas de douche chaude ici...), François reste encore un peu dans l'eau avec notre voisin. Les vagues sont devenues très fortes!

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En fin de journée, nous prenons les vélos pour aller au petit centre ville et on a l'heureuse surprise de trouver une sorte de friterie qui propose des hamburgers à l'ananas, des frites et des milk-shake au melon! Parfait!

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Notre soirée catch sera interrompue par la pluie. Quelques petites averses nous ont fait rentrés plus tôt que prévu sous la tente. Dans la nuit, l'orage a éclaté violemment. Les éclairs illuminaient entièrement le ciel nuageux. C'était très joli. Puis les coups de tonerre sont arrivés et la terre a tremblé plusieurs fois! L'orage était d'autant plus impressionnant qu'on dormait sous la tente!
Heureusement (ou pas) le lendemain, la pluie a cessé et la chaleur était de retour très tôt! Pas besoin de faire quoi que ce soit pour transpirer ce matin-là...

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la caravane du tour d'hokkaido

(lundi 15 août 2011)

Pendant ce temps, dans le reste du Japon, c'est la canicule. Dans la majorité du pays le thermomètre dépasse haut la main les 40°C et les gérants de piscines, peu nombreux, font fortune. Ici, on n'atteint pas ces extrémités, nous sommes tout au Nord, mais quand même ça chauffe. Prendre le petit-déjeuner assis à l'ombre, nous fait transpirer! Du coup, on remballe laborieusement, en profitant de la chaleur pour faire sécher les affaires mouillées par l'orage de la nuit. On a un peu de route encore aujourd'hui et on ne peut pas partir trop tard. Tant pis s'il fait chaud.
Finalement, on est mieux sur les vélos car ça fait un peu d'air presque frais. On continue de longer la mer sur des routes presque plates et c'est agréable. Malgré cette chaleur étouffante, les nuages ne se lèvent pas et le ciel paraît même assez menaçant par moment. À mi-chemin, on met même les protections de pluie sur les vélos, de peur d'une grosse averse qui ne viendra pas tout de suite.

Aujourd'hui encore, nous mangeons un curry chaud dans une supérette. Carlo aime bien cette solution car les doses sont toujours énormes et il goûte à chaque fois la gastronomie japonaise.
Après notre repas, nous reprenons les vélos le long de la mer quand une voiture ralentit pour nous accoster. Ce sont nos voisins les ヤクザyakusa qui nous ont rattrapé (en voiture c'est plus facile)! On discute quelques instants puis un des enfants nous tendra des kitkats par la vitre. Moi je tente la passation en roulant mais Sandrine forcera tout le monde à s'arrêter pour récupérer les chocolats!

Sur la partie sud de 北海道Hokkaido, il n'y pas beaucoup de camping et les trois dans un rayon de 50km sont interdits aux chiens. Donc, c'est encore une journée camouflage pour Lulu. Je pars en éclaireur monter la tente pendant que Sandrine et Carlo se battent avec les moustiques un peu plus loin. Ensuite Carlo passera de son sac à la tente sans voir le camping.
Ce camping est fameux pour son énorme 温泉onsen dans la région. Et nous avons bien envie d'un bon bain après les chaleurs de la journée. Nous demandons donc au gérant du camping comment s'y rendre. Et le gérant nous apprendra que les bains ont fermé il y a quelques mois suite à un tremblement de terre! Alors on passera la fin de la soirée sales, à agiter nos éventails sous la tente...

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Vite, aux abris!

(mardi 16 et mercredi 17 août 2011)

Non seulement nous avons été largement déçus par l'absence imprévue de douche chaude hier soir (entraînant l'absence d'une salle de repos et donc d'un endroit à l'abri des moustiques), mais nous sommes aussi dépités lorsque la pluie se met à tomber dans la nuit! On espérait que ce serait une petite pluie qui se terminerait rapidement... Mais elle dure toute la matinée. On patiente sous la tente un bon moment puis on se dit qu'il est temps de trouver une solution de repli!

Nous faisons l'inventaire des possibilités qui nous restent:
On pourrait rester une journée et une nuit de plus dans ce camping. Sauf qu'il n'y a pas de douche, pas d'abri (donc on serait cloîtrés sous la tente pendant 24h), pas de quoi acheter à manger à moins de 7km (et sous la pluie les aller-retours sont assez désagréables) et surtout ce camping est interdit aux chiens!
On pourrait faire notre étape de 65km comme prévu en espérant que la pluie va s'arrêter vite ou que le camping dans lequel nous dormirons ce soir sera équipé d'un abri et d'une douche: beaucoup trop d'incertitudes dans cette proposition à notre goût!
On pourrait se réfugier dans un hôtel dans la prochaine ville située à 7km: ce qui nous permettrait de prendre une douche chaude, de faire sécher la tente, de trouver des superettes et des restaurants à proximité., et aussi de se renseigner sur internet sur la météo des prochains jours.

Après une longue réflexion, nous décidons de choisir cette troisième option: nous allons nous réfugier à l'hôtel! Nous avons une carte de la ville avec une liste des hôtels et des téléphones. Mlaheureusement ce camping est tellement paumé qu'il n'y a pas de réseau. Mais il y a une antique cabine téléphonique à pièce de 10 centimes! Le deuxième appel est le bon et nous réservons un hôtel pour 15h à un prix très raisonnable (6360¥/nuit).

Nous patientons jusqu'à 13h environ au camping pour ne pas arriver trop tôt à l'hôtel. Lorsque nous remballons les derniers sacs (c'est-à-dire la tente et le sac dans lequel Carlo est caché), le gérant vient discuter avec nous.
Alors il nous dit en souriant: "vous avez vu, votre sac a bougé?!". Humm, comment, qu'est-ce que vous dites, nous faisons comme si nous n'avions pas compris ce qu'il venait de dire, nous pauvres touristes français qui comprenons à peine le japonais! Carlo est caché dans son sac noir, posé à terre derrière nos vélos, et apparemment, il s'impatiente!
Alors il répète en faisant des gestes: "votre sac: il bouge!". Ah oui, il bouge?! Tiens c'est rigolo... Et nous continuons l'air de rien à préparer nos vélos. Je passe négligemment entre le gérant et le sac de Carlo pour fixer la tente à mon vélo mais surtout afin de l'éloigner un peu du colis suspect!
Il finit par nous dire sur le ton de la plaisanterie: "vous avez un chien là-dedans?!". Héhé, elle est bien bonne celle-là, bon, ben on va y aller maintenant, n'est-ce-pas?! C'est ainsi que nous quittons le camping: moi avec les joues bien rouges je pense et Carlo toujours caché dans son sac de sport dans le panier avant du vélo de François! Cette fois-ci, on s'est bien fait grillés! Et, après coup, ça nous a fait bien rire!

Après 7km de vélo, nous arrivons en ville et nous prenons possession de la chambre d'hôtel. Il pleut toujours et nous restons dans la chambre une bonne partie de la journée. C'est l'occasion de s'inscrire sur un nouveau site de voyageurs: www.couchsurfing.org. On envoie, sans trop y croire car il est déjà tard et nos accès à internets sont limités, quelques demandes d'hébergement pour les nuits précédant notre arrivée à la capitale.

Trop contents d'avoir trouvé un peu de civilisation, nous prenons notre repas du soir au McDo!

Après avoir pris connaissance de la météo, nous décidons de rester une nuit de plus dans cet hôtel pratique et bon marché. Ça nous laisse le temps de parfaire notre parcours entre le port de 大洗Oarai et 東京Tokyo (après le ferry, il nous restera environ 120km à faire pour atteindre la capitale).

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静内−苫小牧Shizunai-TomakomaiShizunai-Tomakomai: The Great Escape
89Km - 2 jours days

Les caillous de la route

(jeudi 18 août 2011)

On se rapproche de la porte de sortie. Ce matin, check-out à 10h. Il s'est arrêté de pleuvoir il n'y a pas très longtemps et le ciel reste chargé. C'est même le retour du brouillard. Il fait un peu moins chaud que les jours précédents et c'est plus facile d'avancer comme ça. On longe toujours les côtes mais cette partie est plus chargée en agglomérations, on croise quelques villes avec des magasins (ça nous fait bizarre désormais). La route perd alors un peu de son charme mais on oublie ce détail grâce au choix de choses à manger qu'on gagne en contrepartie!
D'ailleurs, on profitera d'un supermarché pour préparer un barbecue. Il nous reste du charbon et à partir de demain, ça va devenir compliqué de l'utiliser.

Notre dernier camping à 北海道Hokkaido se trouve dans une zone marécageuse un peu reculée. On arrive dans les parages après 55km mais il est encore tôt car on est en forme aujourd'hui. La route qui mène au camping n'est pas représentée sur la carte mais on a préparé le parcours avec internet et on possède un zoom de la zone sur mon iphone. Il s'agit de naviguer entre deux lacs et les marécages. Arrivés à un virage à droite, on a un moment d'hésitation, la route se transforme en chemin de caillous! Mais tous les éléments concordent pour nous dire que c'est bien ce passage qu'il faut prendre. Le prochain changement de route s'avère encore plus aventureux et on finit par avancer à travers les marécages sur un passage boueux et escarpé. Je pense que même en VTT non chargé, on ne franchirait pas ce chemin sans descendre du vélo. Bien sûr, les moustiques sont partout et on a vite mis nos pantalons et on pousse le vélo d'une main tandis que l'autre s'acharne frénétiquement sur la gachette de la bombe insecticide. La traversée n'est pas longue mais pénible et tout le temps, on n'est pas sûrs et certains d'être sur la bonne route. Heureusement, on ne s'est pas trompé, tout ça n'était pas vain et on arrive au camping dans un petit bois au bord d'un lac, le tout entouré de marécage.

Il y a une tente plantée et personne à l'accueil. On s'installe entre quelques arbres et on repère les lieux. Il y a des barbecues à disposition sous un grand abri avec des robinets et une prise électrique! Un petit paradis pour nous. On profite de l'absence d'être humain dans le camping pour se laver au lavabo (même si un motard arrivera pendant la manoeuvre, il était un peu trop occupé à monter sa tente pour remarquer les deux hurluberlus à poil sous le gazebo, ou alors il jouait bien la comédie).
Ensuite c'est le barbecue avec Charlie Parker en fond sonore. Un orage éclatera puis sera suivi par des pluies intenses mais on est à l'abri en train de manger de la bonne viande grillée alors ça va. On finira la soirée en visionnant un peu de catch avant d'aller retrouver Carlo qui dormait depuis longtemps sous la tente.

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Ce n'est pas qu'un au-revoir...

(vendredi 19 août 2011)

Ahhhh la dernière ligne droite!

Ce matin, nous avons mis notre réveil à 8h pour partir tôt du camping. La pluie s'est arrêtée un peu plus tôt dans la nuit. Elle a bien sali notre tente et même réussi à pénétrer un peu à l'intérieur mais nos bagages n'ont pas souffert du tout. Et ce matin, il fait bon dans notre petite forêt. Le soleil est bien là mais il ne nous chauffe pas trop tant qu'on reste à l'ombre des grands arbres.

Nous rencontrons le gérant du camping qui vient nous ponctionner 520¥: somme raisonnable (moins cher qu'ailleurs de manière générale) et nous sommes ravis de payer car ce camping, bien que rudimentaire, possède plus d'un côté pratique pour nous: d'abord il autorise les chiens sans laisse, ensuite il y a un grand abri sous lequel se trouvent des lavabos, des tables et des emplacements à barbecue (nous y avons même garé nos vélos pendant la nuit pour les mettre à l'abri de l'orage) et enfin il y a de l'électricité (on a pu brancher tous nos appareils, écouter de la musique en mangeant et même regarder Harry Potter). Avant de partir, le gérant nous offre même deux petites bouteilles de boissons énergisantes très courantes au Japon.

Il ne reste que 30km environ pour atteindre le port de 苫小牧湖Tomakomai (le bon cette fois-ci: rappelons que nous nous étions trompés de port à notre arrivée...). La route est plate et sans intérêt: on longe l'autoroute. On croise encore pas mal de cyclistes: bon courage, nous on se casse!
Pour ceux qui ne l'auront pas encore compris, on commence à en avoir marre! On a hâte depuis plusieurs jours de rejoindre la civilisation, la capitale, les bons restos, un lit bien douillet, la fin des moustiques, la fin de la dépendance à la météo capricieuse!

Vers 12h30 nous arrivons au port. Nous savons que cette période (du 8 au 22 août) est la plus chère pour voyager sur ce ferry. Mais tant pis, nous préférons rentrer à 東京Tokyo! Nous espérons qu'il y a aura encore des places disponibles pour prendre le ferry du soir à 18h45, voire celui de 1h du matin, mais rien n'est moins sûr.

Heureusement il reste encore des places en dortoir sur le ferry qui part à 18h45. Toutes les autres places sont prises (petits dortoirs, chambres individuelles, suites...) mais peu importe: nous on voyage en dortoirs économiques: pas de lit mais on dort sur des tatami, les uns à côtés des autres. Carlo, lui, sera dans une cage dans la salle des animaux, comme à son habitude. Les vélos seront dans la soute.

Une fois les réservations effectuées, nous nous hâtons de rejoindre le restaurant de curry indien qui nous avait tant plu: ルンビにLumbini. Ensuite on fait quelques courses et on va jouer avec Carlo avant de prendre le ferry.

À 18h nous avons les billets de ferry et avançons pour faire entrer nos vélos dans l'énorme soute à deux étages du paquebot. On nous regarde avec des yeux ahuris avancer avec nos vélos chargés et notre chien dans le panier. Les gardiens doivent nous prendre pour des fous. D'ailleurs ils nous envoient une camionette avec des girophares pour nous escorter jusqu'à l'entrée de la soute!

Nous déposons d'abord les vélos puis nous traversons le bateau au milieu des camions pour rejoindre la salle réservée aux animaux: ペットルームpet room. C'est la première fois que Carlo va voyager avec d'autres animaux dans un ferry. Aujourd'hui, presque toutes les cages sont occupées: il y a 6 chiens, 2 chats et même un oiseau!

Nous allons installer notre lit dans le dortoir puis nous nous rendons aux bains. Dans chaque ferry que nous avons pris, il y avait des bains. C'est indispensable au Japon! Une vraie tradition. Alors nous aussi on y va, on a bien besoin d'une douche!

Il y a tellement de monde dans le ferry qu'il est difficile de trouver des places assises et c'est encore pire quand on cherche une place assise à proximité d'une prise électrique! Alors on élit domicile avec les enfants dans leur salle de jeux. C'est bruyant mais au moins on peut s'assoir sur une banquette et on peut regarder un film sans avoir peur de déranger les voisins!

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大洗−東京Oarai-TokyoOarai-Tokyo: le dernier sprint: the end of the longest line
122Km - 3 jours days

Retour à la civilisation!

(samedi 20 août 2011)

Malgré la forte affluence sur ce ferry, notre dortoir de plus de 40 personnes est resté étonnament calme ce matin, alors que nous avions connu des dortoirs moins remplis et bien plus bruyants dès 5h du matin! Nous nous réveillons après une bonne nuit de sommeil entre 8h et 9h.

Nous allons rendre une petite visite à Carlo. C'est l'heure du petit-déjeuner! Il a lacéré sa gamelle d'eau en plastique autant qu'il pouvait, de façon à laisser uniquement quelques fins lambeaux sur le sol de sa cage! Il est néanmoins très heureux de nous revoir! Il en oublierait presque de manger!

L'arrivée au port de 大洗Oarai a lieu à 14h environ. Nous récupérons Carlo (qui entre temps a lacéré son petit tapis bleu!) puis nos vélos et nous sortons du ferry. Pause pipi pour Carlo qui l'a bien méritée après plus de 19 heures de retenue! Ensuite on attaque les 120km qui nous sépare de notre eldorado: 東京Tokyo!

Quand les routes sont plates et qu'on n'a pas besoin de mener la guerre aux moustiques, on avance quand même beaucoup plus vite! Après environ 32km, on s'arrête dans la ville de 石岡Ishioka.

Vers 17h nous découvrons la preuve ultime que nous sommes bien revenus à la civilisation: il y a du Dr Pepper dans un distributeur de boissons! Il s'agit d'une boisson gazeuse anglaise qui ressemble fort à du Cherry Coke (CocoCola à la cerise). On n'en avait pas vu (et bu) depuis novembre dernier lors de notre séjour dans la capitale japonaise. Ah, quel bonheur!

Il y a une grande zone commerciale autour de la ville et c'est là que nous prenons notre repas du soir et que nous plantons la tente. Nous avons trouvé un petit bois pas très loin de la route principale. Il est situé assez près d'une résidence alors notre arrivée est plutôt remarquée mais personne n'est venu nous déloger.

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La pluie nous poursuit...

(dimanche 21 août 2011)

Il s'est mis à pleuvoir pendant la nuit et ce matin, à notre réveil, il pleut toujours. Ce n'est jamais une bonne nouvelle quand on est sous la tente. Cela veut dire que nous allons devoir remballer la tente et charger nos vélos sous la pluie, voire pédaler sous la pluie... Heureusement nous avons prévu de dormir dans un love hotel ce soir alors nous pourrons toujours y faire sécher nos affaires.

Nous décidons d'attendre un maximum sous la tente: avec un peu de chance, la pluie va cesser et nous pourrons au moins ranger sans se faire mouiller. Mais la pluie ne s'arrête pas, elle devient juste moins forte. C'est un moindre mal. Vers midi, nous sortons enfin de la tente et nous chargeons nos vélos. Tout est bien au sec sous les bâches mais la tente, elle, est trempée. Et pourtant, il faut bien la plier et la ranger! En plus d'être mouillée, elle est donc aussi pleine de terre humide... Ca va être beau ce soir quand on va la déplier pour la faire sécher...

Nos vélos sont recouverts de bâches, nos sacoches latérales sont dans des sacs plastiques, nous avons mis nos ponchos: nous partons pour une journée de vélo sous la pluie. Aujourd'hui, notre objectif est de se rapprocher le plus possible de 東京Tokyo.
On sait, grâce à internet, qu'on trouvera des love hotels tout le long de la route, donc on avance en toute tranquillité. Nous sommes revenus dans des parties très peuplées et la circulation est très dense, les gens pressés et les routes ne sont pas prévues pour les cyclistes. C'est donc une journée, un peu moins agréable, d'autant qu'elle se passe en grande partie sous la pluie! On avance quand même vite, et on fait quelques longues pauses pour ne pas arriver trop tôt (je rappelle que l'objectif est de dormir au love hotel, et qu'on ne peut rentrer dans ces hotels que vers 20h-22h).

Vers 18h30, on a parcouru près de 60km, on est à 35km de 東京Tokyo et il y a une succession de plusieurs love hotels. On commence donc à regarder les prix et les horaires. On se met d'accord sur le moins cher auquel on peut accéder le plus tôt (20h), puis on entre dans un petit restaurant familial pour manger et attendre de pouvoir entrer à l'hôtel. C'est un restaurant qui s'appelle Volks et qui propose surtout une gamme de steaks et un buffet de salades et de pains à volonté. Ici, le pain n'est pas un aliment courant, et on n'en trouve que très rarement dans les restaurants. Le buffet de pains est donc payants et contient 5 ou 6 sortes de pains différents qui sont très bons pour la plupart. Ils sont faits à la main par des employés que l'on peut voir travailler derrière une vitre à l'entrée du commerce.
À 20h pile, on rejoint notre maison pour la nuit, où nous prendrons une douche chaude, nous ferons sécher nos affaires mouillées et profiterons d'un lit mouelleux!

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Here we go!

(lundi 22 août 2011)

Ça ne traîne plus, c'est la dernière étape. On a rendez-vous à 14h à notre appartement. Le même qu'il y a déjà 9 mois à 東京Tokyo. Alors on ne profite même pas du chek-out à midi et on se prépare pour partir à 10h. Manque de bol, il continue de pleuvoir encore plus fort qu'hier, et on traîne un peu la patte avant de mettre les voiles.
Il nous reste environ 35km à parcourir. Mais c'est sous la pluie et la circulation s'intensifie alors on n'est pas à notre vitesse maximum! Le trajet est inintéressant: on passe du trottoir sur la route pour éviter les bosses et les bords de trottoirs trop hauts, et vice-versa pour éviter de frôler les camions bloqués aux feux.

Le seul évènement notable vient de moi (Sandrine): un léger accident avec un autre vélo qui venait de ma gauche. Je l'ai vu au dernier moment et malgré mon freinage énergique, je me suis arrêtée dans sa roue arrière! Heureusement, ni la conductrice de gauche, ni moi ne sommes tombées (nos vélos non plus) et il n'y a donc pas eu de dommages.
Oui, enfin, c'est ce que je croyais jusqu'à ce que je pédale à nouveau: mes patins de frein touchaient ma roue avant. Naïvement j'ai tout d'abord cru que mes freins s'étaient déréglés lors du contact (à l'insu de mon plein gré!) avec la roue de l'autre vélo! Mais j'avais beau replacé les freins plus à droite ou plus à gauche, ça touchait toujours quelque part... Oui, oui, vous l'aurez compris: ma roue avant était bien voilée! Et pas qu'un peu!

C'est avec une roue voilée et des freins avant inutilisables que j'ai continué la route jusqu'à notre nouvel appartement. Dur, dur... Non, non, parce que la motivation est de plus en plus forte lorsqu'on s'approche de la capitale! (Et c'est tant mieux!)

Arrivés à l'appartement à 14h03 (c'est raté pour la ponctualité japonaise mais nous sommes néanmoins assez fiers de nous!), nous retrouvons notre chère résidence. La signature du contrat ne prendra que quelques minutes. Bien sûr, l'allure de nos vélos fait sourire... d'abord, ensuite vient l'étonnement! Puis nous emménageons, pour notre plus grand plaisir, dans notre appartement.
Nous habitons dans l'appartement mitoyen de celui dans lequel nous habitions en novembre dernier. La disposition est symétriquement opposée mais sinon tout est bien là: grande terrasse, grande salle de bain, cuisine équipée, linges de maison de bonne qualité... Trop chouette!

À nous la vie de sédentaires dans la capitale nippone!

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On nous avait dit beaucoup de bien d'北海道Hokkaido avant notre arrivée. Mais nous avons ensuite connu les pluies et les bruines qui n'en finissent plus, les taons insatiables, les dizaines voire les centaines de km sans intérêt (et sans resto!).
Bref, découvrir cette île, différente en tous points du reste du Japon, isolée, champêtre, ok mais à moto: oui, en voiture: oui et à vélo: pour nous en tous cas, plus jamais!
D'autres cyclistes vont certainement hausser les sourcils en lisant ça. Ils doivent être bien plus courageux que nous! Et nous serons ravis d'en discuter avec eux!

J'ajoute simplement que lorsqu'on parcourt chaque jour de petites distances comme nous: 40 ou 50 km en moyenne, on trouve parfois le temps long dans ces contrées lointaines (surtout quand il se met à pleuvoir plusieurs jours de suite).
Néanmoins nous avons vu de très beaux endroits et nous recommandons à nos amis et à nos lecteurs d'aller voir les gorges de 層雲峡Sounkyo, de se promener dans le parc national du 大雪山Daisetsuzan, de s'arrêter au bord du lac 屈斜路Kussharo et surtout à la péninsule de 和琴Wakoto!

Pour conclure, nous ne sommes ni déçus ni excessivement enchantés par ces 6 semaines de découverte. Mais nous sommes quand même bien contents d'être passés par là. C'est vraiment différent du reste du Japon. C'est plutôt bien aménagé pour les voyageurs. On en croise d'ailleurs beaucoup en été. Et il y a des petits coins de rêve qui ne sont pas forcément ceux qu'on attend quand on débarque là-bas.

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superwanchan
Le 13/09/2011 à 13h42min01s

Merci c'est trop.
Pour être bien franc, moi c'est quand il faudra travailler de nouveau que le courage viendra à manquer.
Pour faire des trucs qu'on aime et aussi intéressant, il suffit de se laisser aller (je dis ça à l'abri des bêtes dans ma chambre climatisée)

la puce
Le 11/09/2011 à 16h01min18s

ben chapeau bas les ptis loups !!! que de courage (que je n'aurais sûrement pas !!!) vs êtes drôlement courageux ! grâce à vs j'ai découvert des choses magnifiques j'ai beaucoup tremblé (pour vs bien sûr !!! )mais visiblement vs êtes ts les 3 très heureux et c'est tout ce qui compte !!! je vs fais des millions de bisous et encore plous à "mon" petit Lulu d'amour ! bonne continuation !

Sandy
Le 31/08/2011 à 02h45min17s

Ohh que c'est gentil ce message... Merci!!!
Je ne voudrais pas briser le mythe qui est en train de se former dans vos esprits mais... on n'est quand pas même pas si courageux que ça!
On râle fort (surtout moi diraient certains!) et on évite de mettre le nez dehors sous la pluie!
Enfin bref, toujours à notre rythme quoi!
Bisous!

zezette
Le 30/08/2011 à 11h48min16s

bravo pour votre courage ,peu de gens auraient étés aussi persévérants que vous même si je trouve que c'était une petite folie(ne serait-ce que pour toutes les bestioles rencontrées surtout les taons)Je ne sais pas ce qu'en pense Babette et Joel mais moi , je suis vraiment fière de mon fils et de ma petite Sandrine et de Carlo!!!!!!

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