OOPS!

Sorry, it appears we have still a lot of work to do on this website and we have not yet written those parts in english.
That is a shame and rest assured we are not proud of that.

Nevertheless, if you want to know more about us, there are two ways: either you wait some time because we are bound to write this page in english OR (and I think it is the best solution) you learn french and start reading superwanchan.org in its original form!

Nous avons décidé de consacrer une page à tous ces individus un peu singuliers que nous avons pu rencontrer. Encore une fois, la plupart ne sont pas franchement phénonémaux et vous trouverez probablement cette partie insignifiante (sinon vous ferez bientôt partie de cette liste), néanmoins, il s'agit là d'une palanquée de personnages que nous ne voulons pas oublier car c'est en grande partie à cause d'eux si nous avons encore et toujours envie de voyager. Ce sont de brèves rencontres, des gens dont on ignore presque tout mais notre court entrecroisement a provoqué cette étincelle qui nous a touché.

La dame des glaces à la citrouille
La scène se passe à 東京Tokyo, le jour de notre arrivée. En fait, on vient de descendre du métro qui nous ramène de l'aéroport (plus de détails sur notre récit de voyage), on n'a pas encore d'appartement et on est chargés comme des mulets. On avait rendez-vous pour un appartement mais on s'est planté dans les rames et du coup on doit attendre que le type de l'agence se libère. Il est 14h30, le 4 novembre, il fait 20°C et un grand soleil, on vient d'entamer une demi-décade de vacances (au moins), on ne va pas se plaindre. On se dirige vers le premier distributeur de boissons venu (ils sont légion au Japon) on prend un doctor pepper et on patiente assis sur un rebord de béton.

Carlo est déjà la coqueluche de la ruelle, la moitié des gens qui passent veut le caresser, une petite dame nous lève le pouce (thumb up comme disent les anglais) en nous désignant Lulu, on lui sourit paresseusement, on est encore cassé: le décalage horaire ne nous a pas laissé beaucoup de sommeil.
Une escouade de gamins d'une douzaine d'années passe dans la ruelle. Armés de sachets plastiques et de gants plus ou moins blancs, ils ramassent les déchets qu'ils peuvent trouver sur la voirie (il n'y en a pas beaucoup, il faut bien l'avouer). Ce rituel est régi par un code, qu'on a du mal à saisir. Certains déchets ne sont pas ramassés d'autres sont très prisés. Nous avons conclu qu'ils effectuaient un tri sélectif sur les déchets qu'ils qualifient de combustibles. Les gamins sont amoureux de Carlo mais n'osent pas le toucher. Je leur dis en japonais qu'ils peuvent le faire sans problème, mais, est-ce le fait de voir un étranger parler japonais ou la taille de Carlo (plutôt grande pour un chien au Japon), presque aucun ne s'exécute.

Toujours indolents sur notre bout de béton, on remarque une personne légèrement familière qui vient vers nous. Un moment de réflexion: c'est la petite dame du pouce levé de tout à l'heure qui a fait le tour du bloc et qui repasse en sens inverse. Elle s'approche de nous et nous tend deux pots de glace en nous disant en anglais (tout le monde sait au Japon que les "longs nez" parlent anglais (bizarrement je rentre dans la catégorie des longs nez)) que c'est très bon. On a à peine le temps de dire merci (réflexe) avant même de comprendre ce qui s'est passé qu'elle est déjà repartie d'où elle était arrivée en faisant un léger signe de la main plus à Carlo qu'à nous.
Nous regardons ce que nous avons alors en main. Il s'agit de deux pots de crème glacée de marque allemande internationalement connue à la citrouille! On est là pour découvrir des trucs alors on entame de suite les présents avec les cuillères en plastique collées à l'opercule. À dire vrai, ce n'est pas franchement très bon, c'est assez étrange mais je vais tout de même au bout du mien. Sandrine -"la gourmande"- s'arrête à mi-chemin, un peu gênée de ne pas honorer le cadeau.

Ensuite un peu embarassés avec les pots vides (ou presque) pour se remettre en selle (il n'y pas pas de poubelles dans les rues japonaises), on demande à un des membres de l'escouade des sachets plastiques si l'on peut lui offrir un trophée de plus. Le jeune acceptera mais il avait un regard qui disait en gros: "qu'est-ce qu'ils me veulent ces fous" qui nous a fait revoir notre théorie sur la signification de leur rituel.

Toujours est-il que: 御馳走様でしたgochisousamadeshita!






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Sandy
Le 17/04/2011 à 16h16min59s

Et puis je suis sûre que je ne suis pas la seule à m'en mettre partout quand je mange une gauffre pleine de trous avec du nutella bien liquide, non ?! (soyez sympa...)

Sandy
Le 17/04/2011 à 16h15min54s

C'est vrai que ça commençait plutôt bien! Quant aux gauffres au nutella, je pense avoir fait des progrès depuis ce fameux "accident" mais ça fait longtemps que je n'en ai pas mangé alors... qui sait ?!

cat70
Le 17/04/2011 à 16h03min02s

ah ben ca commence bien !!! manger !!! tu t'en ai pas mis partout au moins !! (pas comme les gauffres au nutella .....)lol !

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Celui à qui il arrive toujours les trucs les plus fous
C'est celui qui s'est fait mettre en prison quelques jours pour avoir pris du retard avec son visa Japonais...
C'est celui qui s'est fait entièrement cambrioler son bureau (ordinateurs et papiers d'identité entre autres) alors qu'il était retenu en prison...
C'est celui que la police ne rappelle jamais à propos du vol de son bureau, alors qu'elle a promis de le faire il y a quelques semaines...
C'est celui qui fait la fête un soir à 東京Tokyo et se retrouve dans la gare 新幹線shinkansen d'une autre ville à son réveil sans être capable de se rappeller ni porquoi il est là ni comment il est arrivé là...
C'est celui là-même qui te propose des supers plans, comme par exemple une super soirée sur la plage à une centaine de km de là, sur 2 jours, en fraudant le train à l'aller et pas au retour, ou peut-être en y allant an voiture, en dormant sous la tente, pour voir les concerts à 50€ l'entrée ou seulement squatter sur la plage...
C'est celui qui vient de se marier avec une jolie fille qui claque tout son argent lors d'une seule soirée en invitant tous ses potes (et d'autres?!) à boire un coup et qui du coup doit se serrer la ceinture pendant 10j en attendant le prochain salaire...
C'est celui qu'on rencontre chez SoftBank alors que nous ne sommes pas du tout dans notre quartier de résidence. Il est aussi en train de s'acheter un portable, comme nous et nous file pleins de bons conseils (quitte à nous prêter son portable pour qu'on fasse croire que c'est le notre nous évitant ansi d'acheter un portable supplémentaire alors qu'on a besoin juste de la carte SIM).
C'est notre voisin Mathew, un mec super sympa à qui il arrive toujours les pires coups du hasard (ou pas!). Nous l'avons rencontré le jour de notre arrivée à la résidence de 東京Tokyo. Il a tout de suite proposé de nous aider et nous n'avons pas hésité à le solliciter pour savoir comment marche la box, comment avoir le wifi, où trouver des vélos, comment débloquer nos iPhones, etc. Il est américain, sa femme est Philipinne et nous sommes bien contents d'avoir rencontrés ces deux-là!

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A quoi ça sert d'avoir un poisson ou un bout de viande crue dans son sac?
La réponse est évidente après avoir vécu 1 mois à 東京Tokyo: ça sert à gâter Carlo en lui donnant une friandise. Qui peut se vanter d'y avoir penser ? Ils sont deux (pour l'instant): une femme dans une bijouterie à 上野Ueno et un homme sur la place des コースプレーcosplay à 原宿Harajuku.
La première fois ça étonne un peu: j'étais en train d'acheter une jolie paire de boucles d'oreilles dans une bijouterie pendant que François attendait à l'extérieur avec Carlo. Comme souvent, une dame s'approche et caresse Carlo. Elle reste là un petit moment. Finalement la vendeuse invite ce petit monde à entrer pendant qu'elle prépare le bijou. La petite dame sort alors un sachet plastique tout plié de son sac à main, l'ouvre et nous montre un poisson (cru, mort, enfin comme s'il venait d'être pêché et négligemment jeté dans un sac plastique dans je ne sais pas trop quel but). Elle nous dit que c'est très bon, c'est du サワラsawara et demande si elle peut en donner à Carlo. Nous sommes toujours un peu gênés dans ces moments là car ce n'est pas très bon pour l'éducation de Carlo (ça l'encourage à mendier auprès des gens dès qu'il sent de la nourriture) mais on ne se sent pas toujours suffisament à l'aise pour refuser (en Japonais en plus) alors on craque et on accepte. A l'intérieur même de la bijouterie, devant nos yeux ébahis (ceux de Carlo aussi), elle prend des morceaux de poisson avec sa main et les donne à Carlo (qui se régale évidemment). Lorsque la vendeuse revient avec mon paquet, je m'attendais à une quelqonque réaction de sa part, mais non, elle se contentera d'apporter des mouchoirs à la petite dame pour qu'elle s'essuie ses mains dég...oulinantes de poisson.
Nous repartons avec le sachet de poisson que la petite dame nous a laissé (on ne refuse pas un cadeau, quel qu'il soit). Et on se dit qu'on a bien fait de créer une partie "rencontres étonnantes" dans notre site...

Alors qu'on pensait être tombé sur un cas isolé, on s'est rendu compte quelques jours plus tard qu'on s'était trompé. Nous étions à 原宿Harajuku un dimanche, en train de discuter sur la place avec un autre grand voyageur qui fera sans doute, lui aussi, partie de notre site. Carlo était en train de déambuler aux alentours et faisait des heureux à chaque fois qu'il s'arrêtait pour se gratter (le collier) permettant ainsi aux badaux de le caresser l'espace de quelques secondes. L'un d'entre eux a un sachet plastique qui contient une petite côte de je ne sais quelle viande. Il nous demande s'il peut en donner à Carlo. Familiarisés avec ce genre de demande, nous faisons assoir Carlo alors qu'il détache un morceau de viande de l'os avec ses mains. Il lui donne, non sans lui caresser la tête avec ses mains dégueu, puis repart l'air de rien, avec son os dans la poche...

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Sandy
Le 17/04/2011 à 16h17min53s

Oui et sans Carlo on aurait moins de choses à raconter finalement!

cat70
Le 17/04/2011 à 16h06min31s

tu m'etonnes droles de rencontres !!

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Animal museum à 原宿Harajuku
Dans le quartier d'原宿Harajuku, un dimanche alors que nous nous promenons au milieu d'un tas de gens, François m'indique un magasin pour chiens qu'il avait déjà vu lors de sa première visite de la capitale. Nous nous trouvons face à un grande bicoque en bois blanc, telle une vieille maison de Barbie. À l'étage, il y a à droite un "animal museum" et à gauche un "pet shop". Nous entrons à droite car le nom indiqué nous intrigue. Il y a très peu de choses à l'intérieur: à peine une dizaine de colliers pour chiens, quelques jouets et vêtements. Il y a, par contre, un gros chien assez vieux et la propriétaire des lieux, elle aussi, non pas grosse, mais assez âgée. Il y a aussi un couple de clients avec leur chien. Nous faisons le tour des produits et nous laissons Carlo jouer avec les chiens. La conversation est engagée rapidement: la propriétaire nous demande si Carlo est un Parson (gagné! elle est calée on dirait). Nous discutons un peu en japonais sur notre voyage et notre particularité: Carlo! Après un bon moment d'échanges, nous souhaitons acheter des petits canards en plastiques qui "couinent", tellement pratiques pour rappeller Carlo. Il est d'ailleurs déjà en train de jouer avec un canard qu'elle lui a laissé. Nous lui demandons combien ça coûte et elle nous en donne 2 gratuitement! Nous sommes très étonnés et nous continuons à discuter encore un peu. Cela laissera l'occasion à la propriétaire de nous faire un autre cadeau: une revue (mensuelle?) sur les chiens à 東京Tokyo. On y trouve les derniers accessoires à la mode, les dog cafés (c'est-à-dire les cafés dans lesquels les animaux sont acceptés), etc. Elle vient de l'acheter et le trouve très bien alors elle nous en offre un exemplaire et un autre à l'autre couple de clients. Enfin je ne sais pas si on peut encore parler de clients étant donné que nous ressortons tous sans acheter aucun produit et pourtant les bras chargés. Nous ne savons pas vraiment comment elle fait tourner sa boutique, mystère, mais nous sommes bien contents d'être passé par là...

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Rencontre à 原宿Harajuku
Nous étions dans le parc d'un grand temple à 原宿Harajuku, Carlo à moitié caché dans un sac en toile sous le bras de François quand nous nous sommes faits accoster par un homme. En anglais, il nous demande d'où on vient, combien de temps on reste au Japon, ce qu'on a visité et ce qu'on prévoit encore de voir, etc... Voilà donc la conversation bien engagée! Il s'appelle Hikaru et il nous raconte que lui aussi a déjà beaucoup voyagé dans le monde pendant sa vie. Nous échangeons nos opinions sur le Japon, les Japonais et le reste du monde.
Il va passer nouvel an à 大阪Osaka, nous y serons aussi alors il nous conseille des endroits à visiter et nous échangeons nos coordonnées. Peu à peu il nous dévoile un peu sa vie: il est ostéopathe (entre autres selon ce qu'on comprend de sa carte de visite). Il habite à 東京Tokyo dans un vaste appartement. Il est marié et vient d'acheter un terrain en bord d'océan où il compte faire construire une maison dans les années à venir. Comme nous nous faisons un peu mettre dehors par le gardien du parc qui a finalement repéré Carlo, nous nous retrouvons sur la grande place du quartier à discuter encore un peu, juste le temps de se faire accoster par un autre homme, celui à la côte de porc (voir plus haut pour vous rafraîchir la mémoire si besoin).
Il est tard, il fait nuit et nos estomacs nous rappellent à la raison donc nous essayons de prendre congé. Mais il nous invite à prendre un café avant qu'il ne prenne son train pour rentrer. Nous acceptons poliment mais nous lui expliquons que cela risque d'être compromis à cause de Carlo qui n'est accepté nulle part. Il nous répond qu'il connaît bien le quartier et que nous allons dans un café où il sera accepté. Ok , nous le suivons!
Le premier café restaurant où il nous emmène a l'air assez chic (pas étonnant qu'ils acceptent les chiens à mon avis) mais il n'est pas encore ouvert. Pas de souci, nous continuons un peu plus loin et juste à côté de la Design Festa Gallery (galerie insolite à découvrir dans notre page dédiée), nous nous arrêtons dans un café un peu rétro qui dispose d'une grande et jolie terrasse. Nous nous y installons, sans avoir peur de la température qui baisse en ce début de soirée, puisque les bancs sont tous munis d'une chaude couverture. Carlo reçoit une gamelle d'eau tandis que nous choisissons du thé et un milkshake. Nous bavardons encore un peu puis il est l'heure de partir. Mais avant de nous quitter, il a la bonne idée de nous montrer un retaurant fameux de 餃子gyoza. Génial, nous pouvons commander à emporter. Et elles sont délicieuses! Les meilleures qu'on ait mangé depuis notre arrivée!

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Un cycliste compatissant
Sur la route qui mène à 清水Shimizu, plus précisément entre 鎌倉Kamakura et 熱海Atami, nous avons croisé un cycliste qui a accosté François. Il se demandait où nous allions, avec nos vélos si chargés et notre petit chien. Nous lui avons dit que nous allions jusqu'à 清水Shimizu. Il nous a souhaité bon courage pour la route, surtout pour la montagne.
On a recroisé plus tard ce cycliste. Il nous attendait le long de la route une bonne dizaine de kilomètres plus loin. Il nous faisait signe de nous arrêter. À peine avions nous eu le temps de le reconnaître qu'il nous tendait un sachet de みかんmikan en nous disant que c'était bon pour la santé et plus particulièrement pour nous qui avions de la route à faire à vélo. Nous avons discuté encore un peu, il voulait avoir des précisions sur où nous voulions dormir et nous a précisé que pour atteindre notre but, il fallait traverser la montagne. Il nous a donc conseillé sur quel passage prendre. Ensuite après cinq minutes de bavardage, il est reparti en sens inverse et nous avons continué notre route toujours aussi surpris par la gentillesse des japonais).

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Une fan de Carlo... parmi tant d'autres!
Nous étions, Carlo et moi, en train d'attendre sur un parking. François était parti se renseigner sur un hôtel à quelques centaines de mètres de là. Nous voulions être discrets à propos de Carlo, comme d'habitude, et nous nous tenions donc à l'écart. Alors que Carlo était en train de jouer, une femme nous accoste. Elle me parle d'abord japonais, je réponds comme je peux. Elle continue la conversation en glissant quelques mots d'anglais. C'est déjà plus facile. Elle me demande quel âge a Carlo, comment il s'appelle, me dit qu'il est mignon, etc. Elle est employée dans le bâtiment juste à côté du parking. Elle vient de sortir du boulot et rentre chez elle. Sa voiture est dans l'allée. Elle devait être en train de partir quand elle a repéré Carlo. Ensuite elle me demande ce que je fais au Japon, je lui raconte un peu notre périple et lui explique que mon ami est parti à l'hôtel d'à côté (ティアラホテルTiara Hotel) pour savoir s'il y avait une chambre disponible pour la nuit. A ce moment là, je remarque sur son visage une expression bizarre qui ne dure que quelques secondes. Alors je lui demande si elle connaît cet hôtel et si c'est une bonne idée d'aller y dormir. Elle me répond, toute génée et en bafouillant, que c'est un "hôtel pour couples". Ah ça y est, je comprends maintenant son expression particulière! Je souris, un peu gênée également et lui dis que je ne savais pas que c'était un love hotel. Nous, pauvres occidentaux, ne faisons pas encore la différence, à première vue en tous cas, entre les hôtels traditionnels et les love hotel. Elle rit avec moi. Je lui explique alors que ce n'est pas une mauvaise chose pour nous, en tant que voyageurs à vélo, nous sommes toujours bien contents de trouver un toit, un lit et une salle de bain sur notre route, surtout bon marché et peu importe la fréquentation de l'établissement... Notre conversation s'arrête brusquement car François est de retour et nous cherche. Je dois donc la quitter. Elle me demande de patienter juste quelques instants. Elle va jusqu'à sa voiture et revient avec un sac rempli de grosses pommes. Pour le voyage me dit-elle. Je lui réponds merci en anglais, en japonais et peut-être bien en français aussi! Et je la quitte pour retrouver François, le panier du vélo rempli de bons fruits que nous pourrons déguster sur la route...

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Chez la postière de 大垣Ogaki
La première fois que nous avons rencontré cette femme c'était à la poste. Elle s'est occupée de l'envoi de mon gros sac à dos alors qu'on était sur la route d'大阪Osaka. Elle était très agréable et a bien vu qu'on était chargé et fatigué de faire la route à vélo.
Quand nous l'avons croisée à nouveau de nuit devant chez elle, alors qu'elle rentrait, nous ne l'avons pas tout de suite reconnue. C'est elle qui nous a fait des gestes et nous nous sommes approchés. Elle nous a demandé comment ça allait, si on avait froid et si on voulait entrer. Nous lui avons dit que nous avions trouvé un endroit non loin de là pour planter notre tente, qu'on était ensuite allé faire quelques courses au magasin le plus proche pour notre casse croûte du soir. Quant au froid, ce n'était pas vraiment un problème tant qu'on reste sous la tente. Néanmoins, nous acceptons volontiers l'invitation à l'intérieur.
Elle nous fait entrer dans sa maison (Carlo reste dans l'entrée mais au moins il est au chaud). Nous patientons au chaud sur le canapé tandis qu'elle commence à préparer à manger et répond à plusieurs coups de téléphone. Finalement elle nous explique que nous allons manger chez ses parents, juste à côté. Nous y rencontrons les parents mais aussi son mari, leur fille, sa soeur, ses neveux etc. C'est une grande maison familiale. Le dîner est vite servi et ça fait du bien de manger un plat chaud: riz, soupe au chou épicé, saucisses, croquettes, thé vert, etc. Après manger, nous passons au salon pour discuter. Nous échangeons nos noms par écrit, nous faisons une photo et nous lui donnons l'adresse de notre site. Elle s'appelle エミEmi, son mari s'appelle のりあきNoriaki et sa fille レーミReimi. Elle nous pose beaucoup de questions sur nous et notre voyage. Elle parle un peu anglais et sa fille de 15 ans aussi. Le reste de la famille parle japonais. Ils sont tous très gentils. Nous regardons ensemble la météo pour le lendemain: il ne fait toujours pas chaud et on annonce de la neige en montagne... Nous regardons même un programme musical qui passe le boysband préféré de sa fille: hyper kitch, enfin on avait la même chose avec les worlds apart pour ceux qui connaissent (j'étais fan...(précisons que c'est Sandrine qui écrit)).
Pendant tout ce temps là, Carlo reste dans le garage. Nous lui avons laissé une veste pour qu'il puisse se coucher dessus. Ce n'est pas le rêve mais c'est toujours mieux que dehors. La famille s'inquiète de nous savoir sous la tente cette nuit et nous propose de dormir dans le garage! C'est gentil mais la tente est posée, nous ne craignons pas vraiment le froid car nous sommes bien équipés et puis les hivers japonais sont bien différents des hivers européens... Donc nous refusons poliment et au moment de partir, エミEmi nous donne un gros paquet de カイロkairo. Cette fois elle nous explique comment ça fonctionne: il faut secouer le sachet et ça dégage de la chaleur. Bonne idée! Grâce à elle j'ai passé la nuit avec les pieds bien au chaud en glissant un カイロkairo chaud dans chaque chaussette... héhé!
Emi et sa famille

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A la gare d' 大津Otsu
Au petit matin... vers 10h(!), alors que nous sommes en train de manger notre petit pain au sucre et aux pépites de chocolat le long de la voie ferrée, nous croisons une femme à qui Carlo fait apparement pitié. Il faut dire qu'il est assis à nos pieds et nous regarde avec envie déguster notre petit-déjeuner. Elle s'arrête et pose quelques questions à propos de Carlo: quel âge a t'il? Comment s'appelle-t'il? etc... Elle habite juste à côté et souhaite nous donner quelque chose pour Carlo. Elle ouvre son porte-feuille et nous tend 2 billets de ¥1000 (soit un peu moins de 20€). Je refuse obstinément et me recule mais François est piégé et se voit contraint d'accepter. Etonnés et confus, nous ne savons pas comment la remercier. Elle nous dit que c'est pour acheter quelque chose à Carlo. Ensuite elle part et revient quelques minutes plus tard avec son chien. Pendant ce temps, j'avais sorti les biscuits de Carlo et je lui en propose pour son chien mais elle refuse: il est déjà trop gras nous dit-elle (et elle n'a pas forcément tort!). Elle ne reste pas longtemps et nous invite à passer à sa boutique de fleurs au coin de la rue. Nous ne la reverrons pas, nous ne connaissons rien d'elle mais nous avons bien pensé à elle lorsque nous avons acheté quelques jours plus tard, avec son argent, des biscuits anti-tartre et un tapis chauffant pour Carlo à mettre dans sa cage ou dans le panier du vélo pour les jours d'hiver.

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どんぐりDonguri
A 大阪Osaka, nous avions un restaurant favori: le どんぐりDonguri. Il était placé à quelques pas de notre appartement. Il n'avait que 2 tables, pas très récentes, et au milieu de chacune se trouvait une plaque de cuisson. On y mangeait surtout des 焼きそばyakisoba et des お好み焼きokonomiyaki, deux de nos plats préférés, à des prix plus que raisonnables.

La patronne était seule à préparer les plats et servir les clients. Nous avions pris l'habitude de venir là une fois par semaine. Elle nous offrait souvent un petit dessert: une pomme, un chocolat ou un gâteau.

Ce qui nous a fait aimé ce resto dès notre première venue, ce sont aussi les autres clients. Nous y avons fait la connaissance de 恵子Keiko qui dînait là avec deux autres convives. Tous trois étaient très gais et ont vite engagé la conversation avec nous. Le patronne était une amie de 恵子Keiko et semblait gênée de voir ces étrangers perturbés pendant leur repas par des autochtones un peu bruyants. Nous étions au contraire ravis!

Nous étions devenus des clients réguliers. Un certain soir, 恵子Keiko nous a proposé de finir la soirée dans un カラオケkaraoke. Nous avons accepté et nous avons donc chanté chacun plusieurs chansons: japonaises ou américaines.

Après cette fameuse soirée, les invitations se sont multipliées: nous étions conviés à goûter le なべnabe au どんぐりDonguri, puis chez 恵子Keiko, ensuite nous sommes allés manger des 串カツkushikatsu (brochettes de poissons, viandes, légumes frites). Nous avons alors fait la connaissance du compagnon de 恵子Keiko: まさしMasashi et d'un de leurs amis Hiroshi avec qui nous avons passés de bons moments.

Le jour de notre départ, nous avions promis de prévenir 恵子Keiko lorsque nous quitterions notre appartement pour qu'elle puisse venir nous dire au revoir. ELle nous a donc rejoint dehors, alors que nous nous appretions à rejoindre le port pour prendre le ferry. Nous avions nos sacs sur le dos et d'autres dans les bras, sans oublier Carlo qui nous suivait, légèrement inquiet. Les adieux se sont terminés dans les larmes mais nous étions bien déterminés à nous revoir.

Les jours suivants, François a échangé de nombreus SMS et appels avec 恵子Keiko qui s'inquiétait de nous savoir sur la route. Nous avons ensuite gardé le contact juqu'à notre retour dans le 関西Kansai. En effet, lors de notre voyage entre 福岡Fukuoka et 京都Kyoto, nous avons passé une nuit au camping d'大阪Osaka. La veille, nous avons donc prévenu 恵子Keiko de notre arrivée et nous nous sommes retrouvés au restaurant comme à notre habitude pour manger les spécialités de la patronne.
Donguri

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Le père Fourra... en pire!
Une association pour les étrangers à 福岡Fukuoka nous avait conseillé un vétérinaire qui parle anglais dans notre quartier. Nous nous y sommes rendus avec Carlo pour lui faire si possible un vaccin contre les maladies transmises par les tiques ou au moins avoir des informations complémentaires et prendre rendez-vous pour une prochaine fois.

Nous avons trouvé l'endroit en question et nous sommes entrés. Il régnait à l'intérieur de la salle une odeur de vieux garage. Bizarre mais nous nous approchons néanmoins du petit comptoir derrière lequel s'agite (enfin presque) un personnage en blouse blanche, vraisemblablement le vétérinaire. Nous lançons un "今日はkonnichiha" (bonjour) afin de le prévenir que des visiteurs (potentiels clients) sont là. On n'a d'abord pas vraiment su s'il nous avait entendu ou pas, nous avons donc renouvelé notre appel. Il s'est alors lentement retourné et a commencé à parcourir le trajet qui le séparait de son bureau, sans nous regarder, ni même nous répondre. On s'est tout d'abord dit qu'il état légèrement antipathique. On se trompait.

Avant de s'assoir à son bureau (cette scène se passe environ 5 minutes après que nous soyons entrés: depuis tout ce temps, on s'interroge du regard, on chuchote en français, on se dit qu'on n'aurait pas du venir, qu'on n'a pas très envie de le voir toucher Carlo, ...), il nous dit enfin quelque chose: il a besoin de mettre ses lunettes car il ne voit pas très bien. Comme on ne voit pas bien en quoi cela pourrait l'empêcher de retrouver son fauteuil, on finit par se poser pas mal de questions. À ce moment-là, on pouvait alors se demander si les lunettes étaient vraiment son plus gros problème.

Alors qu'il s'installe enfin à son bureau, nous pouvons l'observer et entamer une conversation avec lui. Ce vieil homme aux airs maladifs est tout tremblant, il bafouille quelques mots de japonais que nous avons la plus grande peine à déchiffrer. Il finit par sortir une ardoise blanche et un marker. Il compte s'en servir pour communiquer, c'est malin mais ça ne me rassure pas du tout! Je ne souhaite pas voir Carlo aux mains de cet homme alors j'envisage promptement une stratégie de repli que j'explique discrètement à François, en français et à voix basse, feignant un visage serein pour cacher mon angoisse!

En quelques secondes, nous ne sommes plus là pour un vaccin mais pour poser une question toute simple: que faire pour préserver Carlo des tiques? Ainsi, pas question de prendre un rendez-vous, de lui faire une piqûre ou autre. Au pire, nous terminerons cet entretien en disant: Merci pour ces informations, nous allons réfléchir, puis nous sortirons au plus vite pour ne jamais revenir.

La conversation n'est pas aisée: il connait quelques mots anglais, c'est vrai. Mais de toutes façons, que ce soit en anglais ou en japonais, il peine à articuler et cela rend la compréhension difficile. Bref, il en vient à nous montrer un produit que nous connaissons bien: une pipette de produit à déposer dans les poils du cou et au dessus de la queue qui tuera les tiques qui le piqueraient dans un délai d'un mois. Nous n'apprenons donc rien de nouveau, nous lui achetons une dose de produit (excessivement chère: 1500¥/dose, soit 13€ environ) et nous repartons.

Avant de quitter les lieux, nous rencontrons une femme, probablement sa femme, et probablement celle qui gère le cabinet. Elle vérifie que nous avons bien reçu les réponses à nos questions, nous échangeons quelques mots anglais et japonais et nous nous retirons. Certainement que si on l'avait rencontré d'abord, les choses se seraient passées différement, du moins elles nous auraient paru différentes. En tous cas, même s'ils étaient tous les deux très aimables et aidant, je n'aurais pas été très rassurée de devoir consulter ici. C'est déjà compliqué d'expliquer à un vétérinaire les symptômes d'un chien (vu que celui-ci ne peut pas le faire lui-même). De plus, dans une langue étrangère, on se sent moins à l'aise et on a peur de se comprendre de travers. Et personnellement (ce n'est pas le cas de François), si j'ai le moindre doute sur la compétence du médecin en face de moi, je deviens plus que sceptique!

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Photos de cerisiers et jus de blueberry
Sur la route qui mène à 広島Hiroshima, stationné sur une petite aire d'urgence, un homme nous observe monter la côte. Lorsque nous arrivons à sa hauteur, il nou fait signe de nous arrêter. Mon premier réflexe est de penser qu'il s'agit peut-être d'un officier de police. Pourtant, c'est une voiture ordinaire, il est seul et ne porte pas d'uniforme. Nous nous arrêtons donc et il nous demande si nous parlons japonais. François répond que oui, un peu. Il n'en fallait pas plus pour débuter une conversation.

Il nous a demandé où on allait, s'étonnait de nous voir si chargés, avec un chien en prime. Il nous alors tendu 2 bouteilles de jus de fruit et s'en est ouvert une devant nous et l'a goutée (afin de nous montrer qu'il ne tentat pas de nous empoisonner). Il nous a dit que c'était lui qui fabriquait ce jus de fruit 100% blueberry. Je l'imite donc et je goûte, François de même. Hummm, c'est délicieux.

Il est bien embêté de voir que nous sommes si chargés car il aimerait nous donner quelque chose. Il s'agit de grandes photographies (environ 40x60cm) de fleurs de cerisiers qu'il a prises lui-même. Il a aussi réalisé des calendriers avec ces photos, de la même taille. Comme ses réalisations sont plastifiées, elles pourrons résister plus facilement au rudimentaire transport dans notre cage de vélo. Alors il nous en tend une petite dizaine! Tous représentent de jolis paysages: cerisiers en fleurs, ciel bleu, petites maisons, champs, etc. Sur l'une d'entre elles, un cerisier cache à moitié un dinosaure. Il doit y avoir un parc à thème par ici.

Cet homme habite tout près d'ici. Il nous a vu depuis l'autre côté de la route et a fait demi tour pour nous attendre ici et nous accoster. Il nous demande où nous allons dormir. Nous lui expliquons que nous allons poser la tente quelque part ce soir et que nous allons de temps en temps à l'hôtel. Il nous propose de dormir chez lui cette nuit. Carlo pourra rester dans le jardin. Ce n'est apparement pas la première fois qu'il héberge des inconnus voyageurs. François me demande mon avis: si nous devons laisser Carlo dehors, nous préférons dormir sous la tente. Nous refusons son invitation en lui expliquant qu'il ne fait pas froid, qu'on était à l'hôtel hier, qu'on est en forme, etc. Et c'est vrai! Après quelques minutes de discussion, on se dit qu'on aimerait bien planter notre tente dans son jardin. Ainsi nous n'aurions pas besoin de silloner les monts alentours pour trouver un emplacement, nous pourrions sans doute passer une partie de la soirée à discuter, et enfin Carlo ne dormirait pas seul dehors. Nous tentons alors de proposer cette solution à notre interlocuteur. Mais ce fut un cuisant échec! Nous n'avons apparemment pas réussi à faire passer notre idée puisqu'il a alors dit quelque chose comme: "Ah vous préférez rester tous les deux" que je ne suis pas du tout sûre d'avoir bien entendu. Ensuite il a commencé à nous dire au revoir! Bref, c'était raté!

C'est souvent difficile de trouver la bonne formulation pour demander quelque chose à un japonais. C'est d'autant plus difficile à faire lorsqu'on a refusé son aide queluqes minutes auparavant!

Avant de nous quitter, nous décidons de prendre une photo tous ensemble, sur le bord de la route. Nous lui remettons une carte postale de Paris avec des peintres et caricaturistes sur la place de Montmartre. Au dos, nous signons avec quelques mots de français et de japonais pour le remercier. Nous lui donnons aussi une petite carte de notre site internet. Lui nous offre encore un paquet de gâteaux. Nous chargeons les vélos de ses nombreux cadeaux et repartons à la recherche d'un endroit où dormir!
Hofu

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Une famille sympathique
Après une nuit en camping au dessus d'une petite montagne, nous redescendons, sacs sur le dos, récupérer nos vélos que nous avions laissé dans un parking tout en bas. Il fait déjà chaud à 10h du matin alors nous prenons notre temps pour charger les vélos. Carlo est allongé parterre car il souffre au moins autant que nous de la chaleur!

La femme qui habite à côté du parking et nous regardait depuis un moment, s'approche finalement de nous avec deux petits chiens dans ses bras. Le plus jeune n'a pas encore 1 an. Nous discutons de nos chiens puis de notre voyage. FOnalement elle nous propose de venir boire quelque chose chez elle. Nous acceptons volontiers: la perspective d'une boisson fraîche nous ravit d'avance.

Elle nous offre du thé vert... chaud (pour la boisson fraîche on verra plus tard!) et un gâteau à base de soja. Nous nous installons à table pour discuter autour d'une carte du monde. Ses chiens sont dans leur parc dans la salon: tel un parc pour bébé mais en bien plus grand! Celui-ci occupe bien 1/3 de la pièce qui constitue le salon, la salle à manger et la cuisine. A l'intérieur du parc se trouvent 2 cages, une pour chaque chien. Comme les 2 petits chiens ne trouvent pas normal qu'ils soient eux dans le parc et Carlo libre dans le salon, ils n'arrêtent pas de sauter sur place et d'aboyer. Alors ils devront entrer chacun dans leur cage, ce qui aura pour effet de réduire un peu la fréquence des aboiements mais pas cette inégalité flagrante!

Nous lui signons une jolie carte postale de Tournai et nous leur donnons l'adresse de notre site. Leur fille parle français, elle pourra donc y jeter un oeil facilement. La femme nous offre des poissons en tissus posés sur une jolie feuille verte en tissu ainsi qu'un gâteau à emporter. En échange, avant de nous quitter, nous leur donnons l'un de nos calendriers, reçus il y a quelques jours d'un homme qu'on avait croisé sur la route (voir dans nos précédentes rencontres). Ils nous regardent charger nos vélos et quitter les lieux alors que le reste de la famille arrive chez eux.
iwakuni

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Jazzybird à 四国Shikoku
Sur la route en direction de 京都Kyoto, sur l'île de 四国Shikoku, alors que je sortais d'un raccourci de mon cru (autant dire que j'avais perdu de vue depuis longtemps François mais c'est lui qui était devant...), je me fis doubler par une voiture qui se gara devant moi et dont le conducteur me fit signe de m'arrêter. J'obtempère tout en me demandant ce qu'on peut bien me vouloir.

Ils sont 2 hommes dans la voiture, le conducteur descend et s'étonne de me voir aussi chargée et visiblement sur la route pour un grand nombre de kilomètres. Il me demande s'il peut prendre une photo alors j'accepte volontiers de poser pour son iPhone, malgré mon chapeau ridicule qui me protège heureusement des rayons du soleil brûlant et mes joues plus que rouges (dues notamment aux petites côtes que je viens de gravir en suivant mon fameux raccourci...).

Il retourne alors à sa voiture chercher quelque chose et revient en me tendant des pièces de monnaie. "for a drink" il me dit. Je dois être encore plus rouge que je ne le pensais finalement si les passants s'arrêtent pour me donner de quoi m'acheter quelque chose à boire!

J'essaie de refuser, sans résultat. Alors je décide de lui sortir toute ma panoplie réservée aux rencontres sympathiques: carte postale de France signée au dos (Merci en français et en japonais + nos noms) et la carte de notre site Superwanchan. Ensuite, je gare mon vélo sur le côté et installe l'appareil photo pour une photo souvenir. La conversation se fait en anglais principalement mais on y glisse de temps en temps quelques phrases en japonais.

Ca aurait pu s'arrêter là. Mais c'était sans compter l'enthousiame de ce jeune homme fort sympathique. Nous avons donc échangé nos adresses email, puis celles de nos iPhone pour s'envoyer mutuellement nos photos.

La conversation a ensuite continué sur la catastrophe qui a lieu à 福島Fukushima. Il me demande si nous comptons passer par cette région lors de notre périple. Je lui réponds que non mais nous prévoyons néanmoins d'aller au nord à 北海道Hokkaido. Alors il me dit quelque chose de très rigolo que je traduirai de la façon suivante: ce n'est pas vraiment dangereux là-bas (sous-entendu la région de 福島Fukushima) mais il vaut mieux éviter d'y aller. Je pense que ça résume pas mal de choses. Puis nous parlons de Tchernobyl et nous tombons d'accord sur la phrase: No more Tchernobyl, no more 福島Fukushima. Nous sommes même assez émus de cette discussion alors que nous pensons à ceux qui sont là-bas pour essayer d'arrêter la catastrophe. Il conclura le sujet en disant avec un grand sourire: but japan has hope!

Sur le point de partir, alors que j'avais enfin rangé toutes mes affaires, le voilà qui revient vers moi avec à la main un CD de musique gravée. Il m'explique hâtivement qu'il est DJ pendant son temps libre et que c'est un CD qu'il a fait. Je le remercie et lui dit qu'on l'écoutera sur notre ordinateur.

Shikoku

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Les videurs du love hotel
Lors d'une balade nocturne dans le quartier des love hotel de 高松Takamatsu, deux hommes qui travaillaient visiblement en tant que gardien d'un love hotel, nous ont accosté et ont engagé la conversation.

Ils ont cru que nous étions à la recherche d'un hôtel qui accepte les chiens et que nous avions beaucoup de difficultés à en trouver. Nous n'avons pas osé leur raconter que nous avions déjà un hôtel mais que nous y avions caché la présence de Carlo.

Nous avons discuté brièvement de notre voyage. Ils nous ont conseillé quelques hôtels aux alentours qui pourraient peut-être accepter les chiens. Pour finir, ils nous ont donné un paquet de chips de pommes de terre de 北海道Hokkaido. Ces chips étaient en forme de frites, coupées bien grosses comme des frites de pommes de terre maison. Cuites juste ce qu'il faut, salées juste comme on aime, elles étaient vraiment délicieuses!

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Le dentiste de 71 ans
Tout a commencé sur la route entre 福岡Fukuoka et 京都Kyoto lorsque nous faisions une petite pause dans un コンビニCombini. Nous avions acheté un morceau de カステラcastera (quatre-quart japonais) et j'y ai laissé une de mes dents!

Il s'agissait en fait d'une dent sur pivot tout au fond de ma bouche. Pas de panique, j'appelle mon dentiste français pour avoir ses conseils. Il me dit d'aller la faire recoller dès que possible chez un confrère japonais. Cela attendra donc quelques jours que nous soyons arrivés à 京都Kyoto. Grâce à une liste réalisée et mise en ligne par l'Ambassade de France, je trouve les coordonnées d'un dentiste francophone à 京都Kyoto. 美知Miharu prend le rendez-vous pour moi par téléphone.

Quelques jours plus tard, à paine installés dans notre nouvel appartement, je me rends avec François chez 西先生Dr Nishi. Nous y allons à vélo, il y a 6km. Malheureusement une averse abondante tombe à ce moment-là et nous sommes trempés lorsque nous arrivons dans son quartier. De plus, comme j'avais bien préparé l'itinéraire (comprendre que c'est François qui s'en était chargé), je n'avais pas pris le nom du dentiste avec moi. Arrivés là-bas, nous avons eu beaucoup de mal à trouver le cabinet (nous ne sommes pas du tout familier avec le système particulier de 京都Kyoto). Nous avons donc demandé à un livreur qui passait par là et qui nous a parfaitement renseigné.

Lorsque nous garons nos vélos devant le cabinet, nous avons 10 minutes de retard, la secrétaire sort et nous accueille sur le pas de la porte. Ils nous attendaient, évidemment. Nous nous déchaussons à l'entrée puis nous montons à l'étage. À droite se trouve une salle d'attente, à gauche la salle du dentiste et face à nous un petit bureau. Nous faisons connaissance avec mon dentiste en français. Il parle plutôt bien même s'il dit qu'il est un peu rouillé (vous allez vite comprendre pourquoi j'utilise cette expression...). Nous remplissons différents papiers, je lui montre ma dent et lui explique mon petit souci puis nous allons nous installer dans la salle de gauche.

Nous avons discuté une petite demi-heure avant même qu'il n'ouvre ma bouche et commence réellement à s'y mettre. Je le soupconne fortement d'avoir fait durer la conversation uniquement pour qu'il puisse réviser son français. Nous avons parlé de nous, de lui. Il nous a expliqué qu'il avait commencé le français... il y a avait 35 ans... ou à 35 ans. Je n'étais pas sûre d'avoir bien compris à ce moment-là. Il s'est avéré que, de toutes façons, ces propositions étaient vraies toutes les deux...

Il nous dit alors qu'il va aller en France pour ses prochaines vacances: mais je suis Japonais, nous dit-il, alors je ne resterai que 4 jours. Les Japonais ne prennent pas beaucoup de vacances, vous savez. Mais quand je serai en retraite, peut-être que... Mais ce n'est pas pour maintenant. J'ai 71 ans, vous savez?!

Nous restons presque bouche bée! 71 ans... mon dentiste... pas prêt d'être à la retraite selon lui... Ouah! Alors je lui demande s'il n'a pas hâte d'être à la retraite. Il me répond que non, en souriant! Après quelques ratés avec ses outils (3 chutes seulement), il finit quand même par recoller ma dent. Ce qui a pris environ 10 minutes alors que nous sommes restés 50 minutes dans son cabinet à papoter!

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Le cuistot de 京都Kyoto
Pour en savoir plus sur cette rencontre, lisez notre article relatant notre cours de cuisine avec un cuistot japonais bien sympathique.
kyoto_cuisine5

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Une famille de voyageurs
Imaginez notre surprise lorsque, -fraîchement arrivés dans un camping à 北海道Hokkaido, plutôt ennervés puisqu'on nous interdit d'y entrer avec Carlo et pas franchement à l'aise puis qu'on doit le cacher dans notre tente alors que le camping est plein et que la météo annonce de la pluie...- quelques mots de français (étonnant), qui ne nous étaient pas destinés (encore plus étonnant), résonnent à nos oreilles...

C'est de cette façon que nous avons appris la présence d'une famille française dans le même camping que nous. Les premiers français qu'on croisaient depuis plus de 9 mois!
Plus tard nous avons appris qu'ils avaient aussi détecté notre présence très vite. Comment? Facile, c'est notre tente Quechua qui nous a trahi!

Nous aurions pu nous contenter de nous saluer poliment mais la météo désastreuse de 北海道Hokkaido cet été-là (entre autres?), nous a rapproché! François a fait leur connaissance le lendemain matin de notre arrivée, alors que nous nous remettions tous (plus ou moins difficilement!) de cette nuit pluvieuse. Certains enchaînaient les séances de sèche-linge, d'autres tentaient désespérement de promener Carlo discrètement sous la pluie... À mon retour de la promenade de Carlo, j'ai reçu un appel de François qui me demandait de préparer des affaires pour Carlo (et nous) parce que nous embarquions sans tarder dans la vanette des Français!

Génial! Nous étions sauvés! Une journée de pluie, nous condamnant à rester sous la tente, venait de se transformer en une journée de tourisme... au sec et sans pédalage! Le rêve! Euh... mais on n'oublierait pas quelque chose: et notre passager clandestin dans tout ça? Pas de problème, c'est l'avantage ici, François avait déjà tout expliqué: l'interdiction du chien, la cachette dans un sac puis dans la tente etc. Et personne ne voyait d'inconvénient à ce qu'il nous accompagne en voiture. Doublement génial!

Je ne vais pas relater ici tous nos faits et gestes de cette journée. Rendez-vous ici pour lire (ou relire) nos balades.

Par contre, j'aimerais essayer de décrire cette drôle de famille (à comprendre dans un sens complètement positif!) qui nous a permis de passer une très bonne journée. Tout d'abord cette famille est composée des deux parents et de leurs trois enfants: trois filles! Toutes les trois ont entre 14 et 18 ans (environ). Chacun des membres de cette famille est d'une part très agréable mais aussi très intéressant. Ce fut un réel plaisir de pouvoir discuter avec eux. Ils ont déjà voyagé à travers le monde entier et il y a peu de destinations qui leur soit encore inconnue: pour les enfants comme pour les parents. C'est assez incroyable!

Quand ils partent découvrir le monde, ils ne le font pas à moitié: ils partent pendant des semaines ou des mois entiers, voire 6 mois d'affilée! Cette fois, ils étaient en visite au Japon. Après avoir passé quelques temps à 東京Tokyo et à côté, ils ont décidé de traverser 北海道Hokkaido en voiture. Très spacieuse et ultra pratique, c'est plutôt un minivan, surnommée vanette!

Leur fille aînée faisait ses études à côté de 東京Tokyo et ils l'ont rejoint pour les vacances d'été. Elle parle couramment japonais. Elle est très à l'aise pour tenir une conversation! C'est étonnant la fluidité avec laquelle elle s'exprime! Ce n'est pourtant pas évident de construire ses phrases en japonais à la vitesse de la pensée... C'est un challenge permanent pour François (et je n'en parle même pas pour moi...).

La deuxième fille a vécu aux États-Unis, pour ses études également! Alors vous comprenez maintenant qu'ils ne font rien à moitié! Personnellement je trouve que c'est le rêve! Partir étudier à l'étranger alors qu'on est jeune, devenir bilingue et voyager à travers le monde depuis le tout jeune âge... Ah quel boulot formidable de parents! Bravo!
Oh mais je ne voudrais surtout pas dénigrer le travail de nos parents qui se sont aussi donnés du mal! François et moi avons eu beaucoup de chance également: apprentissage des langues étrangères, études et voyages en France ou à l'étranger, seul ou avec les parents... C'est vrai, merci! Mais là, la barre est placée sacrément haut! Et puis nous étions des enfants uniques tous les deux. Partir avec trois enfants (en bas âges, ou alors avec 3 adolescentes!), ça doit en décourager plus d'un, non?!

Bref, on aurait pu passer des heures à discuter tous ensemble (enfin c'est un peu ce qu'on a fait!) et les conversations n'auraient jamais été ennuyeuses. Nous avons un seul petit regret, c'est de ne pas avoir de photo de cette drôle de famille: entre la pluie incessante ce jour-là et mon hésitation à leur demander de poser pour mon appareil (!), eh bien voilà...

Pour conclure, nous avons passer une très agréable journée ensemble. Nous les remercions de nous avoir embarqué dans leur vanette pour faire le tour de la région et découvrir des endroits que nous n'aurions jamais vu sinon. Nous avons pensé à eux très souvent après ça, notamment lorsque nous sommes arrivés à 東京Tokyo en septembre: notre premier repas à la maison a été des spaguettis bolognaise! On en rêvait presque depuis ce soir-là au camping: nous avions mangé ensemble un énorme plat de spaguettis à la bolo alors que ça faisait plus de 9 mois qu'on n'en avait pas mangé...

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Le gang des Jack Russell du parc 代々木Yoyogi
Le parc que nous préférons à 東京Tokyo s'appelle 代々木Yoyogi. Il est situé à environ 30 min de vélo de notre appartement. C'est un grand parc avec des pistes cyclables, des pistes piétonnes, des zones d'herbes, des petits bois, des petits lacs et des jets d'eau, etc. C'est très joli! Et le week-end, c'est très fréquenté. Il y a pleins de jeunes à la mode, des spectacles, des musiciens, des gens qui s'entraînent (yoga, chant, instrument, danse, etc). Bien sûr les chiens doivent être tenus en laisse mais on croise rarement des gardiens...

C'est dans ce joli parc que nous avons croisé un matin のぶおNobuo et son chien Viaggio. Carlo était en train de se baigner dans le lac. Nous avons alors échangé nos coordonnées et ça a été le début d'une grande aventure!

Nous avons reçu un email de のぶおNobuo qui nous invitait à faire partie d'une petite communauté, plus ou moins improvisée, (mais plutôt bien organisée!) de Jack Russell qui se réunit régulièrement au parc et qui organise de temps en temps des sorties en dehors de la ville. Ils ont même un petit site de partage de photos! On nous avait d'ores-et-déjà crée un compte avec pseudo et mot de passe, on nous invitait à venir au parc et on nous proposait un barbecue au pied du 富士山Mont Fuji!

Ainsi nous avons fait la plus ample connaissance de のぶおNobuo, sa femme いほこIhoko et leur chien Viaggio. Lui travaillait en relation avec les opéras, notamment celui de Paris, a donc beaucoup voyagé et a même habité à Zurich en Suisse. Ils sont venus nous chercher en voiture pour aller au barbecue au bord d'une rivière (voir les photos), ensuite ils nous ont baladé au pied du 富士山Mont Fuji dans la région des cinq lacs (voir les photos). De plus, のぶおNobuo a toujours été de très bon conseil! Il nous a fourni des tas d'informations sur les ferrys et les règles d'importation des chiens. Il nous a notamment évité un voyage pénible vers la Corée du Sud (on prévoyait de se séparer: François devait y aller en avion avec Carlo et moi en ferry avec les 2 vélos...). Heureusement, のぶおNobuo nous a envoyé le nom d'une compagnie qui faisait le trajet Japon-Corée qu'on ne connaissait pas et qui acceptait les chiens ET les vélos! Un sacré soulagement pour nous... Bref, une perle!
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Nous avons aussi fait la connaissance de りゅおRyo et のぶこNobuko et de leurs chiens ポンプPomp et ベルBell. Nous nous sommes vus souvent: pour aller au festival de danse 阿波踊りAwaodori (voir les photos) ou pour participer à un cours de 生け花Ikebana (voir les photos). Nous allions souvent manger des petits plats exotiques à côté du parc avant de rentrer!
りゅおRyo est un très bon dessinateur. Il a fait des dessins de ses chiens et de Carlo qui sont très ressemblantes: c'est superbe!
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ゆこYuko est la 'maman' de カッピCappy. Elle travaille en freelance comme illustratrice, designer de logo, d'images pour des publicités, des magazines, des sites web, des livres, etc. Ses dessins pop graphic à base d'animaux sont géniaux! D'ailleurs, elle nous a fait un très beau cadeau en nous offrant chacun un tee-shirt qu'elle a fait (avec son nom dessus! La classe!). Regardez plutôt sur la photo ci-dessous!
Son compagnon est un designer graphique qui travaille notamment pour les vêtements, chaussures et accessoires de snowboard. Pendant son temps libre, il dessine des petites bandes dessinées qui sont super! Avec ゆこYuko, nous avons participé à un cours de 居合道iaido: l'art de manier l'épée et de trancher son adversaire en un coup (voir les photos)!
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Lors de nos balades au parc 代々木Yoyogi et lors du fameux barbecue, nous nous sommes faits pleis d'autres amis qui ont tous des Jack Russell ou des Parson de tous âges et de toutes tailles. Pour voir les photos de tous nos amis au parc, cliquer ici!
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Nos voisins les Français
Lors de notre séjour à 東京Tokyo, nous avons découvert une petite épicerie sympathique à côté de la maison qui vend toutes sortes de produits étrangers: jambon, tacos, olives, speculoos, etc. Ce soir-là, nous n'étions pas les seuls à laisser notre chien patienter devant la porte du magasin... Il y avait aussi un superbe lévrier, parfaitement sculpté, au poil gris brillant. Si je me souviens bien, j'ai du percevoir un ordre en français et c'est ce qui a du attirer mon attention. C'est ainsi que nous avons fait la connaissance de Joël, Français expatrié au Japon depuis de nombreuses années... Et qui a choisi de faire venir son chien jusque ici!

Par la suite, nous nous sommes croisés plusieurs fois dans le quartier. Nous habitions en fait à quelques minutes seulement les uns des autres. Chaque rencontre était l'occasion d'échanger des recommendations quant aux quartiers sympas, aux promenades pour le chien, etc. Nous avons même été invités à un délicieux apéritif dinatoire! Un vrai régal! Carlo, lui, en a profité pour dévorer le jouet de leur chien et grogner dès qu'il s'en approchait un peu trop. Ce n'est pas de cette façon qu'on aurait voulu les remercier pour leur invitation... Et pourtant le jeune lévrier ne nous en voulait pas plus que ça et faisait des tas de câlins à François, comme s'il le connaissait depuis toujours!

Lors de cette soirée, nous avons découvert les étonnantes professions de nos hôtes. Le premier est responsable de la création de parfums de A à Z: le nom, les senteurs, la forme de la bouteille, etc. Il est notamment parti en voyage en Corée pour s'imprégner de l'atmosphère et découvrir des graines et des plantes exotiques qui pourraient l'inspirer pour sa prochaine création. Étonnant! Et carrément insolite, non?!

Le deuxième est un artiste photographe qui travaille avec des appareils incroyables aux allures d'antan mais il ne faut pas s'y méprendre: c'est du matériel de pointe! Je ne peux malheureusement que très mal expliquer comment il procède, ayant peu de connaissances sur le sujet. Néanmoins, le résultat est saisissant. Je prévois de mettre un lien vers son site internet très bientôt, alors à suivre!

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Un voyageur en train...
et en ferry!
Dans le ferry qui nous conduit de 東京Tokyo à 沖縄Okinawa, il y a très peu de passagers. Nous en avons compté 13 au port au moment de monter à bord! Il y a un motard, quelques vélos, des gens qui ont beaucoup de bagages sur un diable. Il faut dire qu'il y a peu d'avantages à voyager sur cette distance en ferry: c'est excessivement long (46 heures) et c'est au moins aussi cher qu'un billet d'avion!

Et pourtant, 幸太Kota avait, lui aussi, choisi ce moyen de locomotion. Nous l'avons rencontré sur le pont du bateau. Il est étudiant et profite de son temps libre pour voyager à travers le Japon en train local. Et de temps en temps, quand c'est nécessaire, il emprunte aussi les ferrys ou les avions.

Il a pris l'habitude de prendre en photo les gens qu'il rencontre sur son chemin: jusque là son palmarès atteint 160 personnes (en 3 ans environ)! D'ailleurs, il dispose de deux appareils dont un est très cocace. Le premier est un numérique tout simple et le second est un gros appareil en plastique, donc très léger qui fonctionne avec une pellicule. On dirait presque un faux! Il ne prend que des photos en noir et blanc. Et c'est à l'aide d'un gros bouton poussoir qui fait un clic bruyant qu'il les prend.

Nous avons échangé nos coordonnées et discuter à propos de nos voyages respectifs. Difficile pour nous de présenter notre équipe au complet puisque nos 3ème membre (ce n'est pas une blague salace...) est caché dans notre chambre à ce moment-là! Nous hésitons donc à lui parler de la présence clandestine de Carlo à bord du ferry. Et il ne posera pas de question à son sujet même après avoir reçu notre fameuse carte de visite Superwanchan. Alors tant mieux!

C'est toujours intéressant de rencontrer d'autres voyageurs. Dans ce cas, on se rend compte que cet étudiant a du comprendre qu'il n'aura plus beaucoup de temps libre pour voyager lorsqu'il sortira de l'école et commencera à travailler. C'est d'autant plus vrai au Japon que les congés payés sont souvent extrêmement cours. Mais c'est vrai aussi en France et on connait beaucoup de gens qui ont fait et font pareil autour de nous. On en fait même partie! Lorsque j'étais en école d'ingé, j'ai profité de toutes les occasions qui m'étaient offertes pour m'expatrier, que ce soit en Allemagne, en Autriche, aux États-Unis ou en Argentine, pour les études, pour un boulot d'été, pour un stage professionnel ou pour un 'projet personnel' (synonyme de 6 mois sabbatiques dans le pays de son choix) comme on l'appelait à l'époque dans mon école, tout était bon à prendre! Ah, la vie étudiante avait du bon... Si bon que nombre d'entre nous n'ont pas pu se résoudre à se mettre à la vie professionnelle...!
ferryokinawa

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Une joueuse de balai
C'est en se promenant dans les galeries couvertes de 那覇Naha sur l'île de 沖縄Okinawa que nous avons rencontré cette jeune femme. Nous nous sommes arrêtés pour regarder les 三味線shamisen qu'elle vendait dans sa petite boutique. Elle en jouait d'un fait en boîte de conserve.

Puis elle a remarqué Carlo et a joué avec lui. Elle a alors sorti sa flûte et a joué quelques notes. Carlo, à défaut d'harmonica, aime bien chanter avec une flûte également. C'est ce que nous avons découvert ensemble à ce moment-là. Il émettait des petits gémissements d'excitation quand elle jouait. Elle a alors essayé plusieurs instruments (parmi les instruments qu'elle a sorti: elle a notamment sorti ce qui ressemblait à un vieux balai de paille. Le manche était en fait une flûte!) mais celui qu'il préfère c'est la flûte à piston!

Maligne cette vendeuse: on a donc été tenté d'acheter cette fameuse flûte qui fait chanter Carlo! En cadeau, elle nous a offert un CD de musique de l'île. Nous avons un petit peu discuté avec elle car elle était très sympathique. Finalement elle nous a demandé de prendre une photo qu'elle mettrait sur son site... Alors nous avons fait pareil et voilà le travail! Distribution de petite carte Superwanchan et voici le résultat...
oki_shamisen

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les squatteurs noctambules de la plage de 那覇Naha
La veille de notre départ, vers 20h, nous avons amené Carlo sur la plage de 那覇Naha, pour qu'il se défoule sur le sable en prévision de 24 longues heures à passer à bord d'une cage en ferry... À peine arrivés là-bas, il se met à courir comme un fou et alerte ainsi deux chiens qui se la coulaient douce sur les berges. Ils étaient tranquillement avec leur maître avant notre arrivée. C'était déjà bon signe et nous étions confiants de voir qu'ils n'avaient pas été virés par des gardiens...

En nous approchant néanmoins, nous remarquons sur la droite un homme en uniforme qui pourrait bien être un gardien. Certes les chiens semblent être tolérés sur la promenade mais, selon le panneau devant nous, ils sont interdits sur le sable et dans l'eau. Aïe, aïe, aïe, mauvaise nouvelle... Nous avons bien cru que notre promenade nocturne s'arrêterait là.

On se promène sur le chemin en évitant de laisser Carlo courir sur le sable. Puis nous sympathisons avec l'homme qui est venu avec ses deux chiens. Carlo s'amuse autour de nous et attire vite d'autres personnes. Parmi elles, il y a le fameux gardien de la plage. Il vient nous saluer: nous et Carlo. Il ne s'offusque pas de le voir courir sans laisse, jouer avec une canette vide ni même courir dans le sable! Le rêve!

Nous discutons longuement avec le propriétaire du chien pendant que Carlo joue avec l'accolyte du gardien. Un autre homme se joint à nous: il apportait justement des petites pâtisseries alléchantes et nous en a offert un morceau! (Alors qu'il n'y avait que 3 (énormes) parts dans la boîte et que c'était visiblement un gâteau très chic!) Un délice... Je me lèche les babines et je les remercie chaleureusement pour ce dessert.

Au moment de nous quitter, le dernier homme qui était en fait le chef du gardien de la plage, nous propose d'aller boire un verre ensemble! Mais il est déjà trop tard pour nous qui devons nous lever à 5h du matin le lendemain. Nous refusons avec le coeur noué, ça aurait pu être super sympa. Alors il nous tend un billet en nous disant que c'est pour nous payer un bon repas à l'arrivée du ferry le lendemain! Nous essayons tant bien que mal de refuser mais il est très insistant. Pourtant, moi qui ait vu la taille du billet qu'il tente de glisser dans les mains de François, je refuse catégoriquement. Mais c'est sans succès face à l'obstination du chef des gardiens. Le gardien me glisse à l'oreille qu'il est le chef, que nous devons accepter, etc.

C'est donc après avoir échangé nos cartes de visite et avec un billet de près de 100 euros en poche que nous quittons la plage! Décidément, ici plus qu'ailleurs, les deux facettes du Japon sont bien marquées: d'une part, les regards froids destinés aux étrangers qui ne peuvent être que des Américains et de l'autre, des inconnus qui se chargent de nous remplir la panse (et les poches)!

Quelques jours plus tard, à 長崎Nagasaki, nous avons pensé à ces drôles de monsieurs en se régalant dans un restaurant de 寿司sushi. C'était la première fois, en presque 12 mois de voyage au Japon, que nous allions dans ce type de resto (les assiettes défilent devant nous sur un tapis roulant). Sans cette rencontre étonnante, nous n'y serions peut-être jamais allés. Merci, c'était un régal!

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