別府ー福岡Beppu-FukuokaBeppu-Fukuoka
211Km - 8 jours days

OOPS!

Sorry, it appears we have still a lot of work to do on this website and we have not yet written those parts in english.
That is a shame and rest assured we are not proud of that.

Nevertheless, if you want to know more about us, there are two ways: either you wait some time because we are bound to write this page in english OR (and I think it is the best solution) you learn french and start reading superwanchan.org in its original form!

Un temps de marin (de la Mer du Nord)

(jeudi 17 fév 2011)

Je ne sais pas si vous avez déjà arrêté de travailler pendant plusieurs années (si la réponse est non, faites-le sans plus tarder) mais tous ceux qui l'ont fait sauront quelle fut notre peine quand le réveil sonna à 6h40 pour un débarquement à 7h05 (là, l'institut médiamétrie nous transmet les résultats d'un sondage: vous êtes 87% à dire que vous faites pareil tous les matins. Oui mais voilà, pour nous c'est plus proche de l'heure à laquelle on se couche que de l'heure à laquelle on se lève désormais).
Tant bien que mal, on passe aux toilettes se brosser les dents et se débarbouiller (et pisser un coup pour ceux que ça intéresse) et on reboucle les sacs avant d'aller chercher le petit Lulu qui est toujours dans sa cage qui pue. Au passage, on s'est un peu fait chambouler par le personnel du bateau car on avait deux minutes de retard et au pays de la ponctualité, c'est très mal vu.
Une fois chargés, nous descendons à la salle des bêtes qui pue toujours autant pour retrouver Carlo bien réveillé, lui, et qui a littéralement mis en morceaux le tapis absorbant qui était gracieusement offert par la compagnie de ferry. Connaissant Carlo, il a bien sûr voulu envoyer un message au peuple japonais: "Messieurs, nous les chiens savons être mieux éduqués que les hommes, par moment, et même si vous me mettez en cage, je ne suis pas prêt de me pisser dessus. Qui est donc la bête: celui qui est en cage ou celui qui met en cage?". Malheureusement, le message n'est pas passé...
Nous descendons ensuite encore plus bas dans le ferry, avec Carlo désormais, jusqu'aux cales où sont stockées toutes sortes de véhicules: camions, voitures, mobylettes et nos deux vélos. Tout le monde nous connait dans le bateau et les employés nous indiquent tous où trouver nos montures sans qu'on n'ait besoin de demander quoi que ce soit. Heureusement, parce qu'on n'entend rien de toutes façons, c'est très bruyant le fond d'un bateau.
7h20: nous sortons du bateau pour nous apercevoir que, comme prévu par la météo, il pleut une légère bruine désagréable. On charge donc les vélos à l'abri puis on enfile les protections anti-pluie des bagages, de Carlo puis les nôtres. On n'a pas de photos de ce genre d'accoutrement parce que, quand il faut rouler sous la pluie, on est un peu saoûlé mais il faut nous voir habillés comme ça, nous sommes beaux comme des bonbons japonais (tout le monde sait que les bonbons japonais sont colorés et emballés au moins trois fois (le paquet qu'on achète, puis un paquet de 3 ou 4 bonbons puis un emballage individuel pour plus de fraîcheur. On n'a pas encore parler de l'écologie et le Japon mais la page est en cours de construction)).

Sandrine a choisi un chouette hôtel dans le meilleur quartier de 別府Beppu à à peine 3km du port qui s'appelle Happy Neko. Vu le temps, ça tombe bien. Seulement, une chose qu'elle n'a pas pris en compte est la topographie du Japon: l'hôtel se trouve à 150m d'altitude. Donc la côte à 5% (en moyenne), la pluie et le tout à 7h du mat', on peut dire que notre changement d'île ne démarrait pas exactement dans les meilleurs conditions. Pour couronner le tout, l'hôtel se trouve dans une petite petite petite ruelle et leur site internet ne fournit pas l'adresse exacte, donc on passe une bonne demi-heure à tourner autour. Les gens du coin sont très aimables et très aidant mais personne n'a jamais entendu parler de cet hôtel même les personnes à qui nous nous sommes adressés et qui habitent à moins de 200m (on n'était vraiment pas loin).
Finalement, on arrive à notre chambre vers 10h et heureusement on peut emménager de suite. En fait d'hôtel, il s'agit plutôt d'un motel. Il est possible de séjournér soit en chambre d'hôtes, soit en appartement idividuel. Notre appartement est composé d'une grande cuisine, d'une pièce à vivre, d'un lavabo et de toilettes. C'est plutôt grand, il y a le wifi et les futons sont super confortables! La ville de 別府Beppu étant réputée pour ses 温泉onsen, il paraît que la plupart des maisons n'y possède pas de douche ni de bain. Du coup, le soir on peut voir une grande partie de la ville déambuler en 浴衣yukata, cet espèce de peignoir, dans les rues à la recherche d'un bain public. Notre appartement n'échappe pas à la règle. Il échappe néanmoins à une autre règle: on peut y amener un chien!!!!!!! (la profusion de points d'exclamation sert à souligner la rareté de la chose). Les propriétaires n'étant pas japonais d'origine, ils ne comprennent probablement pas (tout comme nous) au nom de quoi on peut interdire la présence d'un animal de compagnie dans les logements où ailleurs. Et c'est assez agréable de passer deux jours pendant lesquels il ne faudra pas cacher Carlo. De plus, le propriétaire Bibo a tout prévu: il nous laisse des prospectus sur la ville, des bons de réductions et il est de très bon conseil concernant les bains et les balades! (dixit Sandrine)

Le quartier fumant de Kannawa

Une fois les affaires déposées et les vélos rangés, nous ressortons toujours sous la bruine pour visiter 別府Beppu, le quartier intéressant n'est pas très vaste et nous y habitons en plein milieu, donc nous flânons dans les ruelles avec Carlo en regardant la fumée sortir de partout et en évitant autant que faire se peut les relans de soufre qui sont légèrement désagréables. Au hasard des rues, nous tombons sur notre premier 地獄温泉onsen de l'enfer celui qui s'appelle 白池le lac blanc. C'est une source d'eau chaude qui se répand dans un lac couleur bleu clair laiteux, l'eau est très sulfurisée et sort à 97°C. La vapeur qui se dégage de la source fait donc immanquablement penser à l'enfer (dixit toutes les brochures touristiques).

Onsen de l'enfer Shiraike

Ensuite: sieste! Les nuits de 4h ne nous réussissent toujours pas et deux heures de plus ne feront pas de mal.
Nous ressortons plus tard vers le centre où nous nous faisons accoster par un membre de l'office du tourisme qui a repéré que nous étions des touristes (allez savoir pourquoi, j'essaie pourtant de plisser les yeux en permanence pour passer inaperçu). Il nous donne pleins de bons tuyaux, notamment pour choisir les 温泉onsen où aller se laver le soir. Nous finissons la balade par un bain de pied municipal à l'eau de source brûlante et sulfurisée (paraît que c'est bon pour ce qu'on a) puis nous rentrons profiter du wifi avant de ressortir vers 20h30 pour aller manger.
Petit problème: (à bien noter si un jour vous passez à 別府Beppu) la grande majorité des restaurants ferment avant 19h. Après une demi-douzaine d'échec, nous en trouvons un qui ferme tard et qui n'est pas trop cher. de plus, il s'avèrera bon et c'est quand même ça le principal. Ils proposent entre autres des 鳥天toriten. C'est la spécialité du coin, ce sont des espèces de mc nuggets fait maison avec du poulet dedans. Là ils rajoutent des cacahuètes, c'est pas mal du tout.
Ensuite nous allons prendre un bain dans un 温泉onsen en extérieur. Nous prenons un bain privatif qui est composé d'une cabane en bois où se déshabiller, deux petites douches pour se laver, un petit sauna et un grand bassin en pierre décoré par des bambous et d'autres arbres typiques du coin. C'est très beau. L'eau arrive par une mini-cascade qui ajoute un peu de charme et on peut rester une heure pour 2000¥. C'est pas donné mais pour une fois c'est très agréable.






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3km de vélo: première pause

(vendredi 18 fév 2011)

Il est assez facile de trouver un appartement au Japon. Pour 福岡Fukuoka, notre prochaine étape, on s'y est pris deux semaines en avance. Quand on s'est décidé, on nous a dit que l'appartement était inhabité depuis un certain temps et qu'il faudrait 10 jours pour le "réhabiliter". Du coup, nous allons arriver en avance à destination. Pour ne pas prendre trois nuits d'hôtel dans la ville où nous allons passer les deux prochains mois, nous avons décidé de faire des étapes longues et touristiques. En préparant un peu en amont et en réservant par internet, on a trouvé des nuitées à moins de 4000¥ (35€) pour nous deux dans les beaux quartiers. Tout ça pour dire que nous passons deux jours et deux nuits à 別府Beppu.

Après un réveil dans des horaires plus à notre goût (midi disons), nous repartons sur les routes de 別府Beppu. Nous avons repéré deux 地獄温泉onsen de l'enfer qui se situent à 3km de Happy Neko. Nous y allons à pied, tranquillement, profitant des vues que nous offre la montagne. Le premier se nomme 血池lac de sang. Même principe que le 白池 lac blanc: eau de source à une centaine de degrés, vapeur sulfurisée permanente et une grand lac de couleur rouge. C'est intéressant à voir, ci-dessous une photo et voici un lien où l'on peut voir la photo satellite.

Onsen de l'enfer 血池: le lac de sang

Juste à côté, nous sommes allés visiter le 地獄温泉onsen de l'enfer nommé 竜巻colonne du dragon. Celui-ci est différent des autres, il s'agit d'un geyser d'eau bouillante qui crache pendant 10mn tous les trois quarts d'heure à une hauteur de 2-3 mètre.
On visite donc les deux 地獄温泉onsen de l'enfer pour la somme de 400¥, c'est pas donné mais c'est assez original et sympa et à chaque fois Carlo est admis jusque dans les magasins de souvenirs qui ne manquent pas d'accompagner ces hauts lieux du tourisme nippon.
Ensuite nous retournons vers Happy Neko. Cette fois, nous tentons des petits chemins dans la montagne, un peu au hasard, un peu au feeling. C'est une bonne initiative car on découvrira des petits coins de nature ravissant entre les petits cours d'eau, les forêts de bambou ou les rizières et autres cultures locales. C'est un côté du Japon qui n'est pas forcément mis en avant mais la majeure partie du pays n'est pas habitée et les reliefs avec la proximité de la mer donnent généralement de superbes points de vue.

Petit coin de campagne perdu

Après deux heures de marche, on passe devant le château de 別府Beppu. Du pied de celui-ci, on peut observer la ville, ses vapeurs, la baie en contre-bas et les montagnes enneigées en amont. Puis nous rentrons au motel en passant par le bain de pied municipal où nous prenons également cette fois-ci un bain de vapeur. Les gens d'ici, exploitent au maximum les atouts naturels de la ville. Il existe même des petits fours à vapeur municipaux que l'on peut utiliser pour se faire à manger!!!

Vers 19h, nous nous dirigeons vers un restaurant que nous avions repéré. Nous avions discuté plus tôt dans l'après-midi avec un de ses serveurs. Mais là encore, alors qu'il était ouvert à 17h, à 19h tout est fermé et éteint. Le repas du soir à 18h pour nous qui nous couchons vers 2-3h minimum c'est un peu difficile. Nous trouverons un autre restaurant où nous serons les seuls clients tout le repas (à une heure aussi tardive, c'est normal) et où la dame en charge est très sympathique et où l'on mange bien.
Après ça, nous essayons un autre 温泉onsen. Comme la vieille, nous réservons un bain privatif pour nous deux mais là, on ne peut pas choisir son bain et celui qu'on nous a alloué n'a vraiment rien d'extraordinaire. Le prix est quasiment le même et c'est donc un belle déception. Bôf, on ne peut pas gagner à tous les coups...

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Le "vrai" départ

(samedi 19 fév 2011)

C'est pas le tout: c'est bien beau de faire les touristes mais on a tout de même quelques kilomètres à faire jusqu'à notre prochaine destination: 福岡Fukuoka. Donc ce vendredi, réveil matinal vers 9h30, on refait les sacs, on nettoie un peu la chambre et on recharge les vélos. On commence tranquillement par rejoindre la mer. Comme on logeait à 150m d'altitude, les plus perspicaces d'entre vous auront compris que ça descend. Le début est donc assez tranquille. Ca descend (bien: vitesse max 47,8km/h), il fait beau, on traverse les montagnes avec la baie en contre-bas donc on se régale les yeux en même temps. Ensuite on longe la côte sur une dizaine de kilomètres et... la montée! Et oui, on avait préparé la route, on le savait, aujourd'hui ça monte. On a une route vallonnée et un col à franchir à 200m d'altitude rien d'inaccessible mais c'est mieux quand c'est plat. En contrepartie, les routes de montagnes sont vraiment très belles. On a eu notamment une portion où l'on suivait un torrent qui était vraiment sympathique à parcourir (même dans ce sens).

Encore une fois, on ne va pas vous raconter les détails de la route, il y a quelques photos sur le site et puis le plus simple c'est encore de prendre son vélo et de nous suivre. C'est en effet difficilement descriptible, ce qu'on voit, ce qu'on ressent, l'état d'esprit dans lequel on se retrouve. Il n'y aurait pas les maux de genoux, je pense qu'on ne s'arrêterait jamais. Désormais, on fait la route en écoutant Là-bas si j'y suis, notre émission fétiche de France Inter tous les jours à 15h00. Grâce à internet, c'est la dernière source d'actualités que nous gardons avec la France (on lit aussi le Monde Diplomatique qu'on trouve ici mais qu'on se fait envoyé parce que ça coûte une fortune ici). On écoute aussi de la musique et si la configuration de la route le permet, on discute.
On commence à bien comprendre l'organisation des routes, des blocs, des préfectures au Japon. On a une bonne carte et du coup, on ne s'égare plus (sauf des fois Sandrine quand je vais un peu trop vite). Ca nous fait gagner du temps. De plus, comme on voyage vers l'Ouest et comme le printemps approche, le soleil se couche de plus en plus tard. Ainsi on profite encore plus de la route.

Bien sûr des fois il y a des contre-temps, et ce jour-là, juste après le col, les bagages attachés sur mon vélo se détachent. Petit rappel: nos sacs à dos sont posés dans la cage de Carlo qui se sépare en deux. Chaque demi-cage est donc attachée avec du fil de fer au porte-bagage de chaque vélo. Là le fil de fer qu'on a utilisé était un peu trop fin et il faut le remplacer. Heureusement, on a à peu près tout ce qu'il faut pour gérer les problèmes les plus probables, mais ça prend néanmoins un peu de temps. Il faut tout vider, retrouver le matériel de réparation dans les sacs, réparer, ranger et recharger les bagages.
Après ça, il est déjà 16h30, il reste une heure et demi de soleil, nous avons fini la côte mais nous sommes encore en montagne. On se dit alors qu'on ferait mieux de camper dans les parages, en montagne c'est plus simple. On n'a fait que 40km ce jour mais on n'est pas pressé! Alors on continue jusqu'à trouver un petit supermarché et quelques restaurants et on cherche un endroit aux alentours.

À 500m, un petit chemin part dans des champs puis la forêt puis un cimetière et encore de la forêt. À l'entrée du chemin une chienne de campagne noire, un peu plus grande que Carlo nous accueille, joue avec Carlo et nous suivra jusqu'à la nuit. Les deux bêtes jouent tout le temps qu'on repère les lieux et qu'on trouve un bon emplacement pour poser la tente (caché, plat, sol pas trop dur, pas trop humide, pas trop près du cimetière, etc...). Puis une fois décidés, nous posons la tente, y déposons les affaires et partons en vélo choisir un restaurant.

Carlo et sa copine

On a le choix entre un restaurant de nouilles et un restaurant classique japonais, on n'a pas envie de nouilles donc le choix est vite fait. On plonge Lulu dans son sac de sport et on profite à trois de la chaleur du restaurant. On y mange bien puis repartons faire deux-trois courses pour le petit-déjeuner du lendemain et direction la tente. La copine de Carlo nous a attendu patiemment et réclame ostensiblement le droit de venir dormir sous la tente avec nous. Les deux chiens ont joué dans la boue toute l'après-midi, nous avons lavé Carlo donc il a le droit de rentrer mais la chienne boueuse devra rester dehors. Elle tentera de rentrer une heure ou deux avant de repartir vers...

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Une "vraie" étape

(dimanche 20 fév 2011)

On s'était dit qu'on mettrait le réveil à 8h30 pour repartir tôt, comme on s'est couché vers 23h la veille, ça paraissait une bonne idée. Bon, ça n'a pas marché. Levés à 10h passées, on range les sacs et on reprend la route à travers la forêt dans laquelle nous avions dormi. À 200m de l'emplacement de la tente, on croise une cage d'1m sur 1m50 avec dedans quelques merles morts et à l'entrée deux pièges à loup (ceux avec des gros pics qui se ferment quand on marche dessus), on passe d'abord à un tueur en série puis à des pièges à loup. On apprendra plus tard que c'était pour les sangliers. Toujours est-il que, heureusement que Carlo ne s'est pas intéressé de trop près aux oiseaux parce qu'il aurait fini le voyage à trois pattes (je fais le malin, mais j'ai flippé).

Pour ceux qui ont suivi, aujourd'hui on commence par descendre tranquillement et on va jusqu'à la mer qu'on longera jusqu'à 福岡Fukuoka, destination finale. Sur la route, on remarque qu'il y a énormément de petits cimetières, en ville, en bord de mer, en montagne.
On s'arrête pour acheter un tome de ナルトNaruto que j'ai décidé de finir maintenant que je suis au Japon. Plus tard Sandrine décidera d'acheter un pied pour l'appareil photo, parce qu'il faut voir le nombre de photos qu'on efface à cause des flous. Et un peu plus tard, on achètera des croquettes de moyenne qualité pour Carlo parce qu'il n'avait plus rien à manger. J'ai un peu honte d'avouer qu'on achète de la moyenne qualité, mais le problème est qu'au Japon, on a du mal à trouver les croquettes de bonne qualité (au passage, elles sont 2 à 3 fois plus chères que chez nous). On connait les magasins qui les vendent désormais donc quand on n'est pas sur la route, on s'en sort, mais sur la route, si on ne trouve pas les bonnes chaînes de magasins, on est coincé.

Un peu plus tard, on passera devant un ルートインRoute Inn (si vous n'avez pas suivi les épisodes précédents, c'est une chaîne d'hôtels pas trop chers, confortable avec petit déj' qu'on croise dans tout le Japon). On en profite donc pour prendre la carte des hôtels dans la région et on en repère un à 25km de 北九州Kitakyushu, notre prochaine étape. On poussera donc juque là ce soir car le temps est agréable, il n'y a pas de vent et nous sommes en forme.

Coucher de soleil sur la route

On fera donc environ 75km ce jour pour dormir au chaud à l'hôtel dans un endroit qui s'appelle 行橋Yukuhashi avec une bonne douche et un vrai petit déj le lendemain matin avant 9h (gros inconvénient de l'hôtel!). Carlo sera bien sûr avec nous mais toujours incognito. Il est plus qu'habitué à son sac de sport désormais, il demande à rentrer dedans quand il fatigué sur la route. C'est un peu sa tente perso!

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Encore un peu de tourisme

(lundi 21 fév 2011)

行橋Yukuhashi se situe à à peine 25km de 北九州Kitakyushu. Nous y avons réservé un hôtel pour deux jours pour visiter un peu et éviter d'arriver trop tôt à 福岡Fukuoka. Nous partons donc après le check-out. La route jusqu'à l'étape longe la mer mais la configuration ne permet de voir ni l'eau, ni les plages et les villes traversées ne sont pas très belles. Heureusement, par moment, on aperçoit entre les buildings les montagnes qui ne sont jamais très loins et toujours belles (au moins de loin car de près c'est un peu dégueulasse mais nous y reviendrons plus tard).

Arrivée à Kitakyushu

Mais la meilleure chose qui m'arrivera ce matin, c'est en écoutant Là-bas si j'y suis sur mon petit walkman: on apprend (nous avec quelques jours de retard) que Denis Robert est enfin blanchi par la Cour de Cassation (donc jugement irrévocable) de toutes les accusations portées à son égard par notamment Clearstream et l'état Luxembourgeois. Ca fait du bien de savoir que même pendant qu'on n'est pas là, on ne perd pas toujours. On part quelques mois et la Justice en France fait un énorme bon en avant??!

Sur le coup de 13h, on arrive à notre hôtel. On ne peut pas entrer avant 15h alors on se pose au soleil (qu'est-ce qu'on a bronzé/ rougi (pour Sandrine)). On a réservé par internet cet hôtel pour deux nuits, sur les sites en japonais on trouve des prix deux fois moins cher que sur ceux proposés aux touristes étrangers donc on a une chambre semi-double pour moins de 4000¥ pour nous deux/trois. Le seul problème est qu'elle n'est pas non fumeur.
À 15h, je vais seul à la réception de l'hôtel avec mes bagages, je prends possession des clés et dépose les sacs dans la chambre. La chambre est correcte mais comme on s'y attendait une odeur de tabac reigne partout. J'ouvre la fenêtre et redescends chercher le reste de la troupe. Nous revenons donc 5mn plus tard ensemble avec Carlo dans son sac de sport et montons à trois avec le reste des affaires pour constater que dans la chambre il n'y a qu'un oreiller, une serviette, un seul 浴衣yukata. Pas bien grave, en descendant on en parle à la réception. La petite dame est toute confuse de l'erreur et nous propose une chambre double non-fumeur. Trop bien, on va vite déménager et on peut apprécier l'air frais dans une grande chambre pour le prix de la petite qui pue!

Il fait très beau et chaud et l'on profite de l'après-midi à peine entamé pour aller voir le château de 小倉Kokura au centre de la ville puis on flâne au gré des ruelles commerçantes où je craquerai pour une petite veste verte rigolote designée par des indépendants japonais. Et nous repérons bien sûr quelques restaurants.

Parc du château Parc du château et centre commercial

Nous ressortirons plus tard manger puis faire pisser Carlo toujours via son sac. Et puis une grande nuit de sommeil parce que l'air de rien ça fatigue le vélo.

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Notre jour de "repos"

(mardi 22 fév 2011)

Une fois debout, ce jour, on part vers l'office de tourisme pour choisir ce qu'on fera de notre jour de repos à 北九州Kitakyushu. Il n'y a en fait pas grand chose d'intéresant. Il y a un téléphérique, un plateau avec des grosses pierres, le château et 門司港le port Moji qui est connu pour ses architectures rétro. On a choisi la dernière option et on prend le train vers 門司港le port Moji.
En arrivant à destination, je vois un panneau vantant des randonnées dans les montagnes environnantes et je propose d'en faire une tant qu'il fait encore jour et chaud. Sandrine est réticente mais fini par accepter sous la pression de Carlo que cette option enchante. Et nous voilà partis pour trois heures de rando en montagne. Merci la journée de repos pour les genoux!!!
Néanmoins la balade s'avère vraiment sympathique quoique par endroit assez difficile mais la vue de toute la baie en contre-bas valait le détour et les chemins pour y arriver sont très buccoliques.

Vue du haut de la montagne

Nous redescendons vers le port avant le coucher du soleil et visitons les vieux quartiers que l'on nous avait conseillés. Il y a des dédales de petites maisons très typiques qui donnent une atmosphère particulière et assez rétro, comme on nous l'avait annoncé.
Ensuite, nous avons visité les quais illuminés. C'est joli et définitivement plus moderne mais ce n'est pas excessivement touristique alors un peu fatigués, nous sommes vite remontés dans le train vers l'hôtel.
Petite pause tranquillement à l'hôtel avant de sortir en ville tester un restaurant de spécialités de 東京Tokyo qu'on n'avait jamais vues à 東京Tokyo: les もんじゃmonja. Puis une petite balade avec Lulu avant de se coucher.

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The great escape

(mercredi 23 fév 2011)

Et c'est reparti, il doit rester 85km jusqu'à notre nouvel appartement de 福岡Fukuoka dont on aura les clés le lendemain. On a déjà repéré un camping le long de la côte à une cinquantaine de kilomètres de la où nous sommes: 北九州Kitakyushu.
Au petit déjeuner, je fais faux-bond à Sandrine, je trouve que l'heure et demi de sommeil supplémentaire est une meilleure affaire. Dans cet hôtel, le check-out se fait à midi. Nous partirons pour notre part vers 11h.

Les premières heures sont plutôt désagréables. Pour sortir de 北九州Kitakyushu vers l'ouest les options sont assez restreintes. Nous sommes bloqués au nord par un long bras de mer et au sud par une montagne assez raide. Il y a donc une route nationale qui traverse la ville entre les deux mais dans les endroits les plus escarpés la route est interdite aux vélos. Il faut aller partir à l'aventure dans les petites ruelles environnantes. Avec le risque de se tromper ce qui n'est pas très grave mais peut s'avérer plutôt fatiguant dans les passages de "montagnes". On a toujours comme direction la route nationale qui nous est interdite et qui traverse tous ses passages difficiles en ligne droite sur un pont. Et, du coup, on ne doit rebrousser chemin que 3 ou 4 fois, mais ça ralentit notre progression considérablement et nous avions prévu une grande étape ce jour, pour arriver tôt le lendemain. Tant pis, de toutes façons, on n'a pas le choix et tout n'est pas perdu, surtout qu'il fait beau et que le soleil se couche de plus en plus tard, vu que l'on voyage toujours vers l'ouest.

Sortie difficile de Kitakyushu

Enfin après 25km de galère, on sort enfin de la ville et on rejoint la côte que l'on suivra jusqu'au bout. Assez rapidement on atteint la toute petite ville de 波津Hatsu qu'on ne trouvera sur aucun guide touristique et pas même sur la plupart des cartes tellement elle est petite. Néanmoins à partir de là, il y a une dizaine de kilomètres qui longe la côte pour de vrai (où la piste cyclable permet de faire tremper ses pneus) et où l'on est vraiment coincé entre la montagne abrupte et l'océan avec quelques îles au large qui se présentent comme des petits champignons, des petites bosses remplies d'arbres au milieu de l'eau. C'était un passage magnifique mais il est déjà plus de 15h et il faut continuer car le camping est à une quinzaine de kilomètres.

Pédaler en bord de mer, ça nous plaît!

Le reste de la route est également agréable malgré quelques petites montées et on arrive vite près du camping. Il se situe en forêt au bord de mer sur une presqu'île. Cadre charmant. Une chose qu'on a encore du mal à retenir c'est qu'ici il n'y a pas de forêt plate comme chez nous. Ici s'il y a une forêt c'est que c'est trop escarpé pour installer des maisons...Donc on se retrouve à monter 100m d'altitude sur 2km pour arriver au fameux camping qui est... fermé l'hiver! Bon en tant que bon français pas toujours respectueux des règles, on rentre sur le terrain mais ce n'est pas extraordinaire et toutes les facilités (barbecues, douches, toilettes,...) sont verrouillées donc nous redescendons un peu pour s'arrêter à un point de vue (magnifique) avec un tout petit chemin qui s'enfonce dans la forêt en bord de falaise jusqu'à un minuscule temple construit à côté d'un autre temple détruit par un éboulement de pierre mais donc quelques ruines pourrisent encore. Là on ne sera pas dérangé le matin et on trouve une clairière parfaite pour poser la tente qui sera prête juste avant que le soleil ne se couche.

Point de vue depuis notre campement

On dépose les sacs dans la tente et on va chercher un endroit où manger dans la petite ville au pied de notre montagne d'accueil. Au bas de la descente, un petit bâtiment qu'on ne repère que par l'enseigne lumineuse à l'air ouvert. Nous y entrons avec, bien sûr, Carlo caché dans son sac de sport. Il s'agit d'un petit bar/restaurant du village tenu par deux sexagénaires. Il y a trois clients qui ont déjà bien entamé la soirée. Tous les cinq sont très étonnés de voir des voyageurs (qui plus est étrangers) ici dans leur restaurant de leur petit village de 九州Kyushu.
Ici encore (mais de manière générale également), passées les premières secondes de surprises, les gens sont toujours très accueillants et sympathiques. On nous donne le menu et nous choisissons des plats que l'on ne connait pas et dont on a oublié malheureusement les noms (la cuisine japonaise est tellement variée que si on ne note pas tout très vite, on oublie certains plats). Le repas se passe bien, on en profite pour se réchauffer avec Carlo (qui dort toujours dans son sac incognito) et on finit par discuter avec un peu tout le monde et raconter notre petite vie au Japon.
Avant de partir, Sandrine demande à notre voisine (on mange au comptoir) s'il y a une petite superette pas trop loin pour aller chercher de quoi déjeuner le lendemain matin. Pour notre voisine, une cliente, déjà bien éméchée, la route est un peu trop compliquée à expliquer et en plus ce n'est pas dans notre direction, surtout que faire du vélo parce ce temps c'est assez fou, c'est la nuit en plus. Alors, unilatéralement, elle demande au chef de nous y amener en voiture et de nous ramener ensuite. Nous, un peu étonnés, pas sûr de bien avoir compris, elle qui insiste, puis lui qui confirme et assez vite nous voilà dans sa petite voiture avec Lulu toujours caché et impassible, en route vers le "seven/eleven" le plus proche.
On y fait donc quelques amplettes sans oublier d'acheter un paquet de gâteau pour offrir à notre cuisinier/chauffeur. Et on remonte dans la voiture jusqu'au restaurant, Carlo dormant toujours d'un oeil, caché du monde. De retour au restaurant, on remercie chaleureusement notre bienfaiteur et il va chercher sa femme pour nous saluer sur le palier. Ce qui est très gentil, mais ne nous arrange pas vraiment car transporter Carlo dans son sac, caché mais sur le vélo, on n'a jamais essayé. On n'a plus peur de rien et j'installe le sac sur le porte-bagage pour effectuer les premiers mètres en remerciant et saluant de nouveau et plusieurs fois, comme ça se fait ici, nos hôtes d'un moment.
Au premier tournant, je m'arrête pour sortir Lulu du sac et le laisser courir un peu jusqu'à la tente à côté des vélos. Et nous remontons dans notre refuge pour la nuit. L'emplacement était beau le jour et la nuit, dans la tente, on écoute les vagues s'écraser contre la falaise quelques dizaines de mètres plus bas, c'est agréable. Il y aura juste un groupe de gens qui viendront faire la fête une petite heure au point de vue à 30m de notre tente qui nous réveilleront mais la nuit sera agréable néanmoins.

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福岡Fukuoka

(jeudi 24 fév 2011)

Ce jour, au lever, vers 10h, le soleil est déjà haut, l'air chaud. La journée se passera en tee-shirt. La vue est toujours aussi magnifique le matin. Tranquillement on remballe les sacs, la tente. Et on s'en va.

Petite photo avant de partir

Il reste 25km jusqu'au bureau de l'agence de location qui doit nous remettre les clés et c'est quasiment tout droit. On arrive très vite en ville, à 福岡Fukuoka. Les villes, ici, sont très étendues car la hiérarchie administrative des villes et préfectures et différente de la nôtre. Donc presque toute la route se fera en agglomération et il fait déjà chaud. Hormis une petite cascade gracieusement offerte par Sandrine et les réparations qui s'ensuivront ces derniers kilomètres n'auront rien de remarquables. On s'est un peu égaré mais d'à peine un kilomètre avant de retrouver notre chemin.

Enfin, nous arrivons à l'agence, où je rentre seul (Carlo est désormais un secret partout où nous allons, c'est impossible de vivre avec un chien au Japon). Personne ne parle anglais mais je me démerde comme je peux avec les termes juridiques, on me donne les clés et nous revoilà en selle. Il reste 8km.
Sur ces derniers kilomètres, Sandrine perd les pédales (presque littéralement) et elle ne me voit plus. Je lui ai dit tout droit mais la route principale tourne légèrement et elle change de route. Fatiguée (ou pas douée?), elle mettra 1h30 à retrouver la route sur laquelle on était. Et nous finissons de pédaler jusqu'à notre nouvelle maison qui est légèrement en altitude, à peine 33m mais après 211km, c'est désagréable.
Et nous sommes bien contents d'arriver dans notre nouvel appartement de 福岡Fukuoka, au pied de la montagne, en bordure de forêt!

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