京都−敦賀Kyoto-TsurugaKyoto-Tsuruga: le tour de chauffe: warm-up round
109Km - 2 jours days

OOPS!

Sorry, it appears we have still a lot of work to do on this website and we have not yet written those parts in english.
That is a shame and rest assured we are not proud of that.

Nevertheless, if you want to know more about us, there are two ways: either you wait some time because we are bound to write this page in english OR (and I think it is the best solution) you learn french and start reading superwanchan.org in its original form!

Bye bye 京都Kyoto

(jeudi 30 juin 2011)

L'état des lieux de sortie de notre appartement était prévu à 11h mais on l'a décalé pour 15h. La raison n'était pas qu'on voulait faire la grasse matinée une dernière fois ou qu'on voulait faire un ménage pointilleux. Non, le problème c'est que depuis dix jours désormais, la saison des pluies est terminée et l'été a commencé, le thermomètre ne descend presque plus sous la barre des 30°C la nuit et le jour, on n'ose même pas regarder. Donc on préfére prendre la route vers 16h, quand le soleil est déjà bas (ici il se lève à 4h pour se coucher vers 19h!!).
Moi je suis sorti un peu en avance pour garder le secret de la présence de Lulu jusqu'au bout. Ensemble, nous sommes allés jusqu'à la 鴨川Kamogawa pour patienter et pour rafraîchir un peu Carlo avant le départ.

L'état des lieux terminé, Sandrine nous rejoint et nous voilà officiellement sur la route. Pour ce voyage à vélo, une fois n'est pas coutume, nous avons prévu beaucoup de montagnes. Habituellement, on s'éloigne peu de la mer pour ne pas avoir trop de dénivellé, mais cette fois-ci, à 北海道Hokkaido, on a décidé de faire un tour au plus profond des terres (expression mal imagée, il faudrait dire "au plus haut des terres"). Et la sortie de 京都Kyoto nous y prépare. À peine sortis du centre, on aborde notre première côte à 7-8% sur un kilomètre puis une pente un peu plus douce sur deux kilomètres de plus. Chargés comme des mulets et sous 35°C, l'épreuve n'est pas si anodine...

velo5_velosandrinevelo5_velofrancois

Néanmoins, on y arrive assez vite et la descente n'en est que plus satisfaisante. On retourne le long du 琵琶湖lac Biwa (pour ceux qui suivent, on l'a longé côté est, fin 2010). Les premiers kilomètres ne sont pas tout à fait au bord du lac et la circulation est assez dense. Lorsque l'on sera en mesure de voir le lac, il fera déjà trop noir pour en profiter. On entend le lac, on voit les lumières de l'autre côté. C'est beau même la nuit, on profite également des étoiles, et il fait un peu plus frais pour rouler. Mais le problème, c'est que lorsque l'on arrive au camping où l'on voulait passer la nuit, il est fermé. Fermé de 17h à 9h! On se pose des questions: est-ce un camping où l'on ne dort que la journée? Il y a un autre camping un kilomètre plus loin, mais lui aussi est fermé. On tente le troisième situé sur la route un peu plus loin. Et, bien sûr, il est clos également. Marre d'avancer, on décide de se poser là.
On force un peu la barrière, on évite de passer dans le champ des caméras de sécurité, et on va s'installer au bord du lac, à l'ouest de quelques arbres pour ne pas être embêté par la chaleur du soleil (qui se lève vers 4h...)
En passant un peu de temps dans la nature, dans le noir, on se rend compte que la chaleur aide les insectes à grossir et à se développer. On croise des blattes qui dépassent les 5cm, les fourmis nous font peur et ici, les coléoptères sont aussi gros que certaines grenouilles (本当にpour de vrai!)

velo5_biwa1

On posera quand même la tente entre deux fourmillières au bord du lac, puis on ira prendre une douche (il y a un jet d'eau froide qui sert à nettoyer les bateaux et les jet-skis des plaisanciers fortunés). Il est 23h, on est déjà bien fatigués, on se couche sans tarder.






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superwanchan
Le 28/07/2011 à 11h03min31s

En plus ca y est, on a enfin rencontre un ours et aussi une baleine aujourd'hui.
Mais le danger est venu des mouettes qui sont les seules a nous avoir attaques!

superwanchan
Le 28/07/2011 à 10h59min54s

Nous sommes pres a heberger n'importe qui aussi longtemps que ca lui chante.

zezette
Le 27/07/2011 à 14h45min36s

ça y est , zezette est de retour!!!!
dommage que l'on ait pas fait ces étapes ensemble ,ça a l'air trop beau!!!!
bon, je sais, ça serait un peu abuser , vous avez étés déja bien accueillants !!

la fonctionnaire
Le 12/07/2011 à 12h55min16s

vos rencontres sauvages me donnent le frisson...bisous

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Les singes de mon quartier

(vendredi 1er juillet 2011)

Depuis 5h30, les insectes font trop de bruit et la fin de la nuit est entrecoupée de réveils intempestifs. Puis vers 7h00, la chaleur n'est plus supportable sous la tente et il faut se lever. Pas tout à fait réveillés, pas tout à fait reposés mais nous n'avons pas vraiment le choix.

velo5_biwa3

Aujourd'hui nous prévoyons de faire une quarantaine de kilomètres le long du 琵琶湖lac Biwa et de camper sur la plage à nouveau. Comme ça on pourra aborder l'étape de montagne prévue pour le lendemain reposés.
On replie donc la tente, Carlo fait un petit tour dans le lac et vers 8h30, on reprend la route. Il y a une piste cyclable le long du lac et le temps et nuageux (donc moins chaud) donc les conditions ce matin sont bonnes.
On s'arrête assez vite dans une épicerie pour se faire un petit déjeuner à ce moment il se met à pleuvoir. Il est tôt, on décide d'attendre un peu. Moins d'une heure plus tard, sous un ciel plus serein, nous repartons. La journée sera hâchée par des pauses à l'abri pendant les averses jusqu'en début d'après-midi. On longe le lac par des petites routes peu encombrées, c'est plutôt sympathique et la température est plus supportable que la veille grâce aux nuages et aux averses.

velo5_biwa2

À 15h30, nous arrivons au camping avant la montagne. Il s'agit d'une cabane pour la gardienne, des toilettes et quelques places de parking. Hésitants, on annonce à la gardienne qu'on ne sait pas encore si l'on veut camper ou juste se baigner. Elle nous répond que pour le camping c'est 4000¥ (35€) la nuit, et pour se baigner, il faudra payer 600¥ (5€) pour pouvoir garer les vélos. Peu habitués à jouer les vaches à lait, nous répondons poliment que nous allons réfléchir et nous partons pour nous arrêter 300m plus loin, où l'eau du lac et la même et où le camping s'arrête. Il faut s'avoir qu'il n'y a presque personne au bord du lac et que l'on dispose de dizaines de kilomètres où poser son vélo pour une heure (on vient d'en parcourir 40). Donc on se gare en bordure de route, et on descend se baigner avec Carlo. L'eau du lac est plus chaude que l'eau du Pacifique et après quelques heures de vélo, c'est extrêmement agréable.

velo5_biwa4velo5_biwa5

À la fin de la baignade, il est 17h, et on décide d'entamer la montagne pour faciliter la tâche du lendemain. Il y a une côte à 5-6% sur 1,5km puis 4% sur 6-7km. On pourra trouver des endroits où camper un peu partout dans la montagne.
On prend donc de l'altitude. Mais très vite, on croise une colonie de singes qui traverse notre route. On s'arrête pour les regarder et les prendre en photos. On est vite repérés et un des plus gros spécimens nous prend à partie. On ne sait pas comment réagir parce qu'on est en vélo très chargé et en montée. La fuite parait compromise et la bataille n'est pas vraiment une option. Heureusement, un camion finit par passer sur la route et fait fuir le mâle agressif. On nous avait prévenu que les singes étaient assez dangereux mais notre curiosité aura eu raison de notre prudence.
Sauvés, mais notre ascension ne fait que commencer. Au premier quart, il y a un petit plateau, on y fait une petite pause puis on reprend. À la moitié de la côte, il n'y a plus de trottoirs. On s'arrête quelques minutes avant de décider de faire toute la montée aujourd'hui. Ça va nous fatiguer mais ça semble faisable. Il va falloir continuer sur la route même si elle est étroite et très usitée par de nombreux camions.
On fera encore deux pauses, de plus en plus rapprochées, et notre ascension sera de plus en plus lente. C'était faisable mais c'était dur sur la fin.
Au sommet, il y a une station de ski et le soleil s'est couché. Il ne nous reste plus que quelques minutes de lumière du jour. Notre objectif est le port de 敦賀Tsuruga. S'ensuit donc une longue descente de 18km où l'on empruntera deux tunnels et une voie rapide interdits au vélo mais il est tard, on en a marre et c'est le seul chemin qui ne fait que descendre. Enfin au niveau de la mer, on traverse toute la ville vers le nord pour atteindre le terminal des ferry. Il est 21 heures.

velo5_biwa6

D'ici partent quotidiennement des ferrys pour 北海道Hokkaido, notre île résidentielle pour l'été. Il y a tous les jours un direct qui part à une heure du matin. On achète donc des billets et on attend 4 heures le moment du départ. Avec la fatigue de la journée c'est dur pour nous trois mais le bateau finit par partir et nous pouvons nous laver et enfin nous coucher à deux heures.

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Vers le frais? Vers le froid?

(samedi 2 juillet 2011)

On se réveille vers 10h. Nous avons passé la nuit dans un grand dortoir à même la moquette. Il n'y a pas beaucoup de gens dans le bateau et nous sommes six dans un dortoir d'une vingtaine de places. Personne n'a ronflé et nous avons bien dormi.
Le bateau est grand et bien équipé: bains, salle de cinéma, sauna, jaccuzzi, restaurant, casino,... Alors on trouve à s'occuper. On a aussi nos livres et l'ordinateur pour préparer ce site ou regarder des vidéos.

On teste le restaurant le midi car la faim se fait sentir et les prix sont raisonnables et les menus délicieux. Ensuite un petit tour au cinéma. Aujourd'hui on y passe deux films: Crazy Heart, l'histoire d'un vieux joueur de country incarné par Jeff Bridges et The Last Airbender, un film où les méchants ont des pouvoirs plus puissants que les gentils mais les gentils ont un atout déterminant et donc ça va, on sauve le monde quand même à la fin. On ira voir les deux parce qu'on n'a pas souvent l'occasion d'aller au cinéma.

Carlo est accepté sur le bateau mais il doit rester en cage dans une salle spéciale animaux. Heureusement, sur ce bateau nous pouvons aller le voir et le nourrir à partir de 8h00. On va donc lui donner à manger et à boire mais c'est encore plus difficile pour lui de nous voir repartir en le laissant enfermé. On décide donc de ne plus y retourner avant l'arrivée.

Entre-temps, le temps s'est gâté. Nous sommes désormais dans le brouillard et la température est plus basse dehors que dedans. On commence à se demander si c'est judicieux d'être remontés tant au nord.

velo5_ferry

Le bateau accoste à 20h30, il fait déjà noir et les routes ici ne sont pas éclairées. Heureusement, on a reperé un hotel très proche du port. Il nous suffit de sortir de la presqu'île où est situé le port et on peut rejoindre la route principale. Nous avons réservé une nuit pour le lendemain mais nous sommes en avance d'un jour, nous avons néanmoins reperé quelques love hotel dans les environs au cas où.
La route n'est pas très compliquée à retenir et les cartes sont dans les sacs car on descend du bateau, mais très vite, on se pose des questions. Nous sommes censés arriver dans la petite ville de 苫小牧湖Tomakomai et loger dans le centre or depuis 2-3km que nous parcourons, il n'y a aucune trace de civilisation. Presque pas d'éclairage public sur la route et pas de halo lumineux dans le ciel qu'on trouve au-dessus des villes la nuit. Au bout de quelques temps où nous continuons d'avancer sagement dans "la bonne direction", on aperçoit un panneau indiquant tout droit 苫小牧湖Tomakomai mais à 21km!
On se décide alors à aller chercher les cartes et les lampes de poche dans les sacs et on tente de démêler l'imbroglio. On vous épargne les longues minutes de réflexion et, en fait, on s'est trompé de port d'arrivée!!! Il y a deux ports de 苫小牧湖Tomakomai et l'un est au centre de la ville, l'autre en périphérie à 40km du centre. C'est malheureusement celui dans lequel nous sommes arrivés après la tombée de la nuit.
Alors en prenant notre mal en patience (certaine râlant plus que d'autres), on a traversé un peu moins de quarante kilomètres de zones portuaires et/ou industrielles dans le noir total par moment avec le bruit de la mer et des grenouilles et quelques camions pour nous tenir compagnie. Le tout dans le brouillard quand ça va, la bruine quand ça va moins bien.

Nous sommes arrivés à l'hôtel (pour lequel nous avions une réservation le lendemain) à minuit et demi et... il était complet. Heureusement, nous avons trouvé un love hotel pas très loin où nous avons enfin pu dormir à 2h du matin (au passage, cet hôtel était vraiment chouette et nous regrettons de n'avoir pu profiter de la wii et du grand bain à remou avec les lumières colorées à l'intérieur de la baignoire et de l'écran plat 120cm pour seulement 6300¥ (55€) la nuit!!!). Cet hôtel s'appelait シエルCiel, attention ici on prononce shi-è-lou...

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苫小牧ー岩見沢Tomakomai-IwamizawaTomakomai-Iwamizawa: la débâcle: rainy day, dream away
135Km - 7 jours days

Bruine, brouillard et pour finir: pluie et vent...

(dimanche 3 juillet 2011)

Nous nous réveillons péniblement dimanche matin pour quitter la chambre d'hôtel à 11h. Nous passons au Business Hotel réservé pour le soir même pour savoir s'il est possible de prendre possession de la chambre plus tôt que prévu (20h normalement, heure d'arrivée du bateau). Le gérant est très gentil et il nous annonce qu'on pourra venir dès 14h. De plus, on peut laisser nos bagages à la réception en attendant. Et enfin, nous pourrons garer nos vélos dans l'entrée de l'hôtel, à l'abri d'une éventuelle pluie...

Nous décidons d'aller parcourir le centre-ville en attendant 14h. C'est à à peine 3 km de là. Il fait gris, il y a une bruine qui voile tout le paysage. Comme c'est dimanche, la plupart des magasins et restaurants sont fermés, il y a peu de passants dans la rue. Bref, on dirait une ville morte! Vers midi, nous commandons des plats à emporter pour aller les manger dans un parc mais il se met à pleuvoir. Finalement on doit se mettre à l'abri près de la gare pour déjeuner.

À 14h30 nous regagnons notre hôtel. Nous n'en ressortirons que le soir vers 20h pour aller dîner. À cette occasion nous avons découvert un super restaurant indien au centre-ville: enfin un point positif depuis notre arrivée en ferry!

velo5_lumbini

Faux départ!

(lundi 4 juillet 2011)

Nous étions prêts. Nos sacs étaient faits. Nous avions rangé nos protections de pluie à proximité après avoir vérifié la météo des prochains jours. Mais quand le réveil a sonné à 9h ce lundi... notre programme a basculé.

Bien sûr, pendant notre sommeil, nous avions eu des signes avant-coureur qui auraient pu nous mettre la puce à l'oreille. Mais on ne voulait pas le croire... Et puis la réalité s'est imposée à nous violemment dès que nous avons ouvert les yeux: aussi violemment que des bourrasques de vent qui s'engouffrent dans les arbres secoués par une pluie quasiment horizontale. C'est en effet le paysage qui défilait sous nos yeux à notre réveil... Un temps à ne pas mettre un chien dehors... alors des cyclotouristes peu courageux, encore pire!

Après quelques hésitations, notre décision était prise: nous n'avions pas envie de faire de la route de montagne sous la pluie et de planter notre tente dans un coin paumé sous ces averses. Bref, nous avons demandé une nuit supplémentaire à l'hôtel (en espérant qu'il ne serait pas complet). Accepté! Ouf...

On nous propose de venir faire le ménage dans notre chambre et de descendre à la salle de restaurant en attendant. C'est bien gentil mais nous on préfère se recoucher tranquillement! (Sans parler de Carlo qui dort paisiblement sous la couverture!) Nous passerons donc toute la journée à l'hôtel ou presque. Il fait tellement gris par moments qu'on n'aperçoit plus le bout de notre rue. C'est vers 18h30 qu'on voit pour la première fois un coin de ciel bleu à 北海道Hokkaido!

velo5_tomakomai

Vers 19h nous pouvons enfin sortir sans vêtement de pluie. On en profite pour faire un dernier petit tour à l'énorme magasin ドンキホッテDon Quichotte et au fameux restaurant de curry indien ルンビにLumbini.

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Into the wild

(mardi 5 juillet 2011)

Quand le réveil a sonné ce mardi matin à 9h, la météo ne nous a pas sauvés: pas de pluie mais du ciel bleu! Donc nous n'avions aucune raison un tant soit peu valable de ne pas nous lever. Nous quittons l'hôtel à 10h et nous nous mettons en route en direction du 支笏湖lac Shikotsu, non sans avoir fait quelques courses pour le repas du soir, au cas où il n'y aurait plus de civilisation là où nous nous rendons.

Aujourd'hui, au programme, nous avons un itinéraire de 25km, une altitude maximale de 305m à franchir, une piste cyclable sur 90% du trajet. Bref, à part le vent qui est déchaîné, il n'y a pas de problème majeur. Enfin c'est ce qu'on croyait...

Ça a commencé avec les panneaux plantés au bord de la piste cyclable: seuls les pieds d'un ours sont dessinés pour ne pas trop effrayer les promeneurs. mais ce qui est dit sur le panneau est bien plus inquiétant! Par ici, il faut se promener en faisant du bruit pour ne pas surprendre les ours: parler fort, transporter une petite radio, faire tinter sa clochette ou encore jouer de la sonnette de vélo sans modération. Si cela ne suffit pas à éviter une rencontre malheureuse, il faut être sûr que l'ours nous a bien vu (encore une fois, il ne faut surtout pas le surprendre), reculer doucement, quitte à poser ses affaires au sol et les abandonner afin de faire diversion et de gagner un peu temps sur la bête... Voici quelques-unes des indications qui sont écrites sur ces panneaux: pas de quoi nous rassurer! Maintenant c'est sûr, on n'a plus très envie de faire du camping sauvage par ici!

Les ours ne sont pourtant pas notre seule source d'inquiétude aujourd'hui. Quelques centaines de mètres avant notre camping au bord du lac, nous croisons un serpent, très long, heureusement assez zen. Il mesure un peu moins de 2 mètres et c'est largement suffisant pour me faire déguerpir en vitesse. Moi qui souffrais quelque peu de cette longue ascension qui semblait n'en jamais finir, j'ai retrouvé un second souffle (clin d'oeil à l'Undertaker!) et il paraît, selon François, que je n'avais pas grimpé de côte aussi vite depuis longtemps!

Ce n'est pas très rassurant de croiser ce grand serpent à seulement quelques mètres de notre camping. En effet, nous arrivons à モラップMorappu, il n'est pas encore 14h, le site de camping est au bord du 支笏湖lac Shikotsu. Il y a très peu d'installations: des toilettes, des abris avec des éviers et une cahute qui sert de bureau. Il n'y a pas de douche, évidemment, on est au Japon, ici les campings servent avant tout à faire un barbecue dans la journée... Bref, nous payons notre emplacement 500¥/personne soit 1000¥, autant dire que c'est déjà beaucoup vu ce qui est mis à disposition des campeurs!

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Nous avons profité de l'après-midi pour nous promener, préparer la route du lendemain, se laver un peu, regarder du catch et taper ces quelques lignes. Carlo a bien sûr passer son temps dans le sable noir volcanique et dans le lac. Alors que nous souhaitions prendre un bain dans le lac, nous avons fait une autre rencontre... Énorme! Un scarabée avec de grosses pinces à l'avant. Il était dans le sable au bord de l'eau. Ça a suffi à me faire passer l'envie de me baigner. François n'a pas eu besoin de me dire que l'eau était froide... La toilette se fera donc au lavabo! Des scarabées comme celui-ci, nous en avons vu plusieurs: dans la sable ou près des cabanes en bois. Bref, en plus des fourmis et des moustiques, on était plutôt bien entourés!

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À notre arrivée, il y avait plusieurs cars de touristes: des jeunes et des plus âgés. Ils sont tous partis vers 14h30, laissant la plage, le lac et la vue magnifique sur les montagnes (euh volcans) alentours à un groupe réduit de campeurs: un campeur à scooter, une couple avec leur petite fille et nous! Quelques autres personnes sont venues faire un barbecue sur la plage par la suite.

Le repas du soir fut à base de produits achetés au コンビニcombini (supérette qui vend un peu de tout et qu'on trouve un peu partout... sauf ici!) ce matin: énormes carottes, sandwich au curry et sablés. Il n'y a, comme prévu, aucun restaurant dans le coin. Il y a un tout petit magasin qui vend quelques glaces et paquets de gâteaux mais qui ferme avant 17h. Sinon rien!

La nuit tombe et le bruit des vagues est peu à peu couvert par le croassement d'une armée de grenouilles! Il est bientôt l'heure de se coucher... Nous espérons rester à l'écart des ours, serpents et autres scarabées pendant la durée de la nuit!

Pour ne pas conclure sur une note si effrayante, je souhaite mentionner le fait que nous avons également fait une heureuse rencontre aujourd'hui: celle d'un écureuil, juste à côté de notre tente. Il gambadait dans l'herbe, montait aux arbres et intriguait fortement Carlo! Son pelage à rayures était parfait et il ne semblait pas trop ému de notre présence.

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Sur la route de 三川Mikawa

(mercredi 6 juillet 2011)

Le beau temps est revenu: le ciel est bleu, le lac est calme, le soleil chauffe déjà à 9h... Heureusement notre tente est bien à l'ombre et cela permet à François de faire une petite grasse matinée jusqu'à 9h ou 9h30. Pendant ce temps-là, je me lève et me promène avec Carlo au bord du lac. Il est content de pouvoir se baigner! Après une petite lessive, on prend notre petit déjeuner à l'ombre: jus d'orange et jus de pomme, pommes, sablés et pains aux haricots rouges sucrés.

Nous rangeons tranquillement nos affaires et quittons le camping vers 11h. On repasse par le sentier où nous avions rencontré le serpent... Pas de nouvelle rencontre désagréable cette fois mais on parcourt ces premiers kilomètres en étant un peu tendus! 

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Les 20 prochains kilomètres sont plats voire en légère descente. La piste cyclable continue jusqu'à la petite ville de 千歳Chitose. C'est très agréable de pédaler à l'écart des voitures et des nombreux camions. De plus, la piste est souvent ombragée et c'est appréciable en ces jours de chaleur. Malheureusement les pistes sont jonchées de branches, branchettes ou de ronces coupées. On doit donc pas mal zigzaguer pour économiser nos pneus... Mais la suite nous a prouvé que je n'avais apparement pas fait assez d'efforts pour éviter ces débris! À la sortie de 千歳Chitose, mon pneu avant est à plat... Il y a une belle ronce enfoncée dans mon pneu et ma chambre à air. Réparation express de la chambre (on s'aperçoit alors que notre tube de colle à rustines est sec, heureusement il y a un magasin de vélo à 100m de là) puis on repart.

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Ce soir, il sera difficile de trouver un camping pour la nuit: ils sont placés trop tôt ou trop tard sur notre itinéraire. On a donc prévu de s'arrêter près de la toute petite ville de 三川Mikawa après environ 55km de vélo. On pensait peut-être trouver un love hotel dans le coin (d'autant plus que François commence à avoir mal au dos) mais c'est raté, il n'y a vraiment rien par ici. On trouve donc un emplacement pour notre tente entre un terrain de pétanque (qui n'en est sûrement pas un mais plutôt un terrain de criquet!) et une plantation ressemblant plus à une jolie jungle. On sera à l'ombre sous de grands arbres verdoyants, à l'abri des regards... mais pas des moustiques qui sont nombreux et voraces dans ce coin particulièrement!

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On passe la soirée à la minuscule gare de la ville. Il y a des chaises et même de la lumière. On s'y installe donc pour dîner et préparer la route du lendemain. On réfléchit à un itinéraire bis pour rejoindre 富良野Furano sans passer par la montagne et le long tunnel tous deux prévus pour le lendemain. Finalement on poussera un peu plus vers le nord (au lieu de couper tout de suite à l'est) et nous arriverons à 富良野Furano par le nord-ouest (au lieu d'arriver par le sud).

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la fonctionnaire
Le 12/07/2011 à 12h56min45s

il est trop mimi cet écureuil !

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Sur la route de 岩見沢Iwamizawa

(jeudi 7 juillet 2011)

Encore une belle grasse matinée, à l'ombre de notre petite jungle! On se réveille puis on fait les sacs et on replie la tente à quelques mètres de là... afin d'éviter les moustiques qui sont toujours aussi présents!

velo5_mikawa4

Nous avons changé l'itinéraire prévu: on ne traversera pas la montagne aujourd'hui (à l'est) mais nous irons au nord, où la route est totalement plate et tracée à la règle! Une longue ligne droite au milieu des champs nous attend donc aujourd'hui. Il n'y a plus d'ombre, désormais nous partageons la route avec les voitures et les nombreux camions. Mais la vue est magnifique: à notre droite: les montagnes que nous allons finir par gravir dans quelques jours et tout autour de nous: de larges fermes aux toits particuliers: souvent rouges et en forme de U avec la tête en bas.

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Nous parcourons les 36km sous le soleil et nous arrivons à 岩見沢Iwamizawa vers 15h. Nous nous rendons à la gare, au bureau de tourisme qui nous renseigne sur les différents hôtels de la ville. Il y a aussi un camping mais François a de plus en plus mal au dos alors on préfère opter pour un bon lit et du vrai repos! Je laisse Carlo et François dans la petit parc de la gare et je pars à la recherche d'un hôtel avec le plan qu'on m'a donné à la gare. Les 2 premiers hôtels sont pleins! C'est à peine croyable: un jeudi soir dans une si petite ville comme celle-ci?! Heureusement le 3ème sera le bon: ホテルサンプラザHotel Sun Plaza. Après quelques hésitations au niveau du prix de la nuit, nous y prenons une chambre.

L'hôtel est très classe. Il est spécialisé dans les mariages. Il y a donc une chapelle au 3ème étage, des robes de mariées extravagantes (genre Sissi du 21è siècle) affichées dans les ascenseurs et en présentations sur des mannequins dans le hall... Il y a même un couple de mannequins jeunes mariés juste à côté de la réception. Mais rassurez-vous, nous ne céderons pas à la tentation...Notre chambre est (heureusement, vu le prix!) énorme et très confortable. Nous y passerons une excellente nuit!

Faux départ à 岩見沢Iwamizawa

(vendredi 8 juillet 2011)

Encore un joli raté! Comment ça se passe normalement? Après deux faux départs, sera-t'on éliminé? Retour à 東京Tokyo?!
Ce matin il pleut et François a toujours mal au dos. Il ne nous en faut pas plus pour décider de rester une nuit de plus à l'hôtel. Quelques coups de fils matinaux ne feront que confirmer le fait que les autres hôtels de la ville sont complets. Je descends donc à la réception pour demander une nuit supplémentaire et remonte aussitôt me coucher (euh non sans avoir acheté un petit déj à la cafétéria avant!).

Même s'il s'est arrêté de pleuvoir assez vite, une journée sans vélo et une nuit de plus dans un vrai lit devraient faire du bien à notre papy adoré! Et puis Carlo et moi, ça nous plaît également de pouvoir glandouiller au lit toute la journée. Ou presque car nous sommes malgré tout sortis nous promener en début d'après-midi: histoire de goûter une glace près de la gare!

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岩見沢−旭川Iwamizawa-AsahikawaIwamizawa-Asahikawa: le déluge: rainy day, dream away2
163Km - 7 jours days

Broken Back Mountain

(samedi 9 juillet 2011)

Le check out est à 11 heures, c'est l'avantage de loger dans un hôtel chic (le désavantage étant bien sûr le prix exhorbitant). Donc on dort jusqu'à la dernière minute puis on descend rendre les clés et charger les vélos. Pendant le chargement, Lulu attend patiemment enfermé dans son sac de voyage sur le côté. Juste avant de partir, un petit balayeur de l'hôtel, s'affaire sur son balai tout autour de nous avant d'oser venir nous parler. On lui raconte donc notre voyage succintement tout en gardant Carlo à l'oeil dans son sac pour ne pas se faire démasquer. Heureusement la conversation se clôturera rapidement parce que le travail n'attend pas, et on en profite pour mettre les voiles et libérer le petit Lulu quelques mètres après l'hôtel. Et nous voilà reparti... pour deux minutes! La glacière fixée à l'avant du vélo de Sandrine caresse dangereusement les rayons. On s'arrête donc pour bricoler un garde-fou à base de cintre et de fil de fer. C'est rudimentaire mais c'est pas cher et ça fonctionne. On fera halte une nouvelle fois pour acheter de l'eau et des pancakes avant de vraiment prendre la route.
Le chemin aujourd'hui ressemble étrangement à celui d'hier: une longue longue ligne droite entourée de champs et de montagnes. Il y a un peu de circulation mais les trottoirs sont vides donc nous avançons correctement.
Les deux nuits d'hôtel m'ont fait beaucoup de bien pour le dos mais je suis encore très gêné et les montées sont difficiles à aborder et notre allure en est tout de même réduite.

velo5_kodomonokuni

À une trentaine de kilomètres de notre point de départ, on s'arrête dans une boutique de 弁当bento (des petits plats que préparent généralement les femmes pour le repas du midi de leur mari) que l'on consommera chaud sur le bord de la route avant de rejoindre le camping où nous comptons passer la nuit.
Ce site est situé dans une forêt dans une montagne jouxtant la route d'aujourd'hui. Mais pour y aller, il faut monter à une centaine de mètres d'altitude avec des pentes assez raides. Il est encore tôt et il fait chaud, alors, une fois arrivés nous sommes trempés de sueur et assaillis par des bestioles en tous genres.
Le camping est gratuit mais la réservation est obligatoire. Néanmoins il n'est pas plein. Donc on a assisté à une grande réussite de l'administration moderne: à notre arrivée la dame en charge du camping nous fait remplir un formulaire avec nos noms et adresse puis téléphone à un autre responsable du camping pour prendre une réservation pour tout de suite. L'homme au bout du fil consigne quelque part que nous avons réservé (enfin la dame du camping a réservé pour nous) et confirme à la dame qui appelle pour nous que nous avons bel et bien une réservation. À partir de là, la dame valide notre fiche d'entrée et nous pouvons nous installer sur l'emplacement de notre choix! Ça paraît plus compliqué que nécessaire mais au final ça n'aura pris que dix minutes et le camping est gratuit.

On trouve un endroit qui devrait se situer à l'ombre le lendemain matin et on se rapproche d'un point d'eau pour se laver. Il n'y a malheureusement pas de douche comme dans la plupart des camping au Japon mais on trouve un vieux tuyau en caoutchouc qui branchait à un robinet fera office de douche. Bien sûr, une douche située au beau milieu du camping qui est bien rempli car c'est le week-end mais on préfère une bonne douche à la pudeur surtout après une journée de vélo en plein soleil.
On profitera des quelques infrastructures de l'endroit jusqu'à 20h environ car, la météo l'avait annoncé, ce soir il pleut. Et toute la nuit jusqu'à 10h le lendemain il pleuvra.

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Comment vas-tu? Yau de poêle? Et toi? Le à ... (pneumatique)

(dimanche 10 juillet 2011)

Ce matin, après la pluie, il fait déjà chaud. Les nuages s'éparpillent assez vite. On en profite pour faire sécher les duvets. En effet, la bâche de sol de la tente n'a pas été imperméabilisée depuis longtemps et l'humidité a légèrement traversé. Rien de méchant mais mieux vaut bien tout sécher avant de remballer. On prend donc notre temps et le soleil avant de repartir.

Cette nuit de camping aura eu raison de mon dos. Ce matin, je me peux même plus me tenir debout et encore moins marcher normalement. Il est clair que je ne pourrais plus dormir par terre et continuer le voyage. Heureusement Sandrine m'aide dans tous les tâches (ranger la tente, porter les sacs jusqu'au vélo, etc...) mais la douleur est difficilement supportable. J'avais eu le même genre de problème l'été précédent et j'étais rester alliter dans un lit confortable près d'un mois. Donc on commence à remettre en question nos projets à court termes, notamment l'ascension de la montagne de 1054m qui doit avoir lieu dans 10 jours!
En attendant, nous n'avons guère de choix que de continuer à pédaler car nous sommes en pleine campagne loin de tout. Alors aujourd'hui je médite longuement sur l'expression "prendre son mal en patience".
Heureusement, aujourd'hui la route est moins monotone que les jours précédents. On longe un fleuve entre deux chaînes de montagnes. C'est joli et relativement plat. Le vent s'est levé et il n'est pas dans le bon sens mais le camping suivant se trouve à seulement 35km au bord d'un lac le long du fleuve.

velo5_ashibetsu1

Sur la route, on tente une tactique pour sauver notre été à vélo, on s'arrête dans un magasin d'outillage ドムスDomus pour acheter un matelas gonflable! Ce n'est pas un magasin de sport ni de randonnée et le choix et restreint entre une place et deux places. Bien sûr, il n'y a que moi qui ait mal au dos mais nous optons tout de même pour le deux places. C'est 3kg de plus à portée mais ça pourrait bien sauver les mois qui nous restent à passer au Japon. On profite de cet arrêt pour manger un peu d'ananas acheter à côté et on voit passer sur la route un autre cycliste bien chargé: 5 sacoches bien remplies, deux à l'avant, deux à l'arrière et une sur le guidon. 北海道Hokkaido est une île privilégiée l'été pour le cyclotourisme.

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Mon dos est de plus en plus douloureux, les contorsions que je m'inflige pour éviter les douleurs dans les lombaires ont fini par tétaniser les muscles un peu plus haut le long de la colonne vertébrale. Heureusement la station assise est la moins douloureuse et on peut continuer tant bien que mal notre parcours.
À quelques kilomètres de notre camping pour la nuit, on s'arrête de nouveau dans une boutique de 弁当bentou de la même chaîne que la veille et on mange la même chose, bien qu'il y ait un choix satisfaisant, mais c'était tellement bon. On mange à proximité de la boutique sur des bancs d'une aire de repos. Il y a dans cette ville une station de ski et en bas des pistes une gigantesque statue de Bouddha et un énorme temple à étage. On a donc un point de vue sympathique pour se ravitailler. En cours de repas, des enfants dont les parents se sont arrêtés sur l'aire de repos viendront jouer à la balle avec Carlo, ils ont des bombes à eau, ce qui plait beaucoup. Et un petit papi du coin viendra nous faire la conversation. Puis le cycliste entraperçu plus tôt viendra nous rejoindre. Il a décidé de passer la nuit ici et nous propose d'en faire autant. Mais ce n'est pas un camping donc il faudrait quitter les lieux avant l'ouverture des commerces c'est à dire aux alentours de 7h. Nous refusons donc poliment! Mais nous discutons un long moment, le cycliste s'appelle 植野はじめHajime Ueno et il fait le tour de 北海道Hokkaido pour l'été.

Nous échangeons nos coordonnées et quelques conseils avant de se séparer et avant de reprendre la route nous passons dans un autre ドムスDomus (à priori une chaîne bien implantée dans le coin) pour acheter une chaise pliante car il n'y a que assis que je ne souuffre pas trop. Là le choix est beaucoup plus vaste car le Japon est un pays de pêcheur et le pêcheur n'existe pas sans sa chaise pliante. Donc on peut même en choisir une assortie aux couleurs du vélo de Sandrine qui deviendra donc la porteuse officielle de la chaise!

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Le camping se situe à 5-6km, on y arrive très vite et en terme de camping, il n'y a rien: un lavabo, des toilettes. En fait, il n'y a même pas d'emplacement de camping, c'est un parc municipal. Néanmoins on croise une personne qui se promène et nous apprend que généralement les cyclistes campent sur la partie est du parc, à côté des lavabos. On trouve un endroit ombragé sans trop d'insectes et on y plante la tente. La vue est magnifique et on sera tranquilles, le parc se trouve au fond d'un cul de sac. Une mamie viendra nous faire un peu la conversation avant le coucher du soleil puis les moustiques envahiront les lieux.

velo5_ashibetsu4

Quant il fera noir, nous profiterons du lavabo pour nous laver, ici, pas besoin de maillot de bain, il n'y a personne. On se lave nus sous la Lune au bord de la rivière (malheureusement pas de photo disponible, il faisait noir...) avant d'aller lire quelques minutes/ heures (selon les gens) sous la tente sur le nouveau matelas qu'on aura eu tant de mal à gonfler à la bouche (pas vraiment de difficulté mais c'est chiant).

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On va pas commencer à en faire trop, non plus!

(lundi 11 juillet 2011)

Le lundi au soleil, c'est un truc qui nous arrive à chaque fois et c'est aussi naze qu'un vieux tube de CloClo. Il faut sortir de la tente vers 8h30 parce qu'il fait trop chaud. On avait mis la tente pour qu'elle soit à l'ombre au petit matin mais le petit matin ici à cette époque c'est 3h30 (on n'a pas idée)!!! Alors Sandrine part admirer le paysage pendant que je me force à rester encore 20mn allongé, une torture.

velo5_ashibetsu5

S'ensuit un petit déjeuner sous gazebo en compagnie d'innombrables insectes, et on fait demi-tour. Aujourd'hui on a décidé d'aller camper à une quinzaine de kilomètres de là, au bord d'un grand lac mais il n'y a aucune civilisation sur la route si bien que si l'on veut manger et surtout boire, la meilleure solution est encore de faire demi-tour, retourner en bas du grand Bouddha, faire des courses et reprendre la route.
Comme la journée n'est pas chargée, on prend notre temps. La ville n'est pas très grande et on retourne manger à la même boutique que la veille. On profite pour savourer une glace faite avec du lait de vache de 北海道Hokkaido et, très important, on retourne à ドムスDomus pour acheter un petit gonfleur à piles pour notre matelas. Soit dit en passant, le matelas comme remède au mal de dos est assez efficace et même si je ne danse pas encore la gigue, je suis un peu soulagé.
Avant de quitter cette petite ville de 芦別Ashibetsu, nous profitons de ces rares commerces pour acheter un bout de tuyau en plastique de 2,6m (qui nous servira de douche dans les campings où il n'y a que des lavabos (la plupart en fait)), quelques litres d'eau et des gâteaux pour le matin.
Puis on reprend la route qu'on a déjà faite hier et on continue après notre camping de la veille sous une légère pluie qui commence à tomber. Elle est tellement fine qu'elle ne nous rafraîchit même pas. La route suit un fleuve toujours entre deux chaînes de montagnes et nous prenons un peu d'altitude. Les pentes ne sont pas très raides et la route n'est pas très longue (on dirait du Raffarin) donc on avance bien et plus on monte, meilleures sont les vues. On finit par apercevoir un énorme barrage qui a crée le lac au bord duquel nous allons.

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On franchit un tunnel, Sandrine prend des photos.

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Puis un second tunnel et on arrive à notre demeure pour la nuit: un camping vide. Il a des infrastructures modernes, propres et pratiques, des emplacements spacieux et bien équipés et une vue imprenable sur le lac de 滝里Takisato mais pas un seul client.
On demande un emplacement au plus bas prix, on est tout de suite surclassés, et le responsable va ouvrir les sanitaires et les cuisines qui étaient fermées pour éviter que les bestioles y logent. On dispose de salles fermées et sans insectes pour la soirée, de douches, de machines à laver et quelques autres trucs bien pratiques qu'on ne trouve presque jamais dans les campings japonais. Bref, nous sommes comme des rois.
On prendra une longue douche chaude, Carlo testera l'eau du lac, on fera une lessive, et on finira la soirée dans une grande cabane en bois à l'abri des bêtes avec l'électricité. Tant et si bien que, c'est décidé, demain on reste là!

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Vous reprendrez bien un peu de confort?

(mardi 12 juillet 2011)

On l'a dit, on l'a fait, au lever vers 8h30, Sandrine est allée à l'accueil, a demandé à rester une journée de plus et on est restés.
On a pris notre petit-déjeuner tranquilles à l'ombre des arbres, on est allés faire un tour au lac en mangeant une glace. Ensuite on a profité de la salle climatisée pour lire et rédiger des articles pour superwanchan.org. On est retournés au lac un peu plus tard dans l'idée de se baigner mais l'eau était un peu boueuse, probablement à cause des pluies qui tombent souvent par ici. Mais bon, ce qu'il faut retenir c'est qu'on s'est accordé une journée de repos dans un camping sympa où l'on était seuls à nouveau.
Ici, je joue avec notre nouveau tuyau d'arrosage.

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Là, notre tente à l'ombre de quelques arbres.

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Ici, nos vélos bien garés sur notre place de parking, rutilants au soleil.

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Et enfin, nous trois, farniente, sous les arbres étudiant, jouant et lisant.

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Puis le soir arrivera, on reprofitera de la douche puis de notre cabane et enfin du calme de notre camping.

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On sait quand ça commence...

(mercredi 13 juillet 2011)

Bon c'est sûr que c'était bien ici mais on finirait par s'embêter et puis y'a rien à manger avant 15km alors ce matin, on reprend les vélos. Il fait chaud le réveil se fait donc tôt. On profite une dernière fois des infrastructures du camping: il y a plein de documentaires sur la vie du barrage, de la faune et de l'histoire du village qui a été immergé et également un point de vue du lac en hauteur au dernier étage du batîment principal. On s'instruit donc un peu avant de ranger nos affaires.
La route s'effectue pendant une dizaine de kilomètres en remontant le long du lac puis on arrive à l'entrée de la ville de 富良野Furano, la ville la plus touristique de tout 北海道Hokkaido. La ville est le point d'entrée d'un énorme plateau, certaines montagnes l'entourant dépassent les 2000m d'altitude et l'on voit ça et là de la neige dans les hauteurs.

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On s'arrête au premier distributeur de boissons qu'on trouve sur la route car il fait très chaud et on n'a plus d'eau (le problème avec les beaux campings isolés c'est qu'on épuise vite les provisions). Puis on trouve un macdo qui fera l'affaire pour notre repas de la journée. On traverse ensuite la ville de 富良野Furano qui n'est pas très grande avant de s'élancer dans le long plateau que l'on voyait depuis notre route.

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Sandrine avait repéré un endroit recommandé où des dizaines de sortes de fleurs poussent dans des champs bien organisés. Ça avait l'air très beau sur les photos et ce n'est pas très loin de la route alors on se décide à faire le détour. Seulement, ce qu'on n'avait pas apprécié sur la carte pas assez précise, c'est que ça se trouve en montagne. Et on se retrouve à grimper une côte à 7% sur 3km, ce qui est déjà un exploit quand on est préparés mais là à l'improviste et chargés comme des mulets... Bon ça va, ces derniers jours, on n'a pas pédalé comme des dingues mais faudra pas refaire ça tous les jours. De plus, le détour n'est pas vain, les champs sont très jolis, le point de vue imprenable et il y a des glaces à la lavande!

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Le reste de la route se passe tranquillement, sous le soleil, et on arrive assez tard au camping où il faut passer la nuit. Il est bondé, on n'a jamais vu autant de campeurs au Japon en une seule fois, alors qu'on vient de passer deux nuits totalement seuls à 40km de là, c'est étonnant. Mais ce n'est pas dérangeant, ce qui est gênant, par contre, c'est le gardien qui dès notre arrivée nous annonce que le camping est interdit aux chiens! Commence à nous les briser avec leur caniphobie!!! Bon, on se concerte dix secondes, et on décide, comme d'habitude de cacher Lulu. Sandrine repart avec Carlo et je m'occupe de payer et monter la tente.
Le gardien se doute forcément de quelque chose et je passe à l'interrogatoire. Qu'est-ce que vous allez faire du chien? Vous n'allez pas le faire venir plus tard? etc... Je lui réponds donc avec le plus bas degré de politesse (ce qui correspond quasiment à l'insulte directe en japonais) qu'on s'en fout du chien, qu'il dormira dehors, qu'on est fatigués et qu'on veut dormir au plus vite. Il fait alors mine de s'inquiéter pour Carlo, arguant qu'il y a pas mal d'animaux sauvages dans les parages. C'est à ce moment précis où je l'ai envoyé chier: "si tu veux t'inquiéter de mon chien, faut pas l'exclure de ton camping, ducon" (en français dans le texte).
Bref, un passage qui nous a un peu énervé. J'ai donc monté la tente seul puis Sandrine est venue avec Carlo dans le sac et personne n'a jamais rien su et Carlo n'a gêné personne, bien évidemment.
Vers 20h, il se mit à pleuvoir. Fait anodin la plupart du temps, sauf que cette averse intense devra durer 40h sans interruption et que la pluie continuera 6 jours (c'est le sixième jour à l'heure où j'écris donc ce n'est pas fini) avec quelques pauses d'une ou deux heures!!!

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Le 14 juillet entre Français!

(jeudi 14 juillet 2011)

Il a plu toute la nuit et lorsqu'on se réveille, il pleut toujours! Je sors Carlo, caché dans son sac noir. Pendant ce temps-là, François s'installe dans la salle commune du camping qui a le gros avantage d'être à l'abri de la pluie! Quand je rentre de la promenade matinale canine, François a sympathisé avec d'autres campeurs... français!

François m'appelle pour me dire que nous sommes conviés à une balade en voiture, Carlo y compris! Quelle bonne nouvelle! C'est une chouette façon de mettre à profit cette journée qui s'annonce tristement pluvieuse. François leur a expliqué que nous cachons notre petit chien pour pouvoir dormir dans ce camping. Ils sont d'accord pour qu'il vienne avec nous en visite aujourd'hui.

Je rejoins François et nous montons à bord de la 'vanette' (un véhicule de location à 7 places) avec la famille Bardet, composée des parents et de leurs trois filles. Alice, l'ainée, a passé cette année scolaire dans une famille d'accueil japonaise à 横浜Yokohama et elle parle couramment japonais. Ils ont prévu de passer 1 mois à 北海道Hokkaido. Ce sont de grands voyageurs, et ce, depuis des années! Il serait trop long de raconter ici tout ce qu'ils ont vu et tout ce dont nous avons parlé pendant ces quelques heures (et puis quand on parle en français on s'en dit des choses, beaucoup plus que lorsqu'on essaie de communiquer en japonais par exemple!). Nous leur consacrerons certainement un paragraphe dans notre page Etonnantes rencontres, dès que nous aurons un peu de temps libre.

Bref, nous voilà donc tous partis en voiture en visite sous la pluie. La journée commence par un arrêt à 美瑛Biei, très appréciée des touristes en été pour sa vue imprenable sur les champs colorés et les montagnes en fond. Mais aujourd'hui, il n'y a rien à voir! Il fait gris et il pleut. Tout est trite. On ne voit pas du tout les montagnes. Bref, on a du mal à imaginer qu'il s'agit d'un des plus jolis villages du Japon... Fort heureusement cette destination retrouvera tout son charme lorsque nous dégusterons la spécilaité du coin! Il s'agit d'un カレーうどんKare Udon: une assiette de grosses pâtes (うどんudon), une assiette de soupe de curry aux légumes (citrouille, aubergine, asperge...), une salade de crudités avec un peu de viande et un verre de lait de la région... Hummm un délice! Le menu était très copieux pour seulement 950¥.

velo5_biei1 lavender farm biei furano

Après avoir pris des forces, nous nous rendons dans une ferme de fleurs et de lavande. Il pleut toujours mais ça n'empêche pas les bus de touristes d'affluer sans cesse. Les fleurs de toutes les couleurs sont plantés sous forme de longues bandes vallonnées. On se promène entre ces champs à pied, à tracteur ou encore en quad! On peut y manger entre autres des glaces à la lavande et des tranches de melon (cultures répandues dans cette région).

velo5_biei2 lavender farm biei furano

Nous effectuons le prochain arrêt à la galerie de Shinzo Maeda, un photographe japonais célèbre pour ses vues de la nature du Japon. Dans cette galerie sont présentées des photographies de la région de 美瑛Biei: des fleurs, des arbres, des champs sous toutes les saisons. Les photos sont excellentes et puis, en ce jour de pluie, elles nous permettent d'imaginer la campagne alentour sous une autre lumière!

Malgré la pluie nous continuons notre balade et nous allons à la source bleue, située près de 白金Shirogane. Depuis le parking, un chemin mène à la source bleue dans laquelle baignent de hauts arbres. Nous ne sommes pas les seuls téméraires à patauger dans la boue pour jouir de cette vue étonnante: nous croisons même une jeune mariée en tenue qui tente désepérement de maintenir la bas de sa robe hors de portée des flaques de gadoue... Héhé! Enfin, ne nous moquons pas trop: nous avons aussi notre fardeau: un petit chien blanc, pas très motivé, sensé dormir dans le même sac de couchage que nous ce soir... Il fait donc la balade avec juste la tête qui dépasse du sac! Et ça l'arrange bien!

La couleur bleue de ce lac proviendrait d'un accident lors de travaux de terrassement: de l'aluminium se serait répandu en quantité suffisamente pour donner cette couleur laiteuse. Sous l'effet de la pluie, le lac est entouré d'une brume dense qui fait ressembler l'endroit au lac du Loch Ness..!

velo5_biei3 blue pond shirogane

Un peu plus loin, sur le même chemin boueux, une rivière transformée en torrent par les dernières heures de pluie, rugit sauvagement. Elle est marron, très large et elle est recouverte de cette brume qui donne à l'endroit une atmosphère mystérieusement dangereuse. Et c'est sans parler du ponton qui surmonte un peu la rivière sur le côté sans aucun garde-fou...

velo5_biei4 blue pond shirogane

Non loin de là se trouve la cascade de 白髭Shirohige. Impressionnante, elle se jette dans une rivière en furie. Un pont surplombant cette rivière permet d'avoir une belle vue sur cette cascade.

velo5_biei5 shirahige waterfalls

Il est plus de 17h et la journée s'achève. Nous avons vu en quelques heures plusieurs sites qu'il nous aurait fallu visiter en plusieurs jours peut-être! Sans doute ne les aurions-nous même pas vu à cause de cette satanée météo! En tous cas c'est sûr, avec ce temps et sans nos amis, nous aurions passé la journée à maudire 北海道Hokkaido et ses pluies incessantes sous notre tente humide...

Au retour, nous passons faire quelques courses pour le repas du soir, puis nous cachons à nouveau Carlo dans la tente et nous nous retrouvons pour le dîner. Il pleut toujours et nous mangeons sous un abri du camping des pâtes à la bolognaise, de la pastèque et même un drôle de gâteau de sucre en forme de fraise qui a, selon les connaisseurs, le goût des soucoupes qu'on mangeait quand on était jeune! Délicieux! En plus, un deuxième repas chaud dans la même journée, pour nous, c'est le luxe!

Encore quelques lessives et séchage de linges humides, lectures et autres activités en tous genres puis nous nous couchons. Avec tout ça, nous n'avons même pas une photo de nos amis qui sont partis avant nous le lendemain matin (facile car nous ne sommes pas vraiment des lève-tôt!). Mais peut-être que s'ils lisent ces quelques lignes, ils accepterons de nous en envoyer une de leur séjour à 北海道Hokkaido!

En tous cas nous leur sommes vraiment reconnaissants d'avoir partagé cette journée avec nous, de nous avoir emmené voir des sites intéréssants, de nous avoir dévoilé un peu de leurs vies et de leurs voyages. Nous avons passé une excellente journée. Nous leur souhaitons un chouette voyage dans la région et des nuits un peu plus sèches...

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Un moment, il va falloir sécher les trucs, là

(vendredi 15 juillet 2011)

Ce matin le moral est bien bas, il pleut toujours, et en rangeant la tente, on s'aperçoit que une grande partie des affaires baignent dans l'eau. La tente est imperméable et était bien montée mais après deux jours de fortes précipitations continues, le sol n'absorbe plus est le terrain de camping est devenu un petit étang. Le niveau de l'eau a dépassé le niveau de la toile de tente et ça a été fatal.
Donc la matinée s'effectue à côté des sèche-linges (heureusement qu'il y en a dans ce camping) et à faire sécher un maximum de chose afin de repartir. Pendant ce temps, Carlo est toujours interdit de sortie de la tente car il est là incognito. Donc la matinée était assez chiante à passer.
On ne repartira pas avant 14h (la pluie a cessé pour quelques heures) avec des sacs à moitié secs. La route monte et descend pour commencer, nous sommes entourés de champs (et probablement de montagnes cachées derrière les nuages).

velo5_biei101 des champs à Bieivelo5_biei102 des champs à Biei et Carlo

Nous croiserons un cyclotouristes japonais avec qui nous ferons un peu de route, puis à vingt kilomètres environ de notre point de départ, la route arrête de monter et ne fait plus que descendre légèrement. Il faut tout de même pédaler mais ça va tout seul jusqu'au bout. Trop agréable. Bien sûr, vers 17h il se remettra à pleuvoir mais c'est déjà décidé depuis longtemps: ce soir on dort à l'hôtel. Ras le bol de ce temps de merde!

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Village des arts

(samedi 16 juillet 2011)

Le réveil de 9h n'a pas réveillé beaucoup de monde ce matin! Il faut dire qu'on est vraiment trop bien dans un lit... Mais vers midi, nous sortons malgré la bruine, à vélo, avec Carlo. Nous nous promenons à travers le petit parc au nord du centre ville. Il y a un petit étang dont les poissons n'hésitent pas à faire des salto hors de l'eau lorsque Carlo s'approche, ce qui a pour effet d'exciter Lulu qui se jette à l'eau sans prévenir!

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Au bout du parc se dresse un pont qui figure en tant que numéro 1 des sites à voir à 旭川Asahikawa dans le guide de la ville. En pleine journée (de pluie), il n'a rien d'extraordinaire mais il a le mérite d'être au milieu de plusieurs pistes cyclables et de petits parcs verts qui accueillent des cyclistes et des chiens!

Pour repartir en direction de notre hôtel, nous choisissons d'emprunter la longue rue piétonne qui traverse le centre-ville et se termine face à la gare principale. Elle est bordée de petits magasins et de restaurants. Elle est loin d'être bondée mais il y a une petite agitation quand même, enfin rien qui ressemblerait à un samedi mi-juillet en France!

Nous déposons Carlo à l'hôtel et nous repartons aussitôt à l'ouest de la ville au village des arts traditionnels d'北海道Hokkaido, conseillé dans le Lonely Planet. Il s'agit d'un ensemble de 3 musées placé dans une colline depuis laquelle on jouit d'une belle vue sur la ville (et les hautes montagnes dont on distingue les pointes au dessus des nuages). Le premier musée est le musée d'artisanat traditionnel 優佳良織Yukara Ori qui expose presque uniquement des pièces tissées en laine.

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Nous entrons ensuite au musée du flocon de neige. L'extérieur ressemble vaguement à un château. L'intérieur est principalement blanc, décoré avec des chandeliers de (faux?) cristal. On descend d'abord un escalier en colimaçon en bas duquel se trouve une fontaine. Ensuite, quelques mètres sous terre, on pénètre dans une salle très froide vitrée qui nous permet de voir de gros blocs de glace tout autour de nous (il fait -15°C de l'autre côté des parois vitrées!). C'est aussi sous terre que se trouve une salle de concert dont l'estrade est entourée d'une petite rivière (dont la résonnance nous fait douter de la qualité du son des concert donnés ici...). On trouve aussi des salles de réception destinées à recevoir des mariages. Enfin un petit musée (exclusivement en japonais malheureusement) présente les différentes formes de flocons de neige en fonction des conditions météorologiques. Des films sont également présentés sur la région.

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Le troisième et dernier musée de cet ensemble est le musée international des arts du tissage et de la teinture. Y sont exposées des tissus du monde entier. Une petite salle est dédiée aux tissus aïnous. La dernière partie décrit différentes techniques de teinture ou comment plisser le tissu pour obtenir des imprimés.

Les visites sont de courtes durées. Nous décidons donc de passer dans une brasserie de sake avant la fermeture (17h!). La brasserie de 高砂明治Takasago Meiji est située peu après la gare principale de la ville. Malheureusement nous n'avons pas eu droit à une visite guidée. Nous nous sommes juste promenés au milieu de photos, documents explicatifs (certains en anglais), tonneaux et quelques autres outils utilisés pour préparer cet alcool à base de riz. Nous en avons donc appris assez peu sur la fabrication. Nous repartons un peu décus!

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Le plus beau zoo du Japon?

(dimanche 17 juillet 2011)

Nous avons décidé de rester une troisième nuit à l'hôtel d'une part car la météo annonce encore de la pluie, et d'autre part car il reste encore une chose que nous aimerions faire avant de quitter cette ville. Décidément le temps ne joue pas en notre faveur depuis que nous sommes à 北海道Hokkaido. Nous sommes un peu dégoûtés d'avoir si souvent de la pluie. Nous hésitons même à écourter notre séjour ici. En attendant des jours meilleurs, nous profitons de cette journée supplémentaire pour visiter le très fameux zoo de 旭山Asahiyama.

Excentré, le zoo se situe à environ 11km de notre hôtel. Comme il pleut encore et toujours, nous ne sommes d'accord sur le meilleur moyen de s'y rendre. Alors, tant pis, chacun choisit son moyen de locomotion et on verra bien qui sera le plus rapide ou le plus au sec... François est le plus rapide... à vélo (évidemment) et moi je suis bien au sec... en bus (évidemment). Nous nous retrouvons au zoo vers 14h.

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Ce zoo attirerait plus de visiteurs que celui de 東京Tokyo! En effet, on peut le croire quand on doit faire la queue pendant plus de 15 minutes pour approcher les vitres des pingouins ou des otaries... On est dimanche et ces enclos sont près de l'entrée donc la concentration de visiteurs y est la plus importante (voire oppressante). Heureusement quand on s'éloigne, au fur et à mesure, la foule se disperse et on retrouve le plaisir de se pencher sur tel ou tel enclos.

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Parmi les espèces qu'on ne voit pas souvent, il y a une famille de loups: le père est tout noir, la mère est blanche et elle n'arrête pas de lécher ses enfants qui sont noirs. Nous avons vu une espèce de singes qui a une longue queue recouverte de longs poils blancs. Il y a plusieurs ours polaires qu'on voit nager, marcher, manger. Il y a des renards polaires (blancs) et aussi des wapiti!

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Le zoo n'est pas très grand mais les espèces présentes sont bien mises en valeur. On peut les voir de l'extérieur, de l'intérieur, de haut, depuis une bulle au milieu de leur territoire, etc. Les enclos sont grands, propres et jolis. Par exemple, l'ours polaire a une belle cascade. Les serpents peuvent circuler au dessus de nos têtes dans un tube grillagé. Les chèvres peuvent marcher au dessus de nous sur des poutres tendues entre 2 enclos de chaque côté du chemin. De même pour les pandas roux qui peuvent se promener au dessus de nos têtes pour rejoindre l'un ou l'autre de leurs enclos. Il y a aussi pleins de choses à toucher: des fourrures, des bois, des crottes de daim (si si!). Bref, c'est une belle visite, même sous la pluie!

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La mauvaise nouvelle de la journée c'est quand même que notre nouvel appareil photo a pris l'eau dans la tente... Après séchage, l'écran est HS... Impossible de cadrer, de visualiser les zooms ou les photos prises, impossible de changer de mode ou d'option enfin bref, on peut toujours prendre des photos au 'pifomètre' et les regarder sur un ordinateur. Ça limite quand même pas mal les possibilités! Nous avons une garantie que nous pourrons faire jouer dès que nous trouverons un magasin ビックカメラBic Camera: présents partout ailleurs qu'à 北海道Hokkaido apparement. Il n'y aurait qu'un seul magasin sur toute l'île, à 札幌Sapporo, ville dans laquelle nous passerons peut-être... à la fin du mois d'août! Grrrrrrrrrr... En attendant les photos sont prises au petit bonheur la chance ou avec nos iPhone...

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旭川−呼人Asahikawa-YobitoAsahikawa-Yobito: la traversée du canyon: japanese grand canyon
200Km - 6 jours days

La pente est faible mais la route est longue

(lundi 18 juillet 2011)

C'est fini la belle vie, à nous la belle vie! Fin des trois jours confortables à l'hotel et nous revoilà sur les routes à vélo et sous le soleil (enfin)! Le check-out est à 10h est nous partons pour d'autres aventures. Dans les prochains jours, l'objectifs est d'aller voir des gorges à 667m d'altitude puis de franchir un col à 1054m et redescendre tout droit jusqu'à l'Alcatraz japonais, 網走Abashiri. La montée n'est pas rude mais elle dure sur 80km, de quoi user les genoux.
On commence tranquillement en sortant de la ville de 旭川Asahikawa où nous avons passé ces derniers jours, pendant 12km. Juste avant la sortie nous faisons un plein de courses et notamment d'eau car nous savons que une fois dans la montagne, les points de ravitaillement seront très rares. Puis commence notre longue ascension sous le soleil. Ça se fait mais c'est long et fatiguant. Mais heureusement petit à petit les restes de la ville s'estompent et on commence à se sentir à la montagne. Les paysages deviennent de plus en plus charmants et la circulation diminue.
On finira même par trouver un petit chemin réservé aux vélos qui nous amène tout droit aux gorges que l'on veut visiter!

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Sur la route, il n'y a qu'un petit village avant le camping où nous prévoyons de dormir. Après en avoir fait le tour, il faut se rendre à l'évidence: ce n'est pas ici que l'on fera un repas chaud. On espérait un peu mais il n'y a qu'une supérette. Ça fera tout de même l'affaire, on achète des salades pour ce soir.
À cette supérette, on rencontrera un couple d'américains et leur deux enfants, tous les 4 à vélo, voyageant dans le Japon pour l'été. On comparera les difficultés pour emmener des enfants et des chiens en voyage (nous gagnons sans conteste la palme de la complexité du bazar). Nous y croiserons également le gérant du camping où nous allons mais nous ne le savons pas encore, il croira même que ce sont nos enfants...

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Après cette brève pause, nous continuons jusqu'au camping qui se situe en bord de rivière, est bien équipé et dont le responsable pour la nuit est très sympa (le monsieur qui nous avait repérés à la supérette). Il se mettra à pleuvoir juste quand nous avons fini de planter la tente mais ça ne durera qu'une heure (après toute l'eau de ces derniers jours, ça nous parait anodin).
Il y a un autre couple qui dort cette nuit au camping et ils ont un petit chien. Fait ultra rare au Japon, ils le promènent sans laisse et il a même le droit de jouer avec Carlo. On est vraiment bien dans ce camping. On finira la soirée à regarder du catch en mangeant nos salades en terrasse après une bonne douche chaude (ici la douche est payante et limitée à 15mn pour 200¥. Mais on nous fournit un chronomètre avant de se laver et nous gérons nous même notre temps sous l'eau!).

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La pente est moins faible et la route est toujours longue

(mardi 19 juillet 2011)

La tente est entourée d'arbre et nous en profitant pour dormir un peu plus longtemps, mais il faut bien se résigner à quitter ce camping où nous fûmes fort bien accueillis. Un peu avant 11h, nous prenons notre petit déjeuner avec le responsable de la veille et nous discutons de nos voyages respectifs (hors-saison, il fait des voyages humanitaires en Thaîlande).
Nous reprenons ensuite notre chemin vers les gorges de 層雲峡Sounkyo (prononcer SO-OUNE-KYO). La piste réservée aux vélos n'est plus accessible, elle est en train d'être refaite! Donc nous prenons la route normale qui est pourvue d'un trottoir. Nous sommes donc à l'abri des gros véhicules bien plus rapides que nous.
Au kilomètre 12, nous nous arrêtons sur une aire de repos, accablés par la chaleur et les efforts. Il y a à boire et des glaces: le repaire parfait. Mais il y a également un musée de la sculpture de glace (expo à -20 et -40°C) et un parc à ours! Malheureusment avec tous les bagages et Carlo, il faudrait y aller séparément et se serait moins drôle. On décide donc de se contenter d'une glace.
Ensuite, on trouve une supérette et on en profite pour refaire un plein de d'eau pour le reste de la route.

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Les paysages sont de plus en plus bluffant et on se retrouve finalement dans une espèce de canyon vert. On s'arrête une nouvelle fois à 7km des gorges. On prend quelques spécialités du coin à grignoter, une glace pour moi (il fait vraiment chaud) et des dépliants touristiques sur notre prochaine étape.
Puis vers 17h, nous arrivons finalement aux gorges de 層雲峡Sounkyo. La ville est à 667m d'altitude.
Là, nous avons un problème pour trouver le camping qui est pourtant sur toute les cartes. On fini par tomber sur ce qui ressemble à un vieux camping désaffecté et interdit aux chiens (il reste tout de même les panneaux d'interdiction). La raison de l'interdiction aux chiens est qu'il y a des bêtes sauvages dans les alentours (si quelqu'un peut m'expliquer le rapport...). De toutes façons, cet endroit n'est pas très attirant et nous préférons nous rabattre vers un parc dans la petite ville que nous avons vu sur la route. Il y a un risque de se faire réveiller vers 8h le matin mais nous tenterons quand même l'aventure.
En attendant, nous allons manger au centre de la petite ville touristique et nous profitons de ces 温泉onsen avec vue sur les gorges!!! Ça détend après une longue montée. Puis nous irons poser la tente à l'endroit repéré de jour.

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Petite mise en jambe avant l'ascension finale

(mercredi 20 juillet 2011)

Nous nous sommes fixé un réveil à 8h pour lever le camp suffisament tôt afin de ne pas trop se faire repérer. Quand nous nous levons, nous sommes toujours seuls sur cette aire de pique-nique. Personne n'est venu nous déranger finalement. C'est chouette, cela veut dire que nous pourrons revenir y dormir ce soir, en toute tranquilité. Nous rangeons la tente puis nous prenons notre petit déjeuner sur une table de pique-nique, face à la rivière, au village touristique et aux hautes montagnes enneigées. La vue est bien dégagée ce matin, c'est superbe.

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Pour commencer la journée, nous allons vérifié que les bagages que nous avons laissés hier dans des casiers fermés à clés sont toujours là. Rien n'a bougé. On en profite pour laisser la tente, les sacs de couchage et le reste de nos affaires ici afin d'alléger au maximum nos sacs pour la journée.

Deuxième étape aujourd'hui: l'office de tourisme du village. Il est énorme! Et il n'y a que très peu de visiteurs. C'est ce qui nous choque le plus ici: nous sommes en pleine saison, dans un village touristique bien équipé et assez réputé et pourtant il n'y a personne dans les rues, les restaurants ou les magasins de souvenirs!
Dans cet office, il y a une grande maquette du parc national 大雪山Daisetsuzan. On trouve plusieurs chemins de randonnée conseillés et beaucoup de photos des paysages qu'on peut apercevoir depuis le haut des montagnes environnantes qui culminent en moyenne à 2000m. On trouve des informations sur les télécabines qui permettent de monter à 1300m d'altitude et sur les télésièges qui poursuivent l'ascension jusqu'à 1500m d'altitude. L'info cruciale qu'on apprend c'est surtout le fait que l'un comme l'autre sont interdits aux chiens... On est fixé: Carlo voyagera en sac...
On pose quelques questions à l'employée du bureau quant aux randonnées qui sont faisables à partir du télésiège. Quelques minutes plus tard, elle nous rejoint même dehors pour nous remettre une carte (sommaire mais bien utile) des distances et des temps des différentes marches (on devrait dire escalade mais ça, on ne le savait pas encore!).

Ca y est, nous sommes (fin) prêts (comme on dirait chez nous) pour s'attaquer à l'ascension du 黒岳Mont Kurodake (1984m). Nous partons donc avec Carlo caché pour prendre les télécabines. Nous le relâchons entre la sortie des télécabines et l'entrée du télésiège, puis il repart dans son sac pour 15 min de rase-motte au dessus de l'herbe. Arrivés à 1500m d'altitude, quelques dizaines de mètres après le télésiège, nous le laissons enfin profiter pleinement de la montagne (on prend un max de précautions car on n'a pas envie de se faire griller et de se voir interdire l'accès aux remontées pour redescendre... héhé!).

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La vue à 1500m est déjà superbe. On voit les gorges verdoyantes de la région de 層雲峡Sounkyo: un vrai canyon mais pas à l'américaine: ici tout est vert (il faut dire qu'il pleut souvent par ici, on en a fait les frais...). Certains versants sont encore enneigés. On a perdu quelques degrés depuis le village mais il fait toujours bon. Et puis la montée qu'on va faire va largement nous réchauffer!

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On commence donc à grimper: les chemins se transforment aussitôt en escalade de rochers. Ici il n'y a presque pas de partie plate: ça monte tout le temps et ça monte sec! Notre rando devient vite une belle partie d'escalade et ce, sur 2km. On met donc 1h15 pour arriver au sommet. Sur le chemin on croise presque uniquement des personnes âgées, utra-équipées (chapeau, sac à dos, chaussures, bâtons...). Au sommet, certains se font chauffer leur repas sur des réchauds. Nous, on mange notre paquet de chips...

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Du haut de mes 28 ans d'altitude (euh pardon 1984m), la vue est époustouflante. On voit les gorges tout en bas, on voit toute la chaîne de montagne environnante. On a une vue panoramique sur le parc 大雪山Daisetsuzan. Certaines parties sont verdoyantes, d'autres sont fleuries ou encore enneigées. Ça monte, ça descend et partout il y a de la caillasse!

On continue un peu la marche en descendant sur l'autre versant en direction d'un refuge et d'un camping. On nous a dit qu'il y avait de belles fleurs dans ce coin. En ce qui nous concerne, ce qui nous a encore plus plu, c'est la neige! Carlo est donc allé se rafraîchir en courant dans la neige (pas très fraîche).

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À deux reprises, un marcheur nous a demandé de mettre Carlo en laisse, voir même de ne pas l'emmener (!). Tous les autres marcheurs étaient absolument conquis par le charme de Lulu et complètement abasourdis de voir un chien crapahuter à 1984m avec autant d'ardeur que Lulu! Parfois on lui disait même 頑張ってCourage (alors que c'est plutôt ses maîtres qu'il aurait fallu encourager (enfin surtout une des deux... ;-))).
Bref, à part une hystérique paniquée à la vue de Carlo - dont le mari a dû attraper Carlo par le collier (pour éviter que Carlo ne saute à la gorge de sa femme, enfin c'est ce qu'on a supposé...) et dont j'ai moi-même sèchement retiré les doigts (pas touche!) après avoir essayé de lui faire comprendre avec des mots (on n'est pas des sauvages quand même)... Tout s'est très bien passé!
Nous nous sommes quand même faits griller par (au moins) une personne: un marcheur au rythme soutenu que nous avons croisé à plusieurs reprises. Juste avant de prendre le télésiège pour descendre, Carlo étant caché dans son sac, il a échangé quelques mots à voix basse et quelques signes avec François pour demander si notre chien était dans le sac que portait François. C'est par un petit signe et une mine gênée que François le lui a confirmé! Celui-ci m'a aussitôt expliqué qu'un individu avait percé à jour notre petit secret. Je me suis donc retournée aussitôt pour voir le bonhomme (avec ma discrétion légendaire), qui m'a retourné un joyeux salut de la main. Bref, notre secret serait bien gardé. Ouf!

De retour à 667m d'altitude vers 16h30, nous allons prendre un bon bain à l'温泉onsen du village. Nous mangeons au restaurant (une pizza aux aubergines, un demi potiron gratiné aux poivrons et à l'aubergine et un curry au boeuf). Puis nous nous installons dans la salle ouverte aux visiteurs jusqu'à la fermeture (21h30), heure à laquelle nous retournons sur notre aire de pique-nique pour poser la tente et dormir... enfin!

La région est vraiment magnifique et nous sommes bien contents d'être montés tout en haut du 黒岳Mont Kurodake car la vue était vraiment géniale. Nos cuisses et nos mollets risquent d'en pâtir demain mais bon... on ne regrette rien! Au programme demain: 20km de côte pour atteindre 1050m d'altitude (quand même!), soit un dénivelé de 400m environ, puis 40km de descente.

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zezette
Le 03/08/2011 à 19h07min25s

on attend la suite !!!!

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Ascension finale: 1050m d'altitude!

(jeudi 21 juillet 2011)

Ce jeudi, on se lève de nouveau à 8h pour éviter de déranger d'éventuels responsables du parc dans lequel on dort (car les campeurs y sont interdits) et également pour partir tôt car une longue route nous attend.
Nos genoux ont à peine été reposés par notre journée sans vélo (bizarrement à chaque journée que nous nous accordons, on finit presque toujours par faire de la randonnée en montagne) mais on y va quand même et avec le sourire. La journée s'annonce ensoleillée mais il ne fait pas encore trop chaud. Le temps est donc parfait. On en profite pour faire une pause à 2km de notre point de départ pour admirer de belles cascades (pas celles de Sandrine qui essaie de monter des bordures en parallèle...).

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On ne le dira jamais assez, la route, ces jours-ci, monte plus que de raison. Nous avons 80km d'ascension et il en reste une vingtaine. Donc on fait de petites pauses fréquentes. Ça ne tombe pas si mal car ici, il y a pas mal de choses à voir. Voici un petit échantillon de photos avec ci-dessus: la cascade de 銀河Ginga et ci-dessous: les gorges de 大箱Obako et le 大雪糊lac de Daisetsu.

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Les vingt derniers kilomètres de montée se décomposent comme tel: 14km à 2%, 2km de légère descente et 3km et 4% et 1km à 6% pour finir en beauté. Autant dire que la fin est pénible. Heureusement, avant d'aborder la petite descente, on rencontrera deux cyclistes qui nous dépassent. Il s'agit d'un père et son fils qui porte tous les bagages alors que le papa roule à vide (je demanderai à Sandrine de prendre l'exemple mais en vain). Comme tous les cyclistes que l'on rencontre, ils sont impressionnés par nos vélos (des vélos de ville de base) et par notre idée de voyager avec notre chien. Ils sont très amicaux et bien qu'ils soient plus rapides que nous, on les recroisera plusieurs fois jusqu'au sommet car ils font de plus longues pauses...
Et au bout de plus de 4h de grimpette pour parcourir ces vingt derniers kilomètres, on franchit sous le regard ahuri des touristes (des papis et mamis qui s'étiraient pour ne pas avoir trop de courbatures à cause de la journée passée dans leur énorme autocar climatisé (anecdote véridique)) ce fameux col à 1050m d'altitude!

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Le reste du trajet (après la glace et la brochette bien méritées) descend et ça fait du bien. Pendant un petit bout de temps, il ne faut plus pédaler et l'on cavale à travers les forêts en franchissant de magnifiques cours d'eau. Puis la fraîcheur se fait sentir. On ne pédale plus, on est en montagne et le soleil est déjà caché. Il faut ressortir les manteaux. Ensuite la pente s'adouçit et il faut se remettre à pédaler aidé tout de même un peu par la gravité.
On arrivera au premier village en début de soirée. Ça s'appelle 温根湯温泉Onneyu Onsen. On avait repéré le camping la veille sur notre carte et on s'y installe avant le coucher de soleil. C'est un camping gratuit en bord de rivière. Une dizaine de personnes campent ce soir-là et certaines viennent déjà nous faire la conversation et rencontrer Carlo, nous sommes bien accueillis.
Une fois la tente posée, nous repartons nous laver, il y a un hôtel qui propose un 温泉onsen à 500m de là. Puis nous achèterons un plat préparé dans une supérette 24/24 (qui s'appelle 7/11) qui nous réchauffera les-dits plats que nous irons manger dans une salle municipale ouverte toute la nuit à l'attention des voyageurs. Bref une ville très accueillante, et comme tous nos efforts nous ont vanés, nous décidons d'y rester demain.

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Petite pause régénératrice... ou pas!

(vendredi 22 juillet 2011)

Contents d'avoir trouvé un camping sympa (et gratuit) qui accepte volontiers les chiens et se trouve à côté d'un 温泉onsen absolument fabuleux, d'un supermarché et d'une aire de route toute équipée, nous choisissons de rester une nuit de plus (afin de ménager nos jambes pour la prochaine étape de plus de 60km)! 温根湯温泉Onneyu Onsen est une petite ville qui est loin d'être extraordinaire ni même susceptible de figurer dans mon fameux guide de voyage et pourtant... Nous avons repéré plusieurs activités pour cette journée de 'repos'!

La tente est à l'ombre de plusieurs arbres donc la température est agréable ce matin (nous avons passé la nuit emmitouflés sous les duvets, fenêtres fermées car les nuits sont très fraîches!). On commence la journée avec, bien évidemment, un bon petit déjeuner sur une table de pique-nique du camping! Croissant, brioches aux raisins et aux pépites de chocolat accompagnés d'un bon jus d'ananas nous permettent de prendre des forces pour la suite.

Nous passons tout d'abord au golf qui s'étend jusqu'au bord de notre terrain de camping. C'est un grand mini-golf, du genre de ceux qu'on croise très souvent au Japon. C'est un bon compromis entre un golf grandeur nature, pas forcément abordable pour le péquin moyen, et le mini-golf pour les enfants. Malheureusement pour nous, ce terrain est en libre accès et les amateurs viennent ici avec leur propre matériel (parfois ils jouent plutôt avec des maillets qu'avec des vrais clubs de golf mais chacun sa technique après tout!). Il n'y a donc pas de guichet de location de club et de balle... Tant pis pour nous!

Deuxième étape sur notre itinéraire de la journée: le supermarché de la petite ville pour repérer s'il y a de quoi préparer un barbecue pour ce soir (et accessoirement pour trouver des croquettes mais il n'y en a pas... plus que 3 jours de croquettes pour Lulu après ça, si on n'a pas trouvé de civilisation, il lui faudra manger comme nous!). Par contre, en ce qui concerne le barbecue, il y a tout ce qu'il faut... héhé!

Ensuite nous allons jusqu'au parc des renards. Il y en a plusieurs sur la route 39 pendant cette longue descente de 40 km que nous avons parcourue hier. Mais celui-ci est situé à l'entrée de la petite ville. Pour 500¥, on entre dans un grand enclos qui constitue l'habitat de dizaines de renards. Les plus jeunes sont dans une grande cage grillagée et/ou vitrée. Les autres sont en semi-liberté à l'intérieur d'un grand espace vert plein d'herbe, de buissons et d'arbres.

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On se balade sur un chemin qui traverse le parc et les renards sont tout autour de nous, parfois effrayés, parfois intrigués, parfois lassés de nous voir ou nous entendre pendant leur sieste sous la lourde chaleur de midi. Ils sont roux, le bout de la longue queue est blanche et leurs gestes sont similaires à ceux de Carlo: leur façon de tourner sur eux même avant de se coucher, de se coucher sur le côté, de dormir! Bref, ils sont tellement mignons qu'on en oublierait presque qu'ils sont sauvages.

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En ressortant du parc, nous retrouvons Carlo qui attendait à l'extérieur, au bout de sa laisse. Il s'était fait un ami: l'un des employés du parc. Avant de repartir, nous allons jouer dans la rivière qui passe devant le parc et traverse la ville (jusqu'à notre camping). Il y a un fort courant et Carlo me fait peur lorsqu'il est emporté rapidement par les flots mais François reste toujours confiant et Carlo revient toujours sur les berges tranquillement. Au contraire, il est super heureux de nager à contre-courant, quitte à faire du 'sur place'! Alors pourquoi pas?!

Prochaine étape: à 7km avant la ville, nous avons repéré hier un circuit de karting! Alors aujourd'hui, c'est décidé, on y retourne! Heureusement que la route est à peu près plate car il fait très chaud sous le soleil! Quand nous arrivons là-bas, un haut-parleur crache une musique publicitaire pour le circuit, les karts sont sortis, des tables et des chaises aussi, tout est ouvert... mais il n'y a personne. Nous faisons le tour des différents bâtiments, nous crions des すみませんS'il vous plaît?! mais rien n'y fait, il n'y a personne. Par un heureux coup d'oeil à travers une fenêtre, je distingue (avec mes yeux de lynx, c'est quand même étonnant!), une tête avec un torchon blanc sur la tête: c'est sûr c'est un japonais et il bouge encore! Parfait. Je vais aller crier un peu plus prêt de sa porte en espérant que ça le réveillera de sa sieste!
Il faut dire qu'il a bien raison de se mettre au frais et se reposer car il ne doit pas y avoir beaucoup de passage par ici. On imagine bien des habitués venir le week end pour des entraînements mais des touristes... ici?... non, ce serait vraiment étonnant! Ceux qu'on croise d'habitude voyagent en bus, en tour organisé, et ne s'arrêtent que quelques minutes sur chaque site remarquable pour planter leurs pieds téléscopiques (nous demander de nous pousser un peu) et prendre quelques salves de 'photos-mitraillettes'!
Il nous a entendu, s'excuse et nous demande de le rejoindre dehors sur le circuit. François est novice mais il s'empresse de dire qu'il en a déjà fait pour éviter trop de consignes de sécurité triviales. Était-ce la peine? On nous fait monter dans les karts tels quels, c'est-à-dire, en shorts et tee-shirts (heureusement qu'on avait mis nos chaussures de marche au lieu des tongs aujourd'hui!) et sans casque. On nous explique quelle est la pédale de frein et celle d'accélérateur. On nous demande de ne pas utiliser les deux en même temps. Bref, les consignes de sécurité sont assez limitées finalement! Par contre, François se demande quand même si on ne me met pas plus en garde parce que je suis une fille. Pour lui, ça devrait être moins dangereux... Ah ces Japonais!

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Pour un vrai débutant, François se débrouille parfaitement et me prend 2 tours... sur 7! Bref, je reste constante dans mes performances... Les yeux plissés par la vitesse (et surtout à cause des moustiques!), nous avons avalé le bitume de la piste pendant 5 ou 10 minutes seulement mais ça nous a fait bien plaisir! Lorsqu'on sort de nos karts, on nous félicite pour nos exploits: je ne suis apparement pas si nulle... pour une gonzesse...! Quel compliment!

Après cette folle course, nous retournons en ville (non sans avoir tenté d'aller faire une partie de golf sur un autre terrain mais un terrain de pro avec des voiturette etc... alors on a abandonné l'idée!). Nous décidons de faire une pause sur l'aire de route de la ville: ici il y a des glaces, des tables et des chaises en plein air et ce, juste à côté des distributeurs (de boissons et de cigarettes). Nous avons détourné un peu de courant de ces machines pour alimenter nos différents appareils électriques (téléphones, appareil photo) qui souffraient durement du manque de civilisation prolongé! C'est ainsi que nous avons été capables de taper ces quelques paragraphes.

Vers 17h30, nous rentrons au camping avec du charbon, des allume-feu, de la viande et des salades. Mais avant ce festin prometteur, nous abandonnons Carlo qui veillera sur nos provisions dans la tente et nous partons à l'温泉onsen. Aujourd'hui on se laisse plus d'une heure pour profiter pleinement de tout ce que l'hôtel propose.
Ça commence avant même d'entrer dans les bassins, pendant la douche, avec les gels douche, les shampoings et les soins après-shampoing. Il y a en a de toutes sortes et pour tous les goûts. Il y a des gommages pour le visage au thé vert et même des brosses pour les pieds.
Une fois bien lavé, on peut accéder aux différents bains. À l'intérieur, il y a une dizaine de bassins dont un jacuzzi, une cascade en pierre, un bain extrêmement chaud, un autre qui contient un fort jet d'eau qui tombe du plafond. Il y a aussi un sauna (dans lequel il y a la télévision selon François) et un hammam. À l'extérieur, il n'y a pas moins de deux bassins avec une pergola en bois. Chaque bain est joliment décoré et agrémenté d'une petite cascade.
Après tout cela, ce n'est pas fini! De retour au vestiaire, il y a l'habituelle balance pour se peser. Un grand espace est aménagé pour se refaire une beauté. Je parle donc des vestiaires des femmes à partir de maintenant. Une dizaine de postes sont prévus avec un lavabo, un grand miroir, un fauteuil. À disposition de chacune se trouvent des crèmes pour les visage, pour les pieds, des soins pour les cheveux mais aussi des brosses à cheveux (disposées dans un stérilisateur), des cotons-tiges... Bref, il y a tout ce dont on peut rêver, même quand on vit en camping, comme nous! Vous comprenez maintenant purquoi il nous faut plus d'une heure pour prendre notre douche... (et ça vaut aussi pour François, pas uniquement pour moi, je vous entends déjà, mauvaises langues!)
Avant de quitter l'hôtel, nous utilisons les ordinateurs en libre accès pour nous tenir informés de la météo et envoyer quelques mails. Puis nous rentrons au camping, propres et relax!

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Au camping, on sort tout notre matériel pour le barbecue et on s'approche de l'espace dédié à cet usage. Notre voisin se joint à nous et nous montre où se trouvent d'autres ustensiles qui nous manquent comme une pince à charbon et un 内輪uchiwa (éventail japonais typique) pour atiser le feu. Il restera avec nous pendant tout le repas à discuter. C'est sympa de retrouver un peu l'ambiance camping! On lui offre de la viande grillée et lui nous propose de l'apéro.
Pendant ce temps-là, Carlo part à la chasse aux renards dès qu'on a le dos tourné! On en a croisé un hier soir sur le chemin du camping et aujourd'hui au même endroit en pleine journée. Nous nous sommes arrêtés pour nous dévisager puis il est parti dans les fourrés
Bref, la soirée se passe très bien. Au menu: saumon grillé, fines tranches de boeuf mariné, viande de hamburger accompagnés de concombres marinés, tomates cerises et salade coréenne. Un régal!

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Fin de montagne

(samedi 23 juillet 2011)

Après avoir hésité à reprendre un jour de repos, on se décide tout de même à continuer notre chemin. À ce niveau là de la compétition, nos genoux sont plutôt douloureux, mais la douleur est supportable. Elle est alternée entre genou gauche et genou droit et les bains relaxant dans les bains publics ou 温泉onsen presque tous les soirs aident à la soulager.
Aujourd'hui, la route continue de descendre donc ça aide d'autant plus. C'est une pente très faible, et il faut tout de même pédaler surtout que le vent est contre nous mais c'est tout de même soulageant d'être du bon côté de la montagne.
La première ville depuis plus de 150km déjà se trouve à une trentaine de kilomètres de notre campement et nous nous y arrêtons pour faire le plein de produits anti-moustiques, de croquettes pour chien et de spray imperméabilisant pour la tente qui a beaucoup souffert de la semaine de pluie quasi-non-stop.

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Vers 16h, on a atteint le niveau de la mer mais notre périple n'est pas encore terminé. L'objectif de la journée est la petite ville de 女満別Memanbetsu située au bord du lac de 網走Abashiri. Mais pour y arriver, il y a encore quelques collines à franchir et comme il y a 75km entre nos deux campings, la fin de la journée est difficile. Le vent est toujours aussi fort mais, heureusement, sur les dix derniers kilomètres, on se dirige vers le nord et le vent se trouve enfin dans notre dos.

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Arrivés à 女満別Memanbetsu, on trouve facilement le camping (la ville n'est pas très grande), on y pose la tente et on explore la petite bourgade afin de trouver un restaurant pas cher. On n'en trouve que deux, le choix est vite fait, d'autant que les clients du premier ont repéré Carlo. Difficile donc de le cacher et d'y entrer. On mangera donc dans un petit chalet en bois tenu par une grand-mère seule qui cuisine bien mais lentement (on a fini par s'habituer à la rapidité du service des Japonais).
Ensuite, on ira se laver dans un 温泉onsen au bord du lac. Avant de retrouver nos quartiers et d'y dormir profondément quelques heures.

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Petite journée

(dimanche 24 juillet 2011)

Dimanche au camping: les enfants sont debout entre 5h30 et 6h et je défie les gens au sommeil le plus profond de réussir à dormir passée cette heure. Heureusement tout le monde quitte le camping vers 8h-8h30 pour d'autres aventures et nous pouvons compléter notre nuit de sommeil écourtée. Mais à peine une heure de plus car la chaleur nous lèvera par la suite.

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Hier il n'y avait pas de camping avant 75km, aujourd'hui notre étape suivante est à 15km. Donc nous prenons notre temps au bord du lac pour le petit déjeuner, Carlo va se baigner et joue avec quelques enfants qui sont restés pendant que quelques touristes ramassent des coquillages dans les eaux peu profonde du 網走湖lac d'Abashiri.

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Départ vers 13h donc pour une heure de longée du lac. Malheureusement, on longe le lac mais d'assez loin et du coup, on ne le voit pas beaucoup et la route n'est pas très jolie. Mais à mi-chemin, il y a le magasin de glaces réputé de la région où l'on ne manquera pas de faire un arrêt. Bon, c'est sûr ça n'a rien à voir avec les glaciers qu'ont peut trouver en France (nous avons nos habitudes à Montmartre, Thann et à Berck notamment) mais c'est bon et je refuse rarement une petit boule en passant.
On arrive alors très vite au camping gratuit de 呼人Yobito. Nous avons une préférence très marquée pour les campings gratuits. Tout d'abord parce que c'est gratuit, ensuite il y a moins de règles à la con (clairement: on peut y aller avec Carlo qui gambade gaiement et personne ne nous fait chier) et dernièrement les gens y sont généralement plus causant, plus accueillant et il y a moins d'enfants pour nous réveiller aux aurores.

On pose la tente vite fait et on remonte sur les vélos pour aller à la ville voisine de 網走Abashiri siuée à quelques kilomètres de là. On va principalement au centre d'accueil pour les touristes pour repérer les activités que nous envisageons pour le lendemain (en plus, on y récupère pas mal de réducs pour les musées du coin). Puis nous irons au supermarché (ça faisait des semaines qu'on n'avait pas vu un magasin aussi grand, fourni et peu cher, j'avais un peu l'impression d'halluciner) pour préparer un barbecue pour le soir car il nous reste du charbon de la dernière fois et l'été, on fait des barbecues.
On retourne ensuite au camping, profiter de la fin de l'après-midi tranquilles à étudier le japonais à rédiger le site et à envoyer Carlo dans le lac. Plusieurs personnes sont arrivées avec d'autres chiens, ils viennent tous voir et photographier Carlo, le chien éduqué à vélo qui vient de France et qui fait le tour du lac à la nage! Une ambiance différente des campings où il faut le cacher dans un sac...

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À la tombée de la nuit, on allumera le charbon et on mangera avec le soleil couchant des tranches de saumon, des lamelles de boeuf et quelques brochettes accompagnées de bières.
Note de Sandrine: pour le prochain barbecue, penser à acheter plus de bières... Non, ce n'est pas ce que vous pensez (enfin pas cette fois!)! En guise de barbecue, nous n'étions pas aussi bien équipés que la dernière fois. Nous avons donc du improviser. Nous avions une grille mais rien pour la poser au dessus du charbon. Nous avons alors découpé le carton qui contenait le charbon en deux parties, que nous avons disposées aussi loin que possible, de chaque côté du feu. Mais notre grille étant de petite taille, malgré tous nos efforts, le carton a fini par prendre feu. Après plusieurs tentatives vaines pour arrêter la propagation du feu avec de l'eau du lac, nous avons décidé de le remplacer par nos canettes de bières de 50cl. Il a alors fallu les descendre plus vite que prévu, on les a rempli avec l'eau du lac et nous avons disposé la grille en équilibre entre nos 2 bières. Sauf qu'avec seulement 2 canettes, ce n'est vraiment pas très stable, surtout lorsqu'il faut retourner les brochettes... D'où ma remarque: la prochaine fois, il faudra acheter 4 canettes de 33cl, au lieu de 2 de 50cl... Tout s'explique!

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Musée de la prison

(lundi 25 juillet 2011)

Il pleut! Ça faisait presque une semaine que la météo nous avait laissé un peu de répit. On avait presque oublié qu'on était à 北海道Hokkaido! Mais depuis 3h du matin il pleut doucement mais sûrement. On fait donc la grasse matinée dans la tente qui n'est pas surchauffée par le soleil... La pluie a au moins un effet positif ce matin!

On se lève tard. On mange le petit déj sous la tente puis on promène Carlo. Ensuite on le laisse dans la tente pour aller visiter le musée de la prison de 網走Abashiri, situé à environ 2km du camping au milieu de l'ascension du 天都山Mont Tentozan.

On s'y rend à pied car la pluie menace de nous tremper péniblement si on se déplace à vélo. Heureusement, le soleil se lève un peu en début d'après-midi.

La ville de 網走Abashiri est souvent associée à la prison qui y a été construite en 1890. On y envoyait les condamnés à de lourdes peines. Aujourd'hui, il est possible de visiter le musée de cette prison: certains bâtiments ont été démontés et reconstruits sur ce site, puis restaurés, d'autres ont été reproduits à l'identique.
Certaines scènes ont été reproduites grâce à des mannequins grandeur nature dans l'ensemble du site. Ainsi on croise parfois des prisonniers qui travaillent dans les champs, d'autres qui dorment sur les lits de bois, etc.
De plus, dans l'ensemble du site, on trouve des panneaux en anglais (en coréen, en cantonais et en mandarin). On comprend donc bien tout ce qui est exposé, et ça vaut le coup. Voici le site du musée, accessible en anglais (antre autres), plutôt chouette: Site du musée de la prison d'Abashiri.

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Un des bâtiments est particulièrement intéressant. Il y a une salle de cinéma étonnante: le sol en verre laisse apparaître les restes d'une fôret sous nos pieds. L'écran est tout autour de nous, sur les 4 côtés. Les images se superposent sur différents supports translucides. Le film montre le travail des forcenés lors de la construction de la fameuse route qui a fait la triste histoire de cette prison.
On peut y essayer les tenues des prisonniers, porter un boulet de bagnard, ou encore se faire réveiller par des coups de bâtons frappés sur le traversin de bois du lit très sommaire!
On découvre également les différents accessoires des prisonniers. Et surtout on y parle de la tragédie qui est liée à cette prison.

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Les prisonniers du pays tout entier ont été envoyés dans la prison de 網走Abashiri pour construire une route. Cette route devait relier 旭川Asahikawa à 網走Abashiri, c'est-à-dire longue de 220km environ. C'était à l'époque où la Russie menaçait d'envahir le Japon et l'île de 北海道Hokkaido était particulièrement vulnérable du fait de sa position géographique d'abord mais aussi parce qu'elle était encore très sauvage. Il fallait donc commencer par construire une route afin d'apporter la civilisation (autrement dit des armées...) à travers l'île.

Pour ces travaux, on avait prévu une durée 4 fois plus courte que la normale. Les cadences, la sous nutrition et les mauvais traitements ont entraîné la mort de près de 211 prisonniers! Ça a été une vraie catastrophe. Il paraît donc que la route que nous empruntons depuis plusieurs dizaines de km est jonchée de part et d'autre de cadavres de prisonniers...

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Nous avons visité le bâtiment qui abritait les cellules des condamnés. Il était composé de 5 ailes disposées sous la forme des 5 doigts de la main. Un poste de surveillance était au centre. Ainsi il était possible de surveiller les 5 couloirs d'un seul endroit. Cette architecture a apparement été copiée sur celle d'une prison belge.

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En plus des cellules où l'on pouvait être jusqu'à 5 dans moins de 10m2, à peine ou pas du tout chauffées (dans une région où il peut faire -25°C l'hiver...), il y a avait aussi les cellules d'isolement. On y était enfermé seul, sans lumière et avec des rations de nourriture réduites.

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Le site, malgré l'histoire lourde et la fonction même de ce type d'endroit, est vraiment agréable à découvrir. La visite peut durer 1h30 ou 2h. On se croirait plutôt dans un parc d'attraction ou à sensations. Tout est très fleuri. Le pont de l'entrée surplombe un étang recouvert de nénuphares. On raconte que les prisonniers entraient par ce pont. Ils pouvaient alors voir leur visage se refléter dans l'eau et ainsi se rendre compte des actes méprisables qu'ils avaient commis (c'est pas une citation exacte mais une traduction assez proche de ce qui est écrit à l'entrée!).

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De retour au camping, on retrouve Carlo. On l'emmène avec nous manger dans un restaurant familial avec buffet à volonté de salades, boissons froides et chaudes. C'est là qu'on passera la majeure partie de notre soirée.

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呼人-ウトロYobito-UtoroYobito-Utoro: le bout du monde: last stop, this time
86Km - 2 jours days

To infinite and beyond

(mardi 26 juillet 2011)

On l'aimait bien notre camping gratuit mais de nouveau il faut reprendre la route. Carlo va faire un dernier petit tour dans le lac pour se rafraîchir car il fait déjà chaud au soleil, on prend tous notre petit déjeuner et en route. On part d'ailleurs assez tôt aujourd'hui car on aimerait dormir à l'hôtel ce soir et si on arrive tôt on peut en profiter plus amplement. Désormais on est bien organisés et les campings officiels ou sauvages nous suffisent amplement sauf qu'il nous manque une seule chose: internet! On ne peut pas vous envoyer de nouvelles sans ça (et au passage on ne pourrait pas s'approvisionner en catch non plus et on n'a toujours pas vu Money in the Bank...). Donc on vise l'hôtel ce soir.

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La route est assez simple: on longe la mer sur 35km, ça nous assure un minimum de dénivellé et quelques beaux points de vue. D'autre part, il y a un grand passage où nous sommes cernés par l'eau: à gauche la mer, à droite un énorme lac aux cygnes. Puis de longues étendues de verdure où paissent des chevaux en liberté et le long de la route quelques gares où passent la ligne ferroviaire touristique. Les gares sont jolies et abritent à chaque fois un petit magasin ou une petite exposition pour attirer le touriste.

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Notre prochaine étape, 斜里Shari n'est pas très éloignée de notre point de départ et à 14h nous sommes au centre ville. Quelques minutes auparavant nous nous serons fait arrêter par des flics pour un nouveau contrôle d'identité (il est à noter que l'extrême courtoisie dont font montre les pandores japonais est aussi exaspérante que l'arrogance de nos nationaux).

Petits ajouts de Sandrine: Je développe un peu le contrôle d'identité même s'il n'y a rien d'extraordinaire à raconter mais là j'ai un peu de temps (Carlo et François dorment encore... héhé!). Une voiture banalisée s'est arrêtée à moitié sur la route et à moitié sur le passage piéton, comme c'est très courant de le voir au Japon (les conducteurs de voiture ont à peu près tous les droits ici!). Deux hommes sortent du véhicule et s'avancent vers nous avec de grands sourires en nous demandant de nous arrêter. Ma première pensée c'est donc naïvement que ce sont deux Japonais intrigués par nos montures et qui veulent simplement discuter avec des touristes étrangers peu communs. D'ailleurs leurs premières questions sur notre voyage me confortent dans cette idée... jusqu'à ce qu'ils sortent et nous mettent sous le nez négligemment leus plaques de policiers en civil! Ah d'accord! Surprise!
Peu importe en ce qui nous concerne, nous n'avons rien à nous reprocher donc pas trop d'inquiétude normalement. C'est donc avec un éternel grand sourire qu'ils nous demandent où nous étions ce matin, si nous allons dormir à 斜里Shari ce soir et à quel hôtel. Comme les chiens sont interdits dans les hôtels et que Carlo est bien en évidence dans le panier de François, je m'empresse de dire qu'on va certainement aller au camping de la ville, qu'on n'est pas encore sûr et qu'on passe d'abord à l'office de tourisme (le camping étant derrière nous et le centre ville sur notre route, ça prenait tout son sens).
Ils ne s'arrêtent pas là et nous demandent nos passeports et nos visas. Après vérification et toujours avec le plus grand des sourires, ils nous souhaitent bon voyage et de rouler prudemment.
C'est vrai que c'est assez agaçant de les voir sourire hypocritement pendant tout l'interrogatoire. Mais ne vaut-il pas mieux ça que des mines désagréables et malpolies? Nos avis divergent quelquepeu avec François. On se met pourtant d'accord sur le fait qu'un peu plus de neutralité serait sans doute plus adaptée.
Le doute demeure malgré tout sur le pourquoi du comment. Nous ont-ils croisé par hasard sur leur route? Quelqu'un d'autre les a t'il prévenu? Les policiers ou de simples habitants du village se seraient-ils sentis intrigués ou menacés par l'allure de nos vélos et de leurs conducteurs? Il faut bien se rappeler qu'au Japon, la croyance populaire veut que ce soit les étrangers qui soient à l'origine des délits, crimes ou autres dérangements de l'ordre public. C'est un ami japonais qui nous l'a dit et ça sort tout droit d'une étude chiffrée! Bref, entre cette légende urbaine et le devoir patriotique de délation... le doute demeure... (Fin de l'aparté de sandrine!)

Le premier hôtel que nous verrons est bien trop cher pour nous et le second est complet. Comme on n'en voit pas d'autre, on va se renseigner au syndicat d'initiative local. La petite dame qui s'en occupe nous offre une carte des lieux où loger de la ville et nous propose d'appeler les hôtels pour demander s'ils ont de la place. Ça nous dépanne, parce que parler japonais, on commence à savoir faire mais le téléphone c'est très compliqué. En tout cas: chapeau madame de l'office de tourisme, elle était vraiment très sympathique.
Grâce à elle on trouvera donc notre logement pour la nuit, un business hotel non loin de là qu'on n'avait pas remarqué. On profitera donc pleinement du bon lit, des toilettes, de la douche, d'internet et de l'absence de bestioles.

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Le bout du monde

(mercredi 27 juillet 2011)

Départ à 10h pétantes, on profite jusqu'à la dernière seconde de l'hôtel. Sur le trottoir d'en face, il y a une boulangerie et on en profite pour faire notre petit déjeuner: quelques croissants presque aussi bons et presque aussi chers que dans nos boulangeries. Ensuite direction l'endroit qu'on appelle ici le "bout du monde".
C'est à quarante kilomètres d'ici et la route longe la mer donc à priori une petite journée de vélo nous attend. On s'éloigne un peu de la ville et on se retrouve en plein champs sur une route de plus en plus étroite. Et puis, finalement, la route se met à monter puis à descendre comme un roller-coaster. C'est joli, mais c'est fatiguant. Alors on augmente notre quota de pauses.

À mi-chemin, on commence à voir la mer, la côte se dessine puis la péninsule de 知床Shiretoko au loin. On oscille ainsi entre route au bord de mer et route en forêt mais toujours très proche de l'eau. Les passages en forêt sont agréables pour leur fraîcheur mais c'est ici que l'activité des ours est la plus forte et tout autour de nous les barrières de fer nous rappellent étrangement jurassic park!
La plus grande partie de la route est en pleine nature, il n'y a plus d'habitation mais le traffic est assez important car la dernière ville avant la péninsule est assez touristique. C'est un peu le paradoxe de ce "bout du monde" qui est, en partie, un haut lieu touristique. Il n'existe qu'une seule route pour y accéder et vers la fin, sur le trottoir on voit de nombreux morceaux d'ossements assez gros pour provenir de bovins ou de cervidés. On ne peut s'empêcher de penser aux ours dérangés par une voiture en plein repas au milieu de la nuit...

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Quelques kilomètres avant l'arrivée, on s'arrête à la cascade de オシンコシンOshinkoshin pour admirer la chute d'eau et profiter de la petite boutique de souvenirs qui vend des glaces (pas de souvenir pour nous déjà bien chargés, mais des glaces pour se recharger). Puis on arrive à ウトロUtoro, notre prochaine étape et la dernière ville avant la péninsule de 知床Shiretoko.

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C'est une petite ville avec quelques commerces, un grand office du tourisme et deux étages. Une partie de la ville au niveau de la mer et la seconde partie à 70m au dessus en surplomb. Malheureusement pour nos mollets, notre camping est là-haut et la pente est rude. Mais le camping en vaut la peine: il accepte les chiens même sans laisse, il a plein d'ombre pour ne pas avoir trop chaud, il y a des prises de courant, des barbecues, des toilettes sèches, un point de vue sur la mer pour voir le coucher du soleil, des 温泉onsen à proximité et même un accès internet! On ne le saura que plus tard mais on aura également la visite de quelques daims et quelques renards...

On a précautionneusement fait les courses avant de monter donc on mange au camping des petites salades et on profite des 温泉onsen pour aller se baigner en regardant la fin du jour sur la mer avant d'aller regarder un peu de catch sur notre ordinateur et de se coucher sur un bon livre. Heureux d'être en voyage, heureux d'affronter deux jours de pause et heureux d'être dans un chouette camping.

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Croisière au bout du monde

(jeudi 28 juillet 2011)

Ce matin notre réveil sonne à 8h20! Mais c'est pour la bonne cause: nous prenons à 10h un bateau pour découvrir la péninsule sauvage de 知床Shiretoko... sans nous fatiguer!

On descend de notre montagne... à vélo. Facile! Ensuite on achète des croissants et des pains au chocolat au コンビ二 セイコマートcombini Seicomart (une supérette qu'on trouve à 北海道Hokkaido et qui fait de bons croissants!). Puis direction le port de la ville où nous attendrons notre bateau au milieu des mouettes.

Carlo est autorisé sur le bateau, mais dans une cage. Certains auront pris cette recommendation au mot: un chien est bien présent dans une cage sur le pont du bateau. Quant à nous, on se contera de mettre Lulu dans son sac avec son tapis. On l'installe sur un banc sur le pont extérieur d'où il pourra admirer à loisir la mer et les montagnes environnantes.

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La croisière dure presque 4h. Le bateau va jusqu'à la pointe de la péninsule et fait demi-tour. Sur le chemin, on s'approche plus ou moins des côtes pour voir des falaises verdoyantes, des cascades, des roches en forme d'éléphant, ou bien encore des ours! On en aura vu un seul mais c'est déjà ça! Il était sur le bord de mer, se baladait à l'ombre de gros rochers.
Nous avons également vu une (partie de) baleine. Elle se retournait à côté de notre bateau!
Parmi les autres animaux que nous avons croisé sur notre route, il y avait de drôles d'oiseaux nageurs, dont seule la tête (et le long cou) dépassait de l'eau!
Sur le retour, au dessus d'une montagne se dégageaient les silhouettes de plusieurs bêtes ressemblant à des biquettes mais ça aurait aussi bien pu être des daims car ils sont très nombreux dans cette partie de l'île.

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Sur le bateau, les gens étaient très nombreux à l'extérieur pendant le voyage aller. On se poussait pour être près des rembardes et avoir la meilleure vue des falaises. Après le demi-tour, vers midi environ, presque tout le monde est rentré: c'était l'heure du casse-croûte! Quand nous sommes nous aussi descendus nous installer dans des canapés dans la salle climatisée (il faut dire qu'on cuit littéralement sur le pont extérieur!), nous nous sommes retrouvés au milieu de pleins de gens à moitié endormis. Carlo a fait pareil!

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De retour de notre croisière vers 14h, nous sommes allés prendre des forces à l'aire de route où nous avons mangé des hamburgers au daim! Ensuite nous avons gravi la grosse roche qui se trouve au bord de la mer, juste à côté du port. Elle se nomme オロンコ岩la roche Oronko. Haute de 60m, elle a la forme d'un pavé. On y monte via des escaliers abruptes, plus impressionants à la descente qu'à la montée.

Après cette marche digestive, on fait quelques courses pour le repas du soir au camping puis on remonte sur notre colline. Les efforts pour remonter à vélo alors qu'il fait encore chaud nous décident à prendre un bain en rentrant! Notre choix se porte sur l'hôtel qui est juste à côté du camping. Pour 500¥/personne, les bains sont petits et les accessoires sont réduits mais on a vue sur la mer et la plage.

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Surprise cet après-midi au camping! Nous avons eu la visite de daims qui mangeaient l'herbe entre les tentes! Ils n'étaient pas du tout effrayés par les gens ou même les chiens (et pas seulement Carlo, il y a beaucoup d'autres chiens dans ce camping) qui y vivaient. Finalement pas besoin d'aller bien loin pour être en contact direct avec les animaux 'sauvages'!

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Jurassic Park

(vendredi 29 juillet 2011)

Réveillés par le soleil à 10h30, nous prenons notre petit déjeuner puis nous jouons un peu avec Carlo car il va devoir passer une partie de l'après-midi tout seul. Aujourd'hui nous avons prévu de nous promener dans le parc national de 知床Shiretoko et les chiens sont interdits! Vu la configuration de la balade (vous allez vite comprendre), on se demande bien pourquoi les animaux sont interdits... Enfin, c'est une légende bien connue au Japon: lorsque des animaux rencontrent d'autres animaux, c'est la bataille sanglante. C'est déjà dangereux entre deux chiens... Alors entre un chien et un daim... Aïe, aïe, aïe, on n'ose même pas y penser!

Bref, à 13h35, un bus part du terminal de la ville vers 知床五個Shiretokogoko: un site bien connu nommé 'les cinq lacs'. 20 minutes de trajet, soit 14km coûtent 690¥ par personne (environ 6€): autant dire que c'est plutôt exagéré! Mais l'allure de la route à prendre nous a fortement dissuadé d'y aller à vélo: des côtes de l'ordre de 10%, ça ne correspond pas vraiment à l'idée qu'on se fait d'un jour de repos!

La balade des 5 lacs permet normalement de voir 5 lacs. Jusque là, tout est normal. Mais en cette période qui correspond à une forte activité des ours (jusqu'au 31 juillet), il est interdit de se promener sur les chemins de randonnée sans être accompagné par un guide. Une liste des guides est disponible à l'office de tourisme et il faut donc en réserver un pour faire la marche. Le tarif varie entre 4000 et 5000¥ par marcheur.

On nous avait prévenu (merci à la famille Bardet!) mais on voulait quand même faire une petite balade dans le fameux parc de 知床Shiretoko avant de reprendre la route. On s'est donc contenté de suivre l'itinéraire balisé, accessible à tous, à toutes les saisons: la passerelle de 700m qui permet de voir un lac!

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Elle est située à environ 1 mètre de hauteur, parfois plus. Elle est entourée de fils électriques. À l'endroit où elle rejoint le chemin de randonnée, la jonction se fait avec deux portes et un sas à la Jurassic Park! Toutes ces protections sont là bien sûr pour éviter toute rencontre inopportune avec un ours.

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Du haut de la passerelle pourtant on ne verra aucun ours. Les daims, eux, ne sont pas effrayés par tous ces visiteurs et ils machouillent tranquillement dans les dunes d'herbes, plus ou moins près des gens. La vue sur le lac est sympa (mais rien d'exceptionnel!). Ce qui est intéressant quand même, ce sont des nappes de nuages qui évoluent très vite et très bas. Elles nous recouvrent en quelques secondes et la température baisse aussitôt. D'ailleurs lorsqu'on repart en bus, les nuages recouvrent l'ensemble du parking et il est difficile de voir d'un bout à l'autre de la place.

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En rentrant, on fait quelques courses à l'unique supermarché de la ville, qui est ridiculement petit. On trouve néanmoins de quoi faire un barbecue! Au camping il y a des emplacements pour les feux, c'est donc là qu'on s'installe pour manger. Mais ce soir, la chance n'est pas avec nous. Ça commence avec le charbon de bois qu'on vient d'acheter: il est en gros morceaux. Et du coup, ça brûle beaucoup moins bien et les allume-feu ne parviennent pas à les faire prendre. De plus, les enclos à barbecue sont remplis de cendres qui empêchent les allume-feu de brûler entièrement et qui recouvrent également les charbons. Bref, plusieurs tentatives ratées plus tard, on a coupé les charbons en petits morceaux et on a placé une grille de fer sous les allume-feu et les charbons!

C'est à ce moment là que la femme qui, quelques minutes plus tôt, se lavait les mains avec ses enfants, s'approche de nous avec ses enfants et son mari les bras chargés de matériel de barbecue. Elle nous demande si on a des problèmes pour allumer le feu... Que peut-on répondre à cela sachant que ça fait 30 minutes qu'on galère alors qu'elle discutait avec les motards d'à côté?! Alors elle nous dit dans un très mauvais anglais: 'change, change' qu'on pourrait traduire par 'dégagez de là, les loser, laissez faire les pros!'. Comment lui expliquer alors que tout devrait bien se passer maintenant qu'on a préparé minutieusement la place?!
Moi je suis un peu vexée de leur brusque intrusion alors qu'on s'est donné tant de mal et qu'il ne reste qu'à craquer une allumette. François pense un peu la même chose mais se laisse faire docilement. Mais bon, je me force à voir les choses du bon côté! Après tout, c'est quand même super gentil de nous proposer de l'aide et de ressortir tout le matériel de barbecue (qui devait être rangé depuis belle lurette, les campeurs par ici mangent tôt, sauf nous!).
M. Barbecue Professionnel sort alors une bouteille étrange et dépose quelques gouttes épaisses d'un produit qui nous est inconnu sur les charbons. Ensuite, et là ça va être drôle, il sort une bouteille de spray qui est en fait un petit chalumeau ou plutôt, d'après l'usage qu'en fait M. Barbecue Professionnel, un lance-flammes! La bombe prend feu dès qu'il approche une allumette mais impossible de contrôler la bête! À plusieurs reprises, il effraie sa femme, sort de l'abri, se brûle presque les doigts mais rien n'y fait, impossible d'obtenir une flamme contrôlable. Finalement je lui propose de tenir les allume-feu avec une pince pendant qu'il les allume avec son briquet... Pas besoin d'avoir tout un attirail de professionnel selon moi pour réussir un barbecue... Héhé...
Et bien sûr, le feu prend aussitôt. Nous avons devant nous, enfin, de belles flammes qui dévorent nos charbons. (Enfin ce n'est pas grâce à M. BP selon moi!) Nous les remercions malgré tout pour le spectacle... Et pour la grille qu'ils nous offrent généreusement (la nôtre est toute petite et sacrément sale alors tant mieux!).

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Attention! Si tu crois qu'on a traversé tout 北海道Hokkaido, tu es loin du compte. L'aventure ne s'arrête pas là:
Ça continue dans la deuxième partie des contes de 北海道Hokkaido