福岡−防府Fukuoka−HofuFukuoka−Hofu: un début: for a start
175Km - 4 jours days

OOPS!

Sorry, it appears we have still a lot of work to do on this website and we have not yet written those parts in english.
That is a shame and rest assured we are not proud of that.

Nevertheless, if you want to know more about us, there are two ways: either you wait some time because we are bound to write this page in english OR (and I think it is the best solution) you learn french and start reading superwanchan.org in its original form!

Bye bye 福岡Fukuoka

(dimanche 24 avril 2011)

Eh voilà, ça fait pile deux mois, il faut à nouveau qu'on reprenne la route. Quand le réveil sonne à 9h30, pendant une minute, on se met à vous envier, vous les sédentaires qui pour la plupart pouvez faire la grasse matinée le dimanche, et ne devez pas reprendre la route tous les mois ou tous les deux mois. Et puis, la minute d'après, on repense à tous les sacrifices que vous faites pour en arriver là (se lever tôt toute la semaine, être exploité toute la journée au bureau, pas souvent partir en vacances, impossibilité de prendre le temps... je ne fais pas toute la liste parce que ça me fait mal au coeur) et on se lève d'assez bonne humeur malgré l'horaire matinal.
On s'était plutôt bien organisé ces derniers jours pour être prêt à partir (sauf l'itinéraire qui est fait aux 3/4, soit environ 500 bornes donc on a encore un peu de temps pour finir) mais il nous reste quand même le ménage et le chargement des vélos. Pour le dernier, nous sommes désormais experts. Le ménage, en revanche, est plus difficile. Il faut dire que nous n'avons rien qu'une petite balayette d'à peine 6 ou 7cm de large pour faire tout l'appartement qui n'est pas énorme mais tout de même. Le plus frustrant étant qu'au Japon, le locataire paie des frais de ménage pour sa sortie de bail et n'est donc pas tenu de faire ce ménage. MAIS nous et notre magnifique ワンちゃんwanchan avons des règles légèrement particulières. En effet, Carlo n'est pas toléré dans la plupart des appartements du Japon et donc ça fait 4 mois qu'on le cache pour entrer et qu'on le cache pour sortir. C'est un peu chiant mais ça se fait. Mais comme on garde généralement le même bailleur, ce serait dommage de se faire repérer par des montagnes de poils de chien que recèle notre appartement après deux mois de vie commune. Et donc me voilà avec la balayette à 10h du mat' un dimanche. Sandrine, qui n'a rien compris au problème, mais reste conditionnée par le système de français, nettoie la salle de bain qui n'a pas de traces de chien (vas-y frotte! mais ça m'étonnerait qu'il te rende une caution qu'on ne leur a pas versée. Au pire on pourra clamer qu'on était solidaire avec les travailleurs japonais (c'est la classe en ce moment d'être solidaire avec les japonais...)). Et puis nous voilà en route.

La première étape est de redéposer toutes les balles de base-ball que Carlo a chourré au terrain de sport d'à-côté. Mais en partant, Sandrine s'aperçoit que ça fait un mois qu'elle n'a pas regonflé son vélo (malgré notre nouvelle pompe japonaise toute belle) et on décide de passer au petit magasin de vélo du coin où l'on avait déjà sympathisé. On leur avait déjà fait nos adieux la veille mais ça fait quand même plaisir de les revoir. Ils se mettent à deux pour gonfler les pneus de la princesse, nous encouragent, et on est parti pour de bon!
On dépose les balles, à peu près où on les avaient trouvées (enfin Carlo). Et on se dirige vers le 大濠公園Parc Ohori, un de nos préférés qui se trouve sur la route, puis 天神Tenjin, le quartier du centre, et enfin on sort progressivement de 福岡Fukuoka.

Sur la route

La météo annonçait de la pluie pour notre premier jour de voyage mais à part quelques gros nuages bien gris en fin de matinée, on a un temps sympa, il fait bon, et le vent dans le dos. ENFIN! Pour tous les gens qui habitent l'Amérique du Nord ou l'Europe, et tous les gens qui nous suivent depuis quelques mois vous le savez: au Japon le vent vient de l'Ouest et chasse à l'Est. De 東京Tokyo à 福岡Fukuoka, on l'a affronté, parfois péniblement, et maintenant, on l'a dans le bon sens.
La route est facile, nous reprenons, en sens inverse, les 80 derniers kilomètres que nous avons fait pour arriver à 福岡Fukuoka. Donc pas de problème de sens de l'orientation.
Un problème survient néanmoins assez vite, un rayon de ma roue arrière casse à 20km, c'est déjà le deuxième. C'est le problème avec notre mode de transport: vélo moyenne gamme surchargé. J'ai déjà réparé ma roue pour 5 rayons brisés quelques semaines plus tôt et Sandrine a acheté une nouvelle roue. On décide de faire réparer la roue le lendemain.

Une fois sortis de la grande agglomération, on se retrouve donc le long de la mer, sur ces côtes d'où l'on voit les îles et que si on avait le temps, on vous ferait des belles photos, mais pour le coup, ça restera des souvenirs personnels. On finit par repasser par la petite ville de 波津Hatsu à propos de laquelle je m'émerveillais déjà naguère dans ces pages. C'est toujours aussi charmant dans ce sens là, et comme on a déjà fait 55km on se décide à s'arrêter là. Juste après la vingtaine de kilomètres de plage, on trouve un bois entre un cimetière et une école avec un tapis de feuilles bien mou et peu accessible: parfait. À ce propos, question aux connaisseurs de la nature, c'est le printemps au Japon, les cerisiers viennent de fleurir mais on voit déjà plein de couleurs d'automne et dans les bois où nous dormons, une grande partie des feuilles est déjà à terre. Est-ce normal? Est-ce qu'il n'y aurait vraiment plus de saison comme me disait ma charcutière???

Ce qui nous a convaincu de dormir dans ce bois précis, c'est que: à 500m de là se trouve un petit centre de thalasso qui a un restaurant qui propose buffet à volonté pour 1800¥ (14€) par personne, avec pas mal de produits de la pêche du coin et d'autres spécialités du Japon, le tout en terrasse face à la mer de Chine. Sandrine a été charmée à la seconde et n'a pas eu de mal à me convaincre. Après un merveilleux repas, nous allons nous coucher très tôt, en réglant à contre-coeur le réveil sur neuf heures.






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Bye bye 九州Kyushu

(lundi 25 avril 2011)

La nuit est calme dans les bois, à part quelques bourrasques de vent qui font s'agiter et tomber les feuilles mortes (mais pourquoi sont-elles donc mortes?). À huit heures, néanmoins, on entend quelques enfants qui passent à côté de la tente (je dis "on", c'est pour Lulu et moi, Sandrine n'est pas sensible à ce genre de détails). On se rendort donc une petite heure de plus, puis on repousse le réveil d'une heure (faut pas déconner). Vers dix heures, on sort de la tente se brosser les dents, et on voit apparaître un gamin avec un adulte qui viennent de la direction de l'école. On se salue, ils nous posent quelques questions, on leur raconte notre vie. Ils s'en vont et deux minutes plus tard, à peine le temps de pisser, revoilà dix gamins avec une dame cette fois, tous venus caresser Carlo et voir la tente dans laquelle deux allumés dorment en attendant de traverser leur pays à vélo. On discute avec les moins farouches d'entre eux, puis la récréation terminée (on entend très bien la sonnerie depuis le bois), nous replions la tente et nous reprenons les vélos. Direction 北九州Kitakyushu, la dernière ville de 九州Kyushu. À l'aller, on s'était fait avoir à prendre la route numéro 3 qui est interdite aux vélos sur plusieurs passages, donc on a prévu un itinéraire bis qui n'est pas plus long.

À l'entrée de la ville, on trouve un magasin/réparateur de vélos. On avait prévu de se laisser du temps pour réparer ma roue et comme on connait un peu 北九州Kitakyushu, si ça durait trop longtemps, on connaissait déjà quelques endroits pour dormir. Mais le réparateur nous affirme que ce sera fait en 30min pour 3000¥ (24€)! J'ai bien regardé le bonhomme opérer parce que moi j'avais fait la même chose trois semaines plus tôt et j'en avais chié, ça m'avait pris deux jours (manquait des outils aussi). Eh ben en 25 minutes, c'était plié, plus droite qu'une jeune recrue au défilé du 14 juillet, ma roue. En plus, pendant l'opération, son collègue nous a offert un coup à boire en faisant la conversation. Encore une chouette boutique de vélo. Pour moi c'est décidé, si je reprends un boulot un jour (dieu me tripote), ce sera réparateur de vélo.

Réparateur de vélo à Kitakyushu

Sur la route, on écoute toujours Là-bas si j'y suis et puis j'ai récupéré des sketches de Pierre Desproges, comme ça on se marre bien. Sinon on a un peu de musique, on ne découvre pas grand chose ici mais on suit l'actualité des groupes qu'on aimait bien avant de partir. Les derniers trucs qu'on a acheté sont les derniers albums de Hubert-Félix Thiéfaine, Sufjan Stevens, TV on the Radio, Cake ou encore Gorillaz.

Enfin on dépasse le centre ville pour se diriger vers 門司港le port Moji. On a déjà passé une journée "repos" là-bas à crapahuter dans la montagne. C'est au bout de la péninsule, c'est un peu loin et la route ne fait que monter et descendre avec des trottoirs peu pratiques quand ils existent. Cependant, c'est très joli et il fait beau. Alors on apprécie beaucoup.

L'extrémité de la péninsule est entièrement boisée et nous décidons d'y dormir. Mais une fois sur place, on réalise que c'est un parc et qu'en conséquence si l'on y dort, on a toutes les chances de se faire réveiller aux aurores, donc nous rebroussons légérement chemin pour atteindre un cimetière que nous avions repéré en passant. Il est en hauteur et le chemin qui y mène est escarpé et peu entretenu, signe d'une faible fréquentation. On trouve au bord de ce chemin un petit endroit plat en bord de précipice juste assez grand pour la largeur de la tente avec une vue imprenable sur la baie. Le site n'est pas caché et nous décidons d'aller manger avant de planter la tente et de revenir quand il fera noir.
Nous allons sur le port, trouver un petit centre commercial dont nous utiliserons les toilettes pour se laver sommairement (Sandrine s'en servira également comme des toilettes, moi je préfère le grand air) et nous prenons notre repas dans une crêperie.
Après ça, nous retournons à notre emplacement de camping. On pose les vélos dans un parking en contre-bas, puis on grimpe avec les sacs et on plante la tente. On reste là à discuter dehors quelques dizaines de minutes devant la baie éclairée pour la nuit et nous allons nous coucher, en réglant de nouveau le réveil à neuf heures.

Camping à Kitakyushu

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Un peu comme le tunnel sous la Manche

(mardi 26 avril 2011)

On se lève avec le réveil (c'est tellement rare). À 9h15, on commence à plier les duvets, puis on sort se brosser les dents. Il fait déjà beau et la vue de la baie est toujours aussi chouette. Une dame passe avec son chien plusieurs fois près de la tente dans le petit chemin. Je lui dis bonjour, elle répond, visiblement peu surprise que des gens campent dans le petit chemin près du cimetière. Tant mieux pour nous.
Une fois les affaires rangées et emballées, on se dirige vers les vélos sur le parking en bas, on les charge et c'est parti. Aujourd'hui, on change d'île, on retourne sur 本州Honshu, l'île principale. Et pour se faire, on va emprunter un tunnel qui se trouve à 800m de notre camping. On est bien organisé!
Avant l'entrée du tunnel, petite séance de photos de l'île d'en face et du grand pont réservé aux voitures et on s'approche de l'ascenseur qui descend au tunnel.

Pont entre Kitakyushu et Shimonoseki

Là, une voix sortie des hauts-parleurs nous indique qu'il n'est pas possible de traverser avec un animal (l'être humain ayant perdu sa qualité d'animal il y a quelques millénaires). Ca c'est un peu balot, mon bon monsieur. Alors, on s'écarte légèrement du champ de la caméra de surveillance, on met le petit Lulu dans son beau sac de sport blanc, on le pose sur le porte-bagage de Sandrine (le mien est trop plein) et on retourne à l'ascenseur.
Ce coup-ci, pas de voix désobligeante. Alors de deux choses l'une: soit le petit monsieur a profité des trois minutes de cache-cache pour faire une sieste, soit il trouve normal qu'on abandonne un chien étant donné qu'il "ne peut pas" franchir le tunnel!!? Vu les gens qui empruntent ce tunnel (personnes de type asiatique de plus de 60ans), il parait impossible qu'il ne nous ait pas reconnu. Ca nous ferait bien rire, si vivre comme des fugitifs n'était pas si pénible.

Tunnel sous la mer

Sur l'autre rive, on remonte par ascenseur également et il faut payer 20¥ (0,16€, c'est pas cher) par vélo. On remercie le percepteur, en se disant que c'est probablement lui la voix des hauts-parleurs et qu'on l'a bien entubé (ça rend vulgaire la vie de fugitif, et d'être sur le qui-vive perpétuellement). On reprend ensuite la route le long de la côte.
La mer est belle, les îles en bord de côte sont très jolies et même si la circulation est assez dense et bruyante, c'est agréable de voyager dans ces paysages. Après une vingtaine de kilomètres, il faut s'éloigner de la côte et couper à travers la montagne pour gagner quelques dizaines de kilomètres.

Là encore, les beaux paysages sont au rendez-vous, mais la route est encore moins agréable. En montagne, il y a très peu de trottoirs (et quand il y en a c'est d'un seul côté de la route mais il change tous les kilomètres, et les bordures sont si hautes que je dois aider Sandrine à les monter) et les routes sont étroites. La circulation n'a pas baissé de la journée, et les camions n'ont pas de temps à perdre donc ils ne ralentissent que très rarement quand ils nous frôlent dans les montées (jusqu'à 7% aujourd'hui). C'est plus rigolo dans les descentes, mon odomètre m'indique une pointe à 48,3km/h (route limitée à 50), les camions ne doublent plus, c'est plus sécuritaire...

Donc tout se passe bien, on s'arrête dans l'après-midi acheter des fraises, c'est la saison des fraises ici, on dirait. Puis plus tard, on s'achète des salades et des pains fourrés (curry, croquettes de pomme de terre, nouilles sautées) que l'on dégustera sous la tente.
On fera 47km avant de trouver une petite forêt près de la ligne de 新幹線shinkansen et toujours en lisière d'un petit cimetière. C'est pas qu'on aime ça, mais il y en a vraiment partout.

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Aquaplanning, cocooning et... séchage de string

(mercredi 27 avril 2011)

Malgré le titre légèrement accrocheur, rien de très affriolant ce jour. Étonnament, on se réveille une heure avant la sonnerie (en guise de sonnerie, j'ai récemment mis sur mon téléphone une intervention de notre président qui essaie de se disculper avec une mauvaise foi assez grandiose sur l'affaire Karachi, le fameux "franchement c'est ridicule". Ceux qui ne connaissent pas ce fameux discours, perdez 30 secondes sur youtube). C'est à dire à 8 heures! Oui ça parait dingue, mais on s'est couché à 22h30 et on a très bien dormi sur un tapis de feuilles mouelleux et dans un bois très calme.

On a déjà fait près de 150km en 3 jours, et pour ce mercredi, on a décidé de la jouer cool. On vise donc un hotel à 23km pour pouvoir se laver, aller sur internet pour rechercher notamment un appartement pour 京都Kyotoet se reposer.
On a appris la veille grâce à Babette, la maman de Sandrine que la météo annonce des orages pour la journée. Donc, à l'hotel, on sera au sec pour la nuit et on pourra se sécher s'il le faut.
On traîne néanmoins au lit tranquillement car le check-in se fait à partir de 15h seulement et on ne prévoit que 2h de route. On part donc à 11h, quelques gouttes se font sentir mais rien de très menaçant. Il fait lourd. On a campé en fin de montagne, et on regagne la mer très vite, nous franchissons deux pont de près d'un kilomètre au dessus de deux estuaires dans des baies montagneuses. Avec le temps orageux, ces paysages sont très impressionnants. Mais nous ne nous attardons pas à prendre des photos car nous avons désormais le vent dans le dos, et les gros gros nuages gris nous rattrapent inexorablement. Au bout de trois quart d'heure de route, la pluie se met à tomber fortement.
Nous sommes bien équipés contre les intempéries. La cage qui sert de porte-bagage est recouverte de grandes bâches imperméables tenues avec des tendeurs, tandis que nous avons des imperméables et des longs panchos de randonnées, ainsi que des pantalons de pluie (dont je ne me sers pas parce que je n'ai pas de pantalon). Carlo a une protection frontale avec un petit toit en plastique transparent sur son panier et en cas de grosse averse, j'utilise un sachet poubelle transparent 70L pour protéger les côtés. Je rassure les âmes sensibles: 70L ce n'est pas assez pour fermer le sachet sous le panier, et donc la moitié inférieure du panier n'est pas recouverte donc Lulu peut respirer à loisir sans se mouiller!

Assez rapidement, les averses s'intensifient, quelques coups de tonnerre résonnent. On s'arrête pour mettre des sachets plastiques autour des chaussures (chaussures de rando étanches, mais pas les chaussettes, et puis on est déjà bien ridicule avec tout le reste alors pourquoi pas ça). On continue la route, les jambes étaient lourdes ce matin, la pluie nous donne un second souffle.
À certains moments, les précipitations sont tellement fortes qu'ils nous faut plisser les yeux encore plus fort qu'un japonais moyen. La pluie durera une heure mais d'une telle intensité que les trottoirs et les routes sont remplies d'eau et ne désemplissent que bien après la fin de la pluie. En conséquence, on roule littéralement sur l'eau (disons dans l'eau) et chaque camion nous envoie des vagues plus hautes que nous.

Heureusement, nous sommes bien couverts et on dort à l'hotel. Malheureusement, les sachets dont j'ai paré mes chaussures sont trop petits. Résultats: l'extérieur est sec comme le coeur d'un banquier tandis que mes pieds baignent dans quelques millimètres d'eau. La chaussure est parfaitement imperméable, dans les deux sens! Sandrine a des plus petits pieds ou s'est gardé les bons sachets, en tout cas, pas de problème d'inondation à part quelques gouttes entrées par le col.

On arrive en fin d'orage à l'hôtel dans la petite ville de 防府Hofu vers 13h. Du coup, on va patienter au chaud au Mc Do d'à côté, avec Carlo dans son désormais célèbre sac de sport.
À 15h, on prend possession de notre chambre, où l'on va se laver puis sécher mes chaussures au sèche-cheveux, écrire quelques articles sur le site, chercher des appartements, laver quelques sous-vêtements, etc...

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防府−広島Hofu-HiroshimaHofu-Hiroshima: petite étape: next stop
120Km - 4 jours days

Le coup de la panne

(jeudi 28 avril 2011)

Il reste 120km avant notre prochaine grosse étape: 広島Hiroshima. On va le faire en 3 jours donc on prévoit 40km pour ce jour. À 36km de l'hotel commence une montagne avec pour débuter 6km de côte avant une longue descente. En haut de cette côte, il y a une petite ville où l'on pourra à coup sûr trouver à manger et où dormir. Donc ce sera notre objectif de la journée. 40km en partant à 10h30: un jeu d'enfant.

Avant la montagne, la mer. Toujours à travers les innombrables baies du Japon, ça n'est toujours pas lassant et la vue de tous ces paysages est toujours aussi géniale.
En début de parcours, néanmoins, une longue côte qu'on n'avait pas prévue sur une route sans trottoir, n'empêche pas la bonne humeur. Et s'ensuit toujours une descente et ça c'est toujours apprécié.

Paysage

À mi-chemin, néanmoins, le pneu arrière de Sandrine explose (la chambre à air), effrayant un gamin qui faisait je-ne-sais-quoi (que fait un gamin de huit ans dans la rue à 14h30). On s'arrète donc pour changer de chambre à air, il y en a toujours une neuve au cas où dans les valises. Je m'apprête à démonter la roue mais avant je regarde la chambre. Elle n'est pas trop abimée, à part une fente d'un bon centimètre. Allez hop, une rustine, ça devrait faire l'affaire et ça ira plus vite que de démonter la roue et tout changer.
Bonne idée, sauf que en remontant le pneu, on s'aperçoit que, une fois la roue gonflée, la chambre dépasse du pneu par une ouverture assez conséquente. D'où l'explosion de toute à l'heure. En gros, si on ne change pas le pneu, on n'ira pas loin.
Faut pas se décourager pour autant, on découpe un bout de carton sur un emballage qu'on a sous la main qu'on place sur le trou et on enroule le pneu et son bout de carton de chatterton. Comme neuf!!! Ca permettra de chercher un nouveau pneu.

Paysage

C'était un peu trop beau pour être vrai. Mais ça aura permis de faire en peu plus de 2km. Ce qui est déjà pas mal mais pas assez car on devra alors encore pousser le vélo deux autres kilomètres avant de trouver un réparateur qui dispose d'un pneu de la bonne taille.
Les gens du garage sont adorables (vraiment s'il faut que je bosse un jour, c'est réparateur de vélo) et changent le pneu en vingt minutes. Ils règlent en plus les freins, graissent la chaîne et jouent avec Carlo. Et nous repartons vers notre montagne.

Rencontre 'jus de blueberry'

En haut de notre côte, nous rencontrons 松尾さんMonsieur Matsuo qui nous confortera dans notre idée que c'est chouette de voyager, puis nous repérons un petit emplacement où camper derrière un petit temple dans une forêt de bambous. Nous continuons ensuite notre route quelques centaines de mètres pour aller manger et nous tombons sur un quartier de love hotel dont un proposant 24h (de 16h à 16h) pour 4000¥ (32€). On craque donc pour cet hotel.
Une fois notre chambre choisie, la petite dame de la réception nous signale que comme c'est la ゴールデンウイークgolden week, il faudra mettre une rallonge de 1000¥.
Nous pensions que la ゴールデンウイークgolden week commençait lundi mais en fait le 29 est un jour férié, du coup les tarifs des hôtels font le pont. Ceci étant, nous restons à l'hôtel même si nous devons payer un peu plus...

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Bien préparer son itinéraire: le maître-mot

(vendredi 29 avril 2011)

L'avantage du love hotel, c'est bien évidemment sa large gamme de sex-toys disponible sur catalogue et son menu régime par les positions sexuelles (voir figure 1) mais c'est également et surtout le check-out tardif. Ici, ne fait pas exception et il est même à 16h! De plus ces derniers jours, on y va tranquille car on est parti rapidement et faut ménager ses genous, donc: grasse matinée! Sandrine se réveille vers 9h, moi vers 10h, on traîne un peu au king-size bed. Et, ici, on vous apporte le petit déjeuner au lit jusqu'à onze heures. On commande donc des toasts grillés et beurrés avant de s'extirper péniblement de notre chambre qui est en fait un petit bungalow vers midi.

Sexdiet

Nous sommes toujours en montagne et ça descend alors le démarrage est assez sympa. Mais nous savons que très rapidement la pente s'inversera et en effet, comme prévu (nous préparons minutieusement nos itinéraires), ça se met à grimper. Aujourd'hui nous aurons deux passages d'environ deux kilomètres avec un dénivellé de 100m environ, des côtes à 5% donc, ce qui est déjà pas mal.
On effectue la première, toujours en pamoison devant les paysages que nous propose la montagne japonaise. Un peu avant le premier sommet, je m'arrête pour attendre Sandrine (elle a une fâcheuse tendance à se faire attendre dans les côtes, mais c'est vrai: de moins en moins) et hydrater Carlo. Pendant que Sandrine me rejoint, on voit passer deux huluberlus, des allumés, probablement des doux-dingues, ou des imbéciles heureux, enfin deux japonais qui traversent le Japon à vélo!!! Y'a vraiment de ces fous, je vous jure... On les recroisera plusieurs fois dans la journée et encore le lendemain et peut-être plus tard (à l'heure où j'écris, on est que le lendemain). Arrivés, en haut, bien sûr on redescend, aujourd'hui, les pentes sont un peu plus raides, j'arrive enfin à faire des infractions de vitesse, je pousse à 53,8km/h.

Paysage

On traverse un charmant petit plateau en profitant du soleil. Il fait bon et le vent frais qui nous pousse est très agréable. Et rapidement, on arrive à la deuxième montée. On se refait doubler par les deux compagnons de toute à l'heure, décidément plus rapides que nous, et la montée se conclut par un tunnel interminable dans lequel les échos sont tels qu'il est difficile d'entendre son baladeur. S'ensuit à nouveau une belle descente, et en bas à un carrefour, tout à coup, on se décide à changer le plan initial et on tourne à gauche ou lieu d'à droite pour aller admirer le 錦帯橋Kintaikyo. C'est un pont piétonnier à 5 arches qui date du XVIIème siècle. C'est joli entre deux montagnes dont une abrite un château et Carlo en profite pour aller se rafraîchir dans l'eau du fleuve que le pont enjambe.

Kintai-Kyo à Iwakuni

Nous restons là, plus d'une heure, nous avons déjà parcouru 35km, il est encore tôt et un camping est signalé sur la carte à 5km. Nous en profitons donc pour manger une glace très bonne au melon pour moi, chocolat pour Sandrine. Puis, au moment de partir, décidons d'essayer un raccourci qu'on a aperçu sur la carte. Il s'agit de s'éloigner de la mer pour passer plus dans les terres.
À un kilomètre de là, lorsqu'on s'éloigne du fleuve, on se rappelle pourquoi on reste toujours au bord de la mer. Parce que au Japon, éloigné de la mer égale en montagne, et la route qui s'annonce à nous est toute récente, et vient d'être construite au-dessus de la montagne trop escarpée pour tenir une route. C'est donc un énorme pont de près d'un kilomètre qui enjambe une montagne. Le panneau en bas annonce 8%. En haut de la côte, une belle vue et un tunnel. Une fois la-haut, je pose mon vélo précautionneusement contre la rambarde de sécurité qui fait 80cm avec un précipice d'une douzaine de mètre. Nous sommes dans la ville de 大竹Otake, littéralement, les grands bambous. Et le nom a été bien choisi car des bambous partant du fond du précipice me dépassent. Ils mesurent probablement une quinzaine de mètres. En bas, on voit un énorme raton-laveur faire son bonheur de la grosse quantité de déchets que les japonais jettent dans leur forêt. C'est malheureusement un sport national ici. La gestion ultra-libérale du pays fait que la gestion des déchets n'est effectuée qu'en petite partie par les impôts et que, donc, une importante partie des déchets doit être gérée par les gens (en allant dans les décharges payantes). Le calcul est alors vite fait: dans la forêt ou la mer, c'est gratuit!
Quand Sandrine m'a rejoint, on boit un coup et on entre dans le tunnel pour ressortir sur une pente de même intensité mais en sens opposé, ce qui permet de définitivement être verbalisable avec mon record jusqu'ici: 60,3km/h.

Côte à 8%

Après un second tunnel, on longe un nouveau fleuve jusqu'à tourner vers la route qui mène à notre camping. Mais en tournant, on s'aperçoit vite qu'on va avoir un petit problème: la pente est encore plus grande que celle d'avant et plus longue. En gros, on n'a pas encore les mollets pour. On s'est pas mal attardé au 錦帯橋Kintaikyo et il fera nuit dans une vingtaine de minutes, il ne nous reste que peu d'options. Après concertation, nous optons pour aller au camping à pied en laissant notre vélo dans un parking à vélo juste en bas de la côte: à priori, nous ne sommes pas seuls à ne pas avoir les mollets!
Une fois tous les sacs sur le dos, nous grimpons et même à pied, l'ascension est difficile. C'est tout de même plus sympa de trimballer les sacs à vélo.

Trois quart d'heure de marche plus loin, il fait nuit et nous arrivons dans un parc au sein duquel il n'y a pas grand monde mais des routes que des gens empruntent en voiture pour aller au golf et quelques maisons. Juste avant le golf, il y a un camping dans un terrain rempli de dinosaures: de grandes répliques aménagées pour que les enfants puissent y grimper. Mais il n'y a personne. Un panneau nous annonce que le camping est payant, nous verrons ça demain. Pour le moment, il est temps de monter la tente. Des emplacements sont aménagés, on va donc enfin planter la tente sur un terrain plat. Il faut quand même retirer quelques cailloux mais la tente ressemble enfin à la photo sur l'emballage!

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Si ça continue, faudra que ça cesse

(samedi 30 avril 2011)

À 6H00 retentit une sirène comme on fait chez nous le premier mercredi du mois à 12H00 et 12h15. Mais à 6h00! Ca peut être une alerte au 津波tsunami (mais à 6h00 pile, c'est bizarre), mais nous campons en montagne donc pas de danger pour nous, je me rendors (Sandrine ne prend que rarement la peine de se réveiller en cas d'alerte). À un peu plus de 8h, c'est un tyranosaure qui rugit. Le terrain de camping est déjà envahi de bambins et les statues de dinosaures ont même le son. À partir de là, difficile de dormir, d'autant que le soleil est déjà haut et chaud et que la tente n'est pas à l'ombre.

Camping à Iwakuni

On traîne encore un peu au lit, jusqu'au réveil de 9h, et on sort profiter des lavabos et des toilettes du camping. Dehors la vie bat son plein, on dirait qu'à 9h le samedi personne ne dort. On ne résiste pas à la tentation de faire rugir nous-même le tyranosaure, puis nous remballons nos affaires. Finalement personne ne nous demandera quelque argent que ce soit pour la nuit.
En descendant, nous profitons du côté matinal de tout le monde pour acheter une glace à la boutique qu'on avait aperçue close la veille au soir et nous redescendons cette fameuse montagne à pied. En bas, nous nous reposons dans le parking à vélo car décidément, porter ces sacs, c'est fatiguant.

Pendant que nous nous reposons, une dame de la maison jouxtant le parking, sort de chez elle et nous observe un peu (c'est la campagne). Quelques minutes plus tard, elle ressort avec deux chiots dans les bras et s'approche de nous progressivement comme pour tester la dangerosité d'une bête sauvage que l'on rencontrerait dans les bois. C'est à ce moment-là qu'on a fait la connaissance d'une famille très sympathique.

Une famille sympathique

Donc une heure plus tard, nous rechargeons nos vélos et nous voilà partis. Nous sommes à à peine 40km de 広島Hiroshima où nous avons une réservation d'hotel pour demain. Donc nous n'avons que peu de route à parcourir aujourd'hui. À mi-chemin, il y a une île, 宮島Miyajima, qui est connue et recommandée et qui possède un camping. Nous choississons donc d'aller visiter par là-bas ce jour. On a vu dans le journal que le temps devrait rester agréable aujourd'hui et la pluie arriver demain.
Comme on a du temps et qu'il y a des promotions (-31% sur les doubles), on s'arrête manger des glaces, et on profite du conglomérat de magasins pour m'acheter un short assez moche mais parfaitement à ma taille et d'une valeur marchande de 480¥. À force de pédaler, je troue tous mes shorts les uns après les autres et c'est difficile de s'habiller au Japon quand on fait plus d'un mètre cinquante et que de surcroit on a des grosses cuisses (je sais qu'il y a beaucoup de pervers qui nous lisent, et je tiens à répéter pour qu'il n'y ait pas de malentendu: "des grosses cuisses").
Puis nous reprenons la route qui est désormais en bord de mer, avec l'île de 宮島Miyajima juste en face.

À 1km du port censé nous emmener sur l'île, ma roue arrière rend l'âme de nouveau, j'ai fini par briser 5 autres rayons et je ne peux plus avancer. Je vais demander dans les commerces du coin si il y a un réparateur de vélos alentours, mais c'est peine perdue, il n'y a rien avant très loin. Je vais devoir le faire moi-même. C'est possible mais je ne suis pas expert. Il faut démonter la jante, puis remplacer les rayons et les serrer pour que la jante soit ronde. Ce qu'un professionnel fait en vingt minutes, il nous faudra près de deux heures à deux. Mais on a fait du bon boulot.

Reparation avant Miyajima

Malheureusement, entre deux il s'est mis à pleuvoir et ça n'est pas près de s'arrêter. On commence à se demander s'il est judicieux de partir en bateau sur l'île faire du camping sous la pluie, en n'étant pas sûr qu'on puisse emmener Carlo au camping, d'autant plus qu'il fait noir désormais.

Finalement, on abandonnera l'idée du camping pour aller chercher la sécurité d'un love hotel un peu plus loin le long de la côte. De la chambre du 3ème étage, on a une magnifique vue sur la mer, et en plus on a du wifi et un fauteuil massant!.

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広島Hiroshima

Au réveil ce dimanche 1er mai, nous jouissons d'une vue superbe sur la mer, les montagnes de 四国Shikoku et les cultures d'huîtres en bas de notre fenêtre. Il ne pleut plus mais il fait gris. Un petit tour en fauteuil massant et on repart sur nos vélos!

Vue dur la mer

Il nous reste environ 15km à faire pour arriver à notre hôtel à 広島Hiroshima et le check-in n'est qu'à 15h. Nous avons donc 4h pour faire le trajet. Nous avançons lentement, en laissant Carlo courir à son rythme à côté de nos vélos (il fait lourd alors il n'est pas rapide du tout aujourd'hui) et en faisant plusieurs pauses sur la route (notamment pour acheter des rayons en prévision de la prochaine casse du vélo de François!). Nous arrivons au centre-ville à 14h, ce qui nous laisse le temps de repérer l'hôtel, de prendre un milk-shake dans un petit parc et de passer chercher quelques informations à l'office de tourisme.

A 15h, François se charge du check-in pendant que j'attends dehors avec Carlo. Ensuite nous le cachons dans son sac de sport lorsque nous accédons à notre chambre. L'hôtel est assez chic: une file de taxi attend devant l'entrée, le hall est classe, le restaurant est au 25ème étage et les gens qui sont ici sont tous sur leur 31. Nous débarquons en short (et pantacourt), sac de rando sur le dos, sachets divers dans les mains pour prendre possession de notre chambre, réservée par les bons soins de François sur internet. Nous avons profité d'une offre exceptionnelle pour cette chambre et ce, même en pleine ゴールデンウイークgolden week, puisque nous payons environ 50% du prix habituel. Tant mieux! Nous sommes placés en plein centre ville et la chambre est très agréable. Nous laissons Carlo dans la chambre d'hôtel et partons visiter le musée du Mémorial de la Paix.

Musée du Mémorial de la Paix

Le musée du Mémorial de la Paix a été construit en 1955. On y relate les évènements qui ont conduit au bombardement nucléaire: de la guerre sino-japonaise qui conféra à la ville sa position militaire, puis l'attaque japonaise de la base américaine Pearl Harbour qui fit entrer les Etats-Unis dans la 2ème Guerre Mondiale, jusqu'au larguage de la bombe A sur le centre-ville de 広島Hiroshima le 6 août 1945 à 8h15. A l'étage supérieur, des maquettes montrent l'anéantissement de la ville par la bombe, on y explique les différents dégâts causés par les rayons de chaleur, l'explosion, la radioactivité et les incendies sur les gens et les bâtiments.

Musée du mémorial d'Hiroshima

On voit un mur de pierre dans lequel se sont plantés des morceaux de verre projetés par l'explosion. Il y a un escalier blanchi par les rayons de chaleur sur lequel subsite l'ombre noire d'un homme assis là (thème de la chanson "Ours shadows wil remain" de Joseph Arthur.

La visite est très émouvante, surtout lorsqu'on passe devant les vêtements et objets ayant appartenu à des enfants qui sont morts à cause des brûlures ou des radiations. On raconte les dernières heures de ces familles: la fille, 14 ans, part travailler alors qu'elle ne se sent pas bien, mais sa mère la pousse un peu (c'est pour le pays!) et elle ne reviendra pas. Ses parents vont la chercher dans les décombres pendant plusieurs jours et au mieux retrouver des os éparpillés et sa sacoche brodée à son nom au milieu de tout ça... Certains ont survécu pendant les premières heures ou les premiers jours après la déflagration, ils étaient brûlés, le visage gonflé, méconnaissables même de leurs propres parents (sauf au son de la voix pour certains) et ils arrivaient à rentrer chez eux. Mais ils ne savaient pas ce qu'ils avaient et puis les médicaments avaient brûlés, en fait il n'y avait même rien à faire.

L'histoire de 佐々木 禎子Sasaki Sadako est connue dans le monde entier. Cette petite fille avait 2 ans lorsqu'elle a survécu à la bombe A. Elle semblait avoir été épargnée et vécut son enfance sans problème de santé majeur. À 11 ans, une leucémie s'est déclarée: la maladie de la bombe A. Elle mourut peu après, à 12 ans.
Elle avait décidé de fabriquer des grues en papier. Cela viendrait d'une légende japonaise qui raconte qu'on peut exaucer un voeu si on réalise 1000 grues de papier. Mais elle mourut avant de les plier toutes. Ses camarades de classe et aujourd'hui encore des enfants du monde entier continuent de confectionner des grues (le seuil de 1000 a depuis longtemps déjà été atteint mais elle n'a pas ressuscité pour autant) et elles sont exposées autour du mémorial érigé en mémoire de la jeune fille. Ces grues représentent à tout jamais un fort désir de vivre.

Mémorial des enfants

Plusieurs murs sont recouverts de lettres de protestation envoyées par le maire de 広島Hiroshima aux pays qui font des essais nucléaires. Il leur reproche continuellement l'usage de telles armes et en demande l'arrêt. "À chaque nouvelle lettre, il espère que ce sera la dernière".

Étonnament, ce musée ne prône pas l'anti-nucléaire civil. On imagine pourtant bien le ressentiment des gens de la région lorsqu'ils entendent parler de la catastrophe actuelle à la centrale japonaise. Mais rien n'est dit, montré ni même suggeré dans ce sens dans ce musée. Même si on peut se dire que ce musée n'a pas été érigé dans ce but, on aurait aimé voir un panneau traitant de ce sujet.

Tout est écrit en japonais et en anglais. De plus, des audio-guides sont disponibles dans de nombreuses langues dont le français. Nous en avions loué mais ce n'était pas vraiment pas la peine puisque tout est très bien décrit en anglais tout au long du musée. Par contre, l'audio-guide sur les oreilles, on en prend plein la gueule. Même si on ne regarde pas toutes les vitrines, on entend toutes ces histoires quand même et personnellement, j'ai trouvé que le fait d'entendre plutôt que lire tout ça est d'autant plus éprouvant.

Parc du Mémorial de la Paix

Le musée que nous avons visité se trouve au milieu du Parc du Mémorial de la Paix, parsemé de-ci, de-là, de monuments commémoratifs. D'un côté de la rivière demeurent les vestiges du Hall de la promotion de l'industrie, aujourd'hui appellé le 原爆ドームDôme de la bombe A. La bombe a explosé presque juste au dessus de ce bâtiment, à 600m d'altitude. Les vitres ont été soufflées mais la structure est restée debout. Depuis, malgré de nombreuses controverses, tout a été conservé intact. Depuis 1996, ces ruines sont classées au Patrimoine Mondial de l'Unesco parce que "le Dôme est devenu un monument universel pour l’humanité entière, symbolisant l’espoir d’une paix perpétuelle et l’abolition définitive de toutes les armes nucléaires sur la Terre".

Dôme de la bombe A

En face du musée, dans les jardins, se trouve le cénotaphe contenant les noms des victimes de la bombe A. (Un cénotaphe est un monument érigé en mémoire d'une ou plusieurs pesonnes ne contenant pas de corps.)

Dans l'alignement du musée et du cénotaphe brûle en permanence la flamme de la paix. Elle restera allumée tant que toutes les armes nucléaires n'auront pas été démantelées.

De très nombreux autres monuments constellent ce parc, comme la tour de l'horloge ou le cénotaphe pour les victimes coréennes. Il est aujourd'hui agréable de se promener ici. Tout est vert, et dans 2 jours tout sera extrêmement fleuri car c'est le festival des fleurs de la ville qui va commencer.

Une ville comme les autres

Quand on arrive à 広島Hiroshima, on entre dans une grande ville qui ressemble à toutes les autres. Il y a des immeubles, des parcs, des artères commerçantes, un quartier pour les noctambules très animé. En ces premiers jours de mai, les touristes sont très nombreux. On fait la queue davant les restaurants pour dîner, on fait la queue devant chaque pièce du musée, les rues commerçantes sont noires de monde. Et pourtant le festival des fleurs n'a pas encore commencé. Bien sûr, plus de 60 ans ont passé depuis le bombardement. Mais en dehors du parc et de quelques stèles commémoratrices de-ci, de-là, on ne se douterait pas du drame qui a eu lieu ici.

Nous sommes allés nous promener en ville. C'était l'occasion d'acheter le dernier album des Beasties Boys, dont la sortie au Japon a eu lieu 2 semaines avant la sortie en France. Quelle aubaine pour François, fan incontestable qui tenait tant à ce que cette information apparaisse dans ces paragraphes!

Pour nous restaurer, nous sommes allés dans le quartier de お好み村Okonomi-Mura. C'est un quartier qui regorge de restaurants spécialisés dans l'お好み焼きokonomiyaki de 広島Hiroshima. La base est la même que pour le plat traditionnel (une omelette avec du chou) mais on y ajoute des そばsoba. Et puis la dose en chou est bien plus grande: une vraie montagne sur la crêpe! Le tout constitue une spécialité de renommée nationale et surtout un plat extrêmement copieux!

Parmi les spécialités du coin, n'oublions pas les huîtres, de préférence cuite sur le grill. Etonnant, non ?! Mais aussi les もみじMomiji, une sorte de どら焼きdorayaki en forme de feuille d'érable.

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宮島Miyajima

On aurait du y dormir ce fameux soir de réparation de vélo et de pluie, juste avant d'arriver à 広島Hiroshima. J'ai beaucoup regretté le fait de ne pas avoir pu y passer alors nous avons décidé de consacrer une journée à cette île, en partant de 広島Hiroshima. Située à 15km environ, nous nous y sommes rendus en tramway afin d'épargner à nos jambes des efforts supplémentaires. Ensuite nous avons pris un bateau (10 min de traversée) et nous sommes arrivés sur l'île de 宮島Miyajima.

Cette île est classée au Patrimoire de l'Unesco. Elle est célèbre principalement pour son sanctuaire flottant: le temple 厳島Itsukushima et la porte 鳥居Torii, à marée haute, semblent flotter sur la mer.

Nous avons commencé notre visite par une balade dans le petit centre commerçant de l'île. Nous ne sommes pas les seuls touristes à avoir eu l'idée de passer notre journée ici... Il y a un monde fou! Nous dégustons les spécialités du coin: もみじMomiji, glaces et autres bâtonnets aux asperges.

Nous arrivons tranquillement au temple qui... ne flotte pas! La marée est basse, la mer s'est retirée assez loin et nous pouvons marcher tout autour de la fameuse porte, en faisant néanmoins attention aux petites bâches (étendues d'eau qui restent sur la plage alors que la mer s'est retirée). Carlo en profite pour se baigner et gambader à son aise. Il reviendra vers nous après quelques temps et avec beaucoup de boue...

Torii à marée basse

Nous décidons de revenir ici plus tard, lorsque le marée sera haute, pour profiter du paysage qui a fait la renommée de l'île. En attendant, direction le 弥山Mont Misen, 530m d'altitude, histoire de vérifier si nos jambes ont toujours la forme malgré l'absence de vélo aujourd'hui... On aurait pu monter en télécabine mais le prix nous en a dissuadé (1800¥/personne, soit environ 15€/personne). Nous irons donc à pied!

La marche va durer environ 3h aller-retour. Nous avons vu des temples, des cascades et des daims! Eh oui, ici comme à 奈良Nara, les daims sont en liberté en ville comme à la montagne. Le chemin est essentiellement constitué d'escaliers! Il faut bien les atteindre ces 530m...

À 600m du point de vue, un gardien nous demande de mettre une laisse à Carlo. Il ne semble pas comprendre qu'on n'en a pas... Bref, il craint apparemment que Carlo se mette à chasser les daims (il ne connaît pas notre Carlo, à peine capable d'attraper un oiseau mort...). Nous continuons néanmoins l'ascension (je ne suis pas montée jusque là pour rater le panorama à 530m d'altitude!).

Le panorama nous permet de voir la ville d'広島Hiroshima et les montagnes alentours. Malheureusement tout le paysage est recouvert dun voile blanc qui nous empêche de voir loin. On ne peut qu'imaginer le reste en s'aidant des panneaux touristiques.

Jolie rivière

Nous redescendons de la montagne à pied et nous arrivons à temps pour voir la fameuse porte du temple flotter. La mer est en effet en train de monter, et le soleil se couche. C'est l'occasion de faire quelques photos, tout comme les quelques touristes qui sont restés aussi tard. On a effectivement remarqué que les visiteurs partent souvent vers 16h30 ou 17h et après 17h tous les magasins, voire les restaurants ferment! Heureusement c'est la ゴールデンウイークgolden week et il semblerait qu'ils se soient octroyés un peu plus de bon temps que d'habitude.

Torii à marée montante

Carlo s'empresse de sauter dans l'eau devant ces touristes ébahis. Je m'éloigne quelques instants pour aller acheter quelques もみじMomiji et lorsque je reviens, j'observe une scène amusante. Les touristes qui sont là ne se tournent plus vers la si célèbre porte du sanctuaire mais vers autre chose. Ils semblent tous médusés, poussent des exclamations ou prennent des photos. Ils se sont tous rassemblés autour d'un endroit... Derrière ces gens, je distingue le chapeau vert de François assis tranquillement sur les pierres. Et en bas des pierres, un petit chien, qui avait du être blanc un temps, jouait inlassablement avec un gros morceau de bois dans le sable. De temps en temps, pour raviver l'émotion du public, François daignait envoyer le bâton dans la mer, le plus loin possible comme à son habitude (et il est super fort à ce jeu-là!). Alors les exclamations reprennaient. Je suis restée quelques minutes en retrait pour observer tous ces gens et puis je les ai rejoint.

Paparazzi

De là, nous sommes partis en direction du port: nous à pied sur le chemin en hauteur et Carlo à la nage. Beaucoup nous ont suivi (enfin ils suivaient le petit chien blanc dans la mer). Avant de quitter l'île, Carlo va faire ses adieux aux daims. Alors qu'ils s'étaient contentés de s'observer à quelques mètres les uns des autres et à détaler dès que l'un ou l'autre tentait de bouger le bout de la queue. Cette fois, très délicatement, après observation, Carlo a tendu le museau vers un daim qui a fait de même et c'est ainsi qu'ils se sont touchés, subrepticement. Très fiers, nous rentrons tous à 広島Hiroshima.

Notre dernier repas dans cette ville, ce sera un McDo à déguster dans notre chambre d'hôtel parce que nous sommes trop fatigués pour sortit chercher un restaurant! Encore 380 km avant 京都Kyoto!

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広島−今治Hiroshima-ImabariHiroshima-Imabari: la plus belle étape: my favorite spot
171Km - 4 jours days

ゴールデンウイークgolden week

(mardi 3 mai 2011)

Check-out à 11h, on profite à fond de notre hotel luxueux jusqu'à la dernière limite. On récupère les vélos qu'on avait laissés dans un parking payant (oui, un parking payant pour vélo, on aura tout entendu!), puis on teste un nouveau système pour nos bagages. En gros, comme la roue arrière est trop sollicitée, on transfère du poids sur la roue avant. Avec du fil de fer, on a attaché des outils sous le panier de Lulu. On verra si ça aide à stopper le génocide des rayons de ma roue arrière

Commence aujourd'hui, pour trois jours, un festival des fleurs à 広島Hiroshima. Ça se passe sur le grand boulevard où est situé notre hotel, et pour sortir de la ville nous devons longer le défilé sur quelques centaines de mètres. Il y a beaucoup de monde, ce n'est pas très pratique avec les vélos, mais ça nous arrange parce que qui dit "festival" dit "stand de bouffe"! Nous profitons donc de l'occasion pour goûter des 宮崎肉巻rouleaux de viande de Miyazaki: du riz assaisonné enroulé dans de longues lamelles de viande de boeuf. C'est trop bon!.
S'ensuit quelques photos du défilé et nous voilà partis de la ville.

Défilé

À la sortie de 広島Hiroshima nous attend une longue chaîne montagneuse d'une quarantaine de kilomètres, nous sommes préparés. La météo annonçait un temps couvert, mais en fin de matinée, il se met à pleuvoir légèrement, nous sortons les protections. Tout le monde sait que nous sommes parfaitement équipés. Mais la pluie est légère et assez vite nous préférons être un peu mouillés par les précipitations que trempés par la sueur causée par les imperméables et le début de la montagne.
Cette petite anecdote était pour signifier que rien de particulier ne se passa ce jour. Sur la route, nous nous arrêtons dans une chaîne que nous connaissons, コーナンConan, pour refaire un plein de croquettes (des pro plan, Carlo reprend les croquettes de sa jeunesse).

En fin de journée, vers 18h30, nous nous arrêtons après 38km, et trouvons un petit emplacement dans un bois derrière un temple pour poser la tente.
De là, nous reprenons les vélos vers un centre commercial proche de là. Il y a une animalerie, seul magasin où l'on peut rentrer avec Carlo dans les centres commerciaux. Nous en profitons pour passer un petit moment au chaud. Carlo fait des bisous avec les furets. Puis nous allons manger dans un petit restaurant familial, avec Carlo dormant dans son sac. Puis un brin de toilette dans les WC du restaurant et retour à la tente pour une nuit de sommeil

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On change d'île

(mercredi 4 mai 2011)

Au réveil, il fait frais dans la tente mais hors du bois il fait déjà très chaud et le soleil est haut. Pas les conditions idéales pour finir l'ascension de la montagne que nous avions commencée hier. Mais c'est comme ça!
Au bout de quelques mètres Sandrine se plaint de son dérailleur. Il faudrait que quelqu'un le répare... On a tiré au sort, c'est moi qui m'y colle. Rien de méchant juste la vis de réglage déréglée, ce qui est bizarre c'est que la vis de réglage du frein est déréglée également alors qu'hier tout allait bien. On se pose quelques questions, mais de toutes façons, c'est impossible d'y répondre alors on reprend la route.
Assez vite une longue descente commence, c'est plutôt chouette. Même si elle est vite suivie d'une belle montée, mais c'est la dernière. Ensuite on descend jusqu'à une jolie baie d'où on longera la côte jusqu'à 尾道Onomichi, la ville d'où l'on changera d'île.

Nous sommes sur l'île de 本州Honshu et nous voulons rejoindre l'île de 四国Shikoku. Pour ce faire, il existe un passage réputé que nous projetons d'emprunter: しまなみ海道Shimanami Kaido. Il consiste à jongler entre 6 petites îles et donc 7 ponts géants (le plus grand faisant plus de 6km). Fatalement, cette description nous a tout de suite plu.

À 尾道Onomichi, nous allons donc directement à l'office de tourisme où nous récupérons une carte de toutes les îles avec entre autres, les plages recommandées, les camping, les épiceries, et les loueurs de vélos. C'est parfait pour nous. Cap sur le premier camping.
La dame de l'office de tourisme proposa à Sandrine de prendre un ferry pour rejoindre la première île arguant que le pont pour s'y rendre était dangereux car son trottoir étroit. Comme prendre le pont impliquait un détour de 7-8km, Sandrine a été tout de suite convaincue et n'a pas eu de mal à ce que je la suive.
Nous voilà dans un petit ferry à 100¥ (plus 10¥ pour les vélos), où Carlo est accepté même sans laisse, qui nous dépose au coeur de l'île de 向島Mukaishima.

Bateau

Nous sommes arrivés en fin de journée et les paysages sont magnifiques, toutes ces îles avec la mer turquoise, les montagnes et le soleil couchant... Nous traversons 向島Mukaishima pour emprunter un pont vers 因島Innoshima. Les ponts sont très hauts et y accéder requiert souvent plus d'un kilomètre de montée, mais la vue est magnifique.

Tout de suite en bas du pont se trouve un camping au bord de l'eau, et c'est pas trop tôt, ça fait déjà 60km qu'on pédale. Déjà, une demi-douzaine de tentes sont montées, nous saluons tout le monde, discutons un peu et posons la notre, face à la mer.
Les campings au Japon disposent toujours de toilettes, et généralement, c'est tout. Ici, il y a bien des douches mais ouvertes de 9h à 17H, comme il est 19h, ce sera encore une fois lavage à l'eau froide...

Camping

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La longue traversée

(jeudi 5 mai 2011)

Ce fameux passage de 本州Honshu à 四国Shikoku est vraiment sublime. Ça ressemble beaucoup aux Caraîbes d'ailleurs c'était anciennement un repère de pirates. Tout est organisé pour les cyclistes. Les japonais aiment venir ici traverser à vélo. On trouve des locations de vélos un peu partout et les itinéraires recommandés pour les cyclistes sont très bien fléchés. Comme c'est les vacances, ici, il y a pas mal de monde. On croise les gens qui ont loué des vélos pour la journée, des cyclistes semi-professionnel avec les collants qui vont bien, les mollets affûtés et la rapidité inégalable et quelques travellers comme nous avec des vélos bien chargés et des aventures à raconter en masse.

François et Carlo sur la route

Je ne vais pas m'étaler sur cette journée. Tout s'est bien passé, il a fait bon, on s'est baigné (l'eau était un peu froide) et on a bien roulé. Les photos parleront d'elle-même.

Sandrine sur la route

Ce jour-là, on campera sur 見近島Michikajima, une île de 300m de large qui se situe en-dessous du pont reliant 伯方島Hakatajima à 大島Oshima. Aucun habitant, quelques vagues et deux-trois chauves-souris, le calme presque parfait.

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Retour sur terre

(vendredi 6 mai 2011)

On se la joue de plus en plus cool. Réveil toujours aux alentours de 9h mais le départ est de plus en plus tardif. On se contente de faire une quarantaine de kilomètres par jours, et, par ici, il y a beaucoup de camping, ce qui nous évite de passer du temps à chercher un emplacement. Donc ce matin, c'est longue baignade pour Carlo, dans un lieux quasi-paradisiaque (si seulement l'eau était chaude). Nous passons un peu de temps sur l'ordinateur. Désormais, on se branche sur les innombrables prises extérieures qui servent notamment à alimenter les distributeurs de boissons qu'on trouve tous les dix mètres, ça nous permet de regarder du catch le soir sous la tente par exemple ou de préparer des beaux articles à lire sur superwanchan.org.
On finit par lever le camp après midi, il faut remonter sur le pont et traverser une dernière île. Ensuite c'est le dernier pont. C'est le plus grand de tous: il fait plus de 6km. C'est assez impressionnant, il surplombe une dizaine de petites îles et nous permet de rejoindre 四国Shikoku.

Le dernier pont

La traversée se termine dans la ville de 今治Imabari et le temps devient maussade. Il nous reste quelques kilomètres avant notre camping, on découvre donc notre troisième île principale du Japon. Il n'y a pas grand chose d'intéressant pour le moment mais nous aurons quelques jours pour la découvrir plus en détail.
Sur la route, on s'arrête dans une boulangerie qui fait des croissants comme à la maison. C'est toujours aussi bon.

Arrivée à Shikoku

Puis nous arrivons au camping. Là, grosse déception, les prix sont exorbitants 1800¥ pour la nuit et il faut encore ajouter 1000¥ si on veut prendre une douche. Bien sûr, c'est en bord de mer et très joli, mais près de 30€ la nuit au camping c'est franchement abusé. Du coup, on pose la tente à quelques mètres du camping, encore plus près de la mer.
Il y a une petite cabane sur la plage qui doit servir l'été avec des prises électriques, des chaises et des tables de jardin. On a donc nettoyé deux chaises, branché le mac et on s'est fait une soirée pic-nic sur la plage devant le coucher de soleil. Sincèrement, on est plutôt bien en vacances.

Après ça, je suis parti prendre un bain dans une 温泉onsen proche de la tente. Avant de rejoindre Sandrine qui était restée avec Lulu au lit.

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今治−高松Imabari-TakamatsuImabari-Takamatsu: découverte de discovering 四国ShikokuShikoku
141Km - 3 jours days

四国Shikoku

(samedi 7 mai 2011)

Une fois de plus, nous sommes réveillés aux aurores (7h00) par une famille qui se réveille bien trop tôt et ne conçoit pas qu'on dorme un peu le samedi matin. De plus, sur une plage d'une dizaine de kilomètres de long, ils n'ont pas trouvé meilleur endroit qu'à 5m de la seule tente posée là. Malheureusement, on ne connait pas vraiment d'insultes en japonais donc on se contentera de maugréer dans un demi-sommeil jusqu'à 8h. Bien sûr, ça nous rend un peu grognon, mais c'est vite passé et assez vite on profite de la plage (surtout Carlo).

Ce sera une petite journée. Le prochain camping est à 35km, il y en a deux à quelques centaines mètres d'interval et la route est plate. Donc sur la route, c'est très calme, il fait très chaud. À un moment néanmoins, j'ai perdu Sandrine qui a voulu tenter de traverser la route pour prendre un trottoir. Et au final, j'ai du l'attendre un peu plus loin pendant plus d'une demi-heure parce qu'elle avait fait la rencontre de jazzy bird!

Jazzybird

Les deux campings s'avèreront être à peu près identiques (des toilettes, pas de douche). Et nous choisiront celui en bordure de plage: on a pris l'habitude de se faire bercer par la mer.
Comme nous arrivons tôt, il fait encore chaud et nous en profitons pour nous laver au jet d'eau froide en slip devant des japonais un peu étonnés. Il faut préciser qu'ici, un camping ce n'est pas vraiment fait pour passer la nuit. C'est surtout un endroit où on peut faire un barbecue et passer une journée en famille ou avec des amis. Donc ça ne gène pas vraiment qu'il n'y ait pas de douche. Les gens arrive tôt le matin en voiture avec une quantité incroyable d'ustensil (des tapis à l'auto-cuiseur de riz, en passant par les ventilateurs ou les glacières et d'autres objets qu'on ne connait même pas).

Passée cette étape, Sandrine part jouer à la plage avec Carlo, tandis que je m'installe dans l'herbe près d'un distributeur de canettes et tape ce texte. Ensuite arrivera une troupe de motards. Pour une fois, nous ne serons pas seuls à passer la nuit au camping.

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Y'a des jours mieux que d'autres

(dimanche 8 mai 2011)

Ce dimanche, il fait chaud et le soleil tape très tôt. À 7h30, la chaleur nous force à sortir de la tente. Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude!
Tant pis, une étape un peu plus longue nous attend, ce n'est pas plus mal si on part un peu plus tôt. On plie le campement, on rachète de l'eau et en selle.

A vélo!

Passés les premiers kilomètres, une montée de 3km nous attend. On a déjà vu pire, et on l'aborde sereinement. Mais surprise: c'est dur. Même très dur. Le soleil est haut désormais et il n'y a absolument pas d'ombre dans cette montagne, même Carlo dans son panier n'en peux plus. On a fait presque 600km en deux semaines et la fatigue s'est accumulée. Je m'arrête à la moitié de la montée pour attendre Sandrine dans un petit renfort avec pour seul ombre mon t-shirt sur la tête. On boit près d'un litre d'eau avec Carlo en attendant le reste de la bande. Sandrine finit par arriver à pied en poussant le vélo. Manifestement, c'est dur pour tout le monde. On se repose encore un peu avant de repartir. Mais assez vite, on redescend du vélo pour se mettre à pousser. Ces 3km nous occuperont plus d'une heure...
Arrivés en haut, la vue est très chouette, en plus on peut faire un break sous un arbre. On reprend notre respiration, et on sait que le dernier passage difficile est passé.
On se remet en route pour la descente, c'est toujours plus agréable de descendre. MAIS (y'a des jours comme ça), très vite, alors que je prends le vent à 45km/h, mon pneu arrière crève. S'ensuit une lutte assez difficle pour garder le contrôle du vélo surchargé et le freiner sans percuter de voiture ni passer de l'autre côté de la rambarde de sécurité qui n'existe pas dans cette montagne. Étonnament, je m'en sors bien. J'appelle Sandrine qui est devant pour une fois, pour lui dire de s'arrêter car c'est elle qui a les outils. On se rejoint un peu plus bas. En plein soleil. C'est de plus en plus désagréable.

La première chose que je vérifie c'est l'état du pneu. Mon intuition était bonne: comme Sandrine quelques jours plus tôt, j'ai usé mon pneu littéralement jusqu'à la corde. Le pneu est foutu! On ne se laisse pas abattre. On a réparé celui de Sandrine avec du scotch, ça a duré 2km. Il s'agit de faire mieux. On trouve une vieille canette sur la route. Sandrine la découpe pendant que je mets une rustine sur ma chambre à air. Ensuite on enrobe la bande d'aluminium découpée dans la canette avec du scotch. Et on vient coller le tout autour du pneu à l'endroit où il est troué. Ça fait un joli bruit et ce sera plus solide que du scotch seul.
Désormais on s'arrête tous les 2km pour vérifier l'état du pansement. Et ça tient plutôt bien, mais la canette s'use tout de même. Et en bas de la montagne, c'est encore la campagne, et aucun signe de magasin de vélo... Alors on scrute les caniveaux pour trouver quelques choses de plus efficace que cette canette. Et finalement, on trouvera quelques morceaux de lanières de caoutchouc probablement tombés d'un camion. On les entourera donc autour du pneu. C'est la bonne méthode, c'est pas évident à fixer mais avec un peu d'astuce, ça fonctionne et c'est solide.
Au final, on aura parcouru plus de 15km avant de trouver un magasin ouvert (c'est dimanche). On fait donc changer le pneu et on en profite pour remplacer 4 rayons cassés (mon vélo est toujours trop chargé). Vers 16h, nous pouvons enfin repartir dans de bonnes conditions. C'est qu'il nous reste de la route.

On fait une grosse pause une heure plus tard car on veut passer dans un cybercafé pour réserver un hotel pour le lendemain. On s'est rendu compte qu'en passant par des sites japonais on peut économiser entre 25 et 50% sur les nuits d'hotel. C'est un peu compliqué internet en japonais mais je ne m'en sors pas trop mal.
Pendant ce temps là, Sandrine fait une petite sieste avec Carlo avant d'être réveillée par une dame qui se fait chier et qui a envie de parler: pas de bol. Je viens la sauver dès que j'ai fini, et on reprend la route. On a le choix entre 3 camping à 8km de distance les uns des autres mais il faut avancer car l'hôtel pour demain est assez loin. On choisit celui du milieu car on n'est pas sûr de pouvoir accéder à celui d'après (il est sur une île et on n'arrive pas à savoir si un service de navette existe...).
On arrive vers 19h, un peu avant le coucher du soleil. Il y a plein de familles qui finissent leur dimanche avec des enfants et des chiens qui font la connaissance de Carlo, la plage juste à côté et un groupe de jeunes en train de prendre l'apéro.
On voulait aller sur la plage se détendre un peu mais un serpent d'un mètre de long nous barre la route. Comme il est chez lui, on n'a pas voulu le brusquer, on se détendra dans la tente.
Les jeunes qui prennent l'apéro, sont très équipés, ils ont même un groupe électrogène. Du coup, je leur demande si je peux recharger mon mac quelques temps, ils acceptent gentiment. Et nous partons à la recherche d'un jet d'eau pour se laver puis planter la tente.
Ensuite, nous mangeons nos petites salades à côté des jeunes pour profiter de la lumière. Nous finirons par discuter avec eux, se faire offrir des bières et un peu de pâtes. Ils sont très aimables. L'un d'entre eux a un skate, je lui montre un peu ce que je sais faire avec une planche, ils sont bluffés (faut dire qu'ils n'étaient pas très doués). On passe donc une heure avec eux. Et au cours de nos conversations, on apprend que ce sont des ヤクザyakuza: ces puissants groupes du crime organisé du Japon (un peu comme la mafia en Sicile). Et bien, ils sont très gentils et très polis dans certains contextes...
Bien sûr, ils ont poussés la sono et les rodéos en BMW jusqu'au petit matin et puis ils ont amenés des filles qui gloussaient fort toute la nuit, mais au moins, ils ne nous ont pas réveillé à 7h du matin comme n'importe quel japonais moyen. Donc nous n'avons aucun grief à l'égard des mafias japonaises.

J'aimerais bien faire une grosse pause

(lundi 9 mai 2011)

Le titre résume bien l'état d'esprit en fin de journée. Et ça tombe bien parce que comme on fait ce qu'on veut, on fera une pause de quatre jours à la fin de la journée. C'est ça aussi les vacances.
En attendant, il reste 45km à parcourir. Et assez vite, on a une petite montagne à franchir. Pas grand chose, mais avec la fatigue accumulée, on appréhende. En fait, ça ira assez bien. Et jusqu'à l'hôtel, ce sera plat.

A vélo!

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Une grosse pause et une grosse averse de 4 jours

2 jours à 高松Takamatsu

(lundi 9 et mardi 10 mai 2011)

Arrivés à 高松Takamatsu vers 15h30, nous décidons de nous rendre tout d'abord à l'office de tourisme de la ville. Il se trouve en bord de mer, à côté de la gare principale dans une zone appellée サンポ−トSunport. Alors que François s'occupe de Carlo, je rentre au bureau d'informations touristiques. La femme très sympathique me parle en anglais et me fournit tout ce dont nous avions besoin: plan de la ville, horaires et tarifs des ferrys en direction de 神戸Kobe, différents détails sur les destinations touristiques au départ de la ville. Elle a peut-être négligé les annonces désastreuses de la météo: 4 jours de pluie consécutifs à partir de demain!

Je retrouve François et Carlo à l'extérieur qui jouent au soleil et font le bonheur des passants. D'ailleurs une des employées du bureau nous rejoint également pour voir notre petit phénomène à poils blancs.

Nous allons ensuite prendre possession de notre chambre d'hôtel, non loin de là, toujours face à la mer. Comme d'habitude, Carlo est caché dans son sac de sport. Il restera là pour le reste de la soirée pendant que nous allons découvrir un peu le centre-ville. Nous nous engouffrons dans des galeries et dînons dans un café-curry aux airs de bar anglais.

En guise de promenade nocturne pour Carlo, nous allons dans le quartier des love hotels qui est situé juste en face de notre hotel. Nous faisons le tour des différents établissements qui sont très illuminés. Des hommes surveillent les entrées de ces hôtels de l'extérieur, certains sur le trottoir, d'autres dans des petites cahutes comme celles qu'on voit à Londres pour des membres de la garde royale. Sur un trottoir, nous nous faisons accostés par deux hommes qui discutaient entre eux. Après cela, retour à l'hôtel.

Nous avons l'embarras du choix en ce qui concerne les balades à faire dans le coin. Tout d'abord, la grande fierté de la ville est son jardin: le 栗林公園Ritsurin. Il paraît que c'est un des jardins les plus beaux du pays. Sa visite au milieu des fleurs et des maisons de thé dure plus d'une heure.
Il y a 屋島Yashima, une montagne tout près du haut de laquelle on a une superbe vue sur la ville, la mer et parfois les îles alentours.
Parmi ces îles, 直島Naoshima est l'île des artistes: des bâtiments (musées, hôtels ou autres) abritent et mettent en scène des oeuvres d'art contemporaines. C'est une destination qui côute néanmoins très cher.
L'île de 女木島Megijima est aussi connue sous le nom d'île des démons. On peut y visiter quelques grottes qui paraît-il seraient habitées par des démons. C'est un endroit idéal pour se balader.
Enfin, un peu plus à l'est de 高松Takamatsu, près du pont autoroutier qui relie l'île de 四国Shikoku à l'île de 本州Honshu, on peut observer les 鳴門の渦潮tourbillons de Naruto (littéralement "Naruto Uzumaki" pour les fans de manga), qui sont le résultat des marées au niveau du détroit du même nom.

Le choix est donc difficile. Mais c'est finalement la météo qui choisira pour nous. Le lendemain, la pluie n'aura de cesse de tomber et nous resterons donc cloîtrés dans notre chambre d'hôtel. Nous ne sortirons que pour faire le strict nécessaire: promener Carlo, nous rendre au port des ferrys pour nous renseigner sur les disponibilités, les règles pour les chiens et les vélos, et enfin pour dîner.

Ferry 高松Takamatsu - 神戸Kobe

(mercredi 11 mai 2011)

Ce mercredi matin nous quittons l'hôtel à 9h30 pour prendre un ferry au port à 10h35. Un billet combiné pour 1 personne et 1 vélo coûte 2140¥. Le trajet dure 4h environ. Carlo a le droit de voyager avec nous. Il doit juste être dans un panier. Il est interdit dans certaines salles telles que les dortoirs en tatami. Mais peu importe, il peut être sur le pont et dans les petits salons, c'est déjà bien!

Ferry

Mise à part une belle frayeur au départ, la traversée s'est très bien passée. Nous nous sommes installés sur le pont, à l'extérieur pour voir les derniers camions entrer sur le bateau ou simplement déposer leurs containers puis pour contempler la ville de 高松Takamatsu s'éloigner petit à petit. Nous étions les seuls à être dehors car le temps était pluvieux. Les autres (qui étaient peu nombreux) étaient à l'intérieur. Lorsque la sirène du départ a retenti, nous étions donc aux toutes premières loges! Après avoir sursauté de nos sièges (surtout François qui a fait un sacré bond!!), nous n'avons pas tout de suite compris de quoi il s'agissait. Ensuite nous avons succombé à un fou rire de soulagement si terrible que François en pleurait! Nous étions à 2 ou 3 mètres du haut-parleur. Une bonne leçon que nous retiendrons pour nos prochaines traversées en bateau!

Comme d'habitude, le ferry était équipé de machines à sous, d'un magasin, de distributeurs de boissons et glaces, de bains, etc. Nous avons passé le voyage à regarder des épisodes de Dr House et de catch américain. Carlo dort.

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2 jours à 神戸Kobe

(mercredi 11 et jeudi 12 mai 2011)

Lorsque nous accostons à 神戸Kobe, il pleut et pas qu'un peu! Nous n'avons que 2 km à faire pour rejoindre notre hôtel et pourtant nous sommes dégoulinants lorsque nous montons enfin dans notre chambre! Nous y laissons Carlo et nous ressortons pour garer nos vélos.

Bien que les 2 roues soient le moyen de locomotion le plus répandu au Japon, il n'est pas forcément aisé de se garer dans le centre d'une grande ville. Généralement toute la zone du centre-ville est interdite au stationnement: il faut donc s'éloigner ou payer un parking. Quand on est à vélo, ça fait toujours bizarre de devoir trouver et payer un parking pour s'arrêter quelque part...

Bref, nous optons pour le parking gratuit d'un supermarché, réservé aux clients normalement. Le seul inconvénient, à part le fait qu'on contourne un peu les règles, est qu'il ferme le soir et n'ouvre que le lendemain matin. mais nous n'aurons pas besoin des vélos jusqu'à notre départ dans 2 jours vers 10h donc ce n'est pas un problème pour nous. Nous sommes à nouveau trempés après seulement quelques minutes dehors. Donc nous faisons les courses strictement nécessaires et nous rentrons à l'hôtel en attendant que la pluie cesse.

Le soir, la pluie fait une pause et nous en profitons pour aller nous promener. Nous partons à la recherche du quartier de 北野Kitano. C'est une zone qui recense de nombreuses 異人館maisons d'étrangers: ce sont des maisons qui abritèrent les premiers résidents occidentaux de la ville. Certaines sont d'inspiration anglaise, française, américaine, allemande, etc... C'est un quartier qui attire beaucoup les touristes, surtout japonais. Mais heureusement à cette heure, il n'y a que nous qui arpentons ces ruelles à flanc de colline. La promenade nocturne est très agréable. On devine des cafés, petits musées ou restaurants dans certaines maisons mais tout est fermé évidemment.

Kobe

Le lendemain, le temps est encore clément et nous passons la journée dans le centre-ville, puis nous traversons Chinatown (le quartier chinois rempli de lampions rouges) et enfin nous nous rapprochons du port et du parc du mémorial du séisme de 1995. Carlo court dans les fontaines pendant que nous prenons en photo la tour de 神戸Kobe. De retour au centre-ville, nous faisons les boutiques avant de rentrer à l'hôtel.

Dès notre arrivée et malgré le mauvais temps, nous avons tout de suite aimé cette ville. ELle n'est pas grande et on s'y déplace très facilement à pied. Le centre-ville est néanmoins très animé, même le soir tard. Il y a plein de boutiques et de restaurants attrayants.

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神戸ー京都Kobe-KyotoKobe-Kyoto: Dernière ligne droite: last ride
80Km - 2 jours days

Retour à 大阪Osaka

(vendredi 13 mai 2011)

Après cette grande pause bien méritée, on se lève juste à temps pour le check-out de 10h, et on retrouve nos vélos garés depuis deux jours sur le parking d'un supermarché (déjà que je ne payais jamais le stationnement de ma voiture, franchement, pour mon vélo va falloir encore attendre. Vive l'impôt mutualiste!). Avant de partir il faut évacuer les quelques litres d'eau de pluie qui se sont accumulés dans les porte-bagages.
Ensuite, on reprend la route. L'itinéraire est assez facile aujourd'hui: route n°2 sur 35km jusqu'au centre de 大阪Osaka, et puis après on rejoint le parc à côté duquel on habitait cet hiver. Donc une route en pleine agglomération, pas très intéressante. Le seul fait marquant du parcours est, de nouveau, ma roue arrière qui perd trois rayons mais me permet d'atteindre notre lieu de camping

Parc d'Osaka

Arrivés à 大阪Osaka, nous laissons Carlo courir dans le parc qu'il aimait tant et je répare une fois de plus cette roue. Puis nous allons rejoindre 恵子Keiko avec qui nous avions convenu d'un rendez-vous.
Nous passons la soirée ensemble au どんぐりDonguri avant d'aller poser la tente au camping du parc qui est rempli de marmots venus faire un barbecue avec leur mère pour la soirée. C'est bruyant mais à 23h tout le monde est reparti donc pas de problème pour dormir.

Avec Keiko à Osaka

Les carottes et les navets

(samedi 14 mai 2011)

On doit avoir plié la tente pour 9h30. Le camping n'a pas de douche et rien d'exceptionnel mais en plus y'a une limite matinale. Eh ben, on s'en fout! Aujourd'hui c'est le dernier jour de route et rien ne nous gâchera le plaisir d'avoir parcouru 700km ces trois dernières semaines!
La route ressemble étrangement à celle de la veille. Ce coup-ci, on passe 30km sur la route n°1 (hier c'était la 2), et les agglomérations sont toujours aussi fade. À part, un petit passage où l'on suit une rivière qui est un peu sympathique, le reste n'est pas très intéressant.

Ceci étant, vers 14h, on arrive enfin à 京都Kyoto à côté de notre nouvel appartement.
On a rendez-vous une heure plus tard, Sandrine ira seule récupérer les clés, pendant que je m'occupe de Carlo (encore une fois, il n'est pas autorisé à mettre les pieds dans l'appartement). Assez vite, on découvre notre nouveau chez nous, comme prévu, c'est un deux pièces. Il est très grand comparé à ce qu'on a eu jusqu'ici, et très bien placé. Le seul inconvénient, c'est qu'il y a deux caméras de sécurité à l'entrée. Sans compter mon aversion pour tous ces systèmes sécuritaires inutiles, ça va nous compliquer la tâche pour faire entrer et sortir Lulu tous les jours alors qu'il n'existe pas officiellement. Mais bon, ça ne va pas nous arrêter...

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