Troon-CarlisleTroon-CarlisleRosslare-Larne
919Km - 13 jours919Km - 13 days

La carte du voyageThe map

OOPS!

Sorry, it appears we have still a lot of work to do on this website and we have not yet written those parts in english.
That is a shame and rest assured we are not proud of that.

Nevertheless, if you want to know more about us, there are two ways: either you wait some time because we are bound to write this page in english OR (and I think it is the best solution) you learn french and start reading superwanchan.org in its original form!

(2014/07/19)

km 470: Samedi 19/07/2014

Réveil à 6h, petit tour à la salle de bain et départ à à 6h30. Irene et Andrew m'ont laissé u npetit sachet avec un petit déjeuner sur la porte (je vous avais dit qu'ils étaient très gentils). À 6h45, je suis au port, le ferry est à l'heure et malgré l'épais brouillard (on a du mal à distinguer la mer depuis le pont) on quitte le port à 7h45.

Le ferry dans le brouillard

La traversée se déroule bien. Je lutte un peu pour ne pas m'endormir mais je m'en sors bien. Je lis le monde diplomatique. Avec un peu d'avance, on arrive au port de Troon. Je prépare tous mes bagages en mode pluie même s'il ne pleut pas encore, la météo est pessimiste.
Mes premiers tours de roues en Écosse se passent bien. La route nationale 7 (pas la française) passe par le port et va jusqu'à Glasgow donc normalement le chemin sera facile aujourd'hui.
Le temps est toujours très brumeux et on entraperçoit à peine les collines autour de la baie de Troon. Par moment le vent se fait sentir mais rien de trop méchant. Je remarque tout de suite beaucoup de similarité avec les paysages irlandais mais une grosse différence est qu'il y a beaucoup de fleurs sauvages.

Exemple de paysage à fleurs sauvages

Il fait bon, pas très chaud, c'est très agréable pour pédaler d'autant que c'est plat... Jusqu'à 12h30, là il se met à pleuvoir et ça n'arrêtera pas avant assez tard dans la soirée. Ça va être l'occasion de vérifier l'imperméabilité de mon attirail. La route sous la pluie n'est pas trop désagréable.

Les premières visions d'Écosse Heureux l'idiot qui a parcouru 500km

Le plus gros ennui, c'est pour prendre des photos. L'appareil est à l'abri et ça demande un peu de gymnastique pour faire une photo sans mouiller la bête. Et puis avec la pluie, j'ai tendance à me concentrer un peu plus sur la route que sur le paysage.

Une petite photo sous l'averse, tout de même

Néanmoins la route est assez jolie. Après deux ou trois heures d'averses continues, mes tongues commencent à sérieusement glisser. J'ai même réusi à en faire tomber une sur la route.
(je ne sais plus si j'ai précisé, mais quand il pleut, je pédale en tongues parce qu'elles peuvent sécher en quelques heures contrairement à mes baskets. C'est un bon stratagèmes lorsqu'il ne fait pas froid.)
Malgré les intempéries, je conserve une bonne allure et vers 15h j'arrive dans les agglomérations autour de Glasgow. Contrairement à Dublin, on peut accéder au centre-vill en passant par les parcs et le long des rivières, c'est très bien organisé. À 16h15, j'arrive chez Krzysztof, un polonais qui va m'héberger deux jours à Glasgow.
En préparant ce voyage, j'ai posé quelques questions à Kat & Vern deux amis qui habitent à Crawley en Angleterre. Ils nous avaient hébergé lors de notre petit voyage dans le sud-est de l'Angleterre en septembre 2013. En répondant à mes questions, ils m'ont appris qu'ils allaient passer une semaine de vacances en Écosse et qu'on risquait de se croiser à Glasgow. Ils s'étaient arrangés pour dormir chez Krzysztof ce week-end (faut suivre) donc je lui ai demandé si je pouvais m'incruster. Il m'a dit "pas de problème" et qu'il y aurait une grosse fête samedi pour son anniversaire!
Quand j'arrive à l'appartement, toutes les portes sont ouvertes et il n'y a que Félix. C'est un autostoppeur belge qui a dormi ici la veille et qui se prépare à reprendre la route sous la pluie. On discute un peu puis arrive Magik, un polonais de passage à Glasgow quelques jours. C'est un grand appartement assez bordélique avec pleins de colocs polonais dedans.
Le temps que je dépose mes affaires et que j'aère les trucs à sécher et voilà Kat, Vern et Krzysztof qui rentrent. Krzysztof vient de faire un saut à l'élastique offert pour son anniversaire. Le courant passe très bien tout de suite.

Vue depuis l'appartement: la clock tower

Avec Kat & Vern, nous partons faire quelques courses et activer la carte de téléphone qu'ils m'ont fait livrer chez eux. Pendant ce temps, les polonais (je n'ai jamais réussi à savoir combien ils étaient parce que il y en a dans tout l'immeuble, personne ne ferme sa porte et dans chaque appartement, il y a plusieurs chambres et dans toutes les chambres que j'ai visitées, il y avait plusieurs polonais mais des fois les mêmes que j'ai vu dans d'autres chambres. Enfin c'était marrant mais j'étais un peu perdu. D'autant que, faut-il le préciser, je ne parle pas très bien pololnais. Enfin ils étaient tous très sympathiques) préparent à manger. On mange donc à 6 ou 7 des plats polonais dont je ne comprendrais jamais les noms mais qui sont très bons.
Ensuite, du monde arrive, principalement les voisins de l'immeuble puis d'autre gens de Glasgow. Alors bien sûr, à partir de là, la vodka coule à flot. On enchaîne shot sur shot de vodka avec un poil de sirop de framboise et de tabasco. C'est plutôt bon. On opérera quand même quelques transitions, notamment au cidre et au whisky (bah oui on est en Écosse tout de même). Et pendant ce temps là, on fait également un autre repas à base de plein d'autres petits plats. Une bien belle fête si vous voulez mon avis!
À 1h quelqu'un lance l'idée d'aller en boîte et à peu près tout le monde accepte. Je prends sur moi et accompagne le groupe. Je pense avoir été deux fois en boîte (une fois en France et une fois en Espagne), et bien en Écosse, c'est tout aussi pourri. Au moins, je peux rentrer en short avec mes baskets. Assez vite, je comprends que Kat & Vern qui sont arrivés tôt ce matin par avion, sont fatigués et n'aime pas la boîte. On en profite pour former un groupe de trois qui rentre à la maison.
Là, malgré la fatigue, je passe une heure sur internet pour préparer la suite du voyage. Bien sûr, j'aurais préféré me coucher mais le truc c'est que les boîtes ferment à 3h en Écosse et Krzysztof et toute la fête vont donc revenir bientôt et comme il ne dispose que d'une chambre dans l'appartement, la fête va se poursuivre ici. Et donc à 3h30 tout le monde revient et ça reprend. Jusqu'à 5h30 environ quand tous les gens qui dorment là commencent à chercher leur place pour la nuit. J'obtiens un fauteuil qui est un poil trop court pour étendre mes jambes mais c'est bien plus qu'il ne m'en faut pour m'endormir profondément jusqu'à... un peu avant 10h!






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km 550: Dimanche 20/07/2014

Je ne sais pas qui a commencé (on est 5 dans la chambre) mais tout le monde s'est mis a bougé dans ces horaires là... Donc la veille 6h de sommeil, 80km à vélo, une demi-cuite, une nuit de 4 heures et c'est reparti!
Le temps que tout le monde se réveille, se lève, se lave, mange, etc... et on sort visiter Glasgow vers 12h30 (Kat, Vern, Krzysztof, Magik (j'écris "Magik" parce qu'on en joue pour faire un jeu de mot mais c'est un prénom polonais que je suis bien incapable d'épeler) et moi).
La ville est très jolie et les batîments ont une architecture très intéressante. Ils sont presque tous batis avec de grosses pierres jaunes ou roses. Enfin regardez les photos parce que je suis incapable d'expliquer des styles architecturaux. Je profite qu'on visite le centre-vill pour retirer mes billets de train pour mardi.

Une vue de Glasgow

Un point incontournable de la visite est la statue de Wellington, un haut gradé anglais qu'un groupe d'activistes écossais s'évertue à coiffer d'un cône (orange et blanc comme sur nos routes en travaux). Tous les jours la police l'enlève et toutes les nuits, il réapparait. C'est devenu un mythe dans la ville, la statue apparait sur beaucoup de cartes postales et on croise des artistes de rue avec des cônes sur la tête grimés en Wellington. LA question qui me hante depuis, est comment et à quel prix se procurer tous ces cônes? et est-ce que la police les stocke tous sous scellé en attendant qu'on juge les activistes?

La fameuse statue de Wellington

Kat & Vern ont repéré sur internet un bar qui vend de la bière de qualité produite localement selon les règles de l'art. C'est assez loin mais ça nous fait faire une belle balade. D'autant plus, que le bar propose de délicieux hamburgers avec des steaks d'Angus marinés dans leur bière et c'est sacrément bon.
Après ça, on passe quelque temps dans un musée de la ville de Glasgow puis on rentre à moitié à pied, à moitié en métro. Le reste de la soirée est assez calme, tout le monde est très fatigué et après un repas partagé, beaucoup de discussions sur divers sujets et beaucoup de préparations de voyage, nous nous couchons vers minuit. J'ai pris l'autre fauteuil, il est un poil plus long: juste parfait.

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km 550: Lundi 21/07/2014

On se lève vers 10h, enfin reposés. On recommence notre préparation collective jusqu'à midi puis nous sortons (Kat, Vern et moi. Krzysztof reste travailler chez lui et MAgik et parti la veille). Je les accompagne jusqu'à la gare où ils prennent le train pour Balloch où ils vont continuer leurs vacances. Moi je repère la route pour aller à la gare puis je retourne visiter Glasgow seul. Je refais une partie du centre puis je longe la rivière Clyde et visite d'autres quartiers.

La place de Wellington

J'achète (en plus des granola squares pour demain) deux choses importantes: un grand sac de courses imperméable pour compléter ma collection et du produit anti-midges. Ce sont des petits moucherons suceurs de sang qui peuvent vous pourrir la vie dans la nature en Écosse. Ils sont très réputés.
Vers 18h, je rentre chez Krzysztof, emballe mes affaires, le remercie chaudement et reprend ma route vers mon hôte de ce soir, Jamie.

Une façade du quartier marchand

Jamie est un vrai écossais: roux, à barbe avec l'accent. Il a bu plus que de raison la veille et quand je le rencontre, il n'est pas encore frais. Du coup on passe la soirée tranquillement à regarder des films (Youth to revolt et the book of Eli). On se fait même livrer à manger des choses qu'on n'avait pas commandées (je ne recommanderais pas ce restaurant si vous savez ce que vous voulez...).
Je profites également de l'ordinateur de Jamie pour chercher des hébergements à Edinburgh ou je serai la semaine prochaine.
Avec tout ça, je me couche un peu avant 1h dans la chambre du coloc de Jamie qui est parti en vacances.

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km 555: Mardi 22/07/2014

Réveil à 9h, départ 9h30. Le reste de l'appartement dort encore. Je me rends à Queen Station, l'une des deux gares principales de Glasgow pour prendre le train pour Aberdeen. Départ à 10h41, arrivée à 13h quelque chose.
Je profite de ces trois heures pour écrire le récit de ces derniers jours et faire un peu de coréen. Seul fait notable du voyage, on s'arrête dans la ville de Dundee où je n'ai vu aucun alligator (pas même un chapeau d'aventurier).
Il y a quatre heures d'attente entre le train et le bateau. Je fais un petit tour dans le centre d'Aberdeen. Toute la ville est construite avec de grosses pierres grises. Ça donne une ambiance moyen-âgeuse. C'est très bien entretenu et ça rend très bien. Aujourd'hui, il fait très beau et je me dis que tout gris un jour de pluie en hiver, ça doit rendre un peu dépressif...

Une vue de Aberdeen 1 Une vue de Aberdeen 2

Un autre fait notable, il y a au moins 16 églises rien que dans le centre-ville. Je suis passé à un carrefour où il y en avait quatre!!! Un grand nombre d'entre-elles a été transformé en bar ou restaurant chic mais ça fait quand même beaucoup de clocher.
À part ça, rien de bien remarquable, chaque ville du Royaume-Uni arbore exactement les mêmes magasins, il y a très peu d'indépendants. Du coup, mes visites sont assez rapides. Je prends mon temps dans un cimetierre qui sert de parc à beaucoup de monde. Ils ont installé des bancs et des poubelles et les enfants jouent sur les pelouses. Il y a quand même un panneau demandant de ne pas grimper sur les tombes!

Le parc-cimetière

Un peu avant 16h, je me rends au port, où je peux embarquer presque instantanément. Un voyage de 6h qui me fera arriver à Kirkwall dans les Orkneys (les Orcades en français) à 23h. Dans le ferry, il y a encore un cinéma mais j'ai déjà vu certains films et les autres ne m'intéressent pas. Je finis donc le monde diplomatique et j'étudie le coréen. Un écossais vient aussi m'accoster pendant une bonne heure. J'essaie de m'incruster chez lui pour la nuit mais j'échoue lamentablement.
En réservant le ferry, j'avais également réservé un repas car ça avait l'air pas mal. Effectivement, j'ai bien apprécié ce petit curry à l'anglaise avec une salade de fruits en dessert et une soupe au chou-fleur en entrée.
Le voyage se passe sans encombre (c'est fou car encore une fois, depuis le pont, on peine à distinguer la mer tellement le brouillard est épais) et à 23h pile, je débarque... je ne sais pas où!
Ça nous est déjà arrivé une fois au Japon, en préparant l'arrivée, on s'était trompé de port (heureusement on ne s'est pas encore trompé en préparant le départ). Là, il fait nuit, je ne connais pas l'endroit et je ne sais pas où dormir. Heureusement, assez vite je croise des panneaux indiquant le centre-ville de Kirkwall un peu éloigné mais je finis par y arriver. À partir de là, j'ai un plan sur mon téléphone et je me dirige vers une plage proche pour aller poser ma tente.
Sur la route, je croise une auberge de jeunesse (Sandrine l'avait repérée sur internet mais je ne voulais pas dépenser 25£ pour la nuit), j'y vais pour voir à quoi ça ressemble. C'est complet, par contre, je discute avec le gars de l'accueil qui m'indique que l'endroit où je souhaite aller est bien pour camper et qu'il y a en plus des toilettes juste à côté. Je m'y rends et pose ma tente dans le jardin d'une vieille maison abandonnée plutôt que sur la plage car je sais que c'est marée basse et je ne sais pas jusqu'où la mer montera dans la nuit. Pas envie de me réveiller avec des saumons dans mon duvet! Je plante la tente et je suis prêt à me coucher à 00h30 bien que les oiseaux de plage soient très bruyants ce soir.

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La carte du voyageThe map

km 566: Mercredi 23/07/2014

Je me lève vers 9h. Quand je sors de la tente, je constate que le brouillard ne s'est toujours pas levé. Je suis au bord de l'eau dans une baie mais je n'en sais pas beaucoup plus. Il me faut 45mn pour ranger mes affaires, plier la tente et charger mon vélo. Je profite des toilettes à proximité pour me brosser les dents et me laver le visage.

Positionnement stratégique de la tente 1 Positionnement stratégique de la tente 2

Ensuite, je pars vers le centre-ville de Kirkwall. Aujourd'hui, je reprends la route mais à 40km de là, je dois prendre un autre ferry pour sortir des Orkneys et le bateau est à 17h15.
C'est une toute petite-ville avec une petite rue piétonne remplie de magasin de souvenirs et d'artisanat local. Ce ne sont que quelques petites boutiques mais ça change enfin des primark, debenham et autres footlocker (désolé pour toutes les pubs). Il y a aussi la cathédrale Magnus en pierre rose et les ruines de l'abbaye en face que l'on peut visiter. En traînant bien, ça m'occupe une heure puis je fais le plein de timbres à la poste et ensuite je vais faire le plein de courses. Pendant les trois prochains jours, je vais traverser le désert du nord de l'Écosse. C'est un désert au sens où il n'y a presque pas d'humain et probablement pas de magasin. Donc je dois faire le plein d'eau (pour boire et me laver) et de bouffe.

The Magnus Cathedral

J'entre dans le grand supermarché de la ville et un employé d'origine indienne (qui n'a pas dû voir une personne bronzée depuis longtemps à Kirkwall) qui mettait les fruits en rayon, m'accoste presque instantanément pour savoir si je cherchais un truc particulier et s'il pouvait m'aider. Je lui raconte ma problématique matinale et il me fait faire le tour du magasin en suggérant là, des barres de céréales, là des soupes instantanées, là du pâté sous vide, etc... J'ai suivi quelques unes de ses suggestions mais j'ai bien sûr ajouté des granola squares aux fruits.
Finalement vers 13h, je prends la route pour me laisser une marge de sécurité. Dan la côte qui sort de Kirkwall, je double 4 ou 5 personnes en vélo. Toujours beaucoup d'enthousiasme en début de journée, ensuite je me préserve. La route pour les prochains jours est une succession de montées et de descentes. Ce n'est pas nouveau mais désormais les montées vont jusqu'à 100 à 250m et il y en a pas mal par jour. Aujourd'hui 7. Les pentes ne sont pas trop raides donc ça devrait aller.
Les 20 premiers kilomètres passent tout seul et j'arrive à la fin de la première île. Je m'arrête pour prendre une photo de panneaux locaux quand je suis rattrapé par les cyclistes que j'ai doublé plus tôt. Ils me proposent de prendre ma photo, on discute. Ils sont en fait alsaciens et passent leurs vacances dans le coin. Ils me racontent l'histoire des ponts entre les îles et je leur apprends l'existence du réseau de routes cyclables.
Je continue ma route entre toutes ces îles et tous ces ponts. Ça me rappelle しまなみ海道Shimanami Kaido au Japon (pour ceux qui suivent et ont de la mémoire). Sauf que, avec le brouillard, on ne voit pas très bien.

Un des multiples ponts à franchir

Cinq minutes plus tard, je casse une pédale!!! Bravo, nouvel exploit, l'axe de ma pédale, une tige de métal de 1,5cm de diamètre brisée en deux. Je dois avoir développé de sacrés mollets. La prochaine ville est à 50km et je me décide à y aller en pédalant à une jambe. Avec les cale-pieds et le bout d'axe qui reste de la pédale cassée, ça reste envisageable.
En haut de la côte dans laquelle j'ai cassé cette pédale, j'aperçois une toute petite épicerie. J'hésite, puis je m'arrête tout de même pour demander s'ils ne vendent pas de pédales. Comme on s'y attendait: non. On discute un peu avec la petite dame du magasin, elle vérifie sur internet qu'il y a bien un magasin de vélo dans la ville de Thurso, la prochaine et seule ville avant 300km.
Avant que je parte, elle me demande d'attendre et appelle quelqu'un qui habite juste derrière. Deux minutes après, le monsieur arrive au magasin et me demande de le suivre jusqu'à son atelier derrière l'épicerie. Ils sort ses outils et à ma grande surprise se met à détacher une pédale de l'un des trois vélos qu'il a dans son atelier! Je l'attache sur le mien puis on installe les cale-pieds. Pour moi, c'est parfait!
Je lui demande combien je lui dois, il refuse mon argent. C'est toujours un peu gênant de se faire sortir d'une mouïse si profonde et de ne rien pouvoir donner en retour. En même temps, on peut considérer que, ça vaut pour tous les gens de passage qu'on dépanne à la maison et desquels on n'attend rien (oui on construit un monde meilleur dans notre coin sans en faire la pub). Toujours est-il que je le remercie un bon paquet de fois avant de reprendre ma route.

Mon incroyable sauveur Orcadien

Pour le reste, je suis pas mal déçu parce que le brouillard s'est encore épaissi et on ne voit vraiment pas grand chose. Ça fait une petite ambiance mystérieuse, il y a moins d'insecte et pas de rosée mais on ne voit pas les paysages!!

Beaucoup de brouillard

J'arrive à l'embarcadère où j'attends le ferry de 17h15 pour John O' Groats. C'est un petit ferry pour piétons et cyclistes uniquement qui fait la traversée en 45mn.
On arrive à John O' Groats à 18h, les magasins de souvenirs sont encore ouverts, je vais pouvoir acheter et tamponner mes cartes de John O' Groats. Ça me tient à coeur car l'idée de ce voyage était de faire le trajet de John O' Groats jusqu'à Land's End, la route mythique britannique d'un bout à l'autre du royaume. Et donc après 4 ferries, 6h de train et 610km à vélo me voici à un bout de la route, à John O' Groats.

Enfin à John O' Groats

Bon il fait toujours autant de brouillard et j'ai la triste impression de rater beaucoup de choses aujourd'hui donc je ne m'attarde pas, de toutes façons, il est déjà tard et il me reste une cinquantaine de kilomètres à parcourir. Il reste deux bonnes montées jusqu'à la ville de Thurso, la dernière avant un petit moment. J'y arrive vers 20h30 et rentre dans le premier restaurant chinois que je croise. C'est un poil cher mais c'est sur la route. Je mange rapidement un bon plat de nouilles sautées aux crevettes, je profite des toilettes et des lavabos pour me laver les mains et le visage.
À la télé, la cérémonie d'ouverture des Commonwealth Games. Moi, je ne savais pas que ça existait mais tout le monde a l'air d'en être fou ici, en plus ça se passe à Glasgow cette année (c'est un peu les jeux olympiques des pays du Commonwealth).
Je repars ensuite rapidement car il me reste 1Okm de montée avant d'arriver au Loch Calder où je souhaite planter ma tente et le soleil devrait se coucher d'ici 30mn (avec le brouillard, j'ai l'impression qu'il est en train de se coucher depuis 17h...). Sur la route, je dépasse trois enfants qui me courent après pour me poser des questions. Ils font du français à l'école, ils sont donc contents de me dire: "Bonjour, je m'appelle... (je suis nul pour retenir les noms), j'habite Thurso". Exactement comme dans le sketch des Monty Pythons où le prof anglais essaie d'apprendre l'italien à des immigrés italiens, l'allemand à des immigrés allemands, etc...
Je poursuis ma route et j'arrive suffisamment tôt pour repérer vite fait les lieux, une grande patûre entoure le lac (du moins le début, après je ne vois pas). Les herbes arrivent à hauteur de genoux donc il faut les aplanir pour poser la tente, mais ça fait un bon tapis de sol.
Je suis prêt à me coucher à 22h30, j'appelle Sandrine pour prendre des nouvelles et pour qu'elle m'aide à trouver un logement vendredi car je suis limité en accès à internet. Puis je me couche vers 23h30. Je voulais essayer de me coucher avec le soleil mais c'est raté pour aujourd'hui.

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km 656: Jeudi 24/07/2014

Je me réveille un peu avant 9h, je range l'intérieur de la tente et j'écris quelques paragraphes sur la journée de mercredi. Vers 9h30, je n'en peux plus, j'ai trop chaud, je dois sortir de la tente. J'ouvre et miracle: je vois l'Écosse! Il fait beau, grand soleil, il doit bien faire une vingtaine de degré. Avec de telles bonnes nouvelles, viennent des complications:
1-) La patûre où j'ai planté la tente (et on verra par la suite, toute l'Écosse) est fortement habitée par des mouches, des classiques et des taons notamment.
2-) Le matin, la rosée mouille la tente.
Je remonte toutes mes affaires sur la route où j'ai laissé ma bicyclette et où il y a un peu moins d'insectes. Ensuite j'applique généreusement le répulsif que j'ai acheté à Glasgow. Il est plutôt pas mal efficace. Bon, les mouches continuent de me voler autour avec le bruit et leur grand nombre mais elles évitent de se poser sur moi et donc de mordre. Ça demande un peu d'adaptation et de zen mais je m'y fais. Ça me permet de déplanter la tente puis de la faire sécher au bord de la route pendant que j'écris d'autres paragraphes sur une chaise en bois qui se trouve juste là.

Le Loch Calder auprès duquel j'ai posé ma tente 1 Le Loch Calder auprès duquel j'ai posé ma tente 2 Le Loch Calder auprès duquel j'ai posé ma tente 3

Je ne tiens pas une demi-heure, le ballet des mouches fint par trop me saoûler. Je replis la tente sèche, je charge le vélo et je prends la route, il est 11h30. (J'oublie l'épisode où je me lave les dents et le visage et les mains avec du savon et ma bouteille d'eau. D'habitude, je fais ça avec Sandrine et l'un a le rôle du robinet. Là, ce sont mes genoux qui tiennent le rôle et ils sont moins économes. Essayez chez vous: se laver les dents, le visage et les mains sans lavabo, juste avec une bouteille et dîtes-moi combien de centilitres vous avez utilisé. Et je ne veux plus de traces de savon quand c'est fini!)
Je vois enfin les paysages et c'est magnifique, je m'arrête toutes les deux minutes pour prendre des photos. Avec la chaleur, je bois toutes mes réserves d'eau (pour deux jours) en moins de trois heures. Il faut dire qu'il fait chaud, le soleil tape et aujourd'hui je grimpe environ 1000m en cumulé. Je transpire donc énormément. Les 1000m sont étalés sur plus ou moins neuf côtes dont la plus grande monte à 250m, le tout sur un chemin d'une centaine de kilomètres. En gros, une bien belle étape!

Une des innombrables Loch

À 14h, à 50km, je m'arrête dans un tout petit village où il y a un petit restaurant. Je n'ai pas encore mangé et je n'ai pas faim (c'est souvent comme ça quand il fait chaud). Ils ont, à l'entrée, un panneau vantant les glaces au lait des Orkneys, alors je me laisse tenter par une coupe 6 boules au tofee fudge à 2,90£. Il n'ont qu'une seule option glace sur leur carte et c'est une coupe 6 boules, ils ont tout compris ces écossais! Je prends en plus deux cannettes de sprite, deux bouteilles d'eau pétillantes et je demande s'ils peuvent me remplir ma grosse bouteille d'eau au robinet. Me voilà reparti avec un peu plus de trois litres.
Sur la route, j'ai quelques fois des nuages de taons qui me tournent autour mais très rarement ils se posent sur moi, le produit est toujours très efficace malgré toute ma transpiration. En plus, il sent très bon.

Un autre Loch 1 Un autre Loch 2

La côte numéro 5 est particulièrement pentue, on doit être dans du 8-9% et avec les autres que j'ai encaissées avant, ça commence à faire beaucoup. Je dois m'y prendre à 3 ou 4 fois avant de la franchir. Sinon le reste se passe bien. Aujourd'hui, je croise pas mal de voyageurs à vélo dans l'autre sens. Je me demande où ils étaient cette dernière semaine. Certains sont en famille, d'autres trop chargés, il y en avait même un avec une go-pro sur le casque. La plupart des routes sont très étroites et deux voitures ne peuvent s'y croiser. Il y a donc des accôtements mis en place régulièrement pour y parvenir. La plupart des voitures traite les cyclistes comme des voitures et s'arrête aux accôtements pour nous laisser passer. Du coup, la route se passe plutôt bien. Mis à part un ou deux connards qui n'ont pas bien retenu la notion de distance de sécurité et qui ne comprennent pas que c'est le véhicule d'une tonne lancé à 40, 50, 90, etc... km/h qui est dangereux et non pas celui de 100kg à 15km/h et ce, dans toutes les situations!
Ce petit passage pour ne pas dire: "va te faire foutre, salopard" particulièrement au belge qui m'a fait tomber dans le bas-côté de la route avec son gros camping-car et qui avait sûrement une bonne raison de ne pas pouvoir ralentir 30 secondes jusqu'au prochain accôtement.
Il a fait très chaud et au kilomètre 102, je dois arriver à 250m d'altitude à la fin de la montée, la pente est alors tellement faible que je ne la sens même plus. Je repère une petite cascade dans une rivière que je suis depuis peu. Elle est un peu cachée et on peut envisager de planter une tente un peu plus loin, cachée de la route par le vallonnement du coin. On sait ce qu'on a à l'instant, on ne sait pas ce qu'il y aura plus loin, je décide donc de tenter le coup. D'autant qu'il est 19h30,et le soleil va bientôt passer deriière les montagnes environnantes, il risque de faire plus froid assez vite. Je me rapproche donc du ruisseau avec mon vélo et je vais me laver près de la cascade (elle est trop petite pour faire comme dans les pubs de gel-douche). Une fois en slip (j'ai décidé de laver mon slip en même temps, ça ne lui fera pas de mal), je commence à me faire bouffer par tout un tas de petits moucherons carnivores, les famuex midges dont on me parle tant depuis que je suis en Écosse. Je me dépêche donc d'aller à la rivière et de me laver, les bestioles n'aiment pas l'eau (seulement les zones humides) et encore moins le savon. Une fois propre, je me rhabille et me dépêche de mettre du répulsif.

Le coin que j'ai repéré pour camper

Les midges finissent par arriver par, probablement, dizaine de milliers. Ils sont vraiment miniscules et avec leur grand nombre, le produit ne suffit pas. Ils arrivent par nuages et ils restent coller aux bras, aux jambes, rentrent dans les yeux, la bouche, les oreilles... Toutes les deux minutes, je sui obligé de courir jusqu'à la route où ils sont moins nombreux et agiter ma serviette dans tous les sens comme un fou et me frotter partout.
Comme j'ai déjà dérouler la tente et que je n'ai pas beaucoup de temps pour réfléchir, je tente de la monter le plus rapidement possible mais je dois faire ce genre de pause toutes les deux sardines. C'est laborieux, ça prend du temps, ça bouffe les nerfs (et la peau accessoirement) mais ça avance inexorablement. Finalement, c'est monté, je rassemble toutes les affaires, j'attache le vélo et je rentre tout d'un coup.
Bien évidemment, une bonne centaine de midges rentrent avec moi et je passe les vingt minutes suivantes en mode exterminator. Je finis par trouver une technique: ils sont tellement petits que la pression d'un spray les tue (ou les noie, je ne suis pas sûr). Je peux enfin installer mon duvet et manger. Je me rends ensuite compte que les herbes et les plantes sur lesquelles je me suis installé emmagasinent l'eau et fonctionnent comme des éponges. Donc, dès qu'on pose du poids dans la tente, de l'eau ressort. Je sors donc toutes les protections de pluie que j'installe sous le matelas et sous les sacs.
La fin des galères? PAs tout à fait. Premièrement, je n'ai pas pu m'étirer, on verra demain mais après une grosse journée, ça aurait été préférable. Deuxièmement, une salade que j'ai achetée était bien chargée en huile et le récipient pas franchement hermétique. Heureusement qu'il y avait un sac plastique mais le paquet de biscuit qui était stocké avec baigne dans l'huile (c'est pas trop grave, j'ai bien assez à manger mais ça fait mal au coeur). Mais troisièmement, avec tout ce que j'ai bu aujourd'hui, je vais sans doute devoir pisser et il n'est pas envisageable de ressortir... Donc je dois sacrifier ma bouteille d'eau de un litre et demi presque vide mais que je remplis tous les jours.
Il est 23h, Sandrine m'a donné des nouvelles et la météo par téléphone. Je n'ai presque plus de batterie, je me couche.
(j'ai oublié de parler des pointes à 61km/h dans les descentes. Faudra vérifier mais c'est peut-être un record perso. Mais du coup, pendant l'une d'elles, j'ai perdu ma petite ailette, sniff...)

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km 754: Vendredi 25/07/2014

Il fait déjà chaud sous la tente, un peu avant 8h, je prépare toutes mes affaires pour tenter une sortie éclaire. Je n'oublie pas de me badigeonner de produit également. Sous le auvent, il reste pas mal de midges emprisonnés mais dehors la voie est libre. Je suis rassuré et j'en profite pour faire quelques trucs sur place. D'abord, faire sécher la tente, ensuite faire un peu de toilette et me laver les dents (c'est plus facile avec une rivière). Enfin, je règle mes freins avant et arrière, ça faisait un moment que je les trouvais un peu lâche. Tout ça tranquillement, en profitant du joli paysage désormais libre d'accès.

Mon campement au petit matin

Je vois passer quelques cyclistes qui profitent de la fraîcheur de la matinée pour commencer leur périple. Mais quand je repars, il est passé 10h. La route monte encore un peu puis principalement, ça descend légèrement. C'est agréable même s'il faut tout de même pédaler à cause du vent qui a tourné et forci dans la nuit. Il fait toujours beau et chaud donc je fais le plein de boisson dès que l'occasion se présente. J'achète un litre et demi d'eau pétillante et un litre de jus de pomme. Ça devrait m'occuper un peu de temps.
Aujourd'hui, la route est facile, peu de montées et des pentes très douces. Il y a bien le vent pour corser un peu mais après deux ans et demi passés à Merlimont, ce ne sont pas 10-12 noeuds de terre qui vont m'empêcher d'avancer!

Une petite rivière écossaise

Presque tout le long de la route, on suit des grands lochs, c'est pour ça qu'on ne grimpe pas trop. Le gros inconvénient c'est entre les km 50 et 70, on suit un gros axe où voitures et camions roulent super vite et ne prennent pas beaucoup d'espace de sécurité pour doubler, ce qui rend la route désagréable. Ça y est, j'ai quitté le nord de l'Écosse et je reviens à la "civilisation". À 15h, 70km, je m'arrête dans la petite ville de Tain-Through-Time pour prendre un sticky toffee pudding with ice cream et une eau gazeuse. Je profite de la petite boutique pour charger mon téléphone qui espresque à plat, et sans lui, plus de musique et surtout plus de directions et d'adresse pour ce soir. En attendant qu'il charge (parce que le pudding ne m'a occupé que trois minutes), j'écris ces paragraphes et un peu avant 16h, je reprends la route.

La ville de Tain-Through-Time

C'est tranquille, quelques collines à franchir mais rien de méchant. Par contre, vers 17h30, alors que je pensais arriver chez Sarah et Keith pour 18h, je me rends compte que je suis beaucoup plus loin que je pensais. Je n'ai pas vraiment eu l'opportunité de bien préparer cette route car ça fait pas mal de jours que je n'ai pas internet. Alors que je pensais en avoir pour 95km en fait, je finirai par en parcourir 130! Un nouveau record. Heureusement, les kilomètres imprévus ne sont pas en montagne et sont relativement plats donc j'avance convenablement. Je suis même sorti du national cycle network pour les vingt derniers car Sarah et Keith habitent un petit village appelé Kirkhill qui n'est pas sur mon itinéraire initial. Avec la carte d'Écosse que j'ai achetée avant de partir, je n'ai aps de souci pour trouver le village. Par contre, pour trouver la maison, c'est un peu plus compliqué. Je profite de croiser deux femmes promenant leur chien à l'entrée du village pour demander si elles connaissent l'adresse. Malheureusement, non. Ce serait trop facile! Du coup, on appelle ensemble parce que je suis incapable d'expliquer où je suis. Sarah nous explique comment la rejoindre. Mais j'ai dû mal comprendre car je me perds dans le village. Un deuxième coup de fil et Sarah vient me chercher à mi-chemin. Ça y est, je ne suis plus perdu.
Juste avant de retrouver Sarah, ma bouteille d'eau pétillante que j'avais achetée dans l'après-midi mais pas encore ouverte, me joue un tour. Un petit trou s'est percé sur son côté, à cause de la pression généré par les cahots de la route et ça a fait un geyser dans mon sac! Heureusement, j'avais encore deux bouteilles vides donc j'ai transvasé et bu le trop-plein. J'ai quand même dû faire sécher la tente, le duvet et le sac.
Keith a eu soixantaine d'années et Sarah un peu moins. Ils ont le même mode de vie que nous. Ils travaillent quelques années puis partent à vélo explorer le monde. Et de temps en temps, ils font des plus petits voyages en solo!!! Ils ont une grande maison où l'on mange admirablement bien. Ce soir, on a fait barbecue avec saucisses et poulet accompagné d'une salade puis d'un gâteau avec de la glace en dessert (sans oublier le délicieux pain que Sarah fait elle-même).
On a beaucoup discuté de nos voyages puis nous nous sommes couchés assez tôt car Sarah se lève à 6h et Keith doit partir à 8h et moi avec lui car le samedi, il est bénévole dans un atelier de recyclage de vélo et je souhaite y aller faire un tour pour bricoler et acheter des pédales au cas où.
Avant de me coucher néanmoins, j'utilise leur wifi pour vérifier la météo et les kilomètres de demain. Avec mon iphone et du wifi, on ne fait pas de miracle, mieux vaut disposer d'un ordinateur. Mais c'est mieux que rien. Par contre la météo annonce de la pluie à partir de 15h... bon ça ne va pas m'empêcher de dormir.

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km 884: Samedi 26/07/2014

Comme prévu, debout à 7h30 pour un départ à 8h. Keith me demande de prendre ce que je veux pour le petit déjeuner et j'opte pour quelques tranches du délicieux pain de Sarah, un brugnon et une poire. Keith ajoute à celà un carré d'un granola square maison qui s'avère meilleur que ceux que j'ai mangé jusque là (il faut absolument que je demande la recette). À 8h, je suis Keith jusqu'à Inverness, au magasin de recyclage de vélo. C'est un très grand atelier avec tous les outils qu'il faut et plein de pièces de récup. J'y achète une paire de pédale pour une paire de quid et ensuite on démonte ma roue arrière pour bricoler mon garde-boue qui couine depuis dix jours et ça commence à sérieusement m'énerver. Avec le poids de la charge sur le porte-bagage, certains écrous ont pénétré le métal du garde-boue et il fallait juste ajouter des rondelles très larges. Heureusement, ils ont tout ce qu'il faut et avant 10h, je suis prêt à reprendre la route (après un petit tour au cooperative food store où j'achète des tomates-cerises et du jus d'ananas-noix de coco).
Keith insiste pour traverser la ville avec moi et me laisser sur la route n°1 que je dois suivre encore un peu. Donc on refait un petit bout de route ensemble jusqu'à la sortie d'Inverness. Je le remercie chaleureusement une nouvelle fois puis le laisse retourner travailler et reprends mon chemin.
Aujourd'hui, si mes préparatifs sont corrects, à partir de là, je dois franchir un col à 400m d'altitude à 40km puis redescendre de 250m sur 20km et ensuite ça sera à peu près de niveau.

J'ai surpris une Shetland en train de broutter

Pour la sortie d'Inverness, comme prévu, ça monte légèrement. En fait, la route se passe à peu près comme anticipée sauf qu'il y a 2 ou 3 côtes ultra raides sur à peine quelques centaines de mètres mais je dois néanmoins pousser le vélo. On en parlait justement avec Sarah et Keith hier, quand ça arrive, on pousse et on n'est pas moins fier d'aller jusqu'où on est allé. Pas de honte à pousser! Et puis heureusement, ça n'arrive pas souvent. C'est très dur pour les bras.

Un des cols à franchir

Le plus gros de la route se passe en montagne dans la forêt. Il fait frais, ça grimpe un peu et c'est beau. Vers 14h, une première averse passe suivie d'une deuxième, d'une troisième et puis finalement l'après-midi sera une longue averse intermittente. Mais jamais de grande intensité, rien de bien de grave. De toutes façons, j'ai sorti les protections de pluie et ce soir je dors sous un toit, donc tout va bien.

Un vestige de pont moyenâgeux

Il me faut 102km pour arriver à ce toit, c'est celui de Bridget et Fraser, deux écosssais d'une cinquantaine d'années qui habitent un petit hameau dans les bois. Heureusement, ils m'ont très bien indiqué la route et je trouve la maison du premier coup. Ils habitent une grande maison très belle et ils ont un petit chien croisé Parson et je ne sais plus quoi, donc j'ai passé pas mal de temsp avec le toutou. Mais aussi avec mes hôtes qui hébergeaient également ce soir une de leurs amies écossaises qui vit désormais dans le Connecticut et était de retour au pays pour les vacances.
On a partagé un excellent repas (gibier et gratin dauphinois). J'ai pas mal de chance à ce sujet ces derniers jours. Et nous avons échangé sur nos différents voyages et sur l'Écosse. Bridget a investi récemment dans un vélo à assistance électrique ca elle trouvait qu'avec l'âge, c'est plus difficile.
Fraser est parti se coucher tôt et j'ai laissé les deux femmes discuter pendant que je profitais de leur ordinateur pour rattraper mon retard en mails, préparations de routes et demandes d'hébergement. Ces choses-là prennent un temps fou.
Avant ça, j'avais bricoler mon vélo car mon axe de pédalier avait attrapé un peu de jeu pendant la grosse montée (je soupçonne le contre-écrou de ne plus faire son job, car je l'avais déjà resserré il y a 15 jours) et aussi, j'ai lavé mon short, mon slip et ma serviette qui étaient plein de midges depuis les évènements de jeudi soir. J'ai profité que Bridget et Fraser aient une buanderie chauffée où tout a séché en moins de deux heures. Je me suis couché vers minuit.

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km 986: Dimanche 27/07/2014

Petite grasse matinée, je dors jusqu'à 9h. Tout le monde est déjà debout depuis quelques temps, je prends un petit déjeuner (chose rare) seul. J'ai pris un petit déjeuner exceptionnellement parce que Bridget et Fraser produisent non seulement leur délicieuse confiture de framboise mais aussi leur propre miel que j'ai goûté dans une infusion.
J'avais déballé pas mal d'affaires pour faire sécher les protections de pluie, j'ai donc tout rangé au petit matin et c'est donc passé 10H30 que je prends la route. Aujourd'hui les 35 premiers kilomètres nous amène au col de Drumochter à 462m d'altitude. La pente n'est pas particulièrement raide mais le vent qui s'engoufre entre les montagnes est très fort. Je franchis le col à 14h. Je suis dans un parc naturel sur un chemin sans voiture, entouré de montagnes. C'est magnifique. D'autant que, passé le col, la route change de direction, du coup le vent me pousse et bien sûr ça descend. Et ce, sur 40km. Je n'ai presque pas touché de pédales pendant deux heures.

Ahhh la barre des 1000 On n'en voit pas souvent des comme ça...

À 16h, j'arrive à Pitlochry, une averse torrentielle démarre. C'est aussi le moment où la route se remet à monter et à descendre. J'ai bien réglé mes freins il y a deux jours et avec un peu d'anticipation, les descentes (même dans les virages aveugles) ne sont pas trop dangereuses. Par contre, dans beaucoup d'endroits, les routes sont inondées et l'eau arrive parfois presque aux genoux. C'est marrant mais je redoute un trou invisible dans une descente. Heureusement, je n'en prends pas et au bout d'une heure la pluie diminue. J'arrive dans la foulée à Dunkeld, ville où Sandrine m'a repéré un camping.

Juste après le col de Drumochter

Au camping, la petite dame me fait le tarif basse saison (10£ au lieu de 12) et je plante ma tente derrière une grange qui devrait me faire de l'ombre demain matin (ils annoncent le retour du soleil). Je discute avec les voisins puis je retourne en ville en quête d'un restaurant indien. J'en trouve un. J'y entre, assez dégeulasse (après une heure à rouler sous la pluie, je ne suis pas beau à voir) et je fais sécher une partie de mes affaires. C'est un restaurant un peu chic et les serveurs me paraissent un peu hautains mais ils ne font pas de remarque alors je fais durer le repas en écrivant le récit de mes aventures. Puis quand tout est sec, je retourne au camping. Je passe un petit coup de fil à Sandrine, j'écris ces lignes puis je me couche à 22h30. Je vais faire une longue nuit!

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km 1091: lundi 28/07/2014

Je me lève vers 8h45. Le sol de la tente est très humide. Comme il fait un grand soleil, je profite de l'espace de pelouse bien orienté pour faire sécher les sacs, les sachets, les tongues et la tente. Une fois que tout est étalé, je vais me laver les dents et le visage aux sanitaires du camping.
Tous les gens que je croise ce matin m'ont repéré hier quand j'arrivais sur ma bicyclette et me pose des questions sur mon voyage. C'est pas pratique quand on se brosse les dents mais quand même c'est plutôt sympathique. Du coup, je ne suis prêt à partir que vers 10h30 (j'ai vraiment beaucoup discuté et mes dents sont bien propres).
Avant de partir, je remarque que ma chaîne et mes plateaux sont rouillés, probablement à cause des inondations d'hier. Il ya un autre cycliste dans le camping et je vais lui demander s'il n'a pas un peu de lubrifiant. Il m'en passe, j'huile mon vélo et je retourne discuter avec mon sauveur. Il fait mla même route que moi mais dans l'autre sens, seulement lui, utilise un vieux solex et une remorque! A priori, le moteur ne l'aide pas vraiment dans les montées et ça a l'air plus galère qu'autre chose. Mais nous faisons tous les deux partie de la sous-équipe des cyclotouristes à vieilles bécanes à pas cher. Et ça c'est un lien unique et solide! Bon jusqu'à aujourd'hui, je ne connais que trois membres du groupe: Michaël (le monsieur en question), Sandrine et moi. Nous seuls savons que nous avons tout compris...
Finalement, je quitte le camping à 11h. Je rejoins la jolie ville de Perth à travers les champs. Le beau temps est agréable même si la chaleur rend les côtes un poil plus difficiles.

Bienvenu à Waterloo

Après Perth, il n'y a plus vraiment de chemin cyclable balisé. Ce n'est pas un problème car j'ai bien préparé ma route et en employant des petites routes de campagne, j'avance jusqu'à la route n°1 (j'en ai déjà fait environ 300km, elle va dès Shetlands jusqu'à Dover) au niveau du Loch Leven. C'est un lac entouré d'une réserve naturelle, entourée d'une piste piétonne et cyclable. C'est magnifique et très agréable. Quand j'ai fait la moitié du tour du lac, je vois une carte de la zone affichée et me rend compte que je n'étais pas censé aller si loin mais que j'aurais dû quitter le lac 7 ou 8km avant. Je n'ai vu aucun panneau et je n'ai pas vraiment envie de faire demi-tour. Je sors donc ma carte routière qui n'est pas extrêmement précise et j'entreprends de rejoindre Edinburgh sans faire trop de détour. Bien sûr, sur la carte routière, il n'y a aucune indication concernant les routes de vélo mais par le nord, on ne peut arriver à Edinburgh qu'en franchissant un énorme pont, le Forth Road Bridge. C'est donc le pont que je vais viser. Et c'est assez facile avec la carte. De plus, assez rapidement, il est indiqué sur tous les panneaux.

Autour du Loch Leven Le Forth Road Bridge

Je finis par arriver sur le pont, la vue est superbe. Par contre, il est 18h, c'est l'heure où j'avais envisagé d'arriver chez Andy, mon hôte pour deux nuits. Je lui envoie un petit SMS pour lui annoncer mon retard car il me reste 20km. Ou peut-être plus, car une route est barrée... La déviation spéciale cycliste et piéton (si, si, ils font ça les british!) nous fait passer dans un domaine assez chic, qui s'étend sur plusieurs kilomètres remplis de moutons (il y a près de trois fois plus de moutins que d'humains en Écosse), de golf, et de châteaux.
Ensuite, une ancienne voie ferrée réaménagée en piste cyclable m'amène au coeur de la ville puis je trouve la maison d'Andy, un peu en périphérie. Il est 20h.
Andy vit avec Olivia (qui est à une répétition avec son groupe) dans un très joli appartement. Il est super cool, a fait récemment toute la côte ouest de l'Amérique du Sud et le courant passe de suite entre nous. On partage un repas puis je prends une bonne douche. On passera le reste de la soirée à discuter puis j'occuperai l'ordinateur jusqu'à 2h passées pour préparer les futures étapes du voyage.

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km 1203: Mardi 29/07/2014

Aujourd'hui c'est relâche. Je passe la journée à Edinburgh. Andy ne bosse pas et est content de passer la journée avec moi en tant que guide. On commence par aller manger un petit déjeuner typiquement écossais dans un petit restaurant. Pour les non-initiés, c'est pareil qu'un petit déjeuner typiquement anglais mais mieux vaut ne pas dire ça (en Écosse ou en Angleterre)... Haricots blancs, saucisses, boudin, pain, oueufs, tomates, pommes de terre... un truc costaud quoi.

La séparation de Edimburgh

Ensuite on se balade à pied de la vieille ville à la nouvelle ville en passant par le fameux trou au milieu qui était un loch il y a bien longtemps (désormais asséché). Je profite d'un Mark & Spencer pour faire le plein de granola squares pour les jours qui viennent. On finit la balade par un tour au musée (l'entrée est gratuite en Grande-Bretagne) où je découvre (un peu) la peinture écossaise.

Le café où est né Harry Potter (soit-disant)

Ensuite, on rentre, on fait les courses en passant. À la maison, je fais des bricoles sur le vélo, surtout du graissage. Ensuite, je profite de la tondeuse d'Andy pour me raser la tête et enfin j'améliore mon équipement anti-pluie. Double protections pour les plans et les cartes et je bouche tous les trous sur les sacs imperméables.
Avec ça il est 19h. Olivia est rentrée et une amie vient diner. On passe donc la soirée tranquillement à 4 et vers 22h, les filles vont se coucher et les garçons retournent sur leur ordinateur? Toujours de la préparation de voyage. Ce soir, juste une heure et je suis prêt pour les 7 jours à venir. La route est les logements sont définis. Je me couche vers minuit.

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km 1203: Mercredi 30/07/2014

Je n'aime pas manger le matin, je dis que je ne prends jamais de petit-déjeuner mais tout le monde insiste toujours pour en partager un avec moi. Andy me prépare le deuxième petit déjeuner écossais: le porridge. Ensuite, on fait une photo souvenir et je continue mon périple vers 10h30.

La photo souvenir avec Andy

Aujourd'hui je pars au sud-ouest d'Edinburgh et la météo annonce beaucoup de vent ouest-sud-ouest... Les dix premiers kilomètres se font le long d'un canal abrité. C'est paisible et c'est joli. Ensuite il faut grimper une petite colline jusqu'à la ville de Livingston. La plupart de la montée est en forêt, c'est sympa. Arrivé en ville, il y a quelques ondées, des nuages menaçants mais finalement pas d'averse.

Si, si, j'ai dû longer le canal sur ce petit chemin en pavé

Ensuite, il n'y a plus de route cyclable jusqu'à mon point de chute. J'ai préparé mon itinéraire et je sais que ça va continuer de monter. Ça ne me fait plus peur, d'ailleurs souvent, je ne m'en rends même plus compte (sauf dans les pentes à 10% bien sûr).
Je traverse de jolies vallées mais assez vite, je suis à découvert et le vent est encore plus fort que prévu. On avoisine les 20-25 noeuds de face ou de côté, ce qui est soit contre-productif, soit dangereux. Comme ça continue de monter jusqu'au camping, je ne vais pas vous le cacher, j'en chie sévère! De plus, je me suis encore perdu (je pense que j'ai confondu gauche et droite en préparant ma route) mais je m'en suis rendu compte assez tôt et avec la carte, j'ai vite retrouvé la bonne voie.

C'est ballots!

Les quinze derniers kilomètres se font sur un axe assez chargé et avec le vent et les camions, il y a quelques passages un peu chaotiques mais avec beaucoup d'anticipation, ça se passe plutôt bien.
Aujourd'hui, j'avais prévu 80km, une journée tranquille. J'en fais finalement 86 à cause de mon égarement. Ça reste raisonnable. J'arrive au camping d'Abington, tarif 10£. Je discute longuement avec la dame du camping qui a un fort accent écossais. Puis je m'étire, je plante la tente et j'appelle Sandrine.
Ensuite je demande à un voisin si je peux brancher mon téléphone dans sa caravane, car il y a l'électricité (il y a même des prises pour antennes télé) mais il faut les prises spéciales extérieur de camping dont je ne dispose pas. Puis j'écris les quelques jours de retard que j'ai accumulés avant de prendre une bonne douche chaude, de manger mes salades achetées hier, faire du coréen et me coucher avec le soleil.

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km 1290: Jeudi 31/07/2014

Je me réveille un peu avant 9h. Il a plu une partie de la nuit. Quand je me lève, il bruine encore mais rien de méchant. Je prépare tous les bagages et les sacs imperméables sous la tente puis je les stocke dans la salle des machines à laver. Il faut plier la tente trempée. Je l'emballe dans un grand sac poubelle dont je me sers principalement pour isoler mon matelas. C'est vite fait, ce n'est pas parfait mais ça limitera les dégâts.
Je pars à 10h. Il y a 15km de léfère montée entre trois montagnes. C'est assez joli, c'est même très joli mais la route ne permet pas toujours de voir le paysage.

Un village écossais À droite direction Pettinain

Aujourd'hui, pendant 75 kilomètres, je vais circuler entre des montagnes sur une route qui est censée ne plus être utilisée par des voitures car une autoroute a été construite en parallèle. Et, effectivement, les trente premiers kilomètres sont très tranquilles, d'autant qu'après 15km, ça descend jusqu'à la fin de la route. Le gros problème est que comme la route n'est plus guère utilisée par les voitures, personne n'a cru bon de la rénover pour les vélos (bah oui, on n'abîme pas les routes, on paie les même impôts que tout le monde, mais entretenir nos voies cyclables n'est rarement une priorité)...
Ensuite, je ne sais pour quelle raison, l'autoroute devient congestionnée et les gars du coin, notamment les camionneurs connaissent l'ancienne route et d'un coup c'est un peu l'enfer. Tout le monde roule comme si c'était l'autoroute et me dépasse à haute vitesse sans réellement se soucier des distances de sécurité. C'est très stressant et pendant deux heures et demi, je maudis cette route et surtout tous ces gens sans considération pour les autres humains.
Il y a toujours des moments comme ça où ça va un peu moins bien qu'à d'autres mais ça n'empêche pas que ça vaut toujours le coup! Heureusement, la pluie a cessé, il y a même un peu de soleil de temps en temps.
Et à 70km, je quitte enfin cette parallèle à l'autoroute pour emprunter des routes de campagnes sans personne à part quelques vaches. Quinze kilomètres plus loin, j'arrive à Gretna ou Gretna Green, les deux dernières villes jumelles d'Écosse avant d'entrer en Angleterre par la Cumbria.

Sorti des grandes routes, on retrouve les vaches Bienvenu en Cumbria

Encore 15km agréables et j'arrive à Carlisle où je me suis réservé une petite guest house pour 24£, petit déjeuner inclus. Une chambre avec douche, toilette, télé, wifi pour 24 quid, c'est vraiment pas cher et il y a même une place à l'intérieur pour garer mon vélo!
Je suis arrivé à 16h. Je fais sécher ma tente dans la chambre. Et il y a deux magasins de vélo à 500m de la guest house. J'en profite pour m'acheter une petite bombe de lubrifiant et deux clavettes. Mes manivelles grincent beaucoup après les grosses averses et je ne sais pas si ça vient des clavettes ou du manque de graissage. Comme ça, je ne devrais pas avoir de mauvaises surprises. En plus, au magasin, ils vendent des sent-bons pour voiture jelly-belly! Les connaisseurs comprendront, les autres: pensez à voyager dans les bons endroits...
Il y a aussi un poundland et un asda juste à côté dont je profite pour racheter du jus de fruits, des wine gums et des salades pour demain ainsi que des tomates cerises. Sur le retour, je me prends un petit fish & chips et vais le manger à la guest house.
Pour une fois, j'ai fini ma journée à 19h30. Il reste la tente et toutes les affaires qui sèchent à ranger mais je vais pouvoir passer une soirée tranquillement. Je profite de la télé pour regarder deux films: "40 ans et toujours puceau" et "le parrain". Le gros problème ce sont les coupures de pub toutes les dix minutes.

Toutes les photos de la route écossaise sont ici!

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