Retour sur le continent

Toulon-Hyères:
La pause

Lundi 21 Octobre 2019
Le ferry Ajaccio-Toulon est bien arrivé à 7h comme prévu. Mais c'est un dur retour à la réalité qui nous attendait... La pluie... Dès que nous avons foulé du pied le continent (ou presque), la pluie s'est mise à tomber et ne s'est pas arrêtée jusqu'à notre arrivée, quelques 20km plus loin, à Hyères-Les-Palmiers chez notre tonton Germain.

Bon ça ne fait qu'une heure de trajet, c'est une route qu'on connait bien parce qu'on l'a déjà prise pas mal de fois en vacances. C'est très joli (même si on ne voit pas très bien avec les nuages bas) et c'est presque plat. Du coup, on arrive vers 8h30, complètement trempés car il fait chaud et on n'a pas mis les protections. Mais on sait qu'on pourra tout faire sécher tranquillement car on a prévu de s'arrêter deux nuits chez le tonton. Au programme, lessive, rasage, préparation de la suite du voyage et surtout apéro et bonne bouffe! Donc on repart mercredi après une mini trève, requinqués et près à affronter les pluies annoncées pour jeudi...

superwanchan






Inscrivez-vousSign-up
Mot de passe oubliéForgot your password

Tu souhaites:

  • Un affichage personnalisé?
    (caractères japonais, images de fond)
  • Participer aux jeux-concours?
  • Réagir à nos articles?
  • Recevoir notre newsletter?

Alors inscris-toi!

Would you like:

  • To customize the display?
    (japanese letters, backgrounds)
  • To play our quizz?
  • To comment our texts?
  • To receive our newsletter?

Then sign up!

CommentairesComments

Sandy
Le 25/10/2019 à 21h07min31s

Et on a même entendu les moteurs des bolides sur le circuit du Castellet !

la fonctionnaire
Le 24/10/2019 à 21h38min41s

J'adore cette route entre Belgentier et Signes ; ensuite l'arrivée au village du Castellet est également superbe... sous le soleil !

Si tu désires ajouter un commentaire:
Connectes-toi ou Inscris-toi!
If you wish to leave a comment
Sign-in or Sign-up!

Hyères-Marseille:
Le déluge

Mercredi 23 Octobre 2019
Soyons honnêtes, on a carrément hésité à reporter notre départ d'un jour. D'abord parce que nous sommes toujours super bien accueillis chez tonton Germain. Mais surtout parce que les Bouches du Rhône sont en alerte orange depuis quelques jours et la météo annonce depuis quelques jours des pluies torrentielles à Marseille et aux alentours aujourd'hui. Il y a déjà eu pas mal de précipitations et d'inondations les jours précédents et le climax de la tempête devrait arriver aujourd'hui. Vous nous connaissez, nous sommes toujours motivés pour monter sur un vélo mais là on a hésité, c'est vrai. Juste hésité, hein, nous sommes quand même partis. En fait ce matin les prévisions étaient plus précises et le plus gros des précipitations devrait arriver en début de soirée donc pas de balade nocturne sur le vieux port.
Nous avons alors décidé de partir vers 9h et de tracer sans s'arrêter. On a 40km de montée et 40km de descente. Au départ, le ciel est gris, la pluie n'est pas encore là mais le vent est levé 70-80km/h avec des rafales qui nous agitent bien. Pour une fois, le vent pousse globalement dans le même sens que nous et ça c'est pas mal. Depuis Hyères, on monte par La Crau, La Farlède, Sollies, Belgentier jusque Signes. La route est jolie, on sillone entre des petites montagnes principalement dans les bois. Par endroit, il y a quand même beaucoup de circulation et pas beaucoup d'espace mais ça se passe bien.

Après 2h30 d'ascension, nous sommes à 450m d'altitude sur le plateau de Signes et ça commence à redescendre jusque Cuges-les-Pins, une jolie petite cité dotée d'un parc d'attraction (OK Corral) où nous nous serions bien arrêtés si les choses avaient été autrement. Au hasard des lacets dans les descentes, on se prend des rafales qui déséquilibrnt très fortement notre embarcation, nous sommes bien contents qu'il n'y ait pas de précipices comme en Corse ou dans les Alpes parce qu'on n'aurait pas fait les malins. Et puis très vite on arrive aux environs d'Aubagne. Là la route se transforme en 2*2 voies, le trafic s'intensifie, enfin c'est pas notre meilleur passage mais bon ça roule. Et même si on a essuyé quelques toutes petites averses jusque là, nous continuons de pousser pour éviter les grosses chutes d'eau.
Du coup, assez vite nous entrons dans Marseille, en s'approchant du centre, il faut jongler avec les embouteillages. Autant je fais ça facilement et ça m'amuse à vélo, autant avec un tandem chargé c'est un peu galère. Cependant, nous arrivons vite dans le quartier où nous dormirons ce soir et la mission est réussie, nous y sommes avant la pluie!
Comme il est 13h30 (on n'a pas chômé), on se trouve un café pour patienter car Caroline la cousine de Sandrine qui nous héberge ce soir travaille et ne sera disponible que vers 18h. Comme nous étions pressés et partiellement sous la pluie, nous n'avons pas pris de photo sur la route mais il y a pas mal d'endroit où ça aurait valu le coup, mais c'est comme ça.

Après avoir regardé pendant deux heures la pluie tomber et remplir les caniveaux, puis les intersections et enfin la terrasse du bar où nous étions (chaque nouvelle vague faisait lever les pieds de tous les clients et ça nous faisait quand même bien marrer), les précipitations ont un peu molli et c'est l'heure où Caroline nous a appelé pour nous dire qu'elle était rentrée. Nous l'avons vite rejointe et la première chose que nous avons faite a été d'éponger son salon qui a pas mal souffert des fortes chutes d'eau. Ensuite nous avons passé une très agréable soirée avec Caroline et son compagnon Olivier à papoter de choses et d'autres et à manger et boire. La pluie a repris intensément et la nuit tombée, nous pouvions voir d'énormes éclairs (qui n'arrêtent pas de tomber depuis 16h) déchirer le ciel mais nous sommes à l'abri en excellente compagnie, ça ne nous effraie plus.

CommentairesComments

Sandy
Le 25/10/2019 à 21h08min14s

Oui, c'était juste mais ça s'est bien passé finalement. Un gros ouf à notre arrivée à Marseille !

la fonctionnaire
Le 24/10/2019 à 21h40min28s

Quelle aventure mouvementée dans le Sud ! mais vous avez géré !

Si tu désires ajouter un commentaire:
Connectes-toi ou Inscris-toi!
If you wish to leave a comment
Sign-in or Sign-up!

Marseille-Salin de Giraud:
Dernières balises avant l'autoroute

Jeudi 24 Octobre 2019
Nous avons dormi comme des loirs, bercés par la tempête, bien à l'abri. Hier soir, le vieux port de Marseille a débordé à cause du vent et des précipitations, bloquant le tramway et le métro. Il y a encore eu pas mal d'inondations mais nous avons bien géré et au réveil, à 8h, il fait beau, le vent est tombé. Caroline est déjà partie travailler, nous quittons donc Olivier qui, lui, travaille depuis la maison.
Nous avons 80km à faire principalement plats donc ça va être une petite journée, nous ne sommes pas pressés. Nous commençons donc par quelques petits détours au gré des ruelles de Marseille pour voir un peu la ville. La rue d'Aubagne est toujours en travaux. On se retrouve sur le vieux port dont le niveau a pas mal baissé dans la nuit. Nous quittons ensuite la ville par les quais.

Assez vite (et ce sera le thème de la journée), on se retrouve sur une voie rapide à longer une autoroute avec en prime quelques vestiges des inondations sous la forme d'énorme flaques de quelques mètres de long, des fois assez profondes. Il y a souvent une espèce de BAU (Bande d'Arrêt d'Urgence) qu'on emprunte mais de manière générale, c'est juste ultra bruyant et désagréable. Nous suivrons ce genre de route jusque La Mède où nous ferons une longue pause pour laisser passer un petit résidu d'orage qui mouille encore la zone vers midi. Une fois l'averse passée, nous sommes enfin sur une petite route appelée "ancienne route de Marseille" qui est assez calme et ça fait du bien. Elle nous même à Martigues, la jolie petite cité du bord de Mer. De Martigues à Port-de-Bouc, nous empruntons des petites routes désertes et reposantes à l'ombre de pins puis audacieusement, nous avons choisi de suivre le canal de Fos à Bouc côté mer pour éviter l'autre côté qui est une grosse nationale. Sur le papier, c'est une bonne option, pittoresque et tranquille. Dans la pratique, le chemin n'est pas goudronné, c'est un mélange de terre, cailloux, et de sable, ponctués d'énormes flaques (toujours les inondations d'hier) qui nous obligent à pas mal de contorsions, d'arrêts et de réflexion. On y perd un peu de temps mais on arrive jusque Fos-sur-Mer vers 14h.

Après Fos-sur-Mer, c'est le début de la Camargue, les marais salins, les étendues d'eau, les taureaux qui pataugent, tout ça, tout ça. C'est donc un parc naturel et on pourrait croire que ça va être joli et calme. Mais en fait ça commence par une énorme zone industrielle vraiment moche avec des industries gigantesques et puantes et forcément un cortège incessant de poids lourds pressés. Autant dire que ces 20km figurent parmi les pires qu'on n'ait jamais fait (et on a déjà pris l'autoroute au Japon!). Tout ça s'étire jusqu'au terminal de conteneurs du port de Marseille-Fos. Après le traffic diminue drastiquement, les camions disparaissent et nous pouvons respirer à nouveau. Il nous reste 5-6km pour arriver au début de l'embouchure du Rhône qu'il nous faut traverser. Il n'y a pas de pont mais un bac organise des traversée toute la journée pour 6€ (pour les voitures et gratuit pour les vélos!).

À la descente du bac, il nous reste 1km à parcourir jusque notre camping. Plantage de tente, douche, brossage du chien et on remonte sur les vélos pour aller en ville (Salin de Giraud, commune d'Arles) faire des petites courses et trouver un restaurant pour notre repas du soir (au menu taureau camarguais!)

CommentairesComments

Il n'y a pas encore de commentaire à cet article.There's no comment yet for this part



Si tu désires ajouter un commentaire:
Connectes-toi ou Inscris-toi!
If you wish to leave a comment
Sign-in or Sign-up!

Salin de Giraud-Souvignargues:
Les flamants rose

Vendredi 25 Octobre 2019
Le réveil sonne à 8h et on s'y remet. Le soleil qui vient de se lever est légèrement voilé ce qui fait qu'on remballe la tente encore un peu humide. Aujourd'hui, nous traversons la Camargue. Nous commençons par une dizaine de km de route bitumée et déserte à travers marais, roseaux, champs et oiseaux. C'est très sympa et il n'y a vraiment pas grand monde. Au loin, on aperçoit toujours la mer. Tout est plat, beaucoup d'étendues d'eau et pas de construction, donc ça fait une belle visibilité.

Traversée de la Camargue

Au bout d'un moment, la route se transforme en piste puis et barrée pour les voitures. Nous nous retrouvons donc sur un petit chemin de cailloux (mais très plat, donc facilement roulable), sans véhicule à moteur, coincé entre lacs, marais et mer. Et c'est vraiment joli, très différent de tout ce qu'on a pu traverser jusqu'ici. Le long du chemin des dizaines et des dizaines d'oiseaux nous ouvrent la voie, s'approchent au plus prêt avant de s'éloigner. On a l'impression qu'ils jouent avec nous. Nous aurions été déçus de les rater: les flamants roses étaient au rendez-vous. Nous croiserons plusieurs petites colonies pataugeant dans l'eau. De loin, nous apercevrons quelques taureaux et aussi deux chevaux paissant tranquillement. C'est bon, on a coché les fondamentaux! (Du coup, on ne pousse pas jusqu'à la plage sauvage de Beauduc qui nous avait été conseillé par Caroline et Olivier.)

Traversée de la Camargue: flamants roses !

Ce chemin magnifique se poursuit sur 20km jusque Sainte-Marie-de-la-Mer, une sympathique station balnéaire où j'ai un peu hésité à m'arrêter manger une glace (c'est tellement rare de voir des glaciers ouverts) mais la route est longue. D'autant plus que le gros souci du jour est que le vent s'est levé à 40km/h et il est globalement de face presque toute la journée. Et l'on redécouvre toute l'ingratitude du vélo, sur du plat tranquille où l'on devrait rouler à 25km/h sans forcer, on se retrouve à peiner pour atteindre 15km/h... Enfin, c'est comme ça et on connait la chose donc nous continuons tant bien que mal. Nous comptions prendre un autre bac en sortant de Sainte-Marie-de-la-Mer mais il était fermé pour la saison. Nous ferons donc un petit détour en plein vent pour la peine.

Traversée de la Camargue: des taureaux

Une fois sortis de la Camargue, nous nous mettons à remonter vers le Nord, vers les Cévennes, ça nous amène au petit village de Le Cailar, très mignon puis à la ville d'Aimargues où nous avions prévu de faire une petite étape. En effet, nous y avions appelé hier la clinique vétérinaire du Soleil pour commander un nouveau paquet de croquettes pour Carlo. À la clinique, on en profite pour acheter des médicaments pour ses reins et surtout pour la manucure! Bah oui, nous n'avons pas pris son coupe-ongle et comme il ne court plus beaucoup (du tout?), ça pousse et là c'était très long. Après s'être donc fait une beauté, nous profiterons du supermarché attenant pour acheter des salades pour ce soir car où l'on va, il y a un camping mais ni magasin ni restaurant.

Traversée de la Camargue: des chevaux

Avec tout ça et les pauses, nous arriverons dans le village d'Aujargues vers 17h30. Aujargues est un vieux village du Gard assez typique et très charmant. Heureusement que nous avions néanmoins un GPS pour s'y retrouver dans son dédale de ruelles et trouver le petit chemin que nous avions anticipé pour nous mener à la commune d'après. Le chemin est légèrement en surplomb et nous offre des vues sur les vignes et les oliviers à perte de vue jusqu'aux montagnes des Cévennes que l'on entraperçoit déja depuis quelques temps. Le village d'après est Souvignargues et c'est là qu'est le camping pour ce soir. Le gérant est très sympathique (ce qui n'est étonnament pas toujours le cas) et nous décidons de louer un mobile-home, pour deux raisons: d'abord demain sera une longue journée et dormir en intérieur nous fait gagner une heure le matin, et deuxièmement, il est 18h les moustiques ont déjà envahi la place et si l'on campe, il faudra poser la tente, s'occuper du chien et manger en se faisant bouffer par les moustiques, ça ne nous tente pas.
Donc nous ferons quand même sécher la tente et puis nous profiterons de la courte soirée dans un mobile-home gardois.

CommentairesComments

Il n'y a pas encore de commentaire à cet article.There's no comment yet for this part



Si tu désires ajouter un commentaire:
Connectes-toi ou Inscris-toi!
If you wish to leave a comment
Sign-in or Sign-up!

Souvignargues-Le Collet de Dèze:
Les Cévennes

Samedi 26 Octobre 2019
L'itinéraire d'aujourd'hui prévoyait environ 70km avec 900m de dénivelé positif. Le principal du dénivelé se situait à l'arrivée dans les Cévennes, en fin de journée donc. Nous avons commencé la journée en traversant des petits villages de pierre, en empruntant des chemins encore bien boueux entre deux "mas" (ici tout s'appelle "mas de ceci" ou "mas de cela"). Nous avons franchi des ponts qui, selon les panneaux, peuvent être submergés par la rivière en cas de crue. (Alors nous, naïvement, on se demande à quoi ça sert de construire un pont si bas quand on sait qu'il est susceptible d'être submergé...) Côté météo, nous avons encore de la chance: une matinée fraîche qui requiert de porter une petite veste et un après-midi bien chaud où on est content d'être à l'ombre surtout quand ça grimpe!

Vers les Cévennes

Pour éviter un peu la nationale N106, nous décidons de prendre une parallèle. C'est bien plus calme mais aussi beaucoup plus valloné! Une petite introduction à ce qui nous attend dans les Cévennes?! Effectivement, 5km avant d'entamer notre ultime challenge de la journée: 4km de côte à 8.5%, on croise un automobiliste qui nous souhaite bonne chance... Ca ne vous parle peut-être pas, mais 8.5% pour nous c'est déjà beaucoup, surtout quand on est chargé et qu'en plus c'est la fin de journée et qu'il fait chaud. Mais bon! Nous avons pris notre mal en patience et nous avons grimpé cette belle montagne, au fil des lacets, en croisant d'autres véhicules assez étonnés qui nous encourageaient.

Vers les Cévennes

Nous sommes arrivés au terme de notre ascension du jour vers 16h30. Nous avions réservé une chambre et un repas au gîte Lou Rey en Cévennes au Collet de Dèze. Nous avons été super bien reçus. Nous avons même pu utiliser le jet d'eau des propriétaires pour nettoyer notre tandem. En effet, les routes mouillées de Marseille, les terrains sablonneux de Camargue et boueux du Gard avaient laissé des traces! Carlo était bien à l'aise dans cette grande propriété où vivait un autre chien Arthus, plusieurs chats et même des carpes Koi.

Ce soir-là au gîte dormaient également d'autres voyageurs, à pied cette fois-ci, mais avec un drôle d'équipage: 4 adultes, 4 enfants (dont la plus jeune âgée de 3 ans!) et... 2 ânes! Ils entreprenaient un voyage de 3-4 jours dans les Cévennes d'une manière très originale, instructive et évidemment très appréciée des enfants! C'est en leur compagnie que nous avons profité du délicieux repas du gîte (dont une soupe aux potirons, châtaignes et lard... ah la la il faudra qu'on essaie d'en faire cet hiver!) J'oubliais presque qu'ils nous ont gentiment offert des marrons grillés à l'apéro, un régal surtout avec le kir châtaigne... eh oui que voulez-vous, on goûte les spécialités locales en voyage!

Pour voir une photo du gîte et des ânes, il faudra attendre demain car il est tard et nous allons nous coucher!

CommentairesComments

Il n'y a pas encore de commentaire à cet article.There's no comment yet for this part



Si tu désires ajouter un commentaire:
Connectes-toi ou Inscris-toi!
If you wish to leave a comment
Sign-in or Sign-up!

Le Collet de Dèze-Ispagnac:
La route des crêtes

Dimanche 27 Octobre 2019
Cette nuit c'était le changement d'heure et aujourd'hui c'est une petite journée (56km) donc non seulement nous ne nous levons pas tôt et en plus nous prenons carrément le petit-déjeuner au gîte en compagnie de nos randonneurs aux ânes. Ensuite nous ferons quelques photos d'adieux et finalement quand même en selle. Il fait très beau, il fait doux et nous commençons à froid par 10km de côte à 7% répartis sur une quinzaine de kilomètres. Donc ça monte et nous n'avons pas le temps d'avoir froid. C'est dimanche et il y a pas mal de gens sur les routes qui profitent du beau temps pour cueillir des châtaignes ou randonner.

Le superbe gîte de Lou Rey en CévennesLe superbe gîte de Lou Rey en Cévennes

Assez rapidement nous arrivons sur une départementale qui s'appelle la route des crêtes et qui porte excellement son nom. Nous franchissons donc col sur col avec plein de chouettes vues sur les Cévennes. Il est à noter que nous passerons par le hameau de Clerguemort qui a quand même un nom qui en jette. Quand ça commence à redescendre, nous sommes déjà en Lozére (d'ailleurs sur le mont Lozère) et nous ferons une petite pause près d'un petit marchand en bord de route qui vend des produits locaux dont nous achèterons saucisson, jus de fruits et pain d'épices.

Un dimanche matin dans les Cévennes

Le reste de la route descend globalement. Un peu avant Le Pont-de-Montvert nous rejoignons le Tarn que nous longerons pour le reste de la journée. Le Pont-de-Montvert est un très joli petit village touristique. Nous descendons donc ensuite le Tarn sur des routes toujours un peu au-dessus ce qui nous donne de très jolis vues. Au Nord de Florac, il y aura un petit passage de nationale un peu moins sympathique mais rien de très méchant. Et puis vers 15h nous arrivons au petit village d'Ispagnac (voisin de Quézac, la ville de l'eau pétillante) où nous attendait Valéry. Valéry c'est notre hôte du soir, c'est le tonton de Guillaume, un copain de l'harmonie jazz-band du Touquet. Il nous a chaudement recommandé son tonton comme étape et on lui a fait confiance (et nous n'avons pas été déçus!).

Le Tarn

À peine arrivés, nous avons été embrigadés dans une partie de pétanque avec Valéry et Ben, un de ses amis. La partie n'aura pas été glorieuse pour tout le monde mais nous nous sommes bien amusés et détendus. Ensuite nous avons passé une super soirée en compagnie de Valéry exclusivement à discuter de voyages et de musique principalement. Et nous avons super bien mangé et découvert des plats locaux tel que l'aligot! Alors pour ceux qui ne connaissent pas (comme nous jusqu'à hier), l'aligot est un plat de pomme de terre mixées avec du fromage de chèvre frais. C'est parfait pour reprendre des forces après une bonne journée de vélo.

Super accueil à Ispagnac: merci Valéry et Ben !

Valéry habite dans une ancienne auberge au passé parfois sulfureux, il dispose de 8 chambres habitables donc nous n'avons pas eu de mal à trouver notre bonheur et avons passé une très bonne nuit. Courte c'est vrai mais excellente!

CommentairesComments

Il n'y a pas encore de commentaire à cet article.There's no comment yet for this part



Si tu désires ajouter un commentaire:
Connectes-toi ou Inscris-toi!
If you wish to leave a comment
Sign-in or Sign-up!

Ispagnac-Sébazac Concourès:
Les gorges du Tarn

Lundi 28 Octobre 2019
Changement d'heure oblige, nous nous levons désormais à 7h pour rester en phase avec le soleil. Rien ne change donc mais mentalement, c'est plus difficile (et il faut s'adapter avec les horaires des commerces). Donc nous croisons Valéry pendant encore quelques minutes durant lesquelles il offrira un doudou à Carlo et me souhaitera un joyeux anniversaire avant même Sandrine. Depuis la veille, Carlo était le roi du monde, il a eu accès à une pleine caisse de jouets pour chien, ceux des chiens de Valéry. Mais ce matin, il ne voulait plus partir... Valéry, pris de pitié pour ce pauvre malheureux (vous auriez du voir les yeux de Carlo...!!), a cédé et lui a donc offert un doudou... qu'il ne quitte plus bien évidemment. Merci Valéry!

La journée s'annonce longue: 107km et plus de 1400m de dénivelé! Donc départ à 8h (un peu avant même) et on ne perd pas de temps.
On commence sur 40km par descendre le Tarn le long de ses fameuses gorges. Ça monte un peu, ça descend un peu et surtout c'est époustouflant. Entre les canyons, les rapides, les constructions troglodytiques, les couleurs d'automne et les châteaux, nous n'avons pas beaucoup le temps de regarder la route. Et ça ne tombe pas si mal car il n'y a personne ici (à peine 10 voitures croisées sur 40 bornes). Le temps est couvert, il fait une quinzaine de degrés et nous roulons bien malgré plusieurs arrêts photo (on aurait pu en faire bien plus si l'on avait eu plus de temps).

Après ces 40 premiers kilomètres, il est 11h et nous sommes au petit village des Vignes au bord du Tarn. Il nous faut à présent quitter le fleuve, ce qui signifie remonter le canyon. Il y a une route qui fait ça vers Saint-Rome-de-Dolan. Elle nous fait monter de 515m sur 7km, c'est plutôt costaud et ça nous prend 50mn (ce qui est honorable). En cours de montée, il se met à pleuvoir donc nous couvrons Carlo. En fait il ne pleuvra jamais vraiment de la journée mais quelques petites ondées viendront nous rafraîchir.
Une fois franchi le col de Saint-Rome-de-Dolan (909m), ça descend globalement mais pour aller vers Sébazac-Concourès (notre point de chute au Nord de Rodez), il n'y a que deux routes: l'autoroute ou l'étroite nationale. Fatalement, nous avons pris la nationale et nous n'étions pas les seuls. Il faudra se la coltiner sur une trentaine de kilomètres en tout. Bon heureusement, il y a presque tout le temps une pente légèrement négative mais on ne peut pas dire que c'était agréable. Mais c'était le prix à payer pour traverser les gorges du Tarn et conserver notre timing, donc nous ne regrettons rien.

Nous arriverons à l'hôtel à Sébazac-Concourès, en banlieue de Rodez (Fasthotel à 43€ la nuit!) un peu avant 16h, ce qui nous laissera le temps de se délasser dans la douche puis faire les courses et ensuite rattraper le retard du site et des préparations de route qui s'accumulent.

CommentairesComments

superwanchan
Le 01/11/2019 à 23h00min23s

Merci. Elle me connait bien, elle savait que ça me plairait plus qu'une nouvelle télé

la fonctionnaire
Le 28/10/2019 à 20h07min04s

Drôle de cadeau, offrir un dénivelé de 1100 m pour ce jour mémorable ! bon anniversaire

Si tu désires ajouter un commentaire:
Connectes-toi ou Inscris-toi!
If you wish to leave a comment
Sign-in or Sign-up!